Centre de recherches politiques de Sciences Po

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Centre de recherches politiques de Sciences Po
Histoire
Fondation
1960
Cadre
Sigle
CEVIPOFVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
UMR 7048
Siège social
Pays
Organisation
Effectif
80
Direction
Martial Foucault (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Organisations mères
Site web

Le Centre de recherches politiques de Sciences Po (anciennement Centre d'études de la vie politique française, l'acronyme CEVIPOF étant toujours employé malgré le changement de dénomination en 2003[1]) est une unité mixte de recherche sous la tutelle de l'IEP de Paris (Sciences Po) et du CNRS[2],[3],[4].


Histoire[modifier | modifier le code]

Le CEVIPOF a été créé en 1960 par Jean Touchard, à une époque où la science politique émergeait en tant que discipline, s’émancipant progressivement des départements de droit.[5] Il est rattaché au CNRS depuis 1968, montrant son institutionnalisation dans le champ universitaire français.

Ses directeurs ont été Jean Touchard (1960-1966), Georges Lavau (1967-1975), Alain Lancelot (1975-1987), Annick Percheron (1987-1991), Pascal Perrineau (1991-2013) et Martial Foucault (depuis 2014).


Présentation[modifier | modifier le code]

Le laboratoire se consacre à la compréhension du changement politique et social, avec deux grandes orientations traditionnelles :  

  • l’étude du fait électoral, des partis, des mouvements politiques et des syndicats, et de plus en plus des attitudes, opinions et comportements politiques
  • l’étude des idées politiques et des idéologies

Au fil du temps, le CEVIPOF s’est ouvert à de nouveaux objets d’étude : les études de genre, la citoyenneté, les politiques publiques, les théories et philosophies politiques. La diversité des approches s’est également étendue : science politique, sociologie, théorie politique, philosophie, philosophie politique, économie, statistiques, mais aussi économétrie, biologie et physique.

Longtemps concentré sur la vie politique française, le CEVIPOF participe aujourd’hui à de grands projets internationaux avec un volet comparatif fort, impliquant une diversification des sources de financement et des partenaires internationaux. Il participe également pleinement aux missions d’enseignement de Sciences Po.

Les professions de foi et bulletins de vote des élections législatives de la Ve République conservés au CEVIPOF ont été numérisés en partenariat avec la bibliothèque de Sciences Po et sont disponibles en ligne sur Internet Archive[6],[7].


Participation au débat public[modifier | modifier le code]

Plusieurs innovations du CEVIPOF ont irrigué le débat public, notamment à travers les travaux sur les grandes études sociopolitiques (les variables explicatives des comportements politiques) : effet travail, religion, classe sociale, genre, patrimoine… Les notions de “libéralisme culturel” (Gérard Grunberg, Etienne Schweisguth), ou de “fonction tribunitienne” (Georges Lavau) ou de “gaucho-lepénisme” (Pascal Perrineau) résultent également des travaux du centre, qui se caractérise par l’importance des travaux collectifs.

De nombreux chercheurs titulaires, honoraires ou associés interviennent fréquemment dans le débat public.

Chercheurs et anciens chercheurs liés au CEVIPOF[modifier | modifier le code]

Frédéric Bon, Daniel Boy, Bruno Cautrès, Roland Cayrol, Élie Cohen (économiste), Gil Delannoi, Jean-Marie Donegani, Olivier Duhamel, Martial Foucault, Serge Galam, Frédéric Gros, Gérard Grunberg, Jérôme Jaffré, Lucien Jaume, Éric Kerrouche, Zaki Laïdi, Alain Lancelot (politologue), Georges Lavau, Janine Mossuz-Lavau, Anne Muxel, Annick Percheron, Pascal Perrineau, Dominique Reynié, Odile Rudelle, Réjane Sénac, Alain-Gérard Slama, Pierre-André Taguieff, Jean Touchard, Virginie Tournay, Thierry Vedel, Jean Viard...


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rapport du comité d'experts », AERES, .
  2. Thomas Wieder, « Au Cevipof, la politique est un sport de combat », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  3. « Cevipof - Centre de Recherches Politiques de Sciences Po (CEVIPOF) », sur ScanR, Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
  4. « 200119305J : CEVIPOF CEVIPOF - Centre de Recherches Politiques de Sciences Po », sur Répertoire national des structures de recherche, Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
  5. Sciences Po, FNSP 27 rue Saint Guillaume 75007 Paris, « Sciences Po Stories - L'histoire de Sciences Po : la frise, les récits, les portraits et la carte », sur Sciences Po stories (consulté le 18 mai 2020)
  6. Odile Gaultier-Voituriez, « Réflexion sur la mise en ligne de données de la recherche : L’exemple d’Archelec, archives électorales françaises de la Ve République », La Gazette des archives, no 243 « Quel accès, quel traitement pour les documents et données de l’enseignement et la recherche ? Actes des journées d'études de la section Aurore - archivistes des universités, rectorats, organismes de recherche et mouvements étudiants - de l'Association des archivistes français des 28 novembre 2014 et 6 novembre 2015 »,‎ 3e trimestre 2016, p. 21–27 (ISSN 0016-5522) et Odile Gaultier-Voituriez, « Archelec, les archives électorales de la Ve République, du papier au numérique », Histoire@Politique, no 30,‎ , p. 1–8 (DOI 10.3917/hp.030.0213).
  7. Archives électorales du CEVIPOF.

Liens externes[modifier | modifier le code]