Renaud Dutreil

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Renaud Dutreil
Image illustrative de l'article Renaud Dutreil
Fonctions
Député de la 1re circonscription de la Marne
Prédécesseur Francis Falala
Successeur Arnaud Robinet
Ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur Christian Jacob
Successeur Hervé Novelli
Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Jean-Paul Delevoye
Successeur Christian Jacob (Fonction publique)
Jean-François Copé (Réforme de l'État)
Secrétaire d'État aux PME, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur François Patriat
Successeur Christian Jacob
Député de la 5e circonscription de l'Aisne
Prédécesseur André Rossi
Successeur Daniel Gard
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Chambéry (Savoie)
Nationalité Française
Parti politique UDF puis UMP
Profession Maître des requêtes au Conseil d'État

Renaud Dutreil, né le à Chambéry (Savoie), est un homme politique et entrepreneur français, secrétaire d'État puis ministre de 2002 à 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Fils de Martial Dutreil, entrepreneur à Lyon, il effectue ses études secondaires au Lycée Ampère et est lauréat du concours général de philosophie en 1977. Après hypokhâgne et khâgne au Lycée du Parc, il entre à l'École normale supérieure en 1981. Il obtient une Maîtrise de lettres ainsi qu'un DEA en sociologie de l'art. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1984, Renaud Dutreil est aussi ancien élève de l'ENA, dont il sort 2e en 1989.

Il commence sa carrière au Conseil d'État en 1989 comme auditeur, puis devient maître des requêtes en 1992 et commissaire du gouvernement[1]. Il est parallèlement secrétaire général de la mission pour le développement et l'aménagement de la Bretagne (Midab).

La députation[modifier | modifier le code]

En mars 1994, il est élu conseiller général de l'Aisne pour le canton de Charly-sur-Marne. La même année, il devient député de l'Aisne après le décès d'André Rossi, dont il était le suppléant depuis les élections législatives de 1993. En 1995, il entre au conseil municipal de Château-Thierry, dans l'opposition[2].

Il se représente aux élections législatives de 1997. Il arrive en tête du premier tour avec environ 30 % des voix. Au second tour, il l'emporte face au maire socialiste de Château-Thierry, dans un triangulaire avec le FN[3].

En septembre, quelques mois après la défaite de la droite aux législatives, il lance avec Patrick Labaune, entre autres, l'« appel de Valence » qui invite le RPR et l’UDF à s'unir pour former « un parti unique » de droite[4].

En 2001, il est réélu conseiller général et devient membre du conseil municipal de Charly-sur-Marne[2].

Au début des années 2000, il appartient aux figures montantes de la droite. En 2001, il participe à la fondation puis préside l'Union en mouvement, ancêtre de l'Union pour un mouvement populaire[1],[2]. Premier Président de l'UMP, avant de céder la place à Alain Juppé, il est le rédacteur des premiers statuts de la nouvelle formation, introduisant les principes de pluralité de courants et de désignation du candidat à l'élection présidentielle par des primaires, principes qui seront partiellement adoptés. Il est proche de Jacques Chirac, Président de la République[1]. Lors des élections législatives de 2002, il arrive largement en tête du premier tour avec 46,33 % des suffrages et remporte le second face au FN avec 73,39 % des voix[5].

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

De 2002 à 2007, Renaud Dutreil, en tant que secrétaire d'État ou ministre chargé des PME, fait voter plusieurs lois qui portent son nom. Ces lois cherchent à favoriser la création d'entreprise et la transmission d'entreprise, la liberté du commerce et de l'industrie, l'apprentissage et le Capital-Investissement (création des Fonds d'Investissement de Proximité - FIP -, création de France Investissement qui associe des fonds issus de la Caisse des Dépôts et Consignations et des fonds de capital investissement français privés). Passionné par le savoir-faire français, il crée le label « Entreprises du patrimoine vivant » et donne un statut législatif aux métiers d'art. Avec Erik Orsenna, il publie "le geste et la parole des Métiers d'art" aux éditions du Cherche Midi.

Le 31 mars 2004, Renaud Dutreil est nommé ministre de la Fonction publique et de la réforme de l'État. À ce titre il crée le "contrat de travail à durée indéterminée" dans la Fonction Publique et engage une réforme des corps de fonctionnaires.

Après le gouvernement[modifier | modifier le code]

Dès 2003, il envisage de se présenter aux prochaines municipales (2008) à Lyon, ville où la droite est divisée depuis la victoire de Gérard Collomb. Alors qu'il est favori, c'est cependant Dominique Perben, ministre et maire de Chalon-sur-Saône, qui est choisi par Jean-Pierre Raffarin pour mener la droite lyonnaise lors de cette élection[6]. Renaud Dutreil, ministre du Gouvernement, s'incline.

il décide de s'implanter sur Reims, ville voisine de sa circonscription de l'Aisne. Aux élections législatives de 2007, il se présente dans la première circonscription de la Marne. Il prend la tête du premier tour, malgré la présence du député sortant Francis Falala, en tant que divers droite, et l'emporte au second avec 53,72 % des voix face au socialiste Eric Quénard[7].

Le 9 novembre 2007, il est préféré à Catherine Vautrin pour l'investiture de l'UMP comme candidat à la mairie de Reims en mars 2008[8]. Cependant, Catherine Vautrin décide de maintenir sa candidature et obtient le soutien du maire sortant Jean-Louis Schneiter (DVD) et de Jean-Marie Beaupuy, candidat du MoDem[9]. En fin d'année 2007, un sondage le donne favori, sauf en cas de maintien de la liste Vautrin[10]. Ses deux principales rivales, Catherine Vautrin et Adeline Hazan (PS) concentrent leurs critiques sur le « parachuté »[11]. Cette division fait perdre la ville à la droite et favorise l'élection d'Adeline Hazan.

Après la politique[modifier | modifier le code]

En août 2008, il annonce qu'il quitte la politique pour présider à partir de septembre la filiale américaine du groupe de luxe français LVMHà New York[12], fonction qu'il exerce jusqu'en juin 2012[13]. Il est également pendant cette période membre du conseil de L Capital, le fonds d'investissement de LVMH. Par ailleurs, il est membre du Board de l'Université new yorkaise "The New School" et de l'école de Design Parson School for Design puis Président de Parson Paris. Il préside à New York la fondation "Friends of Institut des Hautes Études Scientifiques IHES (Institut de recherche avancée en mathématiques et physique théorique) ainsi que la fondation Albertine, qui crée la librairie francophone de New York sur la Ve Avenue. il est investisseur dans plusieurs start-ups des secteurs Biotech, Fintech et Savoir-faire français.

En novembre 2014, il se porte acquéreur de la société d'eaux en bouteille Jolival, en Charente[14] qui est bientôt sélectionnée comme eau officielle du Paris Saint Germain. En janvier 2016, il est nommé Chairman du cabinet de conseil FTI Consulting.

Le 12 juillet 2016, il est présent au meeting d'Emmanuel Macron à la Mutualité[15].

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Carrière au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

  • 2002 : président de l'Union en mouvement
  • janvier 2006 : secrétaire général du Parti radical, mouvement affilié à l'UMP

Carrière élective[modifier | modifier le code]

  • 2007 - 2008 : député de Reims (1re circonscription) et vice-président du groupe UMP à l'Assemblée nationale

Carrière parlementaire[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale

Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]

  • mai 2002 - mars 2004 : secrétaire d'État aux PME, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation
  • mars 2004 - 31 mai 2005 : ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État
  • juin 2005 - 15 mai 2007 : ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur.

(2010)[18]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Coq sur la paille, Paris, Éditions Quai Voltaire, 1995, (ISBN 2876531801)
  • La République des âmes mortes, Paris, Éditions du Cherche-Midi, 2001
  • Le Geste et la parole des métiers d'art, Cherche-Midi, 2004 (en collaboration avec Erik Orsenna)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sipa Press, « Renaud Dutreil », sur Le Nouvel Observateur,‎ (consulté le 2 octobre 2013).
  2. a, b et c « Renaud Dutreil : ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales », sur Archives du Portail du Gouvernement (consulté le 2 octobre 2013).
  3. AFP, « Résultats des élections législatives de 1997 : Chateau-Thierry (5e circonscription) », sur site de l'Assemblée nationale (consulté le 2 octobre 2013).
  4. Aude Rossigneux, « Histoire d'un accouchement difficile », Le Point,‎
  5. « Résultats des élections législatives 2002 dans la 5e circonscription de l'Aisne », sur site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 2 octobre 2013).
  6. « Retraite de luxe pour Dutreil », LyonMag.com,‎ (lire en ligne)
  7. « Résultats des élections législatives 2002 dans la 1re circonscription de la Marne », sur site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 2 octobre 2013).
  8. Jean-Michel Normand et Xavier Ternisien, « L'UMP présente des femmes aux municipales dans dix grandes villes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Rosalie Lucas, « Reims : la droite divisée entre Dutreil et Vautrin », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  10. « Reims : Dutreil serait battu en cas de triangulaire », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne)
  11. Pierre-François Decourcelle, « A Reims, « tout sauf Dutreil » pour ses deux rivales », Rue89,‎ (lire en ligne)
  12. « Dutreil quitte la vie politique pour LVMH », L'Express,‎ (lire en ligne)
  13. Sophie Lécluse et Claire Bader, « Renaud Dutreil quitte en catimini LVMH », Capital,‎ (lire en ligne)
  14. http://www.charentelibre.fr/2014/11/24/l-ancien-ministre-des-pme-renaud-dutreil-rachete-jolival,1926820.php
  15. lefigaro.fr, « Macron fait un pas supplémentaire vers 2017 » (consulté le 13 juillet 2016)
  16. « Député de l'Aisne, vice-président du Parti radical André Rossi est mort », Le Monde,‎  :

    « Après avoir été élu conseiller municipal de Saint-Maurice-de-Beynost, une commune de l'Ain, il [Renaud Dutreil] rejoint le département de l'Aisne pour devenir le suppléant d'André Rossi lors des élections législatives de mars 1993. »

    .
  17. Lettre du pays du sud de l'Aisne, juin 2010.
  18. Décret du 13/07/2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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