Thierry Robert (homme politique)

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 Ne pas confondre avec Robert Thierry, joueur de rugby
Thierry Robert
Image illustrative de l'article Thierry Robert (homme politique)
Fonctions
Député de la 7e circonscription
de La Réunion
En fonction depuis le
(5 ans et 4 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Législature XIVe
Groupe politique RRDP
Prédécesseur Création de la circonscription
Maire de Saint-Leu
En fonction depuis le
(9 ans, 3 mois et 3 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 23 mars 2014
Prédécesseur Jean-Luc Poudroux
Conseiller général de La Réunion
élu dans le canton de Saint-Leu-2

(3 ans, 4 mois et 20 jours)
Élection (partielle)
Prédécesseur Isabelle Poudroux
Successeur Isabelle Poudroux
Conseiller général de La Réunion
élu dans le canton de Saint-Leu-1

(2 ans, 9 mois et 7 jours)
Élection 9 mars 2008
Prédécesseur Roger-Simon Deguigné
Successeur Jacqueline Silotia
Biographie
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis (La Réunion)
Nationalité Française
Parti politique MoDem - La Politique autrement
Profession Chef d'entreprise

Thierry Robert, né le à Saint-Denis (La Réunion), est un homme politique et homme d'affaires français. Membre du parti réunionnais La Politique autrement, il est maire de Saint-Leu et député de la 7e circonscription de la Réunion depuis 2012. Il est également tête de liste du Modem pour les élections régionales françaises de 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thierry Robert prend la direction de l'entreprise familiale artisanale de construction et la transforme en groupe « Robert Promotion ». À la tête de trois sociétés de BTP, Thierry Robert est propriétaire d'un patrimoine immobilier à La Réunion et en Île-de-France, évalué à 9 millions d'euros[1],[2].

Militant associatif, il crée l'association Partage à Saint-Leu afin d'aider les personnes dans le besoin. Face aux nombreuses inégalités qui accablent la Réunion, Thierry Robert est engagé dans une lutte contre la « colonisation moderne », dénonçant « une petite minorité [qui] se permet des choses qu’elle ne ferait pas ailleurs » et qui serait source d'humiliations pour les Réunionnais.

En 2006, il devient délégué départemental des Jeunes UDF et il sympathise alors avec François Bayrou.

L'année suivante, il fait campagne pour le candidat centriste à l'élection présidentielle. En 2008, il se présente aux élections municipales de Saint-Leu, qu'il remporte au second tour. Élu à 30 ans, il devient le deuxième plus jeune maire de la Réunion.

Il est élu par la suite conseiller général de la Réunion et vice-président de l'assemblée départementale.

Le 17 juin 2012, il est élu député de la 7e circonscription de la Réunion au second tour avec 66,90 % des suffrages exprimés. Il avait recueilli au premier tour 37,81 % des suffrages exprimés [3]. Son élection confirmée par le Conseil constitutionnel le 25 janvier 2013[4], il abandonne son mandat de conseiller général, fin février 2013, en application de la loi sur le non-cumul de mandats[5], au profit de sa suppléante, Isabelle Poudroux.

Bien qu'élu sous l'étiquette MoDem, il intègre à l'Assemblée le groupe RRDP comprenant essentiellement des députés radicaux de gauche.

Thierry Robert siège à la Commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale[6]. Il est également membre de la délégation aux Outre-Mer[7], que membre suppléant de la Commission nationale de l'évaluation des politiques de l'État outre-mer, et vice-président des groupes d'amitié France-Chine et France-Maurice, ainsi que membre des groupes d'amitié France-Inde et France-Madagascar.

En novembre 2012, il lance le parti La Politique autrement (LPA), il s'agit d'un mouvement politique qui ne se situe ni à gauche ni à droite et qui à pour slogan dénoncer et combattre les injustices.

Habitué des coups médiatiques[1], il s'oppose, le , aux forces de l'ordre qui menacent de charger sur les transporteurs bloquant l'unique centre d'approvisionnement en carburant de la Réunion en protestation contre la hausse des tarifs de l'essence[8],[9]. Le , à la suite d'une nouvelle attaque mortelle de requin, il publie un arrêté offrant une prime pour le prélèvement du requin-bouledogue sur le territoire maritime de Saint-Leu[10]. Il retire cet arrêté illégal après l'engagement du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, de faire appliquer un arrêté préfectoral autorisant le prélèvement de requins et soutenant financièrement les mairies dans la prévention du risque-requin[11]. Quelques jours plus tard, il lance une pétition demandant une révision du périmètre et de la réglementation de la Réserve naturelle marine qu'il qualifie de « garde-manger géant » des requins[12]. Occupant les jardins de la préfecture de La Réunion à Saint-Denis pour demander des contrats-aidés pour la commune de Saint-Leu, il est expulsé le sur ordre du préfet[13].

Thierry Robert a voté contre le projet de loi du mariage pour tous.

Le 9 avril 2013, lors d'une conférence de presse, alors que la question du patrimoine des élus suscite le débat, Thierry Robert dévoile ses revenus importants et déclare en avoir « marre de payer autant [d'impôts] » en menaçant de quitter le pays[14].

Ses déclarations fracassantes avaient pour objectif, en réalité, d'interpeller le gouvernement, afin qu'il revoit la politique fiscale dans sa totalité : « Une politique qui n’encourage pas l’investissement et empêche le développement, ce n’est pas productif. Les impôts ne cessent d’augmenter et même si le président a annoncé qu’ils n’augmenteraient pas l’année prochaine, je doute.[15] ».

Lors des élections municipales françaises de 2014, Thierry Robert est réélu maire de Saint-Leu, dès le premier tour avec plus de 74 % des voix face à son adversaire Jean-Luc Poudroux.

En 2015, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique informe la présidence de l'Assemblée nationale qu'il « existe un doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité de sa déclaration de patrimoine » et qu'elle considère que « ses fonctions exercées dans ses sociétés sont incompatibles avec son mandat parlementaire »[16]. Le 17 décembre 2015, le Conseil constitutionnel, saisi de la question, décide qu'il n'y a pas incompatibilité entre les fonctions conservées par Thierry Robert dans diverses sociétés et son mandat de député[17]. Le 6 février 2017, il annonce son soutien à Emmanuel Macron pour l'election présidentielle 2017, devancant de 2 semaines le leader de son parti, le Modem[18]. Initialement annoncé comme investi dans sa circonscription par La République en marche !, pour les élections législatives de 2017 celui-ci lui retire finalement son investiture car il ne répondrait pas à un des critères obligatoires du mouvement fondé par Emmanuel Macron, à savoir la possession d'un casier judiciaire vierge. Or, Thierry Robert a été condamné en appel pour diffamation en 2016, alors que cette mention n'apparaissait toujours pas sur son casier judiciaire[19].

Il est également l'objet de poursuites pour soupçons d'emploi fictif, de harcèlement sexuel et de favoritisme[20].

Mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Un député de La Réunion dévoile son patrimoine et menace de "quitter la France" », Lemonde.fr, 10 avril 2013
  2. Un député millionnaire menace de quitter la France, Le Figaro.fr, 10 avril 2013.
  3. http://www.reunion.pref.gouv.fr/spip.php?article1332.
  4. Conseil constitutionnel, Décision n° 2012-4602 AN du 25 janvier 2013.
  5. Conseil général : Thierry Robert démissionne comme convenu.
  6. Site de la Commission des Finances.
  7. Site de la délégation aux Outre-Mer.
  8. La SRPP sous haute surveillance.
  9. Thierry Robert dans les rangs des manifestants.
  10. Un maire autorise la chasse au requin, Le Figaro, 31 juillet 2012.
  11. Réunion : la chasse au requin illégale, Le Figaro, 1er août 2012.
  12. La Réunion : pétition contre la réserve, Le Figaro, 11 août 2012.
  13. Expulsé de la préfecture, Thierry Robert est victime d'un malaise.
  14. "Je dis tout haut ce qu'une majorité d'élus même PS pensent !".
  15. "Je suis député et gagne 90.000 euros/mois : je ne veux pas quitter la France, mais…".
  16. « Une Réunion d'intérêts », Le Canard Enchaîné, no 4952,‎
  17. Décision n°2015-32 I du 17 décembre 2015.
  18. « Emmanuel Macron rencontre Thierry Robert au siège parisien d'En Marche - outre-mer 1ère », outre-mer 1ère, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  19. « L’investiture de Thierry Robert par En Marche : « une erreur » ? », Témoignages,‎ (lire en ligne)
  20. Geoffrey Bonnefoy, Jérémie Pham-Lê et Jules Pecnard, « Contrairement à ses critères, En Marche! investit un candidat déjà condamné », lexpress.fr, 11 mai 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]