Laurent Bigorgne

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Laurent Bigorgne
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Directeur
Institut Montaigne
depuis
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Laurent Bigorgne (né le à Épinal) est un intellectuel français.

Il dirige l'institut Montaigne depuis 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un proviseur et d'une enseignante en informatique[1], Laurent Bigorgne naît le à Épinal, dans les Vosges[2]. Il grandit en Meurthe-et-Moselle[3].

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Communication et ressources humaines[4], 1996)[5],[6], il obtient, après deux échecs[7], l'agrégation d'histoire en 1999[1]. En parallèle de ses études, il milite à l'Union nationale des étudiants de France-Indépendante et démocratique (UNEF-ID)[8], où il croise notamment Bruno Julliard[1].

Il a envisagé un temps de rédiger une thèse sur « sur un parlementaire de la IIIe République », avant d'y renoncer[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Alors qu'il vient d'être nommé, l'année précédente, dans un lycée nancéien[3], il est recruté en 2000[6] par Richard Descoings pour organiser le développement des antennes régionales de l'IEP de Paris, puis devient en 2004[7] — à vingt-huit ans — directeur des études de l'école[1]. Il devient le second de Descoings en 2007[7], puis est détaché un an durant[7] auprès de la London School of Economics[1].

À son retour en France[3], en 2009, sur l'insistance de Claude Bébéar, il entre à l'institut Montaigne comme directeur des études pour seconder le directeur, François Rachline — qu'il remplace dès [1].

Il est également président d’Agir pour l'école[9] et vice-président de Teach for France[10].

Il est proche d'Emmanuel Macron, un « de longue date »[11]. Sa compagne, Véronique Bolhuis, figure initialement dans les mentions légales du site en-marche.fr, avant d'en être retirée[12]. Il le soutient lors de l'élection présidentielle de 2017[13], le conseille à propos de l'éducation[14], et apparaît dans les courriels piratés de son équipe de campagne dans l'entre-deux-tour[15]. Une fois élu, il est cité par certains observateurs comme potentiel ministre[16], sans toutefois être nommé au gouvernement.

Il participe à la réunion du groupe Bilderberg de 2015[17],[18].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Avec Alice Baudry et Olivier Duhamel, Macron, et en même temps..., Plan, 2017.

Chapitres[modifier | modifier le code]

  • « Le parcours politique d'une génération de « modérés » : les jeunes de la Fédération républicaine », dans François Roth (dir.), Les Modérés dans la vie politique française, 1870-1965, Nancy, Presses universitaires de Nancy, coll. « Histoire contemporaine », (ISBN 2-86480-726-2), p. 390-391.
  • Avec David Colon, « Foyers et conférences des étudiants catholiques français », dans Giovanni Orsina, Gaetano Quagliariello (dir.), La formazione della classe politica in Europa (1945-1956), Rome, Piero Lacaita, coll. « La classe politica » (no 3), (notice BnF no FRBNF37725576), p. 245-267.

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Martinot, Chômage : inverser la courbe, Paris, Manitoba-Les Belles Lettres, coll. « Entreprises et Société » (no 10), , 191 p. (ISBN 978-2-251-44907-4).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Maryline Baumard, « Laurent Bigorgne, la revanche d'un provincial », sur lemonde.fr, .
  2. « Laurent Bigorgne », sur whoswho.fr, .
  3. a, b, c et d Yann Verdo, « Laurent Bigorgne : de Richard Descoings à Claude Bébéar », sur lesechos.fr, .
  4. « Laurent Bigorgne », sur sciences-po.asso.fr.
  5. Sous la dir. de Nicolas Roussellier et Gilles Le Béguec, L'Après-Guerre politique de François Valentin : 1945-1961 : qu'est-ce qu'un retour en politique ? (mémoire de diplôme), Paris, Institut d'études politiques de Paris, , 223 p. (SUDOC 096740469).
  6. a et b « He will be back! », sur sciences-po.fr, .
  7. a, b, c et d Julien Bénéteau, « Laurent Bigorgne, le sommet de Montaigne », sur republicain-lorrain.fr, .
  8. Marie Bordet, « Laurent Bigorgne, de Montaigne à Macron », sur lepoint.fr, .
  9. Agir pour l'école, « Agir pour l'école | Expérimenter pour vaincre l'échec scolaire », sur Agir pour l'école (consulté le 5 octobre 2016)
  10. « Teach For France | », sur www.teachforfrance.org (consulté le 5 octobre 2016)
  11. « Ces réseaux économiques sur lesquels Emmanuel Macron peut s'appuyer », sur lefigaro.fr, .
  12. Laurent Mauduit, « Le patronat héberge discrètement Emmanuel Macron », sur mediapart.fr, (consulté le 4 septembre 2016), p. 7-8.
    Article publié dans l'édition datée du 8 avril 2016.
  13. http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/28/les-soutiens-d-emmanuel-macron_5087064_4854003.html.
  14. Caroline Beyer, « Éducation : ce que veut faire Macron », sur lefigaro.fr, .
  15. « Mais au fait, que trouve-t-on dans les Macron Leaks ? », sur lavoixdunord.fr, .
  16. « François Bayrou, Jean-Yves Le Drian, Edouard Philippe... En marche vers le pouvoir? », sur lejdd.fr, .
  17. « Macron: son mouvement, "En Marche!", intimement lié à l'Institut Montaigne », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  18. « Le groupe de Bilderberg: opacité, secrets et fantasmes », Challenges,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]