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Alexandre Jardin

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Alexandre Jardin
Alexandre Jardin en 2013.
Biographie
Naissance
Nationalité
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Père
Fratrie
Parentèle
Jean Jardin (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
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Distinctions
Prix du premier roman (Bille en tête (d)) ()
Prix Femina (Le Zèbre) ()
Prix Trop Virilo ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Le Zèbre, Bille en tête (d), Fanfan, Le Roman des Jardin, Le Petit Sauvage (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alexandre Jardin, né le à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain, cinéaste et pamphlétaire français.

Fondateur en 2015 du mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre, il annonce en sa candidature à l'élection présidentielle française de 2017 mais ne réussit pas à réunir les 500 parrainages requis. Il lance en 2025 le mouvement les #Gueux, aux accents populistes et anti-écologistes.

Famille et études

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Alexandre Jardin est le fils de Pascal Jardin (1934-1980), écrivain et scénariste, dit le Zubial, lui-même fils de Jean Jardin (1904-1976), dit le Nain Jaune, homme politique, directeur de cabinet de Pierre Laval sous le régime collaborationniste de Vichy[1], et de Stéphane Sauvage (mère de trois enfants, dont un avec un autre homme que son mari[2]). Il a deux frères, dont le réalisateur Frédéric Jardin, et une demi-sœur. Il est le cousin de Stéphane Delajoux. Alexandre Jardin est père de cinq enfants, issus de deux mariages[1].

Il effectue ses études secondaires à l'École alsacienne[3],[4]. Il intègre ensuite l'Institut d'études politiques de Paris, dont il est diplômé en 1986 (section économique et financière)[1],[5].

Littérature

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Il écrit à 20 ans Bille en tête (1985, son premier roman, prix du 1er roman en 1986). Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Économie et finances, promotion 1986)[6], chroniqueur au Figaro, il réalise aussi plusieurs films dont Fanfan ou Oui.

En 1988, il reçoit le prix Femina pour son livre Le Zèbre, ouvrage qui est adapté au cinéma par Jean Poiret, en 1992.

En 2004, il écrit une série d'ouvrages destinés aux adolescents, Les Coloriés. En , Philippe Muray lui consacre dans Exorcismes Spirituels - Moderne contre moderne, un article intitulé « Effroyable jardin »[7].

En 2011, il participe au festival littéraire Metropolis bleu[source secondaire souhaitée]. Cette même année paraît Des gens très bien, dans lequel Alexandre Jardin questionne le passé vichyste de son grand-père et le déni familial le concernant. Il s'interroge notamment sur son rôle lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver en .

Engagements associatif et politique

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En 1999, il est à l'origine de la création de l'association Lire et faire lire avec le journaliste Pascal Guénée.

En 2002, il convainc le premier ministre Jean-Pierre Raffarin de fonder une Agence des bonnes pratiques chargée de mettre en valeur les initiatives de la société civile. Raffarin lui promet un million d’euros de financement mais l’Agence des bonnes pratiques est dissoute au bout de deux mois[8].

En 2007, à l'approche de l'élection présidentielle, il crée le site Comment on fait, pour faire appel au bon sens des Français afin de résoudre leurs problèmes. L'idée est de communiquer les meilleures propositions au vainqueur de la présidentielle[9]. Il participe à des conventions de l’UMP[8] et vote pour Nicolas Sarkozy, choix dont il se dira « consterné » en 2016[10]. Un temps proche du gouvernement, il est convié à des déjeuners d’écrivains à l’Élysée et interviewe, en 2011, pour Paris Match, la nouvelle première dame, Carla Bruni[8].

En 2012, lors de la présidentielle, il reproche à François Hollande une vision quantitative de la politique d'éducation, et un manque de vision qualitative[11]. Il indique avoir voté blanc[10].

Son appel « Aux actes, citoyens ! » est signé par l'Association des maires de France (AMF), l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), la Fédération des villes moyennes (FVM) ainsi que l'Association des maires ruraux de France (AMRF) lors d'un colloque organisé le au Conseil économique, social et environnemental (CESE)[12].

Il fonde en 2015 le mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre.

En , il participe au meeting d'Emmanuel Macron à La Mutualité : il précise que ce n'était « pas pour le soutenir » et se dit plus tard déçu par ses opérations de communication[10]. Cet épisode, qui devait initialement acter son ralliement, le place dès lors en disgrâce dans le cercle du candidat En Marche !, qu'il avait plusieurs fois rencontré à Bercy auparavant[13].

Alexandre Jardin dit vouloir tirer ses compatriotes vers le haut[14] et espère dissoudre le mouvement en 2017, après avoir gagné son combat, et alors « retourner à la littérature »[15]. Selon lui, son combat sera gagné lorsque les politiques (les « diseux ») confieront à la société civile (les « faizeux ») des « contrats de mission de service public »[16],[17]. Il souhaite fédérer les citoyens dans un mouvement appelé la Maison des citoyens[18]. Le , il déclare sur France Info qu'il est candidat à l'élection présidentielle française de 2017[19] mais ne réunit finalement que[20] 165 parrainages sur les 500 requis[21].

En 2025, il lance le mouvement les #Gueux pour protester contre les ZFE (Zones à faibles émissions). Il se réjouit de leur probable suppression en [22],[23],[24]. À l'occasion des 20 ans du dernier référendum organisé en France, il promeut l'instauration du référendum d'initiative citoyenne[25].

Fermement opposé aux énergies renouvelables[26], il milite contre plusieurs parcs éoliens, notamment en Bretagne et en Normandie[20],[27]. Le , il signe une tribune dans Le Figaro, en compagnie notamment de François-Xavier Bellamy, David Lisnard et Robert Ménard, pour s'opposer au décret favorisant la programmation pluriannuelle de l'énergie[28],[29]. Ses positions sur le sujet sont souvent qualifiées de populistes et anti-écologistes par plusieurs observateurs[30],[31],[32],[33].

Comme scénariste

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Comme réalisateur

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Comme préfacier

Notes et références

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  1. a b et c Balla Fofana, « Alexandre Jardin, drôle de zèbre », sur Libération, (consulté le )
  2. Catherine Schwab, « Alexandre Jardin, une confession au goût de cendres », Paris Match, semaine du 12 au , p. 12-14.
  3. Colombe Schneck, « École alsacienne, les liens du rang », GQ, , p. 94-98.
  4. « Alexandre Jardin, un «zèbre» candidat à la présidentielle », sur Libération, (consulté le )
  5. Marie Scot, Sciences Po, le roman vrai, Sciences Po, les presses, (ISBN 978-2-7246-3915-5)
  6. « Alexandre Jardin », sur sciences-po.asso.fr.
  7. Page 1499 d’Essais, édition Les Belles Lettres.
  8. a b et c « Anti-élites, anti-écolo… Alexandre Jardin, agitateur des colères françaises », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « Alexandre Jardin - Info et actualité Alexandre Jardin », sur europe1.fr (consulté le ).
  10. a b et c Dominique Perrin, « Alexandre Jardin, d’écrivain à candidat à la présidentielle », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  11. Alexandre Jardin, « Plus de profs, quelle idée sotte ! », sur Le Monde, .
  12. « La nouvelle idole des maires », sur La Gazette des communes.com, (consulté le ).
  13. Marie-France Etchegoin, « Tonton flingué », Vanity Fair no 63, , p. 82-91 et 120-121.
  14. Hugo Domenach, « L'appel à la désobéissance d'Alexandre Jardin », sur Le Point, (consulté le ).
  15. Olivier Royant, « Alexandre Jardin : "Aux actes citoyens !" », sur Paris Match, (consulté le ).
  16. Irène Inchauspé, « Alexandre jette une pierre dans le Jardin des politiques », sur L'Opinion, (consulté le ).
  17. Gérard Courtois, « Les « zèbres » de la République », sur Le Monde, (consulté le ).
  18. « Alexandre Jardin, d'écrivain à candidat à la présidentielle », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  19. « Alexandre Jardin annonce sur franceinfo sa candidature à l'élection présidentielle », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  20. a et b « Contre le développement de l'éolien, les #Gueux d’Alexandre Jardin se mobilisent à Cherbourg », sur actu.fr, (consulté le )
  21. « Les parrainages validés par candidat », sur presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr.
  22. Gaël Lombart, « Vote sur la suppression des ZFE : « Une joie que vous n'imaginez même pas », réagit Alexandre Jardin », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  23. « Alexandre Jardin après la suppression des ZFE : « Je me battrai jusqu'à ce que notre pays soit reconnecté » », sur Le Figaro, (consulté le ).
  24. « "C'est la victoire d'un grand peuple": après la suppression des ZFE, Alexandre Jardin, avocat autoproclamé des "gueux" jubile », sur RMC, (consulté le ).
  25. « Alexandre Jardin : «Vingt ans après, va-t-on nous rejouer le coup du référendum de 2005 ?» », sur Le Figaro, (consulté le ).
  26. « Alexandre Jardin : «Notre facture d'électricité a doublé pour financer les éoliennes et le photovoltaïque dont nous n'avons pas besoin» », sur Le Figaro, (consulté le ).
  27. « Après sa bataille des ZFE, Alexandre Jardin promet une "révolte" samedi avec agriculteurs et pêcheurs », sur RMC, (consulté le ).
  28. Tribune collective, « Pour éviter une crise sociale, il faut renoncer à tout décret sur la programmation pluriannuelle de l'énergie », sur Le Figaro, (consulté le ).
  29. « Programmation pluriannuelle de l'énergie : une tribune demande son retrait et parle de «bombe à fragmentation» », sur europe1.fr, (consulté le ).
  30. Valentin Baudin, « Alexandre Jardin, le chef de file des #Gueux aux accents « populistes » » Accès payant, sur La Croix, (consulté le ).
  31. Baptiste Legrand, « Accusé de « populisme » par les maires, Alexandre Jardin se défend et veut structurer les #Gueux » Accès payant, sur Ouest-France, .
  32. Yann Barte, « Alexandre Jardin : démago de A à Zèbre », sur franc-tireur.fr, (consulté le ).
  33. Pierre Mathis, « L'édito du 12 juin. En guerre contre l'écologie, Alexandre Jardin défend les "Gueux" face aux normes étatiques mais pas face au réchauffement », sur lindependant.fr, (consulté le )
  34. « Il publie Quinze Ans Après en octobre », sur gala.fr.
  35. Guitry, de Gaulle et Casanova.
  36. « Le Zèbre (film) », sur unifrance.org (consulté le ).
  37. « Le film Fanfan », sur unifrance.org (consulté le ).
  38. « Fiche du film », sur unifrance.org (consulté le ).
  39. « Le Prof (film) », sur unifrance.org (consulté le ).

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Liens externes

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