Alexandre Jardin

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Alexandre Jardin
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Alexandre Jardin en 2013.

Naissance (52 ans)
Neuilly-sur-Seine (France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Alexandre Jardin, né le à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain, cinéaste et pamphlétaire français.

Fondateur en 2015 du mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre, il annonce en sa candidature à l'élection présidentielle française de 2017 mais ne réussit pas à réunir les 500 parrainages requis[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Alexandre Jardin est le fils de Pascal Jardin (1934-1980), écrivain et scénariste, dit le Zubial ; lui-même fils de Jean Jardin (1904-1976), dit le Nain Jaune, homme politique, directeur de cabinet de Pierre Laval sous le régime de Vichy[2]. Il a deux frères, dont le réalisateur Frédéric Jardin et une demi-sœur. Il est le cousin de Stéphane Delajoux. Il est père de cinq enfants, issus de deux mariages[2].

Il a été élève à l'École alsacienne[3],[4] et de Sciences Po Paris[2].

Littérature[modifier | modifier le code]

Il écrit à 20 ans Bille en tête (1985, son premier roman, prix du 1er roman en 1986). Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Économie et finances, promotion 1986)[5], chroniqueur au Figaro, il réalise aussi plusieurs films dont Fanfan ou Oui.

En 1988, il reçoit le prix Fémina pour son livre Le Zèbre, ouvrage qui est adapté au cinéma par Jean Poiret, en 1992.

Il a été chroniqueur littéraire pour Canal+ dans l'émission Nulle part ailleurs (avec Philippe Gildas et Antoine de Caunes).

En tant qu'écrivain, ses principaux thèmes sont l'amour à la Feydeau et la pédagogie. Il aborde la peur de la monotonie et le regain de la première flamme amoureuse. Des enfants émerveillés sont souvent mis en scène.

En 2004, il écrit une série d'ouvrages destinés aux adolescents, Les Coloriés. En mai 2004, Philippe Muray lui consacre dans Exorcismes Spirituels - Moderne contre moderne, un article intitulé « Effroyable jardin »[6].

Le 1er avril 2008, il publie Chaque femme est un roman, une série de portraits de femmes.

En 2011, il participe au festival littéraire Metropolis bleu. Cette même année paraît Des gens très bien, dans lequel Alexandre Jardin questionne le passé vichyste de son grand-père et le déni familial le concernant. Il s'interroge notamment sur son rôle lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver en juillet 1942. La nécessité pour lui de faire la lumière sur ce « secret de famille » et d'« ôter le masque » a provoqué des remous dans son entourage familial mais il affirme être sorti profondément régénéré de ce processus psychologique de mise à nu qu'il confirme dans Joyeux Noël, ouvrage inspiré de ses rencontres avec les lecteurs qui se sont confiés à lui après son précédent opus.

Engagements associatif et politique[modifier | modifier le code]

En 1999, il est à l'origine de la création de l'association Lire et faire lire avec le journaliste Pascal Guénée.

En 2002, il poursuit son engagement associatif avec la création de l'association Mille mots pour laquelle des bénévoles retraités interviennent en prison. Il est également parrain de l'association Unis-Cité qui propose un service civil volontaire aux jeunes âgés entre 18 et 25 ans. Il publie 1+1+1 qui est un mode d'emploi pour faire de la politique autrement.

En 2007, à l'approche de l'élection présidentielle, il crée le site « Comment on fait », pour faire appel au bon sens des Français afin de résoudre leurs problèmes. L'idée est de communiquer les meilleures propositions au vainqueur de la présidentielle[réf. nécessaire]. Il indique avoir voté pour Nicolas Sarkozy, choix dont il se dit « consterné » en 2016[7].

En 2012, lors de la présidentielle, il reproche à François Hollande une vision quantitative de la politique d'éducation, et un manque de vision qualitative[8]. Il indique avoir voté blanc[7].

Son appel « Aux actes, citoyens ! » est signé par l’Association des maires de France (AMF), l’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), la Fédération des villes moyennes (FVM) ainsi que l’Association des maires ruraux de France (AMRF) lors d’un colloque organisé le 28 mai 2014 au Conseil économique, social et environnemental (CESE)[9].

En 2015, il fonde l'association « Bleu Blanc Zèbre » (BBZ) qui est à l'origine du mouvement citoyen collaboratif du même nom. Ce mouvement « vise à fédérer et unir la société civile dans l’action concrète au bénéfice de la population. Chaque Zèbre est une part de la solution et chacun prend sa part dans le succès de cette aventure collective »[10]. Il lance une pétition nationale, le manifeste des « Faizeux »[11], et, le , il publie Laissez-nous faire ! On a déjà commencé[12],[13].

En juillet 2016, il participe au meeting d'Emmanuel Macron à La Mutualité : il précise que ce n'était « pas pour le soutenir » et se dit plus tard déçu par ses opérations de communication[7]. Alexandre Jardin dit vouloir tirer ses compatriotes vers le haut[14] et espère dissoudre le mouvement en 2017, après avoir gagné son combat, et alors « retourner à la littérature »[15]. Le combat sera gagné lorsque les politiques (les « diseux ») confieront à la société civile (les « faizeux ») des « contrats de mission de service public »[16],[17]. Il fédère les citoyens dans un mouvement appelé la Maison des citoyens[18]. Le 3 décembre 2016, il déclare sur France Info qu'il est candidat à l'élection présidentielle française de 2017[19] mais ne réunit finalement que 165 parrainages sur les 500 requis[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Voir sur le site du Conseil constitutionnel.
  2. a, b et c Balla Fofana, « Alexandre Jardin, drôle de zèbre » sur Libération, 20 janvier 2017
  3. Colombe Schneck, « École alsacienne, les liens du rang », GQ, septembre 2015, pages 94-98.
  4. AFP, « Alexandre Jardin, un "zèbre" candidat à la présidentielle » sur Libération, 3 décembre 2016
  5. « Alexandre Jardin », sur sciences-po.asso.fr.
  6. Page 1499 d'Essais, édition Les Belles Lettres.
  7. a, b et c Dominique Perrin, « Alexandre Jardin, d’écrivain à candidat à la présidentielle », sur lemonde.fr, (consulté le 9 février 2017).
  8. Alexandre Jardin, « Plus de profs, quelle idée sotte ! », Le Monde, 5 avril 2012.
  9. « La nouvelle idole des maires », sur La Gazette des communes.com (consulté le 9 février 2017).
  10. Le site de l'association « Bleu Blanc Zèbre ».
  11. « L’Appel des Zèbres : laissez-nous faire ! On a déjà commencé », sur le site du quotidien Libération, (consulté le 29 avril 2015).
  12. Le site de l'association « Bleu Blanc Zèbre ».
  13. Voir le site de France Inter.
  14. Hugo Domenach, « L'appel à la désobéissance d'Alexandre Jardin », sur Le Point, (consulté le 29 avril 2015).
  15. Olivier Royant, « Alexandre Jardin : "Aux actes citoyens !" », sur Paris Match, (consulté le 29 avril 2015).
  16. Irène Inchauspé, « Alexandre jette une pierre dans le Jardin des politiques », sur L'Opinion, (consulté le 29 avril 2015).
  17. Gérard Courtois, « Les « zèbres » de la République », sur Le Monde, (consulté le 29 avril 2015).
  18. « Alexandre Jardin, d’écrivain à candidat à la présidentielle », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  19. « Alexandre Jardin annonce sur franceinfo sa candidature à l'élection présidentielle », sur www.francetvinfo.fr, (consulté le 3 décembre 2016).
  20. « ll publie Quinze Ans Après en octobre », sur gala.fr.
  21. Guitry, de Gaulle et Casanova.
  22. « Le Zèbre (film) », sur unifrance.org (consulté le 14 juin 2010)
  23. « Le film Fanfan », sur unifrance.org (consulté le 14 juin 2010)
  24. « Fiche du film », sur unifrance.org (consulté le 14 juin 2010)
  25. « Le Prof (film) », sur unifrance.org (consulté le 14 juin 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]