Laurence Haïm

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Laurence Haïm, née le , est une journaliste franco-israélienne[1] basée aux États-Unis, correspondante du groupe Canal+ à Washington. Elle fait partie des quelques journalistes français accrédités à la Maison-Blanche avec les correspondants de l'Agence France-Presse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurence Haïm est autodidacte. Elle a débuté en portant des cafés au sein d’une radio libre (sur CVS auj. Europe 1 Sport) à Versailles[2], avant d’être assistante quelques mois à France Inter. En 1986, après un stage, elle entre à RTL où elle travaille notamment au service « société ». Elle devient également à cette époque la journaliste assistante de Christine Ockrent[3]. En 1989, elle participe à la création de l’agence CAPA dirigée par Hervé Chabalier[3] et réalise des reportages de télévision pour 24 heures sur Canal+, Envoyé spécial sur France 2 ou encore Zone interdite sur M6. En 1992, elle s’installe à New York pour devenir la correspondante aux États-Unis de CAPA et Canal+[3]. Elle intervient dans le cadre d'émissions telles que Le Grand Journal ou La Matinale. À partir de 1999, elle est aussi la correspondante de la chaîne d'information en continu du groupe, i>Télé[3].

Durant l'année 2001, du fait de plusieurs plans sociaux et restructurations à Canal+[4] et à i>Télé[5], Laurence Haïm se voit signifier qu'elle pourrait être remerciée par son employeur, comme elle le relate dans son livre Journal d'une année à part : 11 septembre 2001 - 2002. Mais le 11 septembre 2001, elle est passagère d'un avion devant atterrir à New York. Elle couvre alors les attentats durant plusieurs jours, dans des conditions particulièrement difficiles. Peu après, profondément marquée par les événements qu'elle vient de vivre, elle envisage de prendre la nationalité américaine, ce qu'elle révèle également dans l'ouvrage[6].

De 2002 à 2006, elle collabore avec la chaîne américaine CBS[3]. Aux côtés de Dan Rather, elle suit tout le début de la guerre d'Irak et vit la plupart du temps à Bagdad entre 2002 et 2006. À cette époque, elle travaillera également en Israël.

Dans cette période, elle couvre aussi pour les médias français l’élection présidentielle américaine de 2004 et, très déçue, annonce sur Canal+, en larmes, la réélection de George W. Bush pour quatre années supplémentaires[7].

Lors de l'élection présidentielle américaine de 2008, elle suit Barack Obama dès le début de sa campagne dans l’Iowa et se distingue en étant la seule journaliste française à l’avoir interviewé.

Depuis l’entrée en fonction de Barack Obama à la Maison-Blanche, Laurence Haïm est, avec deux correspondants de l’Agence France-Presse, l’unique journaliste française possédant un badge lui donnant accès aux conférences de presse[8]. Avant le premier voyage au Caire du président américain, elle signe une autre interview exclusive pour la France du président américain Barack Obama, diffusée sur Canal+ en [9].
Après avoir couvert pour le groupe Canal+ l'affaire DSK aux États-Unis, elle a suivi le premier mandat de Barack Obama. En 2012, elle est rentrée en France pour réaliser avec le photojournaliste américain de Newsweek Charles Ommanney une série vidéo pour i>Télé sur l'élection présidentielle française. Il en a résulté aussi un livre, Made in France, publié aux éditions Albin Michel. De retour aux États-Unis, elle a couvert au quotidien la campagne de Barack Obama à l'élection américaine de 2012 pour Canal+ et I-télé, et est toujours en poste a la Maison-Blanche. Elle a également couvert les attentats de Boston et les tornades en Oklahoma. En avril 2013, elle est devenue journaliste accréditée permanente au Pentagone et, en mai 2013, présidente de l'association de la presse étrangère de la Maison-Blanche.

Réalisations[modifier | modifier le code]

  • Human Bombs, CBS news 60 minutes 2003.
  • Fire Island, documentaire réalisé en 2006.
  • Darfur E.R, envoyé spécial 2007.
  • No Access, documentaire réalisé en 2008.
  • Full Access, documentaire réalisé en 2009.

Distinction[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]


Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]