Mouvement social de 2018 à Mayotte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Mouvement social de 2018 à Mayotte, aussi appelé Grève générale de 2018 à Mayotte ou Opération Île morte, est un mouvement social qui se produit à Mayotte dès le début de l'année 2018, qui se traduit par des manifestations depuis le 19 janvier et une grève générale à partir du 20 février.

Contexte[modifier | modifier le code]

National[modifier | modifier le code]

Les territoires français d'outre-mer sont plus confrontés à des problèmes de pauvreté, d'insécurité et sous-investissement public que la plupart des territoires métropolitains. Ainsi, un grand mouvement social avait déjà secoué la Guyane française au début de 2017 afin de demander l'amélioration des infrastructures électriques et de santé, une meilleure lutte contre l'insécurité et l'augmentation du budget public accordé à ce département.

Le mouvement à Mayotte se déroule avant et en même temps qu'une période de contestation sociale en mars 2018 en France métropolitaine, liée aux manques de moyens dans les hôpitaux publics et les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, et pour une partie des manifestants à la réforme du statut de la SNCF et des cheminots. On trouve également des mobilisations d'étudiants opposés à une réforme de l'université qu'ils assimilent à une forme de sélection à l'entrée, et dont le mouvement est encouragé après l'attaque d'étudiants qui occupaient pacifiquement un amphithéâtre de la Faculté de Droit de Montpellier par un commando armé potentiellement d'extrême-droite et incluant un de leurs professeurs ; par des parents d'élèves et professeurs opposés à Parcoursup ; des pilotes d'Air France qui veulent bénéficier d'une partie des bénéfices de leurs société ; et d'éboueurs et du personnel de Carrefour et d'Auchan qui veulent une amélioration de leur salaire et/ou des conditions de travail. Dans une certaine mesure cette période de contestation sociale sert aussi de commémoration aux 50 ans de Mai 68. Malgré l'accumulation des mouvements, la contestation sociale en métropole est moins intense que celle à Mayotte au début de 2018.

Spécifique à Mayotte[modifier | modifier le code]

Mayotte est un des départements français les plus touchés par l'insécurité, la pauvreté et un investissement public insuffisant. Par exemple, dans le domaine scolaire, ces problèmes apparaissent : le nombre moyen d'élèves dans les classes REP et REP+ est de 28 à Mayotte contre 22 au niveau national[1] ; et l'insécurité dans les établissements scolaires est réelle et amène relativement régulièrement à des caillassages de bus scolaires et à des agressions au couteau dans et devant les établissements[1] ; ce qui se ressent dans les taux de réussite au bac, ceux de Mayotte étant plus bas que la moyenne nationale - à titre d'exemple le taux de réussite au bac L à Mayotte était toujours inférieur ou égal à 60%[1].

Le taux de chômage est très élevé, à 26%[2]. Et 84% de la population de Mayotte vit sous le seuil de pauvreté[2].

Le taux de presque tous les crimes et délits à Mayotte est au-dessus de la moyenne nationale[2] - bien que ce soit à nuancer dans la mesure où la délinquance dans l'île ait diminué de 9% en 2017[2].

De plus, il y a une forte immigration illégale depuis les Comores, de la part de migrants qui cherchent à fuir la pauvreté (le PIB par habitant est 13 fois inférieur aux Comores qu'à Mayotte[3]) et le manque d'infrastructures médicales dans les autres îles de l'archipel comorien[4]. Cette pression migratoire tombe mal car elle a lieu en pleine explosion démographique. En effet, la population de Mayotte a été multipliée par 11 en 60 ans[2], l'indice de fécondité en 2012 était de 4,1 enfants par femme[2] (contre 2 enfants par femme au niveau national[2]), et la moitié des Mahorais ont moins de 17 ans[2]. Le flux migratoire ajoute à l'instabilité et au ressentiment des Mahorais. Ainsi en 2016 42% des habitants de l'île étaient des natifs des Comores (en comptant ensemble ceux qui sont présents légalement et illégalement)[4] et 69% des bébés nés à Mayotte l'étaient de mère comorienne[4].

À tout cela, il faut rajouter des services publics saturés[2], tout particulièrement les hôpitaux[2]. Dans le domaine médical, par exemple, il arrive que dans les maternités se trouvent trois mères venant d'accoucher par chambre, avec leurs bébés[5] ; et Mayotte était en 2015 le département français le plus touché par la tuberculose avec 25,9 cas pour 100 000 habitants[6]. Ce qui amène les habitants à accuser le gouvernement français d'inaction face à cette situation[2].

Revendications[modifier | modifier le code]

Loin de réclamer l'indépendance, les manifestants demandent au contraire un plus grand rapprochement de la France et une plus grande attention de la part du gouvernement[7] — le drapeau français est d'ailleurs l'un des symboles du mouvement[8]. Ils veulent que le gouvernement français agisse davantage pour régler les problèmes de service public — surtout dans les hôpitaux et les écoles — de pauvreté, de démographie et d'insécurité, au lieu de considérer Mayotte comme un territoire ultra-périphérique.

Déroulement des événements[modifier | modifier le code]

Des signes avant-coureurs apparaissent le 19 janvier, lorsque des caillassages et une bagarre entre bandes rivales au lycée de Kahani obligent les forces de l'ordre à intervenir et à évacuer les élèves[2]. Les agents décident ensuite d'exercer leur droit de retrait ; le lendemain ils sont rejoints par les chauffeurs de bus[2].

Des manifestations à proprement parler commencent donc fin janvier. Elles sont alors peu couvertes en France métropolitaine. Mais à partir du 20 février, les grèves se succèdent et se transforment en grève générale. Le 5 mars, les élus mahorais rejoignent le mouvement[9].

À partir du 28 février et au début du mois de mars[10], les barrages routiers deviennent plus nombreux et de plus en plus étanches[11] — gênant parfois aussi la circulation des piétons même si l'ambiance aux barrages reste calme[11] — jusqu'au 11 mars, où trois barrages sont construits avec des branchages et des pneus afin de bloquer Longoni, le principal port de Mayotte[10]. L'approvisionnement de l'île est alors coupé[10]. Alors que les barrages routiers se multiplient, des pénuries commencent à apparaître. Ainsi, le 9 mars, le centre hospitalier de Mayotte lance une alerte sur son manque de médicaments, de nourriture, de matériel médical et de linge[12].

À partir du 12 mars, l'on peut parler de « paralysie totale du territoire », selon les mots de Quentin Sedes, secrétaire général CGT Educ’Action Mayotte[13].

Le 5 mars, des élus mahorais ont dressé un plan de développement des infrastructures de Mayotte, sur demande et à destination du ministère des Outre-mer, affirmant que l'île aurait besoin en urgence de 1,8 milliards d'euros afin de pouvoir se développer[14].

Le 12 mars, la ministre des Outre-Mer Annick Girardin, arrive sur place pour écouter les doléances des habitants et annoncer des mesures[15]. Elle annonce des mesures incluant l'envoi de 3 escadrons de gendarmerie supplémentaire et un durcissement du contrôle de l'immigration, et pense alors avoir trouvé un « accord de principe » qui aurait dû permettre de lever les barrages[16]. Mais ses propositions ne satisfaisant pas la majorité des Mahorais, les syndicats décident de maintenir les barrages et la grève.

Le 15 mars, les pénuries progressent : les hôpitaux affirment n'avoir de stocks suffisants de médicaments plus que pour 24h à 48h, et les supermarchés disent que leurs stocks sont suffisants pour tenir une dizaine de jours[17].

Le 20 mars, les syndicats annoncent un durcissement supplémentaire des barrages, Salim Nahouda le secrétaire départemental de la CGT Mayotte précisant qu'à partir de maintenant seuls les véhicules d'urgence et de secours auront le droit de les passer[7]. Les petites embarcations ne sont pas directement bloquées par les barrages routiers, mais le début d'une pénurie d'essence à Grande-Terre limite également leurs déplacements[7].

C'est dans ce contexte tendu que se tient une élection législative partielle à Mayotte. Le premier tour a lieu le 18 mars. Et le deuxième le 25 mars. La candidate sortante LREM Ramlati Ali est réélue avec 54,99 % des voix exprimées face à son adversaire LR (soutenu de manière inattendue par le FN) Elad Chakrina[18]. Mais avec le mouvement social, la mobilisation électorale est faible, le taux de participation s'élève à 41,19 %[18].

En métropole, quelques manifestations ont lieu pour soutenir Mayotte. Le 10 mars, une trentaine de Mahorais organisent un rassemblent de soutien à Rennes[19]. Le 24 mars, plusieurs centaines de Mahorais installés à Marseille manifestent dans le Vieux-Port[8]. À l'inverse aux Comores, le 24 mars, 200 personnes manifestent à Moroni pour soutenir les Comoriens à Mayotte[3].

Le 21 mars, le gouvernement comorien annonce cependant qu'il refusera d'accueillir les citoyens comoriens expulsés de Mayotte[3]. Cependant le 23 mars, le ministre de l'intérieur des Comores, Mohamed Daoudou, annonce que le gouvernement des Comores luttera contre les passeurs de migrants, surtout les kwassa kwassa[20]. Le 26 mars, l'ambassadeur des Comores en France, Mohamed Soulaimana, est convoqué par le Ministère des Affaires étrangères pour demander aux Comores d'accepter d'accueillir ses propres citoyens expulsés[21].

Le 3 avril, à la suite de l'arrivée du nouveau préfet et délégué du gouvernement Dominique Sorain la majorité des syndicats et le collectifs de citoyens à l'origine du blocage de l'île appellent à lever les barrages[22]. Les syndicats et le collectifs se félicitent en déclarant « Il est acté que la plateforme d'union des revendications qui a été remise au délégué sera prise en compte pour l'élaboration du futur plan de développement de Mayotte, qui sera présenté à la fin du mois d'avril »[22] et en évoquant la création d'un « comité de suivi » pour « s'assurer de l'exécution des décisions »[22]. Ils nuancent leurs propos : « Néanmoins, en l'absence d'un signal fort adressé à la population sur la lutte contre l'immigration clandestine à ce jour, la grève reste maintenue ; toutefois, elle pourra se manifester sous d'autres formes »[22]. Afin de pouvoir réagir en cas d'afflux dans les hôpitaux après la levée des barrages, 40 réservistes sanitaires arrivent à Mayotte[23].

Le mardi soir, les barrages commencent à être levés. Cependant, dès le lendemain soir, mercredi 4 avril, 8 barrages sont reconstruits[23]. Les barragistes laissent passer les piétons, les véhicules sanitaires, de secours et des forces de l'ordre, mais aucun autre véhicule[23] ; un seul barrage, celui du principal port de l'île Longoni, ne laisse passer aucun véhicule, car il y a des arbres sur la chaussée[23]. Sur Facebook, les commentaires anti-barrages se multiplient, accusant les grévistes d'empêcher les établissements scolaires et les services de santé de fonctionner, et d'aggraver la situation économiques des entreprises locales[23] ; ces mêmes commentaires accusent l’État français de ne pas s'occuper de la situation à Mayotte et d'abandonner l'île à son sort[23].

Le vendredi 6 avril, le barrage de Longoni est levé et la route complètement dégagée, sans violence[24]. Le lundi 9 avril, tous les autres barrages de l'île sont levés, également sans violence[25]. Les transporteurs scolaires annoncent reprendre le travail le mardi 10 avril[25].

Cependant, ces-derniers disent rester sensibles à leurs revendications, comme la création d'une police des transports, qui n'ont pas encore été satisfaites[25]. Et l'intersyndicale, malgré le fait qu'elle approuve la levée des barrages, déclare la poursuite de la grève[25]. A partir de la levée des barrages, les actions se font rare. Le 16 avril, les pompiers de l'aéroport de Mayotte déposent un préavis de grève pour le 30 avril, car ils réclament le paiement de la prime PPA, prévention péril animalier[26].

Le 25 avril 2018, les agents du conseil départemental en charge notamment de la sécurité familiale et des prestations sociales usent de leur droit de retrait pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail[27].

Le 19 avril 2018, le Premier ministre Édouard Philippe rencontre les représentants de l'intersyndicale à Paris. Il annonce les axes d'un plan qui sera présenté à Mayotte au mois de mai[28]. Le plan devrait comporter la création d'une Agence Régionale de Santé pour Mayotte, l'augmentation des moyens alloués à l'hôpital de Mamoudzou, la construction de nouvelles classes pour compenser le manque d'infrastructures scolaires, la création d'un système de transports en commun à Grande-Terre et la construction d'un contournement de Mamoudzou[28]. Philippe dit aussi qu'il tentera de baisser les prix des billets d'avion à l'aéroport de Mamoudzou en facilitant la concurrence[28].

Conséquences[modifier | modifier le code]

En réponse à l'événement déclencheur des manifestations, les affrontements au lycée de Kahani, Frédéric Veau, le préfet de Mayotte dévoile des mesures le 6 mars. Il s'agit du renforcement de la sécurité des transports scolaires, du déploiement de gendarmes dans certains lycées, de l'installation de médiateurs aux abords des établissements scolaires, d'une meilleure coordination entre les médiateurs, la police municipale et la police nationale, et d'un renforcement des opérations de contrôle dans les établissements à l'aide de stagiaires et de volontaires[29].

La ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, annonce le 12 mars 2018 l'envoi de trois escadrons de gendarmerie supplémentaires à Mayotte[16]. Elle propose également d'encourager les migrants légaux à « partir vivre dans un autre département du territoire national » afin de désengorger l'île[16], ainsi que l'envoi d'un navire-patrouilleur[15]. Bien que les syndicats y soient favorables[16], ces mesures ne sont pas jugées satisfaisantes par une majorité de manifestants[7].

Le 23 mars, le ministre de l'Intérieur des Comores, Mohamed Daoudou, annonce que le gouvernement des Comores luttera contre les passeurs de migrants, surtout les kwassa kwassa[20]. Le gouvernement comorien annonce cependant qu'il refusera d'accueillir les citoyens comoriens expulsés de Mayotte[3].

Le 28 mars, le gouvernement nomme Dominique Sorain nouveau préfet de Mayotte, à la place de Frédéric Veau[30]. Il est également nommé « délégué du gouvernement »[30]. L'ancien préfet de la Réunion était jusqu'alors le directeur de cabinet de cabinet d'Annick Girardin[30]. Elle annonce enfin que Dominique Sorain viendra « accompagné d'une équipe interministérielle qui viendra renforcer les services de l'État sur place[30] ».

La grève a un impact important sur l'économie de Mayotte. 30 000 artisans et salariés du privés auraient été privés de revenu en mars 2018[31]. Et au 18 avril, 255 entreprises (sur les 9.000 déclarées de l'île) ont déposé une demande de chômage partiel pour 3.629 employés, pour plus de 860.000 heures chômées[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « "Un de mes amis a été poignardé devant le lycée" : pourquoi l'insécurité dans les établissements scolaires a fait déborder le vase à Mayotte », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Crise à Mayotte : pourquoi l'île française est en grève générale depuis près d'un mois », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  3. a, b, c et d « Comores : manifestation de soutien aux Comoriens de Mayotte », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  4. a, b et c « Mayotte : on vous explique le débat autour du statut de la maternité de Mamoudzou », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  5. « "J'avais l'impression d'être aux urgences d'un pays en guerre" : une matinée à la maternité de Mayotte », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  6. « Guyane sont les départements les plus frappés de France [DATA] », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 28 mars 2018)
  7. a, b, c et d « Mayotte : la crise empire », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  8. a et b « Marseille : des centaines de Mahorais manifestent en soutien à Mayotte », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  9. « Les élus de Mayotte rejoignent le mouvement de grève générale », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  10. a, b et c « Le port de Mayotte complètement bloqué dimanche », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  11. a et b « Les barrages sur les routes de Mayotte sont plus nombreux et plus étanches », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  12. « Mayotte: "situation extrêmement préoccupante", alerte le centre hospitalier », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  13. « À Mayotte, "on peut parler de paralysie totale du territoire" », sur francevinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  14. « Un plan de rattrapage de 1,8 millard d'euros », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  15. a et b « Mayotte : les mesures du gouvernement déçoivent », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  16. a, b, c et d « Crise à Mayotte : un "accord de principe" trouvé entre les manifestants et la ministre, l'intersyndicale va proposer la levée des barrages », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  17. « "Comment on peut faire une grève sans manger, sans boire, sans circuler ?" : à Mayotte, la pénurie menace », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  18. a et b « Mayotte : Ramlati Ali réélue députée de la 1ère circonscription », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  19. « Rennes : rassemblement de soutien aux habitants de Mayotte contre l'insécurité », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  20. a et b « Crise à Mayotte : le gouvernement des Comores promet de "traquer" les passeurs », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  21. « L’ambassadeur des Comores en France convoqué au ministère des affaires étrangères », sur lemonde.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  22. a, b, c et d « Mayotte : appel à la levée immédiate des barrages », sur lepoint.fr, (consulté le 3 avril 2018)
  23. a, b, c, d, e et f « Mayotte : Septième semaine du mouvement social, les grèvistes divisés [SYNTHESE] », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 5 avril 2018)
  24. « Mayotte : le barrage qui bloquait l’accès au port levé », sur lemonde.fr, (consulté le 8 avril 2018)
  25. a, b, c et d « Mayotte. Tous les barrages ont été levés », sur ouest-france.fr, (consulté le 10 avril 2018)
  26. « Menace de grève chez les pompiers de l’aéroport de Mayotte », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 16 avril 2018)
  27. « Débrayage au Conseil départemental de Mayotte », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 25 avril 2018)
  28. a, b et c « Mayotte: Philippe dévoile les contours du "plan pour l'avenir" », sur lepoint.fr, (consulté le 19 avril 2018)
  29. « Le préfet de Mayotte a dévoilé son plan de sécurisation des établissements et transports scolaires », sur la1ere.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2018)
  30. a, b, c et d « Tensions à Mayotte : le gouvernement nomme un nouveau préfet », sur europe1.fr, (consulté le 28 mars 2018)
  31. a et b « #Mayotte A Mayotte, la crise sociale a gravement affecté l'économie », sur nouvelobs.com, (consulté le 21 avril 2018)

Articles connexes[modifier | modifier le code]