France 24

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
France 24
Image illustrative de l'article France 24

Création
(lancement)
Propriétaire France Médias Monde
Slogan « Liberté, Égalité, Actualité »
Format d'image 16/9, 576i (SD), 1080i (HD)
Langue Français, anglais et arabe
Pays Drapeau de la France France
Statut Thématique internationale publique
Siège social Issy-les-Moulineaux
Ancien nom CFII (2003-2006)
Site web www.france24.com
Diffusion
Aire Monde Monde
Diffusion TNT, satellite, câble, IPTV et web.

France 24 est une chaîne de télévision française d'information internationale en continu, créée le et diffusant depuis le . Elle est depuis 2008 une filiale de la société nationale de programme France Médias Monde, qui supervise l'audiovisuel extérieur de la France.

La chaîne nait de la volonté du Président de la République Jacques Chirac en 2002 de donner à la France une voix à l'étranger, face aux concurrentes américaine (CNN International), britannique (BBC World News) et qatarie (Al Jazeera). Après plusieurs années et de nombreux rapports, le projet CFII donne naissance en 2005 à une chaîne détenue à parts égales par le groupe public France Télévisions et celui privé TF1. En 2008, selon la volonté de Nicolas Sarkozy, elle intègre la nouvelle holding Audiovisuel extérieur de la France (future France Médias Monde) aux côtés des radios RFI et MCD.

Elle diffuse en français, anglais et arabe sur la TNT, le satellite, le câble, la télévision IP et le web. Elle est également disponible dans des hôtels, des compagnies aériennes, des aéroports, et ses programmes sont partiellement repris par des chaînes de télévision étrangères. Disponible dans plus de 256 millions de foyers à travers plus de 180 pays, France 24 est regardée chaque semaine par 50,9 millions de téléspectateurs en 2015, tandis que son site web est visité par 16,3 millions d'internautes en moyenne chaque mois.

Histoire de la chaîne[modifier | modifier le code]

1987-1997 : De l'idée au premier projet Téléfi[modifier | modifier le code]

En 1987, le Premier ministre Jacques Chirac confie au député Michel Péricard une mission d'étude sur la politique audiovisuelle de la France. Le rapport conclut à la désorganisation, le manque d'efficacité, et la dispersion des acteurs de l'audiovisuel extérieur, qui compte RFI depuis 1975, et TV5 Monde et RFO depuis 1982. Après le changement de majorité intervenu en 1988, le nouveau Premier ministre Michel Rocard commande un nouveau rapport à Alain Decaux qui aboutit à la création de Canal France International (CFI), une banque de programmes en français destinés à l'étranger et en particulier l'Afrique, qui se voit doublée d'une chaîne de télévision pendant quelque temps[1],[2].

La guerre du Golfe de 1990 à 1991, couverte en direct par CNN International, révèle la puissance de la chaîne américaine, créée dix ans plus tôt. Cette dernière montre qu'une chaîne d'information en continu peut influencer l'opinion publique et politique : c'est le décrié effet CNN (en)[3]. Des hommes politiques demandent la création d'un « CNN à la française » et le député Philippe Séguin rappelle que la Seconde Guerre mondiale a mené à la création de l'Agence France-Presse (AFP) en 1944[1]. Plusieurs projets voient le jour en parallèle. En 1993, l'Union européenne de radio-télévision (UER) lance sa chaîne d'information européenne multilingue nommée Euronews[4],[5]. L'année suivante, le groupe TF1 lance la première chaîne d'info en continu en France : La Chaîne Info (LCI)[6].

En 1997, après 24 rapports en dix ans, le président de RFI, Jean-Paul Cluzel, et le journaliste Michel Meyer rendent un nouveau rapport au Premier ministre Alain Juppé. Ils proposent la mise en place d'une holding, baptisée Téléfi, regroupant les acteurs de l'audiovisuel extérieur (TV5 Monde, RFI et CFI), ainsi que la création d'une chaîne française d'information internationale. Mais avec le retour de la gauche au pouvoir à la suite des élections législatives de 1997, le projet est abandonné. Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, préfère développer les instruments existants, notamment TV5 Monde[1],[7].

2002-2003 : Des réflexions relancées au projet CFII[modifier | modifier le code]

Photographie de Jacques Chirac.
Jacques Chirac, investigateur de la chaîne d'information.

En 2002, le Président de la République Jacques Chirac, qui sort d'une période de cohabitation, relance le projet de chaîne française d'information internationale. Il en fait l'une de ses priorités, poussé par une actualité internationale forte avec les attentats du 11 septembre 2001 et la guerre d'Afghanistan (2001-2014). Cela est d'autant plus crucial que la France s'oppose aux États-Unis sur la future guerre d'Irak (2003-2011)[7], relançant un ressentiment antifrançais. Ainsi, en , le discours de Dominique de Villepin aux Nations unies est salué par des applaudissements que les chaînes d'information américaines s'empresseront de couper au montage[8].

« Nous devons avoir l'ambition d'une grande chaîne d'information continue internationale en français, à l'égale de la BBC ou de CNN pour les anglophones. C'est essentiel pour le rayonnement de notre pays. »

— Jacques Chirac, Discours devant les représentants des Français de l'étranger au palais du Luxembourg le [7],[9].

En 2003, plusieurs missions travaillent sur la création d'une chaîne d'information[2]. Tout d'abord, Philippe Baudillon, ancien président de CFI, remet au ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, un rapport « technique » qui préconise de s'appuyer sur TV5 Monde pour créer un canal info avec l'aide d'autres opérateurs publics. Mais le rapport se voit rapidement enterré. Dans le même temps, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin constitue une commission de travail dirigée par Dominique Ambiel regroupant des représentants des ministères et des professionnels de l'audiovisuel tels que Norbert Balit et Patrice Duhamel. Elle aboutit à ce que la direction du développement des médias lance un appel d'offres du au auquel trois candidats répondent : France Télévisions et RFI défendent un projet commun public, le groupe TF1 propose une version internationale de LCI, et le groupe Canal+ propose de même pour sa chaîne I-Télé avec l'appui de son bouquet satellite[1],[10].

En parallèle, l'Assemblée nationale se saisit du sujet sans y avoir été invité, et une mission d'information est confiée à François Rochebloine. La commission parlementaire voyage pour étudier l'allemande Deutsche Welle, la britannique BBC World News et l'américaine CNN International, et auditionne des professionnels du secteur. Le rapport conseille la création d'un groupement d'intérêt public (GIP) rassemblant les opérateurs publics (France Télévisions, RFI, RFO, Arte, AFP), des structures internationales (TV5 Monde, Euronews) et des entreprises privées (TF1, Canal+)[1],[11].

Mais l'Élysée n'est pas satisfait des conclusions des rapports. Matignon charge alors le député et maire de Cannes, Bernard Brochand, de faire « des propositions de schéma opérationnel de mise en œuvre de la future chaîne d'informations internationale »[1],[11]. Deux mois plus tard, il conclut officieusement que la chaîne doit être 100 % privée, avec une coopération entre TF1 et Canal+. En , les patrons des deux groupes, Patrick Le Lay et Bertrand Meheut, se rencontrent, mais les relations se dégradent jusqu'à la rupture[7]. Bernard Brochand doit trouver une nouvelle solution et en septembre, il propose un partenariat à 50/50 entre le groupe privé TF1 et le groupe public France Télévisions. La future chaîne française d'information internationale est provisoirement intitulée CII, C2I, CFII ou CF2I[1],[7],[12].

2004-2006 : Derniers rebondissements[modifier | modifier le code]

Le , lors de ses vœux à la presse, Jacques Chirac, impatient, émet le souhait d'un lancement avant la fin de l'année[7]. Mais le projet n'avance pas car il y a beaucoup de mécontentement, surtout du côté des acteurs public. RFI est vexée de ne pas être associée au projet, tout comme les députés dont le rapport a été écarté. Les conventions collectives du secteur public, jugées trop contraignantes, ne seront pas appliquées aux 250 employés de la chaîne. De plus, cette dernière ne sera pas diffusée en France pour ne pas faire de concurrence à LCI du groupe TF1. Enfin, une partie de la presse ironise sur le budget de la chaîne : 70 millions d'euros par an à comparer aux 200 millions d'euros de Deutsche Welle et aux 600 millions d'euros de BBC World[1],[11],[12].

Le , le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin réunit à Matignon les ministres des Affaires étrangères Michel Barnier, de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, du Budget Jean-François Copé ainsi que différents conseillers, pour trancher définitivement du sort de la chaîne d'info internationale. Il retient le projet de Brochand d'associer TF1 et France Télévisions, la place sous la tutelle de Matignon et la dote d'un budget de 30 millions d'euros pour un lancement en 2005[7],[13].

« J'ai décidé de retenir le projet de société commune proposé par France Télévisions et TF1. Voulue par le Président de la République, la nouvelle chaîne bénéficiera des atouts des grands groupes français, public et privé, de télévision et favorisera l'expression d'une vision française plus que jamais nécessaire dans le monde d'aujourd'hui. »

— Jean-Pierre Raffarin, Conférence de presse du [13],[14].

En , le nouveau président de France Télévisions, Patrick de Carolis, défend un projet 100 % public et mène une campagne de lobbying auprès des pouvoirs publics. Mais en octobre, il se heurte à l'intransigeance du gouvernement, et plus particulièrement de Jacques Chirac[7]. Il entame alors une autre bataille sur la gouvernance de la chaîne. Estimant que France Télévisions doit jouer un « rôle moteur », il demande à obtenir la présidence du conseil de surveillance, tandis que TF1 veut une gouvernance tournante. Un autre point de conflit entre le groupe public et celui privé concerne la diffusion de la chaîne en France. TF1 accepte qu'elle soit diffusée sur le câble et le satellite mais pas sur la TNT, et se voit soutenu par Alain Weill qui doit lancer la chaîne d'info BFM TV[15].

Le , TF1 et France Télévisions signent la constitution de la société[16],[17]. Alain de Pouzilhac, ancien président-directeur général d'Havas, est désigné comme président du directoire. Il est secondé par Ulysse Gosset de France Télévisions, nommé directeur général chargé de l'information et des programmes, et de Jean-Pierre Paoli de TF1, nommé directeur général chargé de la gestion, de la technique et des contrats de distribution. Le conseil de surveillance est présidé par Patrick de Carolis et vice-présidé par Étienne Mougeotte, et compte comme autres membres Patrice Duhamel, Thierry Bert et Patrick Le Lay[18],[19].

Le , il est annoncé que la chaîne d'information internationale s'appellera France 24. Les dirigeants de la chaîne avaient estimé que le sigle CFII serait imprononçable en particulier à l'étranger. Une liste de 200 noms, dont l'un des favoris était Version française, avait alors été testée dans sept pays et régions du monde (France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, États-Unis, Afrique du Nord, Dubaï)[20],[21].

2006-2008 : Débuts de France 24[modifier | modifier le code]

Logo avec l'inscription France 24 en blanc sur un fond bleu.
Logo de France 24.

France 24 commence à émettre le à 20 h 29 uniquement en streaming sur Internet, puis dès le lendemain à la même heure sur le câble, le satellite et l'ADSL. Elle diffuse en français et en anglais, en Europe, en Afrique, au Proche et Moyen-Orient, et dans les villes de New York et Washington, touchant ainsi près de 75 millions de foyers dans plus de 90 pays[22],[23],[24].

« Il est indispensable qu'un grand pays comme la France puisse avoir un regard sur le monde et diffuser ce regard, naturellement conforme à nos traditions, à notre conception de la civilisation, de la paix, de l'humanisme, de la mondialisation. »

— Jacques Chirac, Interview sur France 24[22],[23],[24].

En un mois d'existence, le site internet de la chaîne attire 2,5 millions de visiteurs uniques, et devient ainsi le troisième site le plus visité derrière ceux de CNN et BBC News, mais devant Al Jazeera, TV5 Monde, RFI et Euronews. De plus, un sondage de TNS Sofres montre que 75 % des Français interrogés jugent utile l'idée que la France ait sa propre chaîne d'information internationale. Le président de la chaîne Alain de Pouzilhac fustige l'idée d'une commission des Affaires étrangères de fusionner France 24 et RFI pour constituer un pôle français d'information internationale : « Fusionner une radio et une chaîne de télévision, la BBC l'a fait en 1957. Moi, je crois à la complémentarité de la télévision et d'Internet »[25].

Le , France 24 lance son canal en langue arabe depuis l'Institut du monde arabe à Paris. Quatre heures de programmes par jour, de 16 h à 20 h, sont diffusés vers les pays du Maghreb et du Proche et Moyen-Orient[26]. Le , le site internet de la chaîne reçoit un « Official Honoree » lors des 11e Webby Awards, l'une des récompenses les plus prestigieuses au monde pour le web[27]. En décembre, elle met en ligne un nouveau site participatif appelé Les Observateurs qui recueille les témoignages (photos, vidéos ou textes) d'internautes du monde entier[28].

2008 : Intégration dans l'Audiovisuel extérieur de la France[modifier | modifier le code]

Photographie de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy est à l'origine de la réorganisation de l'audiovisuel extérieur de la France en 2008.

Le , la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) est créée sous l'impulsion du président de la République Nicolas Sarkozy élu l'année précédente. Il s'agit de regrouper les activités de l'audiovisuel extérieur de la France sous une même société, soit les chaînes de télévision TV5 Monde et France 24, et la radio RFI[29],[30]. L'AEF doit donc racheter les participations de France Télévisions et de TF1 dans France 24, mais le groupe privé demande 90 millions d'euros alors qu'il n'avait investit que 18 500 euros à la création[31]. Après un bras de fer avec l'État, les deux groupes cèdent leur part pour un montant de 2 millions d'euros chacun. De plus, France Télévisions s'engage à fournir des programmes d'actualité pendant 7 ans pour un montant d'un million d'euros par an. De son côté, pendant la même période, TF1 doit fournir des images d'archives pour un montant annuel de 800 000 euros pour sa chaîne TF1, et 900 000 euros pour sa filiale Eurosport[32]. Alain de Pouzilhac, président du directoire de France 24, est nommé au poste de PDG et Christine Ockrent à celui de directrice générale déléguée du nouvel ensemble et donc des entités qui le composent[33].

Le , France 24 se voit récompensée du Prix du Meilleur média international lors de la cérémonie des AIB Media Excellence Awards organisée par l'Association for International Broadcasting (en)[34],[35]. Le , France 24 passe de quatre à dix heures de diffusion quotidienne en langue arabe, de 14 h à minuit[36]. Le , la chaîne passe à une diffusion 24h/24[37].

Le , le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) de Côte d'Ivoire, alors en pleine crise politico-militaire, suspend la diffusion de France 24 pour « traitement non professionnel de l'information ». Les autorités reprochent à la chaîne d'avoir annoncé de nombreux morts à l'occasion d'une manifestation durant laquelle cinq personnes ont été tuées[38],[39]. Le , le Conseil constitutionnel annule les résultats de l'élection présidentielle ivoirienne de 2010 annoncés par la Commission électorale indépendante. Les autorités décident de suspendre dans tout le pays la diffusion des médias étrangers, notamment français. Ces derniers sont accusés par des médias proches du pouvoir d'avoir pris parti pour le parti d'opposition d'Alassane Ouattara contre la majorité présidentielle de Laurent Gbagbo[40],[41].

En 2010, les relations entre les deux dirigeants de l'AEF, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, se dégradent et un grave conflit éclate sur fond de crise à France 24. En juillet, Ockrent est brusquement rétrogradée et perd son poste à la tête de la chaîne d'information en continu, à la suite d'un conseil d'administration extraordinaire convoqué par Pouzilhac. Ce dernier lui reproche une dérive budgétaire menant tout droit à un déficit prévisionnel de 7 millions d'euros pour 2011, ainsi que des erreurs de gestion et de stratégie de distribution[42]. Fin décembre, une collaboratrice d'Ockrent est accusée d'espionnage interne sur les ordinateurs des dirigeants d'AEF[43]. Christine Ockrent est alors massivement désavouée par l'équipe de direction[44] puis par le personnel de France 24[45]. Finalement, en , elle décide de quitter son poste, non sans avoir porté plainte pour harcèlement moral[46].

2013 : France Médias Monde[modifier | modifier le code]

Article connexe : France Médias Monde.

En , l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) fusionne avec ses filiales RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya. Cette fusion juridique est effective le [47],[48]. Le , Alain de Pouzilhac démissionne, en désaccord avec les orientations stratégiques décidées par le nouveau gouvernement, notamment l'arrêt de la fusion des rédactions de RFI et France 24[49]. Le , Marie-Christine Saragosse, jusque-là directrice générale de TV5 Monde, est nommée présidente de l'AEF[50]. En , RFI et MCD quittent leurs studios de la Maison de la Radio de Paris pour emménager dans les locaux de l'AEF au côté de France 24 à Issy-les-Moulineaux[51]. Le , l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) est rebaptisé France Médias Monde (FMM)[52].

En , pour fêter ses 7 ans d'existence, la chaîne lance une nouvelle grille des programmes, se dote de nouvelles régies, d'un nouveau site, et d'un nouvel habillage avec la signature « Liberté, Égalité, Actualité »[53].

À partir du , France 24 est diffusé pour la première fois sur la TNT en France, mais uniquement dans la région Île-de-France. Ce changement fait suite à la volonté de la direction et de parlementaires de permettre aux Français de pouvoir regarder une chaîne financée par leurs impôts et dont la ligne éditoriale est l'international, au contraire des autres chaînes d'information[54].

Le , le Président de la République François Hollande en visite à Buenos Aires (Argentine) annonce que France 24 lancera en 2017 un nouveau canal en espagnol à destination de l'Amérique latine, en collaboration avec RFI[55]. Le , la chaîne lance, en partenariat avec le site d'actualité américain Mashable, une version française, MashableFR, visant la génération connectée, entre 18 et 35 ans[56],[57].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

  • Jusqu'en décembre 2013 : « L'actualité internationale 24H/24 »
  • Depuis décembre 2013 : « Liberté, Égalité, Actualité »

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

De sa création en 2006 à 2008, France 24 est dirigé par un directoire et un conseil de surveillance. Le président du directoire est Alain de Pouzilhac, secondé par deux directeurs généraux. Le conseil de surveillance est présidé par Patrick de Carolis et vice-présidé par Étienne Mougeotte, et compte comme autres membres Patrice Duhamel, Thierry Bert et Patrick Le Lay[18],[19]. Depuis 2008, France 24 étant une filiale de France Médias Monde (anciennement Audiovisuel extérieur de la France), son président-directeur général est celui de sa maison mère.

Présidents-directeurs généraux
Directeurs de France 24

Capital[modifier | modifier le code]

À son lancement en 2006, le capital de France 24 est détenu à parts égales par France Télévisions et le groupe TF1. Ce dernier n'investit que 18 500 euros[64].

En 2008, l'État rachète les parts des deux actionnaires pour un montant de 2 millions d'euros chacun[32]. Depuis, France 24 est une filiale de la société nationale de programmes France Médias Monde (anciennement Audiovisuel extérieur de la France), détenue à 100% par l'État français via l'agence des participations de l'État (APE).

Budget[modifier | modifier le code]

France 24 dispose de deux sources principales de financement : la redevance audiovisuelle, payée par chaque foyer équipé d'un téléviseur, et la subvention de l'État.

En 2007, pour sa première année de fonctionnement, la chaîne dispose d'un budget de 87 millions d'euros[24]. En 2008, le budget s'élève à 88 millions d'euros[64].

Depuis 2009, c'est France Médias Monde (anciennement Audiovisuel extérieur de la France) qui est doté d'un budget. La société répartit ensuite l'argent entre ses filiales : France 24, Radio France internationale (RFI) et Monte Carlo Doualiya (MCD).

Siège[modifier | modifier le code]

Le siège de France 24 est situé au 80 rue Camille Desmoulins à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. Depuis 2008, c'est également le siège de sa maison mère, France Médias Monde[65].

Personnel[modifier | modifier le code]

À son lancement en 2006, France 24 emploie 170 journalistes de 30 nationalités différentes[24].

En 2007, la chaîne recourt aux services de 420 salariés, dont 200 journalistes[66].

En 2014, la rédaction de la chaîne compte 430 journalistes à Paris, de 35 nationalités différentes, et s'appuie sur un réseau de 142 bureaux de correspondants[67]. Elle emploie 466 équivalents temps plein, sur les 1 714 qu'emploie France Médias Monde[68].

Programmes[modifier | modifier le code]

Émissions[modifier | modifier le code]

France 24 est dotée d'une nouvelle grille des programmes depuis . Sur ses trois canaux (français, anglais et arabe), la chaîne propose un point complet sur l'actualité internationale toutes les 30 minutes avec un journal de 15 minutes précédé d'une météo mondiale. Trois tranches d'information appelées Paris Direct sont diffusées chaque jour du lundi au vendredi, de h à 10 h, de 13 h à 15 h, et de 18 h à minuit. Elles traitent de l'actualité en continu avec un rappel des titres tous les quarts d'heure, des revues de presse française et internationale, et des chroniques culturelles, économiques et sportives[67].

Entre les journaux, la chaîne diffuse des reportages, des magazines, des débats, des interviews et des émissions sur la culture, l'économie, les médias, le web et le sport[67],[69],[70].

Reportages et magazines
  • (fr+en) Actuelles (The 51%) : portrait de celles et ceux qui font bouger un monde encore largement dominé par les hommes ;
  • (fr+en) Billet Retour (Revisited) : retour auprès des habitants d'une ville qui a fait la une de l'actualité ;
  • (fr+en) Élément Terre (Down to Earth) : mise en lumière des initiatives favorables au développement durable ;
  • (fr+en) L'Europe dans tout ses États (Europe Now) : reportages dans les pays de l'Union Européenne et rencontres avec les eurodéputés locaux ;
  • (fr+en) Focus : reportage d'un correspondant de la chaîne ;
  • (fr+en) Ligne Directe (The Observers Direct) : rencontre avec les Observateurs pour revenir sur les histoires marquantes dont ils ont été les témoins ;
  • (fr+en) Reporters : reportage grand format des journalistes de la chaîne.
Débats et interviews
  • (fr+en) Le Débat (The Debate) : des invités débattent, commentent et analysent le sujet d'actualité du jour ;
  • (fr) Demain à la Une : des chroniqueurs des trois chaînes de France 24 passent en revue l'actualité de la semaine ;
  • (fr+en) L'Entretien (The Interview) : regard sur l'actualité d'une personnalité française ou internationale de l'univers économique, politique, culturel ou diplomatique ;
  • (fr+en) Face-à-face (Face-Off) : regards croisés de deux journalistes de presse sur la politique française ;
  • (fr+en) Ici l'Europe (Talking Europe) : débat entre deux eurodéputés et entretien avec une personnalité européenne (avec RFI et le Parlement européen) ;
  • (fr) Politique : interview d'une personnalité sur les grands sujets de l'actualité (avec Slate) ;
  • (fr) Une comédie française : décryptage du jeu politique par un homme de théâtre et un académicien ;
  • (fr+en) Une semaine dans le monde (The World this week) : des experts passent en revue l'actualité internationale de la semaine ;
  • (en) My Two Cents : éditorial du journaliste Douglas Herbert.
Culture
  • (fr+en) À l'affiche ! (Encore!) : rencontre avec des cinéastes, des romanciers, des musiciens et d'autres artistes ;
  • (fr+en) Mode (Fashion) : décryptage de l'univers de la mode ;
  • (fr) Le Paris des Arts : balade dans Paris en compagnie d'un artiste ;
  • (fr+en) Vous êtes ici (You are here) : découverte du patrimoine français ;
Économie
  • (fr) Le Duel de l'Éco : deux économistes débattent de l'actualité économique de la semaine ;
  • (fr) Le Gros mot de l'Éco : explication d'un terme technique de l'économie ;
  • (fr) L'Entretien de l'intelligence économique : émission sur les acteurs de la compétition économique ;
  • (fr+en) L'Invité de l'Éco (The Business Interview) : un grand acteur de l'économie revient sur l'actualité micro et macro économique ;
  • (fr+en) Le Journal de l'Éco (Business Daily) : actualité économique ;
  • (fr) La Semaine de l'Éco : décryptage de l'actualité économique de la semaine par des spécialistes ;
  • (en) People & Profit : explication des histoires économiques derrière les chiffres et les termes techniques.
Médias, tech, web
  • (fr+en) Les Observateurs (The Observers) : programme collaboratif réalisé à partir des contenus proposés par des amateurs ;
  • (fr) Planète @venir : découverte des start-up qui vont changer notre vie ;
  • (fr+en) Revue de presse (In the papers) : revue de la presse française et internationale ;
  • (fr+en) #TECH24 : dernières tendances high-tech et impact sur notre société ;
  • (fr+en) Un œil sur les médias (Mediawatch) : histoires incontournables trouvées dans les médias.
Continent
  • (fr+en) Cap Amériques (Inside the Americas) : actualité du continent américain ;
  • (fr+en) Express Orient (Middle East Matters) : actualité dans le monde arabe ;
  • (fr+en) Le Journal de l'Afrique (Eye on Africa) : actualité du continent africain ;
  • (fr+en) Sept jours en France (France in Focus) : actualité politique, sociétale et culturelle de la semaine en France ;
  • (en) Access Asia : actualité du continent asiatique ;
  • (en) Across Africa : actualité de la semaine du continent africain ;
  • (en) French Connections : guide pour comprendre la France.

Présentateurs[modifier | modifier le code]

Français[69]
  • Achren Verdian (depuis 2007)
  • Ali Laïdi (depuis 2006)
  • Amobé Mévégué
  • Anthony Saint Léger (depuis 2008)
  • Antoine Cormery (depuis 2006)
  • Armelle Charrier (depuis 2007)
  • Arnaud Rivoire (depuis 2006)
  • Aude Lechrist (depuis 2006)
  • Audrey Racine (depuis 2009)
  • Aziza Nait Sibaha (depuis 2006)
  • Bangaly Touré (depuis 2014)
  • Benoît Perrochais
  • Célia Caracena (depuis 2011)
  • Caroline de Camaret (depuis 2006)
  • Christophe Dansette (depuis 2007)
  • Claire Bonnichon (depuis 2009)
  • Damien Coquet (depuis 2007)
  • Gauthier Rybinski (depuis 2006)
  • Guillaume Grallet
  • Hélène Frade
  • Julien Pain (depuis 2007)
  • Karim Yahiaoui (depuis 2006)
  • Louise Dupont
  • Marc Perelman (depuis 2009)
  • Marina Bertsch (depuis 2006)
  • Marion Gaudin (depuis 2006)
  • Marjorie Paillon (depuis 2011)
  • Melissa Bell
  • Meriem Amellal (depuis 2006)
  • Myriam Mascarello (depuis 2006)
  • Natacha Vesnitch (depuis 2011)
  • Nicolas Germain (depuis 2007)
  • Pauline Simonet
  • Raphaël Kahane (depuis 2006)
  • Roselyne Febvre (depuis 2006)
  • Salima Belhadj (depuis 2011)
  • Ségolène Malterre (depuis 2008)
  • Stéphanie Antoine (depuis 2006)
  • Steven Jambot (depuis 2010)
  • Sylvain Attal (depuis 2006)
  • Valérie Fayolle (depuis 2006)
  • Vanessa Burggraf (depuis 2006)
  • Vincent Roux (depuis 2012)
  • Virginie Herz (depuis 2010)
Anglais[70]
  • Anelise Borges
  • Annette Young
  • Armen Georgian (depuis 2006)
  • Christophe Robeet
  • Cyril Vanier (depuis 2006)
  • Dan Levy
  • Derek Thomson (depuis 2007)
  • Douglas Herbert (depuis 2006)
  • Eve Irvine (depuis 2006)
  • Eve Jackson (depuis 2008)
  • Florence Villeminot
  • François Picard (depuis 2006)
  • Gaëlle Faure (depuis 2009)
  • Genie Godula (depuis 2006)
  • Georja Calvin-Smith (depuis 2009)
  • Halla Mohieddeen
  • James Creedon (depuis 2007)
  • Julia Sieger (depuis 2012)
  • Laura Cellier (depuis 2007)
  • Mairead Dundas (depuis 2010)
  • Marc Perelman (depuis 2009)
  • Mark Owen
  • Markus Karlsson (depuis 2006)
  • Mary Colombel (depuis 2009)
  • Melissa Bell
  • Molly Hall
  • Nicholas Rushworth
  • Nicolas Germain (depuis 2007)
  • Rochelle Ferguson
  • Stephen Carroll (depuis 2013)
  • Stuart Norval
  • Tom Burges Watson (depuis 2008)
  • William Hilderbrandt

Diffusion[modifier | modifier le code]

Régie de France 24 en .

France 24 utilise plusieurs moyens pour transmettre ses programmes dans le monde : la TNT, le satellite, le câble, le streaming sur PC et mobile, la télévision IP et l'OTT. De plus, la chaîne est diffusée dans les hôtels, et est partiellement reprise par des chaines de télévision étrangères. Elle émet en trois langues : le français, l'anglais et l'arabe[71],[72].

En 2013, elle est accessible auprès de 256,56 millions de foyers, contre 90 millions en 2008, à travers 178 pays sur les cinq continents. Ils se répartissent en 149,14 millions de foyers en Europe, 43,63 millions en Asie-Pacifique, 38,02 millions en Afrique du Nord et Moyen-Orient (ANMO), 13,10 millions en Amérique du Nord, 10,96 millions en Afrique subsaharienne, et 1,70 millions en Amérique latine et aux Caraïbes[67],[72]. Elle se place donc derrière CNN International, accessible dans 375 millions de foyers, et BBC World News, visible dans 350 millions de foyers[73].

La chaîne émet en français et en anglais depuis le à 20 h 29 uniquement en streaming sur Internet, puis dès le lendemain à la même heure sur le câble, le satellite et l'ADSL[22],[23],[24]. Le , elle lance son canal en langue arabe avec quatre heures quotidiennes[26], puis dix heures à partir du [36], et enfin passe à 24h/24 le [37]. Depuis le , elle est entièrement diffusée au format 16/9 contre le format 4/3 auparavant[74],[75]. En , la chaîne inaugure ses nouveaux studios et régies en haute définition[67].

TNT[modifier | modifier le code]

France 24 est diffusée sur la télévision numérique terrestre de plusieurs pays dans le monde[71].

En France, la chaîne est visible depuis le sur la TNT mais uniquement dans la région Île-de-France et en français, récupérant la fréquence laissée vacante par NRJ Paris. Ce changement fait suite à la volonté de la direction et de parlementaires de permettre aux Français de pouvoir regarder une chaîne financée par leurs impôts et dont la ligne éditoriale est l'international, au contraire des autres chaînes d'information[54]. Elle est transmise dans le multiplexe L8 (Multi 7) depuis l'émetteur de la Tour Eiffel à Paris. Dans les territoires d'outre-mer, elle est disponible depuis le sur la TNT[76].

En 2013, la diffusion par la TNT couvre 22,06 millions de foyers pour un coût de 1,8 millions d'euros[72].

Satellite[modifier | modifier le code]

France 24 est diffusé depuis ses débuts sur satellite, en clair (free to air) ou via des bouquets d'opérateurs tels que Canalsat, Sky ou OSN. La chaîne peut être reçue dans le monde entier via les satellites d'Eutelsat (Hot Bird, Eurobird 1), de SES (Astra 1, Astra 4A), d'Intelsat (Galaxy 23, Intelsat 9), d'Arabsat (Arabsat BADR-4), de Nilesat (NileSat 102) et d'AsiaSat (en) (AsiaSat 5)[71].

En France, elle est diffusée par Canalsat, TNTSAT, Bis Télévisions et les offres satellites de La TV d'Orange et du Bouquet TV de SFR. Dans les territoires d'outre-mer, elle est disponible dans les offres de Canal+ Overseas (Canalsat Caraïbes, Canalsat Réunion, Canalsat Calédonie, Canalsat Mayotte), de Parabole Réunion, Parabole Mayotte, Tahiti Nui Satellite, DStv (en), Fiji TV Group, et les offres satellites d'Orange. Dans les autres pays francophones, elle est diffusée par des opérateurs belge (TéléSAT et TV Vlaanderen Digitaal), luxembourgeois (TéléSAT Luxembourg) et suisse (Canalsat Suisse)[71].

En 2013, la diffusion satellite couvre 74,47 millions de foyers en clair et 89,19 millions via des bouquets d'opérateurs, pour un coût de diffusion respectivement de 3,8 millions d'euros et 3,2 millions d'euros[72].

Câble[modifier | modifier le code]

France 24 est diffusé depuis ses débuts sur de nombreux réseaux câblés du monde entier[71].

En France, elle est disponible sur les réseaux câblés de Numericable, de Bouygues Telecom, de DartyBox, d'UEM et de Calixo-Vialis. Dans les territoires d'outre-mer, elle est accessible sur les réseaux de SFR Caraïbe, Zeop et St Martin Cable TV. Dans les autres pays francophones, elle est diffusée sur les réseaux câblés belge (SFR Belux, Telenet Group, VOO et Orange Belgique), luxembourgeois (Imagin et SFR Belux), monégasque (Monaco Telecom), suisse (UPC Cablecom, City Cable, QuickLine et Net Plus) et canadien (Vidéotron, CCAP, DERYtelecom et Teledistribution Amos)[71].

En 2013, la diffusion sur réseaux câblés et MMDS couvre 39,30 millions de foyers pour un coût de 3,0 millions d'euros partagé avec la diffusion par ADSL[72].

Internet[modifier | modifier le code]

France 24 est diffusée depuis ses débuts sur Internet en streaming sur PC et applications mobile (iOs, Android, Windows 10 Mobile et BlackBerry OS). Elle est également visible en IPTV et en OTT[71].

En France, elle est disponible via la télévision IP sur la Freebox TV, La TV d'Orange, le Bouquet TV de SFR, la Bbox, la DartyBox et la box de Wibox. Dans les territoires d'outre-mer, elle est accessible sur les box des opérateurs Only, Mediaserv, SFR Caraïbe, Mobius, Wi-Fi Access, Telenet et GOtv. Dans les autres pays francophones, elle est diffusée par les opérateurs luxembourgeois (Orange Luxembourg, Tango, P&T), suisse (VTX Telecom, Sunrise, Swiss TV, Wilmaa, Ticinocom, Swisscom TV) et canadien (Securenet, Enovative TV, Bell Télé Fibe)[71].

En 2013, la diffusion en IPTV couvre 26 20 millions de foyers, et celle en OTT, 5,33 millions. De plus, elle est disponible en streaming sur PC pour 5,1 millions de personnes et sur mobile pour 32 millions d'individus[72].

Depuis le , elle est diffusée sur la plateforme de vidéos YouTube[77].

Autres moyens de diffusion[modifier | modifier le code]

Les programmes de France 24 sont partiellement repris par des chaînes de télévision étrangères. En 2013, ces dernières couvrent ainsi 90 millions de foyers, dont 60 millions en Amérique du Nord et 25,4 millions en Asie-Pacifique[72].

La chaîne est diffusée dans 9 731 hôtels répartis dans une centaine de pays, principalement en Europe. Cela représente près de 1,5 million de chambres pouvant recevoir les programmes[72]. Elle est présente à bord des avions de plusieurs compagnies aériennes telles que Air Madagascar, Air Côte d'Ivoire, Air Austral ou Corsair International, ainsi que dans des aéroports français et étrangers comme ceux de Paris Aéroport. Elle est également disponible dans des lieux prestigieux tels que les sièges du Fonds monétaire international (FMI), de l'Organisation des Nations unies (ONU), ou du Parlement européen[35],[78].

Audience[modifier | modifier le code]

Mondiale[modifier | modifier le code]

La mesure de l'audience d'une chaîne internationale est une opération très compliquée. Dans de nombreux pays où elle est diffusée, il n'existe pas d'instituts de mesure spécialisé comme Médiamétrie en France. La mesure ne s'effectue donc que dans une partie des pays couverts[73].

En 2015, France 24 est regardée chaque semaine par 50,9 millions de téléspectateurs, selon une mesure effectuée dans 64 pays sur les 180 couverts par la chaîne[79].

Audiences hebdomadaires mondiales de France 24
2011[80] 2013[81] 2014[82] 2015[79]
Téléspectateurs (en millions) 43,5 41,4 45,9 50,9
Pays mesurés / Pays couverts 56 / 180 64 / 180 64 / 180

En 2013, l'audience de 41,4 millions de téléspectateurs se décompose en 17,9 millions en Afrique francophone, 17,1 millions au Maghreb et au Moyen-Orient, 4,4 millions en Europe, 1,8 millions en Afrique non francophone, et 0,2 millions dans le reste du monde[81].

Française[modifier | modifier le code]

De à , la chaîne attire 3 millions de téléspectateurs par mois sur le câble, le satellite et l'ADSL[82].

D' à , la chaîne est regardée par 3,1 millions de français par mois sur le câble, le satellite et l'ADSL[79].

Nouveaux médias[modifier | modifier le code]

En 2015, chaque mois, le site internet reçoit près de 16,3 millions de visites et 36 5 millions de vidéos sont vues. De plus, la chaîne compte 21,4 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux[79].

Visites uniques mensuelles du site internet[72]
2010 2011 2012 2013 2015[79]
Visiteurs (en millions) 5,8 9,9 10,8 13,8 16,3

Controverses[modifier | modifier le code]

Débat sur la réception de la chaîne en France[modifier | modifier le code]

Dès le début du projet CFII en 2004, il n'est pas prévu de diffuser la future chaîne sur le territoire français. Ce choix peut être analysé de différentes manières[83] :

  • Les principales chaînes d'information internationales — CNN International, BBC World News, Deutsche Welle — ne sont pas diffusées sur leur marché intérieur. Les attentes des téléspectateurs nationaux ne sont pas les mêmes que celles des téléspectateurs internationaux. Il y a donc un risque que la chaîne d'information internationale soit tentée de traiter de sujets nationaux et de modifier au fur et à mesure sa ligne éditoriale afin d'accroître son audience et ses recettes publicitaires.
  • Le groupe TF1, actionnaire à 50 % de France 24, veut protéger sa propre chaîne d'information nationale, LCI, d'un concurrent. Cette explication est cependant moins pertinente avec l'arrivée sur la TNT en 2005 de i>télé du groupe Canal+ et de BFM TV du groupe NextRadioTV.
  • La chaîne est la propriété de deux acteurs économiques — TF1 et France Télévisions — qui occupent des positions concurrentielles très fortes sur le marché national de la télévision. Cependant, la DGCCRF autorise, sous certaines modalités, la diffusion sur le câble et le satellite en France.

Les partisans d'une diffusion en France argumentent que la chaîne est financée par les contribuables français et donc que ces derniers ont le droit de la recevoir. De plus, les Français peuvent vouloir s'informer dans leur langue natale de l'actualité internationale[83]. Ainsi, lors de son lancement en 2006, la chaîne est diffusée en France mais uniquement sur le câble, le satellite, l'ADSL et Internet[24].

La présidente de France Médias Monde avance comme autre argument qu'il est difficile de convaincre des distributeurs internationaux de diffuser France 24 lorsque cette dernière n'est même pas connue dans son propre pays[84]. Finalement, le , France 24 débute sa diffusion sur la TNT en France, mais uniquement dans la région Île-de-France[54].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h [PDF]Gérald Arboit, « La chaîne d'information internationale pour la France - Perspectives d'un projet déjà ancien », sur diplomatie.gouv.fr (consulté le 15 mai 2016).
  2. a et b Thierry Lancien, « L'action audiovisuelle extérieure de la France », Hermès, no 40,‎ , p. 121-127 (lire en ligne).
  3. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, « La première chaîne d'information en continu a vingt ans. CNN, le culte du direct permanent », sur le site de Libération,‎ (consulté le 15 mai 2016).
  4. « Présentation de la chaîne d'information Euronews », sur le site des Échos,‎ (consulté le 16 mai 2016).
  5. Alain Constant, « Euronews, 20 ans et en pleine croissance », sur le site du Monde,‎ (consulté le 16 mai 2016).
  6. Gilles Boussaingault, « LCI, la chaîne d'info en continu de TF1, fête ses 20 ans », sur tvmag.lefigaro.fr,‎ (consulté le 16 mai 2016).
  7. a, b, c, d, e, f, g et h Marc Endeweld, France Télévisions, Off the Record : Histoires secrètes d'une télé publique sous influences, Flammarion, coll. « Flammarion Enquête », , 479 p. (ISBN 2081254425, lire en ligne), chap. 12 (« Quand Chirac voulait sa chaîne tout info »).
  8. « France 24 : moyens maous et audience riquiqui », sur le site de Capital,‎ (consulté le 24 mai 2016).
  9. Jacques Chirac, « Discours de M. Jacques Chirac devant les représentants des Français de l'étranger », sur jacqueschirac-asso.fr,‎ (consulté le 16 mai 2016).
  10. « TF1, France Télévisions et Canal + candidats à la "CNN française" », sur le site du Nouvel Observateur,‎ (consulté le 16 mai 2016).
  11. a, b et c Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, « La chaîne haute fidélité de Chirac », sur le site de Libération,‎ (consulté le 16 mai 2016).
  12. a et b Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, « Chaîne d'info internationale : les recalés se rebiffent », sur le site de Libération,‎ (consulté le 17 mai 2016).
  13. a et b « Raffarin confirme la CII en 2005 », sur le site du Nouvel Observateur,‎ (consulté le 18 mai 2016).
  14. « Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, sur les mesures contenues dans le "Contrat France 2005" », sur discours.vie-publique.fr,‎ (consulté le 18 mai 2016).
  15. Guy Dutheil et Pascal Galinier, « TF1 et France Télévisions se disputent la gouvernance de la CFII », sur le site du Monde,‎ (consulté le 18 mai 2016).
  16. « Création de la chaîne française d'information internationale française (CFII) », sur le site du Ministère de la Culture,‎ (consulté le 25 mai 2016).
  17. « La CFII, c'est signé ! », sur le site de LCI,‎ (consulté le 25 mai 2016).
  18. a et b Daniel Psenny, « TF1 et France Télévisions signent un pacte pour lancer la CFII », sur le site du Monde,‎ (consulté le 18 mai 2016).
  19. a et b « Alain de Pouzilhac, Ulysse Gosset Jean-Pierre Paoli », sur le site des Échos,‎ (consulté le 18 mai 2016).
  20. « Le baptême de France 24 », sur le site du Parisien,‎ (consulté le 18 mai 2016).
  21. M.Pe., « La CFII s'appellera France 24 », sur le site de Challenges,‎ (consulté le 18 mai 2016).
  22. a, b et c « Coup d'envoi de France 24 », sur le site du Nouvel Observateur,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  23. a, b et c « La chaîne d'infos France 24 se lance sur Internet », sur Clubic,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  24. a, b, c, d, e, f et g Dominique Cettour-Rose, « La 1e chaîne tricolore d'information internationale, France 24, a inauguré ses premières émissions le 6 décembre », sur francetvinfo.fr,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  25. Géraldine Meignan, « Trois mois après le lancement de France 24, les premières études sont plutôt encourageantes. », sur le site de L'Express,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  26. a et b « Lancement du canal arabe de FRANCE 24 lundi 2 Avril 2007 à 16h », sur le site de France 24 (consulté le 19 mai 2016).
  27. « France24.com reçoit la distinction « Official Honoree » lors de la 11e édition annuelle des Webby Awards », sur le site de France 24,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  28. « France 24 fête ses 1 an », sur le site de Télé 2 semaines,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  29. « La politique audiovisuelle extérieure en 2010 », sur Vie-publique.fr,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  30. « Audiovisuel extérieur :le rapport sur la réforme remis vendredi », sur Challenges,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  31. Emmanuel Berretta, « TF1 réclame 90 millions d'euros pour sortir de France 24 », sur le site du Point,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  32. a et b « Le départ de TF1 et France Télévisions adoubé par le CE de France 24 », sur le site de 20 minutes,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  33. « Christine Ockrent nommée à RFI », sur Le Figaro,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  34. « France 24 récompensée lors de la cérémonie des AIB Média Excellence Awards 2008 », sur lemediaplus.com (consulté le 23 mai 2016).
  35. a et b [PDF]« Dossier de presse - 2012 », sur le site de France 24,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  36. a et b « France 24 passe à 10 heures de diffusion quotidienne en langue arabe », sur le site de France 24,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  37. a et b « La langue arabe 24 heures/24 pour la chaîne France 24 », sur le site de 20 minutes,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  38. « La chaîne de télévision France 24 est suspendue », sur jeuneafrique.com,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  39. « France 24 suspendue en Côte d'Ivoire », sur le site du JDD,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  40. « Confusion en Côte d'Ivoire après l'annonce des résultats du second tour », sur le site de France 24,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  41. Pierre Cochez, « Durant une semaine, la télévision ivoirienne a joué avec la peur », sur le site de La Croix,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  42. Grégoire Poussielgue, « Guerre de tranchées à France 24 », sur Les Échos,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  43. Emmanuel Berretta, « L'affaire d'espionnage qui embarrasse Christine Ockrent », sur Le Point,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  44. Emmanuel Berretta, « Les directeurs de France 24 désavouent Christine Ockrent », sur Le Point,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  45. « Christine Ockrent désavouée par le personnel de France 24 », sur La Tribune,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  46. Philippe Larroque et Paule Gonzales, « Christine Ockrent : "Pourquoi je quitte l'AEF" », sur Le Figaro,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  47. « La fusion de RFI et France 24 définitivement entérinée à la mi-janvier », sur Le Monde,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  48. « La réforme de l’audiovisuel extérieur », sur le site du ministère de la Culture,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  49. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, « Alain de Pouzilhac démissionne de l'AEF », sur Libération,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  50. « Marie-Christine Saragosse officiellement à la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France », sur France Info,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  51. « 2011/2013 », sur le site de RFI,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  52. Daniel Psenny, « L'Audiovisuel Extérieur de la France devrait s'appeler France Médias Monde », sur Le Monde,‎ (consulté le 19 mai 2016).
  53. « L'entreprise France 24 - Repères », sur le site de France 24 (consulté le 20 mai 2016).
  54. a, b et c Grégoire Poussielgue, « France 24 arrive sur la TNT en Ile- de-France », sur le site des Échos,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  55. « France 24 émettra en espagnol en 2017 », sur le site du Figaro,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  56. « Mashable lance sa version française avec France 24 », sur le site de Stratégies,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  57. « France 24 et Mashable présentent MashableFR », sur le site de France 24,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  58. Valérie Domain et Véronique Groussard, « Vincent Giret nommé directeur de la rédaction », sur le site du Nouvel Observateur,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  59. Emmanuel Berretta, « France 24 - Alain de Pouzilhac fait le ménage », sur le site du Point,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  60. Valérie Domain et Véronique Groussard, « Jean Lesieur claque la porte de France 24 », sur le site du Nouvel Observateur,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  61. « Anne-Marie Capomaccio et Nahida Nakad sont nommées Directrices des rédactions de France 24, Monte Carlo Doualiya et RFI », sur le site de France 24,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  62. « Anne-Marie Capomaccio directrice des rédactions de RFI, Nahida Nakad de celles de France 24 », sur le site de Stratégies,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  63. « Marc Saikali à la rédaction de France 24 », sur le site d'Europe 1,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  64. a et b Olivier Milot, « France 24 : l'investissement gagnant de TF1 », sur le site de Télérama,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  65. « Mentions légales », sur le site de France 24 (consulté le 20 mai 2016).
  66. « Projet de loi finances 2008 - Chaîne française d'information internationale », sur le site du Sénat (consulté le 20 mai 2016).
  67. a, b, c, d et e [PDF]« Dossier de presse - 2014 », sur le site de France 24,‎ (consulté le 20 mai 2016).
  68. [PDF]« Rapport d'activité 2013-2014 de France Médias Monde », sur le site de France Médias Monde,‎ (consulté en 20 mai 2016)).
  69. a et b « Les émissions de France 24 », sur le site de France 24 (consulté le 25 mai 2016).
  70. a et b (en) « France 24 Shows », sur le site de France 24 (consulté le 25 mai 2016).
  71. a, b, c, d, e, f, g et h « Comment recevoir la chaîne », sur le site de France 24 (consulté le 20 mai 2016).
  72. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Projet de loi de finances 2015 : France Médias Monde », sur le site du Sénat (consulté le 22 mai 2016).
  73. a et b Louis Haushalter, « France 24 peine à se faire une place », sur le site d'Europe 1,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  74. « France24 passe au format 16/9e et fait évoluer son habillage », sur jeanmarcmorandini.com,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  75. « France 24 passera en 16/9 en janvier 2011 », sur telesatellite.com,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  76. Chloé Woitier, « La "TNT au rabais" des territoires d'outre-mer », sur le site du Monde,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  77. David Legrand, « France 24 débarque en direct sur YouTube, en 720p », sur Next INpact,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  78. « France 24 devient le nouveau partenaire de l'information dans les aéroports parisiens », sur le site de France 24,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  79. a, b, c, d et e « France 24 : audience en forte hausse en France », sur le site de France 24,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  80. « L'audience des médias de l'audiovisuel extérieur de la France a doublé en trois ans », sur le site de France 24,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  81. a et b « France 24: l'audience plafonne et la publicité recule », sur le site de BFM Business,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  82. a et b « France 24 accroît son audience de 50% en France », sur le site de France 24,‎ (consulté le 23 mai 2016).
  83. a et b « Projet loi de finances 2008 - Chaîne française d'information internationale », sur le site du Sénat (consulté le 23 mai 2016).
  84. Caroline Sallé, « France 24 veut accroître sa visibilité dans l'Hexagone », sur le site du Figaro,‎ (consulté le 23 mai 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]