Pascal Terrasse

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Pascal Terrasse
Pascal Terrasse en 2012.
Pascal Terrasse en 2012.
Fonctions
Député de la 1re circonscription de l'Ardèche

(19 ans 9 mois et 11 jours)
Élection 1er juin 1997
Prédécesseur Amédée Imbert
Conseiller départemental de l'Ardèche
Élu dans le canton de Bourg-Saint-Andéol
En fonction depuis le
(23 ans 1 mois et 18 jours)
Élection 27 mars 1994
Prédécesseur Max Carrière
Président du conseil général de l'Ardèche

(6 ans et 8 mois)
Prédécesseur Michel Teston
Successeur Hervé Saulignac
Biographie
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Bagnols-sur-Cèze (Gard)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Directeur d'une maison de retraite

Pascal Terrasse, né le à Bagnols-sur-Cèze (Gard), est un homme politique français, membre du PS, député de l'Ardèche de 1997 à 2017 et président du conseil général de l'Ardèche de 2006 à 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de droit, Pascal Terrasse devient chef de cabinet de Robert Chapuis, secrétaire d’État à l’enseignement technique de 1989 à 1993. Il prend ensuite la direction d’une maison de retraite mutualiste.

En 1997, à l’âge de trente deux ans, Pascal Terrasse est élu député de la 1re circonscription de l'Ardèche avec 59,23 % des voix, et compte alors parmi les plus jeunes membres du Palais Bourbon. Il fait partie du groupe socialiste. Il conserve parallèlement le mandat de conseiller général du canton de Bourg-Saint-Andéol, où il est élu depuis 1994. Le , il est élu à nouveau député pour la XIIe législature (2002-2007).

À l’occasion de son premier mandat à l’Assemblée nationale, Pascal Terrasse a été responsable de la réforme de la loi de 1975 sur les institutions sociales et médico-sociales, puis rapporteur lors des débats relatifs à l'allocation personnalisée d’autonomie (APA). Il devient membre de la Commission des finances. Pascal Terrasse est désigné, en 2005, secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions de santé.

En 2006, à la suite de la démission de Michel Teston, Pascal Terrasse est élu président du conseil général de l'Ardèche.

En 2007, il est réélu député de la 1re circonscription de l'Ardèche avec 61,67 % des voix. Il est nommé par le président de l'Assemblée nationale, sous cette législature, membre des conseils de surveillance du fonds de financement de l’allocation personnalisée d’autonomie, de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale, de la Caisse nationale de l'assurance vieillesse des travailleurs salariés et du Conseil d'orientation des retraites.

Il est également membre du conseil d'administration de la caisse de retraite complémentaire Ircantec et intervient, depuis 2010, à Sciences Po Paris.

Pascal Terrasse préside la commission d'information locale de la centrale nucléaire de Cruas depuis 2006. Il est à l'origine de la création de « Territoire Rhône », établissement public territorial du bassin du Rhône qui a porté le projet de la voie verte « Du Léman à la mer » et du plan Rhône mené par la Compagnie nationale du Rhône. En outre, il préside le syndicat mixte chargé de la réalisation de la réplique de la Grotte Chauvet.

En janvier 2011, Pascal Terrasse est le premier député français[1] à se mobiliser contre les projets d'exploration et d'exploitation des gaz de schiste les qualifiant de « catastrophes environnementales »[2],[3]. Il est d'ailleurs à l'origine de la création d'un comité de surveillance et de précaution sur le gaz de schiste[4].

Au sein de l'équipe de campagne de François Hollande, il est chargé d'animer les questions liées au tourisme. Il a également été auditeur de la 5e session du cycle des hautes études pour le développement économique (CHEDE) et membre du conseil d'administration.

En juin 2012, Pascal Terrasse est réélu député dans sa circonscription avec 67,20 % des suffrages. Il est nommé rapporteur spécial du budget des collectivités locales. Le Parti socialiste le désigne secrétaire national chargé de la protection sociale la même année. Proche de Vincent Peillon, il anime au sein du groupe socialiste la sensibilité « Espoir à gauche ».

Pour se conformer au non-cumul des mandats, il démissionne de la présidence du conseil général de l'Ardèche le 3 décembre 2012[5].

En 2013, Pascal Terrasse est élu secrétaire général parlementaire de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) au terme des 39e assises annuelles se tenant à Abidjan.

En mars 2015, il est élu conseiller départemental[6] du canton de Bourg-Saint-Andéol[7] en tandem avec Christine Malfoy[8]. Ils ont pour suppléants Bernard Chazaut et Patricia Tissot-Daubery[9].

En octobre de la même année, il est nommé par le Premier ministre, Manuel Valls, parlementaire en mission[10] afin de rendre un rapport sur l'économie collaborative. Le 8 février 2016, il remet officiellement son rapport[11] dans lequel il formule 19 propositions pour accompagner ce secteur[12].

Jusqu'à fin 2016, il se disait proche d'Emmanuel Macron, avant que celui-ci ne se déclare candidat du mouvement En marche !, pour l'élection présidentielle de 2017[13].

Sur décision du conseil des ministres et après avis favorable émis par la commission chargée d'apprécier l'aptitude à exercer les fonctions d'inspecteur général[14], il est nommé en mars 2017 inspecteur général du développement durable au CGEDD[15]. Cette décision est critiquée comme étant un « recasage », alors que Pascal Terrasse ne se représente pas aux prochaines élections législatives[16],[17]. Il démissionne le 23 mars 2017 de son siège de député.

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 25 mai 2012, selon Marianne et Mediapart, l'examen du compte bancaire d'un élu PS révèle que ce dernier a notamment payé avec son indemnité représentative de frais de mandat des billets de train pour sa famille, sa cotisation de parlementaire au PS (500 euros par mois) et surtout, documents à l'appui, des voyages privés au mois d'août en Espagne, au Sénégal ou en Égypte. Pascal Terrasse porte plainte pour vol de relevés bancaires, accusant Mediapart de livrer en pâture sa vie privée, en se fondant sur des relevés bancaires personnels et volés[18]. En tout, Mediapart estime que « les sommes irrégulièrement dépensées par Pascal Terrasse sur son IRFM ces quatre dernières années s’élèvent facilement à plus de 15 000 euros, pour les seuls voyages en famille »[19].

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires actuels[modifier | modifier le code]

Pascal Terrasse à l'Assemblée nationale française en 2011.

Anciens mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

  • Élu le 1er juin 1997 - Mandat du 12 juin 1997 au 18 juin 2002 (fin de la législature).
  • Réélu le 16 juin 2002 - Mandat du 19 juin 2002 au 19 juin 2007 (fin de la législature).
  • Réélu le 17 juin 2007 - Mandat du 20 juin 2007 au 19 juin 2012 (fin de la législature).
  • Responsable de la réforme de la loi de 1975 sur les institutions sociales et médico-sociales.
  • Rapporteur de la loi sur l’allocation personnalisée d’autonomie.
  • Rapporteur du budget de la forêt (2006-2008).
  • Rapporteur du budget du tourisme (2008-2011).
  • Rapporteur spécial du budget des collectivités locales (2012).
  • Rapporteur du budget de la gestion des finances publiques et des ressources humaines (2013).
  • Rapporteur pour avis de la loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites (2013).
  • Rapporteur spécial de la loi de finances pour 2015 sur l'action extérieure de l'État (2015).
  • Rapporteur de la Mission d'évaluation et de contrôle sur les financements et la maîtrise de la dépense des organismes extérieurs de langue française (2015).
  • Mission parlementaire auprès du Premier Ministre sur l'économie collaborative (2016).

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Pascal Terrasse et Vincent Peillon en 2009.

Mandats locaux actuels[modifier | modifier le code]

Anciens mandats locaux[modifier | modifier le code]

Activités au sein du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

  • Responsable de l’examen de la loi portant réforme des retraites (2003).
  • Secrétaire national chargé de la Santé (2005-2008).
  • Membre du Bureau national (depuis 2008).
  • Président de la commission de contrôle des comptes (2008-2012).
  • Secrétaire national à la protection sociale (2012-2014).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le député Pascal Terrasse (PS) redit non au gaz de schiste », sur www.ledauphine.com, Le Dauphiné libéré,
  2. « Interview de Pascal Terrasse dans La Tribune », sur www.pascalterrasse.com, Site officiel de Pascal Terrasse,
  3. « 13ème législature - Question au Gouvernement : question n° 2912 de M. Pascal Terrasse », sur www.assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale,
  4. « Gaz de schiste : Pascal Terrasse crée un comité de surveillance et de précaution sur le gaz de schiste », sur www.pascalterrasse.com, Site officiel de Pascal Terrasse,
  5. « Ardèche : Pascal Terrasse (PS) démissionne du Conseil général », sur www.ledauphine.com, Le Dauphiné libéré,
  6. http://ardecheagauche.fr/legroupe/pascal-terrasse/
  7. http://ardecheagauche.fr/les-cantons/bourg-saint-andeol/
  8. http://ardecheagauche.fr/legroupe/christine-malfoy/
  9. http://www.ardeche.gouv.fr/IMG/pdf/Arrete_prefectoral-Elections_departementales_2015-AP_fixant_la_liste_des_candidats_cle7292c1.pdf
  10. « Le Gouvernement confie à Pascal Terrasse, Député de l'Ardèche, une mission sur l'économie collaborative », sur www.gouvernement.fr, Gouvernement,
  11. « Rapport au Premier Ministre de Pascal Terrasse, Député de l'Ardèche, sur l'économie collaborative », sur www.gouvernement.fr, Gouvernement,
  12. « AirBnb, Le Bon Coin, Uber... : les propositions du rapport Terrasse pour mettre de l'ordre », sur www.leparisien.fr, Le Parisien,
  13. lefigaro.fr, «Certains poussent Emmanuel Macron à être candidat», sur Le Figaro (consulté le 31 mai 2016)
  14. Décret du 16 mars 2017 portant nomination d'un inspecteur général de l'administration du développement durable - M. TERRASSE (Pascal) (lire en ligne)
  15. Journal Officiel - JORF n°0065 du 17 mars 2017, Décret du 16 mars 2017 portant nomination d'un inspecteur général de l'administration du développement durable - M. TERRASSE (Pascal)», www.legifrance.gouv.fr, 17 mars 2017.
  16. Vincent Jauvert, « Hollande recase un député PS, soutien de Macron, dans une planque dorée », nouvelobs.com, 15 mars 2017.
  17. Dépêche AFP, « Terrasse nommé inspecteur général de l'administration du développement durable », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne)
  18. « L'indemnité pour frais de mandat des députés (IRFM) sur la sellette », sur Le Huffington Post,
  19. « Des députés soupçonnés de payer leurs vacances aux frais de l'Assemblée », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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