Congrès national africain

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Congrès national africain
Image illustrative de l'article Congrès national africain
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Présentation
Président Jacob Zuma
Fondation 8 janvier 1912
Positionnement Centre-gauche
Députés
249 / 400
Sénateurs
62 / 90
Idéologie Social-démocratie, socialisme démocratique, nationalisme noir, populisme
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs Vert, noir, jaune
Site web www.anc.org.za

Le Congrès national africain (ou ANC pour African National Congress en anglais) est un parti politique d’Afrique du Sud membre de l'Internationale socialiste. Fondé en 1912 à Bloemfontein [1],[2] pour défendre les intérêts de la majorité noire contre la minorité blanche, il fut déclaré hors-la-loi par le Parti national pendant l’apartheid en 1960. Il est à nouveau légalisé le 2 février 1990 alors que l'apartheid est aboli en juin 1991.

En 1994, les premières élections multiraciales ont lieu permettant à Nelson Mandela d'être élu président de la République sud-africaine. Depuis, l'ANC domine largement la vie politique sud africaine (60-70 % des voix aux différentes élections générales de 1994, 1999, 2004 et 2009).

Son chef actuel est Jacob Zuma [3] et son quartier général est installé dans la Chief Albert Luthuli House, immeuble de vingt-deux étages situé à Johannesburg et qui portait auparavant le nom de Shell House.

Fondation[modifier | modifier le code]

L'ANC se constitue le 8 janvier 1912 à Bloemfontein, deux ans après la création de l'Union d'Afrique du Sud.

Ses fondateurs sont les représentants des Églises et des gens de couleurs qui cherchent à organiser et unifier ensemble les différents peuples africains d'Afrique du Sud afin de défendre leurs droits et leurs libertés au sein d'un pays dominé, à l'époque, par une minorité blanche Afrikaners ou d'origine britannique. Les Indiens jusque là membres du Natal Indian Congress et les Métis partisans de Sol Plaatje font alors cause commune avec l'intelligentsia noire composée de journalistes, d'enseignants et d'avocats pour porter John Dube à la tête de l'organisation.

Les méthodes de protestation ou de revendication sont alors résolument pacifiques mais à partir de 1921, l'émergence d'un parti communiste d'Afrique du Sud prônant le renversement du gouvernement et du capitalisme par la violence fait éclore au sein de l'ANC un débat sur la pertinence des moyens utilisés. En 1930, la tentative de radicalisation du mouvement par ses éléments les plus durs échoue et la ligne pacifique réaffirmée mais les liens avec le parti communiste d'Afrique du Sud sont formalisés.

En 1931, Les femmes peuvent s'affilier à l'ANC, au moment où le gouvernement de l'afrikaner James Barry Hertzog accorde le droit de vote aux femmes blanches.

En 1944, Nelson Mandela, Walter Sisulu et Oliver Tambo fondent la ligue de jeunesse de l'ANC, plus radicale que son aînée dans son mode d'expression, partisane de manifestations de masse pour faire céder le pouvoir politique blanc.

En 1947, L'ANC s'allie au Congrès indien du Natal et au Congrès indien du Transvaal afin de jeter les bases communes d'une formation unie en opposition au gouvernement.

En 1948, la victoire du Parti National afrikaner de Daniel François Malan aboutit à la mise en place du système d'apartheid [4]. Durant les années 1950, les gens de couleurs (métis du Cap principalement) se voient retirer leur droit de vote alors que les lois ségrégationnistes sont renforcées.

La lutte contre les discriminations et l'apartheid[modifier | modifier le code]

En 1950, le parti communiste est interdit. Ses membres se mettent alors à travailler avec l'ANC.

En juin 1952, l'ANC se joint à d'autres organisations anti-apartheid dans une campagne nationale de défiance contre les restrictions politiques, sociales et résidentielles imposées aux gens de couleurs. Cette campagne de résistance passive prend fin en avril 1953 quand de nouvelles lois interdisent les rassemblements et les manifestations politiques.

En juin 1955, le Congrès du Peuple, organisé par l'ANC et d'autres groupes anti-apartheid notamment blancs, adopte à Kliptown, près de Johannesburg, la Charte de la liberté (Freedom Charter), énonçant les bases fondamentales des revendications des gens de couleur, appelant à l'égalité des droits quelle que soit la race.

La répression du régime se fait de plus en plus dure. Cent cinquante six membres de l'ANC - dont Nelsa Mandela - et d'organisations alliés sont arrêtés en 1956 puis acquittés cinq ans plus tard [5].

En 1959, de nombreux radicaux de l'ANC quittent le mouvement pour protester contre son ouverture aux autres races et forment une organisation nationaliste concurrente, le Congrès panafricain (PAC) dirigé par Robert Sobukwe.

En 1960, l'ANC et les organisations noires sont interdites après le massacre de Sharpeville. Nelson Mandela fonde Umkhonto we Sizwe, « le fer de lance de la Nation », aile militaire de l'ANC, chargé d'effectuer des actions de sabotage. Le chef de l'ANC, Albert Luthuli, obtient en fin d'année le Prix Nobel de la paix.

En 1963, Mandela est arrêté à Howick, petite ville située entre Pietermaritzburg et Johannesburg, tandis que Walter Sisulu et d'autres membres éminents du parti (dont Govan Mbeki, père du précédent président) sont arrêtés dans une ferme à Rivonia, située dans la banlieue de Johannesburg . Oliver Tambo est le seul rescapé et prend la direction de l'ANC en exil.

En 1964, Nelson Mandela, Walter Sisulu et plusieurs autres dirigeants sont condamnés à la prison à perpétuité pour haute trahison [6]. Ils seront enfermés majoritairement à Robben Island, au large du Cap. À cette époque, l'Afrikaners Breyten Breytenbach monte le réseau Okhela pour recruter des Blancs hostiles au régime d'apartheid, qui soutiennent l'ANC.

L'ANC installe son quartier général à Londres puis en Tanzanie et enfin à Lusaka en Zambie en 1975. Des camps d'entraînement de Umkhonto we Sizwe sont montés en Tanzanie, en Angola et dans d'autres pays africains. En 1969, au congrès de Morogoro, l'ANC, décide d'accueillir en son sein les Sud-africains de toute race ou origine ethnique (auparavant, il s'agissait d'alliances avec les organisations amies).

À la suite des émeutes de Soweto en 1976, l'ANC envoie de nombreux militants entretenir la contestation contre le régime blanc et de nouvelles recrues rejoignent Umkhonto we Sizwe. À partir de 1977, les actions de sabotage de cette dernière sont plus nombreux et certains d'entre eux, meurtriers.

À partir de 1979, l'ANC et les différents groupes d'oppositions à l'apartheid commencent à s'organiser au sein d'un front démocratique uni (United Democratic Front - UDF) tandis que les syndicats proches de l'ANC réveillent les revendications sociales. De son côté, Umkhonto we Sizwe mène plusieurs actions spectaculaires comme une tentative d'attentat contre la centrale nucléaire de Koeberg en 1982 et un attentat dans la rue centrale de Pretoria en 1983 contre un édifice gouvernemental (19 tués, 217 blessés).

En 1981, l'ANC élargit le nombre de ses représentations dans les pays occidentaux, notamment à Paris. Elle organise alors de nombreuses campagnes, tant en Afrique du Sud qu'à l'étranger, autour de la figure charismatique de Nelson Mandela qui avait été quelque peu oublié dans les années 1970 au profit de jeunes chefs radicaux comme Steve Biko.

À partir de 1984, les townships sont en ébullition, entretenus par l'ANC, le PAC et l'AZAPO et le syndicat COSATU est organisé pour centraliser les revendications sociales. Umkhonto we Sizwe lance l'opération Kletswayo dans les zones rurales du Transvaal dont l'objectif est de pratiquer des attaques ciblées contre les fermiers blancs ou de disséminer des mines impersonnelles près de leurs fermes comme à Messina où celles-ci tuent en décembre 1985 la famille d'un touriste afrikaner. Le 23 décembre 1985, Andrew Zondo, un jeune militant de l'ANC âgé de 19 ans, fait exploser une bombe dans un centre commercial de la station balnéaire d' Amanzimtoti dans le Natal (5 personnes tuées, 40 blessés).

En 1985, lors de son congrès de Lusaka, l'ANC démocratise ses règles de fonctionnement interne et rend publics les 30 noms de son comité exécutif dont la moitié sont à l'époque membres du parti communiste d'Afrique du Sud comme Joe Slovo, seul blanc membre de l'organe suprême et chef d'état-major d'Umkhonto we Sizwe. Le parti décide d'adopter une démarche plus médiatique et des rencontres avec des Sud-africains non affiliés à l'ANC sont organisés publiquement alors que, discrètement, les premières discussions informelles ont lieu entre des représentants de l'ANC et Piet de Lange, émissaire du président sud-africain Pieter Botha.

L'état d'urgence est déclaré en 1986 tandis qu'au Natal, une véritable guerre civile, entretenue par le gouvernement, oppose l'ANC au mouvement zoulou conservateur de l'Inkhata.

C'est en 1986 que des hommes d'affaires blanc d'Afrique du Sud se rendent à Lusaka pour rencontrer la direction de l'ANC afin d'entrevoir des possibilités de négociations.

En 1988, les services secrets sud-africains du Bureau de coopération civil sont impliqués dans l'assassinat de la représentante de l'ANC à Paris, Dulcie September. L'ANC est alors marquée par l'évolution des relations internationales et par la détérioration de ses liens avec l'Union soviétique. Le parti est lui-même divisé entre les partisans de Thabo Mbeki, favorables à des négociations avec le gouvernement de Pretoria, et ceux de Chris Hani, successeur de Slovo à la direction d'Umkhonto we Sizwe, favorable à l'intensification de la lutte armée.

En août 1989, Alfred Nzo, assumant l’intérim de la présidence de l'ANC, présente le plan de paix du parti, incitant à l'intensification des sanctions internationales contre l'Afrique du Sud, et le fait adopter par l'OUA mais il est mal reçu par de nombreux dirigeants de la nouvelle administration du président américain George Bush qui, bien qu'ayant accordé une représentation officielle de l'ANC à Washington, D.C., n'est pas loin de considérer le mouvement comme une organisation terroriste. C'est à la même époque que Frederik de Klerk arrive au pouvoir en Afrique du Sud et promet des changements de fond.

En octobre 1989, le premier rassemblement non interdit de l'ANC par le gouvernement sud-africain est organisé à Soweto dans le complexe de Soccer City, rassemblant 70 000 personnes.

En février 1990, Nelson Mandela est libéré de prison par le gouvernement de Frederik de Klerk qui légalise l'ANC et les autres formations interdites. Les négociations constitutionnelles sur l'avenir de l'Afrique du Sud commencent entre l'ANC, le gouvernement, le Parti National et les autres mouvements noirs ou conservateurs. Nelson Mandela succède à Tambo à la direction de l'ANC en juillet 1991.

En juin 1991, l'apartheid est aboli par le gouvernement de Frederik de Klerk. La poursuite des négociations constitutionnelles est validée par les Blancs en mars 1992.

En 1992, l'ANC obtient ses premiers députés à la chambre de l'assemblée du parlement : Jannie Momberg, député de Simon's Town et 4 autres élus du parti démocratique font défection à leur formation politique et adhèrent à l'ANC[7].

En avril 1993, Chris Hani, le chef du parti communiste allié à l'ANC est assassiné par Janusz 'Koba' Walus, un membre du Parti Conservateur. Le meurtre a été commandité par Clive Derby-Lewis, un ancien député du parti. Oliver Tambo décède d'un cancer.

En décembre 1993, Frederik de Klerk et Nelson Mandela se voient tous deux attribuer le Prix Nobel de la paix.

Les négociations constitutionnelles aboutissent sur une constitution provisoire et sur la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale pour mai 1994. Un nouveau drapeau aux couleurs combinant les couleurs de l'ANC (noir, vert, jaune) à celles dominantes des anciennes républiques boers (rouge orangé, blanc, bleu) est adopté et l'hymne de l'ANC, Nkosi Sikelel'iAfrika et celui des Afrikaners, Die Stem van Suid-Afrika, sont réunis pour former le nouvel hymne national.

Le 27 avril 1994, les premières élections multiraciales donnent une nette victoire à l'ANC avec 62,6% des intentions de vote et 252 deputés sur les 400 deputés que compte l'assemblée nationale . Plus de 45 chefs d'État et le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Boutros Boutros-Ghali, sont présents lorsque Mandela accède à la présidence du pays, quelques jours plus tard [8].

Au pouvoir : la présidence Mandela[modifier | modifier le code]

Au pouvoir, Nelson Mandela met en place un gouvernement d'union nationale au sein duquel on retrouve des membres du Parti national et du parti zoulou Inkhata. En 1996, une fois la constitution définitive adoptée, le Parti national quitte le gouvernement et rejoint les bancs de l'opposition.

En 1997, Thabo Mbeki, le vice-président d'Afrique du Sud, succède à Mandela à la présidence de l'ANC.

La présidence de l'ANC par Thabo Mbeki (1997-2007)[modifier | modifier le code]

En 1999, le vice-président Thabo Mbeki est élu président de la république à la suite des élections de juin 1999.

En décembre 2000, les élections municipales sont remportées par l'ANC qui contrôle 170 municipalités contre 32 à l'Inkhata zoulou et 18 à la nouvelle Alliance démocratique.

À l'automne 2001, le Nouveau Parti national (New National Party - NNP) rompt son alliance avec le Parti démocratique pour un nouveau pacte avec l'ANC.

En avril 2004, l'ANC emporte de nouveau les élections législatives et les neuf provinces du pays en bénéficiant de l'appui du NNP dans la province du Cap-Occidental.

Le 7 août 2004, le Nouveau Parti national annonce sa fusion avec l’ANC et sa disparition définitive en septembre 2005. Le ralliement de la majorité des députés NNP à l’ANC lui permet de contrôler 71 % des députés à l’assemblée d’Afrique du Sud et de réformer à sa volonté la constitution.

Carte électorale des élections municipales de mars 2006 : en vert, les districts municipaux remportés par l'ANC, en bleu ceux remportés par l'Alliance démocratique, en rouge ceux remportés par l'Inkhata et en gris ceux remportés par un autre parti

Le 14 juin 2005, le vice-président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma, est limogé par le président Mbeki en raison de soupcons d'implication dans un scandale politico-financier [9].

Depuis cette date, les tensions au sein du Congrès national africain menacent la cohésion du mouvement et l'alliance avec la COSATU et le Parti Communiste. Soupçonné de corruption, Jacob Zuma, très populaire au sein de son parti, affirme être victime d'un complot, met en cause le fonctionnement de la justice et assimile les méthodes des enquêteurs à celles utilisés sous l'apartheid.

Le 11 octobre 2005, lors de la comparution de Zuma devant un tribunal de Durban, ses partisans s'en prennent aux services du procureur alors que des T-shirts à l'effigie de Mbeki étaient brûlés à l'extérieur du tribunal.

La source de cette crise serait, pour l'aile gauche du parti, la « dérive libérale » du gouvernement Mbeki.

En décembre 2007, les 4 075 délégués du parti sont réunis en congrès à Polokwane pour élire leur nouveau président, lequel sera le potentiel président de la république en 2009. Pour la 1re fois depuis 1949, deux candidats s’affrontent : Thabo Mbeki et Jacob Zuma. Mbeki ne pouvant prétendre se succéder à la présidence du pays, il souhaite influer sur le choix de son successeur, notamment afin de favoriser Nkosazana Dlamini-Zuma, sa ministre des Affaires étrangères. Cependant, ses plans sont mis à mal par Jacob Zuma, lui aussi candidat et dont l'ambition est d'assumer la fonction suprême, en dépit de possibles nouvelles inculpations[10].

Les querelles, les affrontements verbaux, les dissensions observées à ce congrès furent les pires jamais apparues au sein de l'ANC, d'autant plus attisés par les rivalités personnelles entre les deux hommes. Elles sont si importantes qu'elles sont condamnées par l'ancien président Nelson Mandela, lequel n'a jamais aimé Zuma, alors que Kader Asmal, membre du comité exécutif du parti et vétéran de l'ANC déclare que « l'ANC se comporte comme un parti de troisième zone, sans règles de base »[11],[12].

Finalement, le 18 décembre 2007, au bout d'une bataille de procédure qui a retardé de 24 heures le vote, Jacob Zuma est élu président de l'ANC par 2 329 voix (60 % des suffrages) contre 1 505 au président sortant et chef de l'État, Thabo Mbeki. Sa victoire est d'autant plus humiliante pour le président sortant que chaque autre membre du comité directeur élu ce jour là est un proche de Zuma, ne laissant aucune place au camp sortant. Pour Helen Zille, le chef de l'opposition parlementaire, la victoire de Zuma est « un jour sombre pour l'ANC et l'Afrique du Sud » [13].

L'ANC sous la présidence de Jacob Zuma[modifier | modifier le code]

La nouvelle direction de l'ANC ne tarde pas à entrer en conflit avec le président sud-africain notamment à propos des résultats des élections présidentielle et législatives au Zimbabwe. Alors que le président Mbeki ménage Robert Mugabe et déclare qu'il n'y pas de crise au Zimbabwe, que les résultats officiels ne sont pas divulgués, plus d'une semaine après l'élection, l'ANC prend parti pour le Mouvement pour le changement démocratique, déclarant par la voix de son secrétaire général, Gwede Mantashe, que Robert Mugabe connaissait les résultats, qu'ils étaient mauvais pour lui et son parti, la ZANU-PF et que leur non publication était un déni du vote des Zimbabwéens[14].

En octobre 2008, à la suite de la démission contrainte de Thabo Mbeki de la présidence sud-africaine, ses partisans menés par son ancien ministre de la défense, Patrick Lekota, annoncent la création d'une formation dissidente, le Congrès du Peuple, afin de se présenter aux prochaines élections nationales, dans l'espoir de constituer la première opposition crédible du pays[15].

Au cours des élections de 2009, Zuma a réussi grâce à son image d'homme du peuple à rassembler l'électorat populaire et zoulou. En se distinguant de l'image austère de l'ancien président Mbeki, il a réussi à limiter la casse pour l'ANC en la maintenant à 66 % bien que son score soit en baisse de 4 % par rapport aux élections de 2004 où la participation avait été plus faible. De nombreux analystes s'accordent à dire que cette élection sera la dernière pour l'ANC avec un score aussi élevé car la population n'aura plus la patience d'attendre un nouveau mandat pour avoir des résultats. D'autre part, contrairement aux élections précédentes, l'ANC a cette fois en face d'elle une opposition renforcée, avec notamment le COPE et la DA.

Le 20 décembre 2013, l'important Syndicat national de la métallurgie (NUMSA) rompt les liens historiques qu'il entretenait avec l'ANC, demandant la démission du président Jacob Zuma et annonce qu'il ne soutiendra aucun parti lors des élections présidentielles de 2014[16].

En 2014, l'ANC remporte les élections avec environ 62,2% des voix et un taux de participation de 73,43% [17].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Carte électorale représentant les résultats électoraux du 22 avril 2009 par circonscription électorale:
en vert les districts dominés par l'ANC
en bleu les districts dominés par l'Alliance démocratique (libéraux/conservateurs)
en rouge les districts dominés par l'Inkatha Freedom Party (conservateur zoulou)
Élection Nombre de voix Pourcentage Sièges obtenus
1994 12 237 655 62,65 % 252
1999 10 601 330 66,35 % 266
2004 10 880 915 69,69 % 279
2009 11 650 748 65,90 % 264

Personnalités de l’ANC[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Afrique du Sud: l'ANC prépare l'après-Mandela. Après trois ans au pouvoir, le parti renouvelle ses leaders - Liberation - (Lien)
  2. Les fêlures de l'ANC - l'Express - 2008 (lien)
  3. Jacob Zuma sort vainqueur mais affaibli des élections sud-africaines, Sébastien Hervieu, Le Monde - 2014. (lien)
  4. Les grands moments de l’histoire de l’ANC - La Croix - 2012 (lien)
  5. Université du Missouri - Faculté de droit (lien)
  6. 1963-1964 : Mandela, le procès de Riviona - Jeune Afrique (lien)
  7. From whipping boy to Whip, Maggie Follet, IOL, 7 novembre 2011
  8. Université de Sherbrooke
  9. Afrique du Sud : Une femme succède à Jacob Zuma à la vice-présidence - Afriquechos.ch (lien)
  10. Le président Mbeki menacé d’être détrôné à l’ANC - Article de Libération du 17 décembre 2007
  11. Jacob Zuma élu président de l'ANC, tremplin vers la présidence - Article de Reuters du 18 décembre 2007
  12. La résurrection de Jacob Zuma - Article du Monde du 19 décembre 2007
  13. Dépêche de l'AFP du 18 décembre 2007 - Jacob Zuma plébiscité à la présidence du parti au pouvoir
  14. Mugabe knows results Article de News24
  15. Premier meeting des dissidents de l'ANC en Afrique du Sud, Yahoo, 23 octobre 2008
  16. « Afrique du Sud : le syndicat principal divorce de l'ANC », in Le Figaro, samedi 21 / dimanche 22 décembre 2013, page 10.
  17. Élections en Afrique du Sud : victoire de l'ANC, percée de Malema(lien)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Afrique du Sud, Numéro 45, collection autrement, avril 1990, p. 154-156

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Dan O'Meara (en) Forty Lost Years : The National Party and the Politics of the South African State, 1948-1994. Athens (Ohio): Ohio University Press, 1996. 624 p. ISBN 0-8214-1173-X

Liens externes[modifier | modifier le code]