Sillegny

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Sillegny
Église Saint-Martin.
Église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Arrondissement de Metz-Campagne
Canton Canton de Verny
Intercommunalité Communauté de communes du Sud messin
Maire
Mandat
François Lespagnol
2014-2020
Code postal 57420
Code commune 57652
Démographie
Gentilé Sillegnois
Population
municipale
439 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 18″ N 6° 09′ 41″ E / 48.988333333333, 6.161388888888948° 59′ 18″ Nord 6° 09′ 41″ Est / 48.988333333333, 6.1613888888889  
Altitude Min. 172 m – Max. 237 m
Superficie 10,46 km2
Localisation

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Sillegny est une commune française située dans le département de la Moselle et la région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sillegny se situe à 15 km au sud de Metz, dans la vallée de la Seille, un affluent de la Moselle coulant à l'est du village. À l'ouest, les buttes-témoins des Côtes de Moselle dominent le paysage. Au nord, après avoir passé le ru des Crux et en direction de Coin-sur-Seille, se trouve le hameau de Loiville, rattaché à la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Soleignei (XIIe siècle); Solignei, Solignie (1162); Sulineium (1226); Solengni (1226); Soluegny, Solleugny, Sullignetum, Sulignei (1228); Sulinei (XIVe siècle); Sulligney, Sullegney, Suligney (1331); Seligney (1404); Sulligney (1455); Suliney (1481); Cillegney (1497); Sillugneyum (1544); Siligni (XVIIe siècle); Selligny (1608); Seillegny (1615); Silligni (1630); Silgni (1642); Siligny (1642); Silleny (1742); Silleni, Silligny (1756); Silgny (carte Cassini).
En Lorrain : Selgny.

Loiville[modifier | modifier le code]

Loyveille sus Saille (XVe siècle); Loiville (1404); Lueville (1440); Leuvelle (1610); Lioville (1722); Loivillé (carte Cassini); Loinville (1793);
En Lorrain : Leuvelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait d'un nom que les Romains donnaient aux domaines ruraux qu'ils avaient développés le long des cours d'eau de la région et finissant par -iacum, suffixe dérivé du -ac de la langue des Médiomatriques qui en évoluant devint -y. La voie romaine reliant Lyon à Trèves passait également à environ 2 km à l'ouest de Sillegny, longeant aujourd'hui la forêt dominale des Six-Cantons. À proximité de celle-ci et à la limite avec la commune voisine de Lorry-Mardigny, on trouva les traces d'une villa gallo-romaine, preuve de l'occupation ancienne du site.

Au XIe siècle, Sillegny, alors nommée Soleignie, était la propriété de l'abbaye messine de Saint-Pierre, puis au XIIe siècle celle de l'évêché de Metz. En 1246 l'évêque Jacques cède le village comme fief à l'abbaye Sainte-Marie, l'église Saint-Martin restant la propriété de l'évêché jusqu'à la Révolution). En 1635, à la fin de la guerre de Trente Ans, le village échappa de peu à la destruction par les Suédois et son église devint un lieu de pèlerinage.

En 1871, à la suite du traité de Francfort et de la guerre franco-allemande, l'actuel département de la Moselle fut annexé par l'Empire allemand et intégré au Reichsland Elsaß-Lothringen, ou "territoire impérial d’Alsace-Lorraine". Sillegny devint alors une localité allemande, rebaptisée Sillningen. Les Allemands bâtirent alors des casemates (sans doute des abris à munitions) dans la forêt domaniale des Six Cantons, près de la route départementale 67 et de la voie romaine. Bien qu'elles soient encore debout de nos jours, elles sont en piteux état et à l'abandon.

Sillegny redevint française en 1918, à l'issue de la Première Guerre mondiale. La commune retourna à l'Allemagne en 1940, durant la seconde Annexion de la Moselle. Le village fut évacué au début des hostilités. Les bombardements américains et les tirs de la 7e division blindée américaine détruisirent le bourg à 95 %. La France reprit possession d'un village ruiné le 21 novembre 1944[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Roger Laprade    
mars 2008   François Lespagnol    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 439 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
411 426 425 453 443 472 427 420 383
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
378 371 377 361 328 326 310 299 259
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
246 242 247 194 264 272 259 257 324
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
338 351 444 457 439 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

C'est un village fleuri : une fleur.

  • Château reconstruit en 1736 et vendu comme bien national à la Révolution, acquis au début du XIXe siècle par Antoine Georgin de Mardigny. Après 1918 Paul de Turgy le vendit à Léon Michel qui le céda à l'académicien François de Curel. Il fut rasé par les bombardements américains pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n'en reste que le portail.
  • Monument Souviens-toi : inauguré le 6 novembre 1988, il se situe à proximité de la statue Notre-Dame-des-Champs, près de l'école.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Martin de Sillegny.
Fresque de l'église de Sillegny

On la surnomme « la Sixtine de la Seille ». Sa nef fut édifiée au XVe siècle. Cette église classée[4], de style gothique, possédait une tour massive et fortifiée qui servait à protéger les habitants dans les temps troublés.

Ce qui fait la richesse de l'édifice, ce sont des fresques religieuses, couvrant murs et voûtes intérieurs. Ces fresques anonymes, représentant des scènes religieuses, des saints et des saintes, sont datées du deuxième quart du XVIe siècle (c.1540). Sur le mur nord du chœur, un Arbre de Jessé est particulièrement impressionnant[5].

  • Chapelle : elle se trouve dans le bois de Curelle.
  • Croix Lorette : elle fut construite par Jacques Lorette en 1892. On y trouve l'inscription: « À l'honneur de Dieu et de la Sainte Trinité et aux devoirs des passants ».

Loiville[modifier | modifier le code]

Loiville est un hameau rattaché à la commune de Sillegny et situé à un kilomètre au nord du village, au bord de la Seille.

Au début du XVe siècle, Loiville appartient à Jehan Drowin, chevalier messin du paraige de Saint-Martin, et possède cinq feux[6].

Au XVe siècle, le hameau s'appelait Loyveille-sur-Saille. On y trouvait une ferme-château. Sa population, en 1674, s'élevait à 113 habitants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Avion[modifier | modifier le code]

L'Aéroport Metz-Nancy-Lorraine n'est qu'à 15 km (par la D 5 et la D 911).

Bus[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par les lignes 64 et 65 des Transports interurbains de la Moselle (TIM).

Route[modifier | modifier le code]

Sillegny est traversé par la route départementale 5 (reliant Metz à Cheminot) ainsi que par la route départementale 67 (reliant Arry à Sorbey). Les sorties nº 28 et nº 29 (aussi échangeur avec la N 431, contournement sud de Metz) de l'A 31 se trouvent respectivement à 7,5 km et 8,5 km.

Train[modifier | modifier le code]

Les gares TGV de Louvigny et de Vandières ne seront qu'à une dizaine de minutes du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marieulles Coin-sur-Seille Pommérieux Rose des vents
Lorry-Mardigny N Louvigny
O    Sillegny    E
S
Cheminot

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Moselle libérée, in Les années liberté, Metz, Le Républicain Lorrain, 1994, p.15.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. Eglise : classement par arrêté du 9 mai 1881 (base mérimée)
  5. Abbé Schnabel: Rapport sur les peintures murales de Sillegny, in Bulletin de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, 1858 (p.36-44).
  6. Paul de Mardigny, Dénombrement des villages et gagnages des environs de Metz au commencement du XVe siècle, dans les Mémoires de l'Académie Impériale de Metz, 1855, pp. 430-523