Distroff

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Distroff
L’église paroissiale Sainte-Catherine.
L’église paroissiale Sainte-Catherine.
Blason de Distroff
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Est
Canton Metzervisse
Intercommunalité Communauté de communes de l'Arc mosellan
Maire
Mandat
Salvatore La Rocca
2014-2020
Code postal 57925
Code commune 57179
Démographie
Gentilé Distroffois
Population
municipale
1 616 hab. (2011)
Densité 204 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 58″ N 6° 16′ 02″ E / 49.3328, 6.2672 ()49° 19′ 58″ Nord 6° 16′ 02″ Est / 49.3328, 6.2672 ()  
Altitude Min. 163 m – Max. 257 m
Superficie 7,93 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-distroff.fr

Distroff est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Distroff est un petit village situé au nord-ouest du département de la Moselle, à plus ou moins 5-10 min. de Thionville et 20 min. de Metz.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ancien noms[1]: Thiesdorf (1224), Dickesdorf (XIIIe siècle), Tiekestorf (1310), Diestorf (1371), Dickelstrof (XVe siècle), Diestorff (1471 et 1801), Distorffz (1485), Distorff (1511), Diestroff et Diestorff (1698), Distroff (1793), Diesdorf (1871-1918).
  • Dischdrëf et Dischtrof en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Commune du canton de Metzervisse, Distroff apparaît dans les textes dès 1224 sous le nom de Thiesdorf[1], d'un nom d'homme germanique Thieko et du germanique dorf.

Il est établi que Distroff existait dès l'époque romaine.

En 936, l'Église de Trèves céda le domaine de Distroff, villa Théodorica, à Ada, fille de Folrad, nièce de Roger, évêque de Trèves mais dû abandonner le domaine qu'elle possédait à Marienthal près de Sierck-les-Bains.

La famille portant le nom de Distroff apparaît pour la première fois en 1224 avec Eustache de Distroff.

La seigneurie de Distroff s'étendait au sud du comté de Luxembourg et comprenait de vastes domaines s'étendant sur les communes de Kuntzig, Stuckange, Heckling (détruit en 1631 à la guerre de Trente Ans), Metzervisse et Volstroff. Situés de part et d'autre de la Bibiche, ces villages constituaient le centre de la seigneurie avec des propriétés excentrées telles Rurange, Direval (village disparu sur le ban d'Ennery), Koenigsmacker vendue aux comtes de Luxembourg en 1370, Mancy près de Luttange, Mondelange et Ay.

Les armoiries de couleur rouge, symboles du blason des Hollenfels, furent créées en souvenir du mariage de Nicolas de Distroff avec Elisabeth de Hollenfels en l'an de grâce 1230.

Le château de la seigneurie est mentionné pour la première fois en 1309, près de la vigne et de la parcelle appelée encore aujourd'hui "derrière le château". Il était donc déjà situé en lieu et place de celui qui fut rasé en 1985.

En 1495 Georges de Schiffeldange, sous-prévost de Thionville acquit la seigneurie après la disparition de la famille Distroff. Le domaine fut rapidement morcelé.

En 1659, le Luxembourg céda Distroff à la France.

Jean-Baptiste Pantaléon Durand, avocat au parlement de Metz, décida de reconstituer l'intégralité du domaine. Sous son règne le château fut relevé en conservant trois des quatre tours initiales.

Après la révolution, le village se développa tout au long du XIXe siècle.

Après l'annexion allemande en 1871 et l'effort d'industrialisation de l'occupant, le visage de la commune se transforma radicalement.

Une usine de ciment fut créée en 1891 ainsi qu'un site moderne de fabrication de chaux en 1893 (usine Lothringer Portland-Cement-Werke, société Dingler und Schweister de Cologne).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1989 François Putz    
mars 1989 mars 2014 Yves Aschbacher    
mars 2014   Salvatore La Rocca    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 616 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
233 386 371 845 1 123 1 058 978 954 961
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
869 1 042 950 990 650 809 903 861 772
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
854 886 776 726 804 1 068 1 016 1 346 1 436
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
1 421 1 481 1 441 1 470 1 576 1 616 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour clocher de l'ancienne chapelle.
  • Découverte d'une tête de bélier en bronze.
  • Calvaire St Hubert érigé en 1617, érigée pour Jean Klop ; emblèmes professionnels de paysans : coutre, soc.

(Ste Anne, Ste Catherine, St Hubert équestre et St Nicolas).

  • Calvaire de la Grand Rue
  • Grotte L'inauguration de la Grotte de Distroff a eu lieu le 22 août 1971. Celle-ci se situe sur un terrain communal, au carrefour de la rue des Anciens Fours à Chaux et de la rue du Château d'eau.Sa reconstruction a été rendue possible grâce à une opération menée de pair par la communauté paroissiale et la municipalité, avec le concours de nombreux dons et l'aide d'industriels et entrepreneurs locaux.
  • Château: du château primitif construit au XVe siècle, seules subsistent les tours nord-ouest et sud-ouest. Au milieu du XVIIIe siècle François Benoît Durand fait reconstruire le château. La chapelle castrale est reconstruite en 1736, (date portée par le fronton du portail) . Le portail d'accès à la cour du château est construit en 1771 (date portée sur les clefs intérieure et extérieure) . François Michel Durand ajoute en 1771 un grand bâtiment au sud-est de la cour destiné à abriter la bibliothèque et à loger les employés. Ce bâtiment est reconstruit au milieu du XIXe siècle en même temps que la plupart des dépendances. La ferme occupant l'aile ouest de ces dépendances est reconstruite en 1846 (date portée sur le linteau de la porte piétonne) . La chapelle castrale fait office d'église paroissiale jusqu'en 1910 et est démolie en 1956, à l'exception de la tour clocher.
  • Le vieux château: Édifice classé, de style renaissance, et en attente de restauration. Malgré le mauvais état actuel on devine ce que devait être l'édifice construit en 1615 par Adam de Sybricht de Neuerbourg, co-seigneur de Distroff. Les armoiries du fronton ont aujourd'hui malheureusement disparu.
  • La portrerie de la Cour du Château avant qu'elle soit dépouillée de son arche et de son fronton.
  • Le calvaire du Voos (1619) Cette croix se dresse sur un terrain appartenant à la commune. Son état est intact, quoique son aspect trahisse son âge. Pour le protéger, le maire de Distroff l'a fait entourer d'une grille, et pour lui donner un air plus majestueux, il l'a flanquée de deux marronniers.Cette croix occupait jadis une autre place : au tournant du « Lohweg », en venant du village. Pendant la révolution française, elle avait été enterrée dans un champ appartenant actuellement à M. Scheitzer. Cela sans doute pour la soustraire à la fureur révolutionnaire.En 1908, elle fut dressée à la place qu'elle occupe aujourd'hui. Au temps de nos pères, les fidèles de Distroff venaient le jour de la Saint Hubert prier devant cette croix pour être préservés de la morsure des chiens enragés.

Aujourd'hui, on oublie ce jour, et on ne vient plus prier. C'est déjà beaucoup si on salue en passant. Texte de Pierre Vohl (30 août 1929)

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Sainte-Catherine date de 1910 et remplace l'ancienne chapelle castrale XVIIIe siècle devenue trop exiguë.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011