Lixheim

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Lixheim
La mairie
La mairie
Blason de Lixheim
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Phalsbourg
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Phalsbourg
Maire
Mandat
Christian Untereiner
2014-2020
Code postal 57635
Code commune 57407
Démographie
Population
municipale
597 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 32″ N 7° 08′ 34″ E / 48.7756, 7.142848° 46′ 32″ Nord 7° 08′ 34″ Est / 48.7756, 7.1428  
Altitude Min. 268 m – Max. 336 m
Superficie 3,96 km2
Localisation

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Lixheim

Lixheim est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Liukesheimensis (1173), Lukesheim (1235), Luxheim (1589), Lixheim (1793).
  • Lixhum en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Lixheim est issu de la contraction de Luckesheim (demeure de Luc, premier habitant supposé de la villa)[1].

Un premier Lixheim (aujourd'hui Vieux-Lixheim) dut sa création à la fondation d'un prieuré bénédictin au XIIe siècle.

La ville nouvelle fut fondée par le comte Palatin Georges Gustave en 1608 pour remplacer Phalsbourg que son père le comte Palatin Georges-Jean avait dû céder. Les comtes Palatins, dans leur petite principauté du comté de Lutzelstein (La Petite-Pierre), voulaient ainsi créer des villes fortifiées capables d'accueillir leurs coreligionnaires réformés, chassés du duché de Lorraine.

Lixheim fut néanmoins à son tour vendue au duc de Lorraine en 1623 ; malgré ses engagements en faveur de la liberté du culte protestant, le duc Henri II Le Bon ne s'opposa guère aux pressions qui poussèrent nombre d'habitants réformés à l'exode.

Lixheim constitua en 1629-1660 avec Phalsbourg l'éphémère principauté de Phalsbourg et Lixheim au profit d'Henriette de Lorraine et de ses trois époux successifs dont Louis de Guise. La princesse fit frapper monnaie à Lixheim.
En 1698, Lixheim devint le siége d'une prévôté du bailliage d'Allemagne.

À la mort de la princesse, les territoires de la principauté firent retour au duché de Lorraine. Le duc Léopold observa à sa manière la tolérance promise par Henri II : les réformés avaient permission d'aller au culte dans le comté voisin de Nassau-Sarrewerden (Alsace bossue), concession modeste mais louable de la part d'un souverain dont la Maison avait toujours farouchement défendu le catholicisme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 mars 2001 Gérald Pierre    
mars 2001 en cours Jean-Michel Bellot    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 597 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
964 919 1 015 956 1 075 1 098 1 080 986 1 006
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
840 866 757 724 733 683 735 651 686
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
673 670 640 604 681 600 648 583 598
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
630 651 588 527 572 560 559 597 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Passage d'une voie romaine au lieu-dit Graevehort.

La ville a été construite selon un plan régulier en damier, à l'instar de Charleville à la même époque, ou encore Vitry-le-François, « villes neuves » protégées par des remparts et bénéficiant des premières réflexions sur l'urbanisme. Elle possède trois lieux de culte, qui témoignent de sa vocation première d'asile pour les Réformés.

La rue principale est bordée d'alignements de marronniers séculaires, et agrémentée d'une fontaine du XVIIIe siècle.

Les maisons ont un style caractéristique, qui n'est pas sans rappeler les maisons de certaines villes de l'Europe centrale (Allemagne, Pologne…) : massives, les fenêtres en arc segmentaire ("chapeau de gendarme"), et coiffées de hautes toitures à deux pans couvertes de tuiles. De beaux oriels du XVIIe siècle, « à plat » ou en saillie angulaire sur la façade, sauvés sans doute des destructions de la Guerre de Trente Ans, ornent nombre de maisons reconstruites au XVIIIe siècle ; ils sont décorés de pilastres et de « cuirs » (motifs géométriques entrelacés). Quelques portes sculptées datant des XVIIe et XVIIIe siècles.

À voir aussi : les remparts et les fossés ; les usoirs ; l'hôtel de la monnaie.

Cimetière israélite construit en 1783.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Antoine XVIIIe siècle, refaite XIXe siècle : autels XVIIIe siècle, chaire de Labroise XVIIIe siècle, toiles ; l'autel principal est un don de Monseigneur Trouillet, constructeur de Saint-Epvre de Nancy. La façade de l'église est composite, et comporte des éléments du XVIIe siècle (rosace, niches ?) ; la nef date du XVIIIe siècle.
  • Maison des sœurs de Saint-Jean-de-Bassel.
  • Temple protestant réformé et dépendances, rue du Temple (ancien prieuré), installé dans un sobre mais vaste bâtiment de style classique, a été adjoint d'un clocher du XIXe siècle qui détonne.
  • Synagogue première construite en 1778, la seconde en 1862, la nouvelle en 1962/1963, aliénée en 1995, située place de l'Église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]