Diane-Capelle

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Diane-Capelle
Photo aérienne de Diane Capelle
Photo aérienne de Diane Capelle
Blason de Diane-Capelle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Arrondissement de Sarrebourg
Canton Canton de Sarrebourg
Intercommunalité Communauté de communes de l'Étang du Stock
Maire
Mandat
Sylvie Schittly
2014-2020
Code postal 57830
Code commune 57175
Démographie
Population
municipale
229 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 47″ N 6° 56′ 05″ E / 48.7297, 6.9347 ()48° 43′ 47″ Nord 6° 56′ 05″ Est / 48.7297, 6.9347 ()  
Altitude Min. 259 m – Max. 302 m
Superficie 6,07 km2
Localisation

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Diane-Capelle

Diane-Capelle est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

1611 : Dianen Cappel

1650 : Diane Capell

1665 : Capel

1700 à 1800 : Dianne Capel - Diane Cappel - Diane Kapel - Diane Capel - Dianne Cappel - Diane Cappelle

1850 : Dianne Cappelle ou Diane-Capelle

1877 : Kappel

1895 : Dianen Kappel

1919 : Diane Capelle

1940 : Jaegersdorf ou Jägersdorf

Pendant l'annexion allemande, les habitants francophones furent expulsés en zone libre par l'administration allemande.

1945 : Diane-Capelle

Histoire[modifier | modifier le code]

Diane de Dommartin marquise de Croÿ d'Havré, comtesse de Fontenoy, baronne de Fénétranges

Jadis appelé Capelle, (et encore surnommé Cap' par les anciens ) le village fut détruit et reconstruit par Diane de Dommartin, comtesse de Fontenoy et baronne de Fénétrange, future marquise d'Havré et nommé ainsi en remerciement[1]. Le village sera de nouveau dévasté pendant la Guerre de Trente Ans.

Le village de Diane-Capelle fut érigé à partir de 1611 sur le défrichement d’un bois appelé Cappel Walt.

Voici d’après la charte de fondation du 8 juin 1611, les limites de ban du futur village : « … Un bois appelé Cappel Walt, avec les tresches et terres y encloses, ainsi qu’il se contient, scis et scitué entre les villages de Kirprich, Gondressange, Rodde et Languimber. Les neufves bornes faisant la séparation dudit bois et de ceux du Sieur de Luzebourg du côté de Kirprich d’une part, la première desquelles est joinctant l’estang de ……….. Et la dernière au commencement du différent qu’est entre nous et ung seigneur évesque de Metz, l’étang de Cappel d’autre, lesdits bois dudit seigneur évesque de Metz d’un côté et la grosse estang de l’Estoc d’autre, non compris a ce que leur octroyons les bois dudit différent, ny les cinq estangs qui sont enclos audit bois de Cappel Walt que nous réservons, savoir : la Noir Estang, la Petite Crissier, la Grosse Crissier, Breite Weyer et la neufve Estang, ausquels ne voulons entendre qu’ils s’en approprient en façon que ce puisse estre … »

Cependant avant 1611 avait déjà existé un village, car sur une obligation de 100 florins faite en 1427 par Jean de Fénétrange à Coleman, archiprêtre de Videstroff, il est fait mention de l’étang situé près Cappel et du grand étang proche Fribourg.

Ce premier village avait été détruit au début du XVIe siècle.

Le nom Kappel ou Kapelle ou Chapelle figure pour la première fois dans un document du XIIIe siècle par lequel les fils Cuno et Bruno de Marbod de Malberg, seigneur de Fénétrange, se partagèrent les hameaux et villages de la seigneurie.

À la ligne dénommée Brackenkopf échurent les villages : Bärendorf, Kappel, Hilbesheim, Romelfing et Haut-Clocher.

Deux siècles plus tard, en 1425, un héritier de Blanche Fleur de Fénétrange, née von Falkenstein, le sieur Jean de Fénétrange-Brackenkopf, se voit attribuer des droits sur Kappel et sur l’étang.

Il semble que le XVIe siècle ait vu la destruction du village, puisque les seigneurs de Fénétrange, en particulier la famille Croÿ, les Ducs du Rhin et Jacques de Landsberg, prennent part à la reconstruction de la localité dans le Kappelwald. L’acte d’érection est daté de juin 1611.

Le village prend le nom de Dianen-Cappel en souvenir de la princesse Diane de Croÿ, née Dommartin-Fontenoy. On retrouve après cette date parfois encore la dénomination Neu-Brackenkopf, probablement pour souligner l’origine de la lignée d’un des fils de Marbrod de Malberg. Cet acte ne fait aucune allusion à un établissement ancien et ne détermine rien quant à l’administration religieuse.

Mais les seigneurs se réservaient les dîmes et l’on aura plus tard réglé le droit de collation d’après celles-ci.

Plusieurs états du diocèse indiquent comme patrons le Duc de Lorraine et le prince de Salm.

Sur un rapport présenté à ses supérieurs à la suite d’une visite canonique faite en 1714 dans les églises de l’archiprêtré de Sarrebourg, le chanoine Canon, archidiacre, souligne les difficultés survenues entre les curés de Kerprich et les paroissiens de Diane-Capelle. “ Comme sur ce qu’ils ne payaient rien ou pour d’autres raisons, le Sieur Curé de Kerprich à déclaré ne vouloir les desservir” C’est sans doute pour cette raison que Joseph Seron, alors vicaire général, annexa Diane-Capelle à Langatte. Mais bientôt un second décret changea la situation et les habitants retournèrent à Kerprich. Cette situation dura quinze ans, jusqu’à ce qu’un décret, en date du 17 avril 1729, érigea l’église en cure indépendante. Ce sont les Ducs de Lorraine et même le Roi qui interviennent pour la présentation à la Cure.

Pendant cette période un seul nom, célèbre du reste, est à retenir : Jean Colson, curé de la paroisse, de 1775 à 1779, qui fut dans la suite membre de l’Assemblée constituante à Paris.

En 1802, Diane-Capelle est de nouveau annexe de Kerprich jusqu’en 1846. À partir de cette année-là, des curés résidant sur le territoire de la paroisse, administrent l’église Saint-Denis.

(D’après les archives de la Fabrique)

Les Chenevières[modifier | modifier le code]

Dans le temps, chaque paysan semait un petit champ de lin et de chanvre. C’est pour cela que les champs derrière le village s’appellent encore Chenevières.

Quand le chanvre était récolté, on le laissait pourrir dans les mares derrière les maisons. En 1954, il existait encore six trous d’eau à Diane-Capelle. Ensuite la paille de chanvre était broyée pour en retirer les fibres. On filait les brins et l’on portait le fil au tisserand. Le dernier tisserand du village s’appelait Duchêne : il occupait la maison de madame Calais. Un autre, François Gaudron avait son métier dans l’atelier du charron.

Crash d'un Avion Militaire[modifier | modifier le code]

le 14 septembre 1994 à 10h25 un Jaguar biplace à bord duquel le colonel commandant la Base aérienne 136 Toul-Rosières a pris place, vient s'écraser sur l'axe principal du village de Diane-Capelle ; laissant un trou de plusieurs mètres de profondeur, endommageant plusieurs habitations autour mais sans faire de victimes. Les deux pilotes se sont éjectés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 mars 1995 Frédéric Lerch    
1995 avril 2014 Alain Gall   Agriculteur
avril 2014 en cours Sylvie Schittly    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 229 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268 277 386 485 485 570 532 542 509
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
404 413 455 397 366 360 381 330 333
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
326 341 312 278 268 254 244 257 246
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
233 359 323 189 216 223 224 229 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • passage d'une voie romaine au nord du village ; vestiges d'une villa ;
  • église Saint-Denis de 1715 ;

Sites[modifier | modifier le code]

  • plateau traversé par le canal des Houillères de la Sarre ;
  • nombreux étangs ;
  • sources.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, ed.Imprimerie Impériale, Paris, 1862
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011