Josef Bürckel

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Josef Bürckel

Josef Bürckel (30 mars 1895 à Lingenfeld - 28 septembre 1944 à Neustadt an der Weinstraße) est un homme politique du régime nazi, membre du Reichstag.

Avant guerre[modifier | modifier le code]

D'abord instituteur, Josef Bürckel devient un membre actif du parti nazi de la Sarre et du Palatinat à partir de 1925. Il parvient au rang de Gauleiter de la région, dès 1934. Lors du rattachement de la Sarre au Reich le 1er mars 1935, il est chargé de superviser la réintégration du Land.

Le 13 mars 1938, Joseph Bürckel est nommé responsable de la propagande pour le référendum au sujet de l’Anschluss de l'Autriche avec l'Allemagne. Du 23 avril 1938 au 31 mars 1940, il occupe la fonction de commissaire du Troisième Reich pour la réunion de l'Autriche au Reich, chargé de son intégration politique, économique et culturelle. Bürckel occupe également le poste de Gauleiter de Vienne et Reichsstatthalter d'Autriche du 30 janvier 1939 au 7 août 1940. Il promulgue alors des décrets antisémites, visant à la saisie des biens appartenant aux juifs.

Pendant la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Conservant sa fonction de Gauleiter, Joseph Bürckel devient responsable de l'administration civile en Moselle, le 7 août 1940, en tant que gouverneur du Gau Westmark[1]. Le Gau Westmark comprend le Palatinat, la Sarre et la Moselle. Son chef-lieu est Sarrebruck. Bürckel réside la plupart du temps à Neustadt an der Weinstraße, dans le Palatinat.

Le 20 septembre 1940, Bürckel fait son entrée solennelle à Metz et se fait remettre les clés de la cité par le dernier maire allemand de la ville en 1918, Roger Foret. Le 1er janvier 1942, il obtient le grade de SS-Oberführer. En 1944, Bürckel est décoré de l'Ordre Allemand (Deutscher Orden), la plus haute distinction décernée par le parti nazi, pour services rendus au Reich.

Josef Bürckel se suicide avec son épouse le 28 septembre 1944, après l'entrée des troupes Alliés en Lorraine. Metz sera libéré le 21 novembre suivant. Bürckel ne sera remplacé qu’en janvier 1945 par Willi Stöhr.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Lorraine, Les Allemands en France, l’Alsace et la Lorraine, terre d’épreuve (IV), éd. du Désert, 327 p., Alger-Oran, 1945 (p. 120).

Voir aussi[modifier | modifier le code]