Mittersheim

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Mittersheim
Le canal des houillères de la Sarre à Mittersheim.
Le canal des houillères de la Sarre à Mittersheim.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement de Sarrebourg
Canton de Fénétrange
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Fénétrange
Maire
Mandat
Jean-Luc Huber
2014-2020
Code postal 57930
Code commune 57469
Démographie
Population
municipale
600 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 42″ N 6° 56′ 34″ E / 48.8617, 6.9428 ()48° 51′ 42″ Nord 6° 56′ 34″ Est / 48.8617, 6.9428 ()  
Altitude Min. 221 m – Max. 272 m
Superficie 16,77 km2
Localisation

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Mittersheim est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mittersheim un petit village agréable et calme. En été, le village accueille 2 000 à 3 000 touristes ou vacanciers.

Au cœur du Pays des Étangs, Mittersheim est entouré de magnifiques forêts de feuillus évoquant un paysage pittoresque et attrayant où la nature a gardé tous ses droits.

Le village d’une population d’environ 600 habitants présente à la fois un aspect traditionnel de village lorrain et un aspect touristique grâce au canal de la Sarre qui le traverse, et à son étang (le lac Vert) d’une superficie de 255 ha. Ce dernier, bien que servant principalement de réservoir d’alimentation au canal de la Sarre, est devenu la destination de nombreux vacanciers, notamment de la ville Sarrebruck et autres du Saarland proche, qui ainsi profitent des plaisirs de la pêche et des activités nautiques qui leur sont proposées. Le Yacht-Club de Sarrebruck tient sa base de voile au Grand Etang de Mittersheim.

L’aspect ancien et traditionnel du village se retrouve dans de nombreux détails de l’architecture des maisons qui le composent :

  • beaucoup de maisons sont encore accolées les unes aux autres et présentent une structure en colombage ;
  • une grange et une étable font partie intégrante des maisons les plus anciennes ;
  • un long couloir traverse les maisons d’un bout à l’autre ;
  • parfois un banc, où les voisins viennent encore discuter pendant les belles soirées d’été, se trouve devant les maisons.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Muterich ou Moderic suivi du suffixe -ingen, remplacé plus tard par heim ("maison/foyer").
  • Muterchingen (1328)[1], Myttersheim (1524)[1], Mieters (1664), Mittersheim (1779), Miderch (1790), Miderche ou Miterscheim (Cassini).
  • Mideurche[2] et Mittesch en Francique lorrain.

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Surnom sur les habitants : Die Stangenrutscher (ceux qui manient une perche ou une gaffe)[3], car à proximité du village s’étend l’étang de Mittersheim, jadis les bateaux y étaient uniquement poussés avec des perches ou des gaffes pour avancer.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région de Mittersheim fut peuplée dès la préhistoire, en effet, deux haches de pierre datant de l’époque néolithique ainsi que quelques objets en bronze furent découverts aux alentours de la commune. Certains noms de lieux-dits ont encore gardés des noms à consonance celtique.

L’époque romaine a laissé de nombreuses traces. Au cours de travaux à la fin du XIXe siècle, une statuette du dieu Mercure en bronze, ainsi qu’une sépulture à incinération contenant une urne furent découvertes sur le ban de la commune. De nombreuses traces de tuiles ont permis de localiser l’emplacement de plusieurs villas gallo-romaines près du village.

En raison de la réforme introduite en 1565, la commune devint une paroisse luthérienne.

Lors de la guerre de Trente Ans, au XVIIe siècle, le village fut presque entièrement détruit, une seule maison restait habitable.

Du XVIe au XVIIe siècle, le village faisait partie de l’une des seigneuries de la baronnie de Fénétrange, la seigneurie du « Col de cygne » qui se composait des villages de Langatte, Berthelming, Bettborn, Mittersheim, Vibersviller et Wolfskirchen.

De 1860 à 1866 on assiste à la construction du canal des Houillères de la Sarre et à l'agrandissement de l’Étang grâce à la construction d’une nouvelle digue qui amena la destruction du moulin situé sur l’étang.

De 1870 à 1918, le village fut annexé par l’Allemagne, et vit le passage de la ligne de chemins de fer Metz – Strasbourg en 1892.

Le 18 août 1914, lors de la première guerre mondiale, d’importants combats eurent lieu aux abords du village. Le village fut à nouveau rattaché à la France en 1918.

Lors de la Deuxième Guerre mondiale, le village fut à nouveau le lieu de passage et de halte de nombreuses troupes d’abord française, puis allemande. La période de l’annexion reste encore profondément gravée dans les mémoires de bons nombre d’habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1953 février 1983 Georges Durmeyer    
mars 1983 février 1989 Fernand Zimmer    
mars 1989 février 2001 Joseph Jung    
mars 2001 mars 2014 Daniel Grosse    
avril 2014 en cours Jean-Luc Huber    

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 600 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
710 754 900 972 1 052 1 118 1 090 1 074 1 032
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
910 964 1 026 1 018 923 785 790 771 751
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
764 721 624 589 616 641 669 622 606
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
641 639 632 627 571 556 543 603 600
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains : sépultures, stèle en grès, fragments de tuile.
  • Site touristique, base de loisirs, camping, pêche, voile, canoë, kayak.
  • Port de plaisance sur le canal des houillères de la Sarre.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  2. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage - 1862.
  3. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°3 (Septembre-Octobre 2011)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011