Herserange

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Herserange
La mairie.
La mairie.
Blason de Herserange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Herserange
Intercommunalité Agglomération Transfrontalière du Pôle Européen de Développement et Communauté de communes de l'agglomération de Longwy
Maire
Mandat
Gérard Didelot
2014-2020
Code postal 54440
Code commune 54261
Démographie
Population
municipale
4 437 hab. (2011)
Densité 1 253 hab./km2
Population
aire urbaine
8 454 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 08″ N 5° 47′ 06″ E / 49.5188888889, 5.78549° 31′ 08″ Nord 5° 47′ 06″ Est / 49.5188888889, 5.785  
Altitude Min. 258 m – Max. 445 m
Superficie 3,54 km2
Localisation

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Herserange est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'un nom de personne germanique Helzelo[1] suivi du suffixe -ing/-ingen francisé en -ange.
Herselange (1273)[2], Herckeringen (XIVe siècle)[3], Hertzerangen (1475)[2], Hercheringa (1570)[3], Hersingen (1611), Herseranges (1756)[2].
En luxembourgeois : Hiirkeréng et Hierkeréng.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

La forge dite d'Herserange est fondée en 1553 au lieu-dit le Breuil de l'Aulnois. On considère souvent qu'il s'agit là du premier haut-fourneau de Lorraine. Abandonnée, puis réactivée à plusieurs reprises, elle est rachetée en 1861 par le baron d'Adelsward, qui la fait démolir en 1866. C'est dans la première moitié du XIXe siècle (vers 1825) que G. Bernard construit un premier haut-fourneau à la Sauvage. En activité jusqu'au milieu du XIXe siècle (vers 1865), l'usine, qui a connu jusqu'à trois hauts-fourneaux, est démolie en 1881.

Le haut-fourneau no 4, situé sur le territoire de la commune de Herserange, a été construit aux alentours de 1912 et faisait partie d'un groupe de 6, sur le site de Senelle. Il s'est arrêté de fonctionner en 1988 et fut dynamité le 19 juillet 1991.

Il est projeté de le détruire complètement dans le cadre d'un projet de golf ; beaucoup d’arbres ont donc déjà été abattus.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Herserange Blason Parti : au premier palé de gueules et d'or de huit pièces, au second coupé : au I de sable à la roue d'engrenage d'or accompagnée de quatre foudres du même posées en sautoir, au II d'argent plain ; le tout chargé d'un haut-fourneau de sable cantonné d'argent sur le chef du coupé du parti senestre ; au chef de gueules chargé de trois alérions d'argent.
Détails Adopté vers 1952

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 16 avril 2014)
Gérard Didelot SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 437 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1836 1841 1861 1866 1872 1876
132 139 160 424 471 368 549 728 870
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 291 1 335 1 500 2 164 944 1 498 2 283 3 247 6 240
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
7 824 6 315 5 525 7 009 7 492 7 044 6 626 4 918 4 240
1999 2006 2011 - - - - - -
4 327 4 347 4 437 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château dit d'Adeslward construit vers 1865 dans le vallon de la Moulaine, à l'emplacement d'une forge établie en 1558 auprès d'un étang, pour le maître de forges Oscar d'Adelsward, passé en possession du banquier Thomas puis de la Société des aciéries de Longwy (de 1947 à 1951). Le site et le château ont été entièrement bouleversés pour laisser la place à une centrale au gaz de haut fourneau (cette centrale est aujourd'hui démantelée).

La fontaine de Vulcain en céramique émaillée, haute de 7 mètres, en hommage aux premiers sidérurgistes de la vallée, rue de Paris, sculptée par Jacques G. Peiffer.

L'ancien château des Hauts-Fourneaux de la Chiers a été reconverti en manufacture d'Émaux de Longwy (Faïencerie Saint-Jean-l'Aigle). Il abrite aujourd'hui la fabrique, son musée technologique, sa bibliothèque de 700 ouvrages techniques et son centre de formation professionnelle aux métiers de la céramique. Les collections présentent des céramiques du XVIIIe au XXe siècle de nombreux maîtres tels Aubé, Carrier-Belleuse, Clodion, Collinot, Deck, Gaidan, Gallé, Lachenal, Majorelle, Mougin, Mucha, Parvillée, Rodin, Schuller. Toutes les techniques de la céramique sont représentées et étudiées : poterie vierge, poterie « vernissée, glaçurée, émaillée, engobée », terre à feu, faïence stannifère, majolique, barbotine, terre de pipe, grès commun et fin, parian, terre de Lorraine, porcelaine naturelle et artificielle.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saints-Pierre-et-Paul au lieu-dit Vieux village fut construite entre 1755 (date donnée par des ancres placées sur la façade nord de la nef) et 1757 (date portée par la clef de la porte sud de la tour clocher), au temps de l'abbé Nicolas Ganot. Elle a remplacé une église qui avait été ruinée pendant la guerre de Trente Ans et restaurée en 1725 aux frais du curé Nicolas Warnier, qui avait en même temps fait construire la sacristie. Elle fut restaurée en 1873, aux frais des barons Adelsward, Oscar, maître de forges à Herserange, et Georges, ambassadeur de Suède, sur des plans présentés par leurs soins en 1872. Le clocher fut exhaussé à cette époque. Elle est abandonnée depuis de nombreuses années au profit de l'église de la nouvelle agglomération d'Herserange. Un oculus du XIIIe siècle est en remploi dans le mur est du chœur.

Église paroissiale Notre-Dame-de-Senelle fut construite de 1924 à 1928, aux frais de la société métallurgique Senelle-Maubeuge, et consacrée en 1928, à la suite de l'accroissement de la population et le déplacement de l'agglomération dans la vallée de la Moulaine (liés au développement de la sidérurgie).

Église de Landrivaux moderne aujourd'hui désaffectée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre.
  2. a, b et c Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. a et b Auguste Longnon, Victor Carrière - Pouillés de la province de Trèves (1915)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]