Volmunster

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Volmunster
Le moulin d'Eschviller.
Le moulin d'Eschviller.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Volmunster (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Daniel Schaff
2014-2020
Code postal 57720
Code commune 57732
Démographie
Population
municipale
854 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 21″ N 7° 21′ 24″ E / 49.1225, 7.3567 ()49° 07′ 21″ Nord 7° 21′ 24″ Est / 49.1225, 7.3567 ()  
Altitude Min. 242 m – Max. 368 m
Superficie 14,91 km2
Localisation

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Volmunster est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche, du Parc naturel régional des Vosges du Nord et du bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Volmunster se situe dans la vallée de la Schwalb, en pays découvert.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Wolminschter en francique lorrain[1].
  • Signifie église de Walo[2] ou Willo.
  • Anciens noms : Valmunster (1150), Walimnister/Walmnister/Walmunster (1544), Wolminster (1681), Vollmunster (1771), Volmunster de Bitche (1779), Wolmunster (carte de l'État-major), Volminster (1801).
  • Anciens surnoms designant les habitants : Die Mohren (les truies), c’est l'élevage intensif de porcs qui est à l’origine de ce surnom. Die Wicke-Wacke (les faiseurs d’embarras, les hommes empressés, les têtes évaporées)[3].

Weiskirch[modifier | modifier le code]

Weiskerch (1030), Wyskerch (1037), Weiskirchen (1353), Weisckrich (1594), Weiskirken (1756), Weiskirch (1771), Weiskircken (carte Cassini).

Eschviller[modifier | modifier le code]

Eckeswilre (1271), Ecksiwilre (1271), Egkiswilre (1274), Exkeswilre et Hexkewilre (1296), Eschweiller (1594), Eschweiler (1772).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a un passé ancien, comme en témoignent plusieurs sites gallo-romains découverts sur son ban. Le village est mentionné pour la première fois au XIe siècle sous la forme Wilmonstre, qui évoluera en Wilmunster, du nom d'homme germanique Willo et du substantif Munster, le monastère.

Vue du village avant la guerre

Pendant quelques années, le village possède une fabrique d'alun, de couperose, de rouge de Prusse et de vitriol de Salzbourg, créée en 1822 par monsieur Bouvier du Molart, à partir de mines locales. Quant à ses carrières de plâtre, elles sont alors les plus réputées de la région pour la construction de plafonds.

Le village a été détruit à 95 % lors de la Seconde Guerre mondiale, une grande partie de la population étant réfugiée à Sigogne, village de Charente avec lequel Volmunster est jumelé aujourd'hui.

Cultes[modifier | modifier le code]

Au point de vue spirituel, le village est jusqu'à la Révolution à la tête d'une vaste paroisse de l'archiprêtré de Hornbach, avec sept succursales. Il est ensuite érigé en chef-lieu d'archiprêtré en 1802 avec Eschviller, Weiskirch, Nousseviller et Dollenbach comme annexes. Depuis le début du XIIIe siècle, l'abbaye d'Herbitzheim, en Alsace bossue, a le droit de patronage de la paroisse puis, lors de sa suppression en 1554, celui-ci passe au seigneur de Bitche.

L'église paroissiale Saint-Pierre, rebâtie en 1816 puis en 1854, est très endommagée durant la Seconde Guerre mondiale et entièrement reconstruite de 1957 à 1960 sur des plans de Roger Sarrailh, architecte à Bitche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1977 Antoine Adam Schaff    
1977 mars 2001 Jean-Louis Seibert    
mars 2001 en cours Daniel Schaff    
Les données manquantes sont à compléter.

Du point de vue administratif, le village est chef-lieu de canton depuis 1790, avec comme annexes les éphémères communes d'Eschviller et de Weiskirch depuis 1813.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 854 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
559 513 533 1 400 1 237 1 227 1 089 1 125 1 064
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
988 987 914 858 869 914 951 931 908
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
894 927 975 357 736 706 718 720 813
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
810 896 868 864 854 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population est restée relativement stable depuis le début du XIXe siècle, si l'on excepte une chute démographique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qui a anéanti le bourg et tout son patrimoine ancien. Elle passe de 903 habitants en 1801 à 1 235 en 1851 (avec ses annexes) et en compte encore 914 en 1900 et 813 au recensement de 1982.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château à Eschviller, jusqu'au XVIIIe siècle existait au nord du village, au lieu-dit Burg, un château fort. Tombé en ruines, il servit sans doute à la reconstruction du château au milieu du village, vers la fin du XVIIIe siècle, pour Louis de Vitzhum d'Egersberg, seigneur de Lembach et d'Eschviller. Endommagé pendant la guerre de 1939-1945, il fut détruit en 1958, ses propriétaires d'alors n'ayant pu s'entendre pour le partage et le M.R.U. ayant obligé sa démolition
  • Château construit sans doute dans la 1re moitié du XVIIIe siècle pour la famille Seeholtz,

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Vue extérieure de l'église Saint-Pierre
  • L'église Saint-Pierre, reconstruite après la guerre.
  • Un relief sculpté, posé dans l'oratoire situé au lieu-dit Bildergarten (l'enclos aux images), rue de Bitche, date de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle. Reprenant le double thème de la Vierge de Pitié et de la Vierge des sept douleurs rassemblés dans une même figure, comme sur les croix de Rimling (Imwiese) ou de Rohrbach (rue de la Libération), il l'associe à la représentation des cinq plaies du Christ. Une longue inscription d'inspiration poétique rédigée en allemand témoigne de la foi populaire dans la région. Elle invite à vénérer les plaies du Christ, à participer aux souffrances de la Sainte Vierge et à se repentir.
  • Chapelle de la-Présentation-de la-Vierge à Eschviller, construite aux frais des habitants du village vers la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle. Au moment de la construction du château pour le baron de Vitzhum vers la fin du XVIIIe siècle, elle aurait été englobée dans celui-ci et serait devenue chapelle castrale. Vendue à plusieurs reprises entre 1855 et 1873, en même temps que le château, elle fut finalement détruite et reconstruite. Endommagée pendant la guerre de 1939-1945, elle a été restaurée en 1959
  • Chapelle de la Visitation à Weiskirch, construite en 1738 aux frais d'Evrard de Blois, seigneur du fief de Weiskirch, et de son épouse Marie-Elisabeth Muller. Reconstruite en 1785 et bénite en 1789, restaurée après la guerre de 1939-1945 : réfection du campanile, adjonction d'un porche hors-œuvre sur la façade occidentale et d'une sacristie


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. Les noms de lieux en France - Ernest Nègre.
  3. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°5 (Janvier-Février 2012)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011