Albestroff

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Albestroff
L'église Saint-Adelphe
L'église Saint-Adelphe
Blason de Albestroff
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Château-Salins
Canton Albestroff (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Germain Mussot
2008 - 2014
Code postal 57670
Code commune 57011
Démographie
Population
municipale
638 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 59″ N 6° 51′ 26″ E / 48.9331, 6.8572 ()48° 55′ 59″ Nord 6° 51′ 26″ Est / 48.9331, 6.8572 ()  
Altitude Min. 215 m – Max. 273 m
Superficie 19,3 km2
Localisation

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Albestroff est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Albestroff est situé entre Metz, Nancy et Strasbourg. À 20 km de Dieuze, Morhange, Sarre-Union et Sarralbe et à 35 km de Sarrebourg, Sarreguemines et Château-Salins.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Albert + troff, variante mosellane de dorf "village"[1].
  • Anciens noms[2]: Albertoff (vers 1050), Auberstroff (1145)[3], Albestorff (1303), Auberstroff & Aubestorf (1331), Albistorf (1396), Albistorff (1421), Albstorff/Altorff/Albtorff (1525), Alberstorff (1793 et 1801), Albesdorf (1871-1918).
  • En Francique Lorrain: Alstroff.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Ancienne possession épiscopale avec château fort et remparts (première mention en 1225).
  • Nombreux sièges : 1255, 1393, 1457, 1632, 1635, 1637, 1639 ; ruiné à la guerre de Trente ans.

Cette commune faisait partie du département de la Meurthe avant 1870. Mais comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Albestroff fut annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marquèrent fortement les esprits. La commune ne fut libérée que le 17 novembre 1944[4].

Albestroff absorba en 1973 les villages de Givrycourt, Munster, Torcheville, Insming et Réning ce qui la rendit riveraine de l'Albe; mais Munster a repris son indépendance dès 1983, Insming l'année suivante, les autres en 1998.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 2001 Jean-Michel Peltre    
mars 2001 en cours Germain Mussot    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 638 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
560 607 634 714 767 868 817 816 858
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
755 767 675 625 637 620 599 596 562
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
563 529 487 449 434 446 342 388 400
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
449 1 716 1 825 1 022 639 650 638 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Adelphe d'Albestroff, XVIIIe siècle : buffet d'orgue. L'orgue a été installé par Joseph Géant facteur d'orgues à Haute-Vigneulles en 1844[7]. Il a été restauré en 1895 par Franz Staudt, successeur du facteur d'orgues Verschneider de Puttelange-aux-Lacs. L'orgue a été reconstruit en 1993 par le facteur d'orgues Yves Koenig de Sarre-Union qui a conservé le buffet d'origine. L'orgue possède actuellement 27 jeux.
  • Chapelle Sainte-Anne, néo-gothique (1856). À proximité se trouve un important portique sculpté.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le château d'Albestroff en 1902
  • Traces du château des évêques de Metz XIIIe siècle, reconstruit XVe siècle, détruit XVIIe siècle, par les troupes suédoises, modifié XXe siècle, rasé en 1960 : reste le terre-plein et deux fossés.
  • Monument aux morts.
  • Ancien lavoir transformé en aire de pique-nique.
  • CIS (pompiers).
  • Gendarmerie.
  • Déchèterie située rue du stade, gérée par la Communauté de Communes du Saulnois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges I Du Gaillard (Metz, 1552-Albestroff, 1596), Capitaine châtelain d'Albestroff ( voir La Famille Du Gaillard )
  • Georges II Du Gaillard (Albestroff, 1575-Hellimer, 1635), Capitaine châtelain, né à Albestroff, Seigneur de Hellimer, Diffembach-les-Hellimer et Ackerbach

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  2. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage
  3. Dictionnaire géographique de la Meurthe (1860)
  4. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.14).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Le Républicain Lorrain du 5 octobre 2013