Famille Bonaparte
La Maison impériale française désigne la dynastie impériale française et ses branches collatérales. Elle est issue de la maison Bonaparte, une famille patricienne corse originaire d'Italie, reconnue noble en France sous l'Ancien régime, et devenue Maison impériale suite à l'élévation de Napoléon Bonaparte à la dignité d'empereur des français le 18 mai 1804. Trois de ses membres ont régné sur la France dans le cadre de la monarchie impériale française :
- Napoléon Ier (1804 - 1814 / 1815) ;
- Napoléon II (1815) ;
- Napoléon III (1852 - 1870), également premier président de la République française (Louis-Napoléon Bonaparte, de 1848 à 1852).
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[modifier] Origines et histoire
[modifier] Analyse génétique de la lignée paternelle de la famille Bonaparte
Selon une analyse génétique du professeur Gérard Lucotte, généticien et anthropologue de renommée internationale, l'haplogroupe du chromosome Y (ADN-Y) de Napoleon Bonaparte est E1b1b1c (E-M34). Le chromosome Y se transmet uniquement par la lignée masculine : un père le transmet à ses fils [1]. Cet haplogroupe, rare en Europe, est surtout présent en Éthiopie et au Moyen-Orient (Jordaniens, Yemenites, Juifs...)[2]. Le résultat de cette analyse ouvre de nouvelles hypothèses concernant l'origine de la famille Bonaparte[3].
[modifier] Les racines italiennes
Il a existé trois familles portant le nom de Bonaparte. Il n'est pas possible de prouver un lien généalogique entre ces trois familles toutes originaires d'Italie du Nord.
Les Bonaparte de Trévise. Cette famille a fourni des podestats à Vérone et à Padoue. Elle s'éteignit en 1397 avec Servadius Bonaparte, prieur des chevaliers Gaudens[4].
Les Bonaparte de San Miniato. Cette famille est la moins connue. Elle eut, vers 1570, pour dernier représentant Jean Bonaparte, gentilhomme attaché aux Orsini. La famille des Bonaparte de Florence se rattacherait à ces Bonaparte de San Miniato. Elle eut pour dernier représentant l'abbé Grégoire Bonaparte qui fut interné de nombreuses années pour trisomie et qui mourut en 1803 après avoir rencontré Napoléon Bonaparte et tenté en vain de convaincre ce dernier de favoriser la canonisation de son parent l'abbé Bonaventure Bonaparte. L'abbé Grégoire Bonaparte légua ses biens à Napoléon Bonaparte qui les céda à un établissement public de Florence[5].
Les Bonaparte de Sarzane. Cette famille est la plus illustre, elle a toujours des descendants aujourd'hui. Elle résidait principalement à Sarzana, en Lunigiana, et était inscrite à Venise sur le Livre d'Or[réf. nécessaire]. C'est de cette famille remontant à la fin du douzième siècle que sont issus les Bonaparte de Corse[6],[7]. Le membre le plus ancien de la lignée est Gianfaldo, patricien de Sarzane qui vécut dans cette ville entre 1180 et 1200 et prêta serment à l'évêque de Luni en 1219 ou 1229[8].
Le 24 avril 1397, Giovanni Bonaparte, notaire, maire de Sarzane, commissaire de Giovanni Maria Visconti en 1408 pour la Lunigiana, épousa Isabella Calandrini, fille de Federico Calandrini, Officiale della Porta San Donato à Lucques marié en 1340 à Maddalena de Griffi. Elle était la cousine du cardinal Filippo Calandrini[9], demi-frère du pape Nicolas V[10]. C'est probablement cette alliance prestigieuse qui est à l'origine de la fortune des Bonaparte.
Francesco Bonaparte dit Mauro, soldat dans la cavalerie génoise et arrière-petit-fils de Giovanni Bonaparte et d'Isabella Calandrini, se fixa à Ajaccio, en Corse, au tout début du XVIe siècle, vraisemblablement en 1514[11]. Ses descendants, citadins et membres du Conseil des Anciens d'Ajaccio, exercèrent principalement des fonctions de juristes, et d'administrateurs pour la République de Gênes ou les seigneurs locaux. À partir de la fin du XVIe siècle, les Bonaparte tissèrent des alliances matrimoniales avec les vieilles familles seigneuriales du Sud de l'île, dont ils revendiquèrent systématiquement l'ascendance lors de leurs demandes de reconnaissance de noblesse. Charles-Marie Bonaparte, descendant de Francesco Mauro à la neuvième génération, est à l'origine de la lignée impériale des Bonaparte.
[modifier] La noblesse corse de Bonaparte
Suite à une ordonnance royale du 20 septembre 1769, fut créée une chancellerie près le conseil supérieur de la Corse, qui avait pour mission de vérifier la noblesse des familles corses. Les familles souhaitant obtenir cette reconnaissance devaient fournir des pièces prouvant deux cents ans de patriciat. La famille Bonaparte remit une série de documents à cette fin, et, par un arrêt du conseil supérieur de la Corse, se vit reconnaître sa noblesse[12].
L'arbre généalogique de la famille Bonaparte était bien fournie en figures illustres de l'Histoire corse : Napoléon est ainsi un descendant de Vincentello d'Istria, comte, puis vice-roi de Corse (1421-1434), fidèle soutien de l'Aragon contre Gênes, exécuté en 1434[13]. Il est aussi un descendant de la figure héroïque de Renuccio della Rocca, assassiné par Gênes en 1511, après avoir mené quatre guerres contre elle[13]. Les Bonaparte sont aussi alliés à la famille d'Ornano[13], à laquelle se rattache Sampiero Corso, grande figure nationaliste mort en 1567, et marié à Vannina d'Ornano : leur fils, Alphonse d'Ornano sera maréchal de France. Sampiero Corso est connu pour avoir conquis la Corse (reprise à la République de Gênes) avec l'aide du roi Henri II de France, ouvrant ainsi la première période française de l'Histoire corse, de 1553 à 1559.
Napoléon, de surcroît, cousine de proche façon avec Sebastiano Costa[13], petit-fils d'une Bonaparte, filleul d'une Bonaparte et surtout chancelier de Théodore de Neuhoff, roi de Corse pendant sept mois en 1736, et ainsi, créateur des premiers textes constitutionnels corses en 1735-1736[13]. Il est également un descendant de Filippo Cattacciolo qui reçut Charles Quint à Bonifacio en octobre 1541[13].
La famille de Buonaparte n'est donc pas une obscure famille corse mais une famille bien implantée dans les réseaux complexes de l'île[13].
[modifier] La transformation en Maison impériale
Son héritage corse et ses ascendants nobles n'intéressaient pas Napoléon qui affirma ainsi dans le Moniteur du 14 juillet 1805 :
« On a mis dans les journaux une généalogie aussi ridicule que plate de la maison Bonaparte. Ces recherches sont bien puériles. À tous ceux qui demanderaient de quel temps date la maison Bonaparte, la réponse est bien facile : Elle date du 18 brumaire[14]. »
Devenue Maison impériale de France à partir du 18 mai 1804, la famille Bonaparte ne puisait pas sa légitimité dynastique dans ses origines et son ascendance mais dans le sénatus-consulte, le plébiscite qui s'ensuivit et le sacre[15], ainsi que dans toute une mythologie reconstruite qui en appelait à la Révolution comme à Charlemagne, sur le tombeau duquel Napoléon se recueillit le 7 septembre[16], et enfin en grande partie sur l'aura du premier empereur[15].
[modifier] Les alliances dynastiques
Après la chute du Premier Empire, on tenta d'abord les alliances entre Bonaparte, souhaitées par Napoléon lui-même. On maria ainsi, en 1822, la princesse Zénaïde, fille du roi Joseph, avec son cousin germain, Charles-Lucien Bonaparte, le fils du prince Lucien. On réitéra l'expérience quatre ans plus tard, en 1826, avec sa sœur, la princesse Charlotte, qui épousa également un de ses cousins germains, le prince Napoléon-Louis, fils du roi Louis et de la reine Hortense. Enfin, on chercha à marier le futur Napoléon III avec sa cousine germaine, la princesse Mathilde mais le projet échoua suite au coup d'Etat avorté de Strasbourg de 1836.
Sans être des unions strictement endogames comme les précédentes, on peut aussi trouver quelques "unions napoléoniennes" entre Bonapartes et descendants des plus illustres figures de l'épopée : la princesse Bathilde Bonaparte, petite-fille de Lucien, épousa ainsi Louis de Cambacérès en 1856, à la fois petit-neveu de Jean-Jacques-Régis de Cambacérès et petit-fils de Nicolas Davout ; la princesse Eugénie Bonaparte, également, arrière-petite-fille de Lucien, épousa Napoléon Ney, en 1898, arrière-petit-fils de Michel Ney. Pour les hommes, le 4e prince Murat épousa Malcy Berthier de Wagram en 1854, petite-fille du maréchal Berthier : leur fils, le 5e prince Murat épousa quant à lui, en 1884, Cécile Ney d'Elchingen, arrière-petite-fille du maréchal Ney.
En dehors de ces unions internes, à la famille Bonaparte ou à la légende napoléonienne, les alliances contractées par les membres de la Maison impériale sont diverses. Dans la famille civile on retrouve de manière significative beaucoup d'unions avec la noblesse italienne, ainsi de la descendance de Lucien où on peut rencontrer des Bonaparte devenues princesse de Prossedi, marquise Honorati, comtesse di Laviano, marquise de Roccagiovine, comtesse Primoli di Foglia, comtesse Campello della Spina, etc. Le cas de Marie Bonaparte, qui épousa un fils du roi des Hellènes, reste exceptionnel pour la famille civile, davantage habituée à des noblesses plus humbles.
La Maison impériale de France ne semble connaître par ailleurs pas de règles de « parité nobiliaire » aussi stricte que pouvait en connaître, par exemple, la Maison royale de France : on peut voir Napoléon III, empereur des Français, épouser Eugénie de Montijo, issue d'une noblesse espagnole importante sans être particulièrement prestigieuse[17]. On constate cependant dans la Maison impériale quelques mariages royaux, que ce soit entre le roi Jérôme et Catherine de Wurtemberg, le prince Napoléon et Clotilde de Savoie, ou encore le prince Victor Napoléon et Clémentine de Belgique. De même, la princesse Laetitia, sœur de Victor, épouse, en 1888, le duc d’Aoste, éphémère roi d’Espagne entre 1870 et 1873. Cette recherche d’unions prestigieuses remonte aux premières années de l’Empire où Napoléon Ier cherchait par l’union et le sang à grandir la légitimité d’une dynastie dont la particularité est d’être assise sur l’élection.
[modifier] Les armoiries
Sous la Révolution française, la famille Bonaparte abandonna ses armes traditionnelles (de gueules à deux barres d'or accompagnées de deux étoiles du même, une en chef, une en pointe). Avec la proclamation de l'Empire, Napoléon choisit de nouvelles armoiries reprenant les couleurs des armes de France (azur et or) mais en substituant aux trois fleurs de lis une aigle contournée[18], c'est-à-dire tournant la tête à gauche ou senestre en héraldique (ce qui la différencie de la plupart des aigles des autres États européens) et empiétant un foudre. Les princes de la famille impériale adoptèrent pour la plupart ces armes mais en ajoutant leur chiffre personnel, c'est-à-dire l'initiale de leur prénom sur le foudre. Puis, ils portèrent les armes des États sur lesquels ils furent appelés à régner.
Lucien Bonaparte et sa descendance conservèrent les armes traditionnelles de la famille Bonaparte.
Sous le Second Empire, les armoiries de l'empereur des Français, chef de la famille Bonaparte, sont dans un premier temps semblables à celles du Premier Empire selon un décret du 2 décembre 1852[19], seul change le collier de grand maître de la Légion d'honneur. Puis apparaîtra dans le Bulletin des lois de juin 1853 une composition similaire à la précédente mais sans le heaume[19].
[modifier] Composition
[modifier] Famille impériale et famille civile
La Maison impériale de France est réglementée par les constitutions impériales (sénatus-consultes du 18 mai 1804 et du 7 novembre 1852) et les statuts de la famille impériale (Premier Empire : 30 mars 1806[20] / Second Empire : 21 juin 1853[21]). Elle est composée de deux entités distinctes :
- la famille impériale qui est composée « de la descendance légitime ou adoptive de l'Empereur [et] des autres Princes appelés éventuellement à l'hérédité par le sénatus-consulte du 7 novembre 1852, de leurs épouses, et de leur descendance légitime », selon les termes de l'article 3 du statut de 1853.
- la famille civile, à l'inverse, qui réunit les membres non dynastes de la Maison impériale, en l'occurrence les descendants de Lucien Bonaparte, Elisa Baciocchi, Pauline Borghèse et Caroline Murat ; la descendance de ces trois dernières est intégrée à la Maison impériale grâce à l'article 3 du statut de 1806 qui stipule que celle-ci « [...] se compose [...] des princesses nos sœurs, de leurs époux et de leur descendance en légitime mariage, jusqu'au cinquième degré inclusivement [...] ». Incluse par Napoléon Ier dans la famille impériale pour certains de ses membres, ces quatre branches sont définitivement placées dans la famille civile par Napoléon III et le statut de 1853. Les branches de Lucien, Elisa et Pauline sont aujourd'hui éteintes ; quant à celle issue de Caroline elle a atteint le dernier degré d'appartenance précisé dans l'article 3.
Selon les traditions monarchiques et familiales, ainsi que selon les termes des statuts de 1806 et 1853, les épouses intègrent la Maison mais non les époux ; à l'exception notable des maris des trois sœurs de Napoléon Ier.
Tous les membres de la Maison impériale portent le patronyme Bonaparte. Cependant, les membres de la famille civile issus de Lucien sont les seuls à véritablement le porter. Les autres branches de la famille civile étant d'origine féminine, elles portent les patronymes de Baciocchi, Borghèse ou Murat ; quant à la famille impériale, elle utilise le patronyme Napoléon. Celui-ci est le produit d'une tradition à la fois historique et familiale : dans les monarchies, le patronyme civil est abandonné au profit d'un patronyme dynastique (ainsi des Bourbons ou des Orléans utilisant le patronyme de France) et, au sein de l'actuelle famille impériale, descendant du roi Jérôme, l'habitude a été prise d'utiliser Napoléon par analogie avec le titre de prince Napoléon que porte l'aîné de la famille. Cette substitution a été opérée d'autant plus facilement que, durant les années d'exil, nombre d'actes d'état civil étaient établis sur simple déclaration verbale, mais elle demeure une erreur historique[22]. En effet, si Napoléon peut être considéré comme un patronyme dynastique, le patronyme officiel reste, pour tous les membres de la Maison impériale, celui de Bonaparte. C'est ainsi que la mort du prince Napoléon (Louis) fut annoncée, le 3 mai 1997, comme le décès de Son Altesse Impériale Louis Jérôme Victor-Emmanuel Léopold Marie Bonaparte prince Napoléon[22].
[modifier] Titres et prédicats
Selon l'article 9 du sénatus-consulte du 18 mai 1804[23] et l'article 6 du sénatus-consulte du 25 décembre 1852[24], confirmé par l'article 8 de la constitution de 1870[25], les membres de la famille impériale portent le titre de prince français, et le fils aîné de l'Empereur le titre de prince impérial. Ils reçoivent traitement d'Altesse Impériale[22] Quant aux membres de la famille civile, ils portent le titre de prince sans prédicat, excepté pour ceux ayant rang à la Cour et pour les aînés, titrés Altesses[22].
Joseph, Louis et Jérôme portent le titre de roi, charge qu'ils exercèrent sous le règne de leur frère. C'est ainsi qu'on peut parler de la reine Hortense (Hortense de Beauharnais, épouse de Louis).
Les actuels chefs de famille portent le titre de prince Napoléon par tradition familiale remontant au prince Napoléon (Jérôme), titre qu'il avait adopté avec l'accord de Napoléon III pour ne pas abandonner son prénom (Napoléon) et souligner sa qualité de premier prince du sang[22].
Les titres de courtoisies impériaux sont quant à eux inexistants, les rares pouvant être portés par les princes de la Maison impériale étant d'origine étrangère : prince de Montfort (titre wurtembourgeois, Jérôme[22]), comte de Moncalieri (titre italien, prince Napoléon (Jérôme)[22]), prince de Canino et Musignano (titre romain, Lucien, porté par l'aîné de sa branche). Le titre de prince Murat est une institution héritée du maréchal Murat, titré prince français par Napoléon Ier ; celui de prince de Pontecorvo est repris d'un titre souverain donné par l'Empereur au fils aîné de Murat et qui désigne aujourd'hui l'aîné (et héritier) du prince Murat.
[modifier] Survivance du patronyme dans les branches extérieures
Deux branches non dynastes et extérieures à la Maison impériale (la première est une branche illégitime, la seconde une branche féminine) conservent le patronyme Bonaparte : les Bonaparte-Patterson et les Bonaparte-Wyse.
La branche des Bonaparte-Patterson est issue du mariage en 1803 de Jérôme Bonaparte, le plus jeune frère de Napoléon, avec la fille d'un commerçant de Baltimore, Elizabeth Patterson, mariage non reconnu par l'Empereur, et annulé en 1805[22]. En 1854, le fils né de cette union en 1805, Jérôme Napoléon Bonaparte, est réintégré par Napoléon III en qualité de français et le droit lui est reconnu de porter le patronyme "Bonaparte"[22], tout en étant confirmé illégitime par un Conseil de famille en 1856[22]. Cette branche est notamment célèbre par le second fils de Jérôme Napoléon Bonaparte, et donc petit-fils du roi Jérôme, Charles Joseph Bonaparte-Patterson, qui devint Secrétaire à la Marine des États-Unis puis Attorney General (ministre de la Justice) de 1906 à 1909, dans le cabinet du président Theodore Roosevelt : il est en cette qualité le fondateur, le 26 juillet 1908, du Bureau of Investigation (BOI), rebaptisé en 1935 Federal Bureau of Investigation (FBI). Cette branche américaine est aujourd'hui éteinte dans les mâles[22].
La branche des Bonaparte-Wyse est issue de Laetizia-Christine Bonaparte, sixième enfant de Lucien Bonaparte, et de Thomas Wyse, qu'elle épouse en 1821[26] : leur descendance porte légalement le patronyme Bonaparte-Wyse par actes britanniques de 1822[22]. A leur retour en France, sous le Second Empire, bien que jamais confirmée ni infirmée par Napoléon III, l'utilisation légale de ce patronyme fut tacitement admise et reconnue[27].
[modifier] Généalogie
Le point de convergence dans les ascendants de la Maison impériale se trouve dans le mariage de Charles Marie Bonaparte (27 mars 1746 - 24 février 1785)[26] et de
Maria Letizia Ramolino (24 août 1750 - 2 février 1836)[26], mieux connue sous son titre semi-officiel de « Madame, Mère de l'Empereur[28] », abrégé « Madame Mère ». Parmi leurs enfants, les huit survivants donnèrent naissance aux huit branches de la Maison impériale.
Les hommes de la Maison impériale sont en gras.
Les femmes de la Maison impériale sont en gras et italique.
[modifier] Branches dynastes (famille impériale)
[modifier] Branche issue de Napoléon Ier
Cette branche fondatrice est à la fois la plus prestigieuse, avec deux empereurs et deux impératrices, et à la fois la plus courte des branches dynastes, avec seulement quatre membres.
Première génération (1769 - 1847). Cette branche naît avec
Napoléon Bonaparte (15 août 1769 - 5 mai 1821)[26], général de la République, Premier consul de la République, puis empereur des français proclamé le 18 mai 1804. Il perd le pouvoir en avril 1814, le retrouve brièvement en mars 1815 avant de le perdre définitivement en juin suivant. Le 9 mars 1796[26], il épouse
Joséphine de Beauharnais (23 juin 1763 - 29 mai 1814)[26] qui deviendra impératrice à l'avènement de son mari ; ils divorcent le 16 décembre 1809[26], Joséphine devenant impératrice douairière. Napoléon se remarie le 1er avril 1810[26] avec
Marie-Louise d'Autriche (12 décembre 1791 - 17 décembre 1847)[26], impératrice des français jusqu'à la chute de l'Empire.
Seconde génération (1811 - 1832). Le mariage de Napoléon et de Joséphine demeurera stérile, cause de leur divorce en 1809. Le second mariage de l'Empereur fournira un fils et un héritier à la couronne impériale en la personne de
Napoléon II (20 mars 1811 - 22 juillet 1832)[26], prince impérial et titré roi de Rome à sa naissance. Celui-ci est un empereur de jure éphémère en 1815. Il finit sa vie en Autriche avec le titre de duc de Reichstadt ; il y meurt, à 21 ans, sans alliance ni enfants, entraînant l'extinction totale de la branche aînée. En 1832, la branche de Joseph Bonaparte lui succède.
[modifier] Branche issue de Joseph
Il s'agit de la branche aînée de la famille Bonaparte, rétrogradée cadette suite à l'avènement de Napoléon Ier et (de nouveau) branche aînée de 1832 à 1844. Elle se compose de quatre membres, Joseph Bonaparte, son épouse et ses deux filles. Eteinte en 1844 avec la mort de son seul représentant mâle, elle "survit" dans la branche non dynaste de Lucien grâce au mariage de la fille aînée avec un de ses cousins germains.
Première génération (1768 - 1845). Cette branche commence (et se termine, dans les mâles) avec
Joseph Bonaparte (7 janvier 1768 - 28 juillet 1844)[26], roi de Naples de 1806 à 1808 et roi d'Espagne de 1808 à 1813. Il épouse
Julie Clary (26 décembre 1771 - 7 avril 1845)[26] le 1er août 1794[26]. À la mort de Napoléon II en 1832, Joseph (re)devient l'aîné des Bonaparte et le chef de la famille impériale.
Seconde génération (1801 - 1854). Du mariage de Joseph et Julie naissent deux filles. La première, la princesse
Zénaïde (8 juillet 1801 - 8 août 1854)[26] se marie en 1822[26] avec son cousin germain, fils de Lucien Bonaparte, le prince Charles Lucien Bonaparte (se référer à la branche de Lucien pour plus d'informations). La seconde fille du couple est la princesse
Charlotte (31 octobre 1802 - 3 mars 1839)[26], qui épouse en 1826[26] son cousin germain, fils de Louis Bonaparte, le prince Napoléon-Louis (se référer à la branche de Louis pour plus d'informations).
À la mort du roi Joseph en 1844, la branche s'éteint dans les mâles, mais le sang de ce dernier continuera à couler dans les veines des enfants issus du mariage de sa première fille. La branche de Louis Bonaparte lui succède à la tête de la famille impériale. Quant à celle de Joseph, elle s'éteint définitivement (dans les femmes) en 1854 avec la mort de la princesse Zénaïde.
[modifier] Branche issue de Louis
Cette branche fournira à la France son troisième et dernier empereur avec Napoléon III. Comportant six membres, elle est l'aînée des branches de la famille impériale de 1844 à 1879.
Première génération (1778 - 1844).
Louis Bonaparte (2 septembre 1778 – 25 juillet 1846)[26] est le troisième frère de Napoléon Ier et le second dynaste ; il sera roi de Hollande de 1806 à 1810. En 1802, le Premier consul le pousse à se marier avec la fille de Joséphine,
Hortense de Beauharnais (10 avril 1783 – 5 octobre 1837)[26], ce qu'il fait le 3 janvier 1802. À la mort de son frère aîné, Joseph, en 1844, Louis devient chef de la famille impériale pendant deux ans.
Deuxième génération (1804 - 1920). Le mariage forcé, et sans amour[29], de Louis et Hortense donne deux fils[30] à la famille impériale. Il s'agit tout d'abord du prince
Napoléon-Louis (11 octobre 1804 – 17 mars 1831)[26], qui épouse en 1826 sa cousine germaine, la princesse Charlotte, fille cadette de Joseph. Cette union sera sans postérité, cela sans doute à cause de la mort du prince cinq ans après le mariage.
Le second enfant du couple est le futur
Napoléon III, (20 avril 1808 - 9 janvier 1873)[26] né prince Louis-Napoléon. Faisant figure de meneur du mouvement bonapartiste dès la mort de l'Aiglon, il devient chef de la famille impériale en 1844, est élu président de la République en 1848, avant d'exécuter un coup d'Etat le 2 décembre 1851, rétablissant l'Empire le 2 décembre 1852. Il épouse le 30 janvier 1853[31],
Eugénie de Montijo (5 mai 1826 - 11 juillet 1920)[32],[33]. Ils perdent tous deux le pouvoir suite à la guerre de 1870 contre la Prusse qui s'achève par la débâcle de Sedan, et s'exilent en Angleterre. L'Empereur disparaît trois ans plus tard ; l'Impératrice cinquante ans après.
Troisième génération (1856 - 1879). Napoléon III et Eugénie de Montijo n'eurent qu'un seul enfant :
Napoléon Eugène Louis, prince impérial (16 mars 1856 - 1er juin 1879)[26], devenu chef de famille en 1873 après la mort de son père. Il disparaît tragiquement à 23 ans en Afrique du Sud, dans les rangs de l'armée britannique, entraînant l'extinction totale de la branche issue de Louis Bonaparte. La dernière branche dynaste survivante, issue de Jérôme Bonaparte, initialement déshéritée par la constitution de 1804, lui succède.
[modifier] Branche issue de Jérôme
Initialement privés de droits héréditaires par les articles 5[34],6[35] et 7[36] du sénatus-consulte du 18 mai 1804[37], Jérôme Bonaparte, dernier frère de Napoléon Ier, et ses descendants sont réhabilités dans l'ordre dynastique par le sénatus-consulte du 24 septembre 1806[38] : la branche du roi Jérôme devient ainsi branche aînée (et dernière survivante des branches dynastes), le 1er juin 1879 ; la famille impériale actuelle en est issue.
Première génération (1784 - 1860). Le troisième et dernier frère dynaste de Napoléon Bonaparte est
Jérôme Bonaparte (9 novembre 1784 – 24 juin 1860)[26], roi de Westphalie de 1807 à 1813 et titré comte de Montfort en 1816 par son beau-père le roi de Wurtemberg. Il se marie une première fois le 24 décembre 1803[26] à une américaine, Elizabeth Patterson, et donnera ainsi naissance à la branche illégitime des Bonaparte-Patterson, s'attirant au passage les foudres de Napoléon Ier, y perdant toute place dans la succession. Une fois ce mariage invalidé, il est marié à
Catherine de Wurtemberg (21 février 1783 – 29 novembre 1835)[26] le 22 août 1807[26]. Le roi Jérôme finira sa vie gouverneur des Invalides (à partir de 1848) et maréchal de France (à partir de 1850).
Seconde génération (1814 - 1911). Le roi Jérôme et la reine Catherine donnèrent naissance à trois enfants. Tout d'abord, le prince
Jérôme Napoléon Charles (24 août 1814 – 12 mai 1847)[26], titré prince de Montfort en 1816[26] par son grand-père, Frédéric Ier de Wurtemberg ; il meurt sans alliance. Vient ensuite la princesse
Mathilde (27 mai 1820 – 2 janvier 1904)[26], mariée en 1840[26] à Anatole Demidoff, comte puis prince de San Donato[26], dont elle se sépare, sans divorcer, grâce à une intervention du tsar Nicolas Ier en 1847[26]. Ce mariage n'a donné aucune postérité.
Le troisième enfant de Jérôme Bonaparte est le prince
Napoléon Jérôme, dit le prince Napoléon (9 septembre 1822 – 17 mars 1891)[26], comte de Moncalieri à titre personnel (1870, titre italien), qui devint chef de la famille impériale (en rivalité avec son fils) en 1879. Le prince Napoléon (Jérôme) fut marié le 30 janvier 1859 à la princesse
Clotilde de Savoie (2 mars 1843 – 25 juin 1911)[26], fille de Victor-Emmanuel II, premier roi d'Italie.
Troisième génération (1862 - 1955). Des trois enfants du roi Jérôme, seul le prince Napoléon (Jérôme) eut une postérité, avec la princesse Clotilde : ils eurent trois enfants. Le premier d'entre eux fut le prince
Victor, prince Napoléon (Victor) à partir de 1891 (18 juillet 1862 – 3 mai 1926)[26] que le prince impérial désignera en 1879 pour lui succéder. Il se marie le 14 novembre 1910[26] avec la princesse
Clémentine de Belgique (30 juillet 1872 – 8 mars 1955)[26], fille du roi Léopold II.
Les deux autres enfants du prince Napoléon (Jérôme) sont le prince
Louis (16 juillet 1864 – 14 octobre 1932)[26], officier en Russie mort sans alliance ni postérité, et la princesse
Laetitia, duchesse d'Aoste (20 décembre 1866 – 25 octobre 1926)[26] par son mariage en 1888 avec le prince Amédée de Savoie, duc d'Aoste, roi d'Espagne de 1870 à 1873 ; leur postérité est aujourd'hui éteinte[26].
Quatrième génération (depuis 1912). De nouveau, seul un des deux fils eut une postérité : Victor eut de Clémentine une fille puis un fils. L'aînée est la princesse
Marie-Clotilde (20 mars 1912 – avril 1996)[26], épouse en 1938[26] du comte Serge de Witt, dont postérité (notamment Laetitia de Witt, leur petite-fille, née en 1974 et auteur d'une biographie[39] de son arrière-grand-père, le prince Napoléon (Victor)).
Le fils cadet, et héritier de la famille Bonaparte, est le prince
Louis, prince Napoléon (Louis) à partir de 1926 (23 janvier 1914 – 3 mai 1997)[26]. Ce dernier se marie en 1949[26] avec
Alix de Foresta (née le 4 avril 1926)[26], depuis lors princesse Napoléon. À la mort de son père en 1926, il devient le chef légitime de la famille impériale, et le demeure jusqu'à sa propre mort, en 1997.
Cinquième génération (depuis 1950). Des enfants de Victor, seul le fils pouvait donner des princes à la famille impériale : il en donna deux, ainsi que deux princesses. Les premiers nés furent deux jumeaux, le prince
Charles et la princesse
Catherine (nés le 19 octobre 1950)[26]. Charles épousera le 19 décembre 1978[26], la princesse Béatrice de Bourbon, princesse des Deux-Siciles (née le 16 juin 1950)[26] dont il aura deux enfants ; ils divorceront en 1989[26], et Charles se remariera en 1996 avec Jeanne-Françoise Valliccionni[26]. Quant à sa soeur jumelle, Catherine, elle épousera en 1974 Nicolo San Martino d'Aglie de San Germano avant de s'en séparer en 1982, sans postérité[26] ; elle se remariera la même année avec Jean-Claude Dualé, dont postérité[26]. Charles Napoléon s'estime chef légitime de la famille impériale depuis 1997 (cf. 4.1.2. Querelle de 1997).
Suivront ensuite la princesse
Laure (née le 8 octobre 1952)[26], épouse de Jean-Claude Lecomte depuis 1982, et le prince
Jérôme (né le 14 janvier 1957)[26], actuellement sans alliance[26].
Sixième génération (depuis 1980). La sixième et dernière génération des Bonaparte est issue du premier mariage de Charles : elle est constituée de la princesse
Caroline (née le 24 octobre 1980)[26], épouse depuis 2009 d'Eric Querenet Onfroy de Bréville, et du prince
Jean-Christophe (né le 11 juillet 1986)[26], dernier né et actuel chef de la famille impériale, selon le testament de son grand-père, le prince Napoléon (Louis).
[modifier] Branches non dynastes (famille civile)
Première génération (1775 – 1840). Le prince
Lucien Bonaparte (21 mai 1775 – 29 juin 1840) est le fondateur de la principale branche non dynaste ; il sera tardivement (et de fait briévement, en 1815) réintégré à la famille impériale par son frère, Napoléon Ier, sans pour autant retrouver sa place dans la succession impériale. Cette disgrâce dynastique est due à son deuxième mariage, en 1803, avec une veuve, Alexandrine de Bleschamp (1778 – 1855), fortement critiqué par Napoléon ; il avait d'abord été marié, en 1794, avec Catherine-Eléonore, dite Christine Boyer (1773 – 1800). Il reçoit en 1814 le titre de prince de Canino et de Musignano, titre pontifical, qui demeurera le titre de l'aîné de cette branche.
Deuxième génération (1795 – 1915). De son premier mariage, Lucien a deux filles. La première, la princesse
Charlotte Bonaparte (1795 – 1865), titrée princesse française en 1815 (Altesse impériale) puis princesse Bonaparte en 1853 (Altesse), épouse en 1815 Mario Gabrielli, 3e prince de Prossedi, dont elle aura une postérité, notamment Placido Gabrielli, époux de la princesse Augusta Bonaparte, fille du demi-frère de la princesse Charlotte Bonaparte. Elle se remarie en 1842 avec le chevalier Senttimio Centamori, union sans postérité.
La seconde fille de ce premier mariage est la princesse
Christine Bonaparte (1798 – 1847), princesse française en 1815, mariée en 1818 à Arvid, comte Posse (sans postérité) puis en 1824 à Lord Dudley Coutts Stuart (postérité éteinte).
Le second mariage du prince Lucien, celui qui lui attire la colère de son frère, lui donnera neuf enfants.
- Le prince
Charles-Lucien Bonaparte (24 mai 1803 – 29 juillet 1857), naturaliste et ornithologue, titré prince français en 1815 (Altesse impériale) puis prince Bonaparte en 1853 (Altesse), il est fait prince romain l'année suivante. A la mort de son père, en 1840, il devient le 2e prince de Canino et Musignano. Il épouse en 1822 sa cousine germaine, fille du roi Joseph, la princesse Zénaïde.
- La princesse
Letizia Bonaparte (1804 – 1871), titrée princesse française en 1815 puis princesse Bonaparte en 1853, et épouse, en 1821, de sir Thomas Wyse (branche des Bonaparte-Wyse). - La princesse
Jeanne Bonaparte (1807 – 1829), titrée princesse français en 1815 et mariée en 1825 avec le marquis Honoré Honorati (postérité éteinte). - Le prince
Paul Bonaparte (1809 – 1827), titré prince français en 1815, mort sans alliance. - Le prince
Louis-Lucien Bonaparte (1813 – 1891), prince français (1815) puis prince Bonaparte (1853), époux successif de
Maria-Anna Cecchi (1812 – 1891) (mariés en 1833, séparés en 1850, sans postérité) et de
Clémence Richard (1830 – 1915) (postérité hors mariage). - Le prince
Pierre-Napoléon Bonaparte (1815 – 1881), titré prince Bonaparte en 1856, connu pour avoir assassiné en janvier 1870 le journaliste Victor Noir. Il se marie en 1867 avec
Justine Eléonore Ruffin (1832 – 1905). - Le prince
Antoine Bonaparte (1816 – 1877), titré prince Bonaparte en 1853, et marié en 1839 avec
Maria-Anna Cardinali (1823 – 1879) (sans postérité). - La princesse
Alexandrine Bonaparte (1818 – 1874), princesse Bonaparte (1853) ; mariée en 1836 avec Vincenzo Valentini, comte di Laviano (postérité). - La princese
Constance Bonaparte (1823 – 1876), titrée princesse Bonaparte en 1853, abbesse du couvent du Sacré-Coeur à Rome.
Troisième génération (1824 – 1924). De la deuxième génération, seuls Charles-Lucien Bonaparte et Pierre-Napoléon Bonaparte bénéficient d'une postérité, du moins d'une postérité légitime. Le premier, avec sa cousine Zénaïde, a huit enfants :
- Le prince
Joseph-Lucien Bonaparte (1824 – 1865), titré prince Bonaparte en 1853, il devient le 3e prince de Canino et Musignano à la mort de son père en 1857. Il meurt sans alliance.
- Le prince
Lucien-Louis Bonaparte (1828 – 1895), titré prince Bonaparte en 1853, il devient le 4e prince de Canino et Musignano, succédant dans ce titre à son frère aîné, mort en 1865. Cardinal (1868), il meurt, évidemment, sans alliance. - La princesse
Julie Bonaparte (1830 – 1900), titrée princesse Bonaparte en 1853 ; elle épouse, en 1847, Alessandro del Gallo, marquis de Roccagiovine (postérité). - La princesse
Charlotte Bonaparte (1832 – 1901), mariée en 1848 à Pietro, comte Primoli di Foglia (postérité éteinte). - La princesse
Marie-Désirée Bonaparte (1835 – 1890), mariée en 1851 à Paolo, comte Campello della Spina (postérité). - La princesse
Augusta Bonaparte (1836 – 1900), qui épouse son cousin (par la demi-sœur de son père) Placido Gabrielli, 4e et dernier prince de Prossedi (sans postérité). - Le prince
Napoléon-Charles Bonaparte (1839 – 1899), titré prince Bonaparte en 1860 avant de devenir en 1895, à la mort de son frère, le cardinal Bonaparte, le 5e prince de Canino et Musignano. Son mariage, en 1859, avec la princesse
Cristina Ruspoli (1842 – 1907) restera sans postérité. - La princesse
Bathilde Bonaparte (1840 – 1861), mariée en 1856 au comte Louis de Cambacérès, petit-neveu, par son père, de Cambacérès, consul (2e) avec Napoléon Bonaparte, puis archichancelier de l'Empire sous Napoléon Ier, et petit-fils, par sa mère, du maréchal Davout (postérité).
Le second, le turbulent prince Pierre Bonaparte, eut deux enfants :
- Le prince
Roland Bonaparte (1858 – 1924), devenu en 1899, à la mort de son cousin germain, le 6e (et dernier) prince de Canino et Musignano ; il est, de 1910 à 1924 le président de la Société de Géographie. Il épouse
Marie Blanc (1859 – 1882) en 1880. - La princesse
Jeanne Bonaparte (1861 – 1910), mariée en 1881 au marquis Christian de Villeneuve-Esclapon (postérité).
Quatrième génération (1870 – 1962). Des quatre hommes de la troisième génération, deux meurent sans postérité, les 3e et 4e princes de Canino et Musignano. Le 5e prince a deux filles : la princesse
Marie-Léonie Bonaparte (1870 – 1947), mariée en 1891 à Enrico Gotti, sans postérité, et la princesse
Eugénie Bonaparte (1872 – 1949), mariée en 1898 à Napoléon Ney, arrière-petit-fils du maréchal Ney, fils du 3e duc d'Elchingen (séparés par jugement en 1903, sans postérité).
Cette branche est issue de la princesse Elisa Bonaparte, la seule des sœurs de Napoléon qui exerça un réel pouvoir politique ; elle s'éteint à la deuxième génération.
Première génération (1777 - 1841).
Elisa Bonaparte (3 janvier 1777 - 6 août 1820), première sœur de Napoléon Ier, faîte princesse de Lucques et de Piombino en 1805 puis grande-duchesse de Toscane en 1809 (titre honorifique[40]), épouse le 1er mai 1797
Félix Baciocchi (18 mai 1762 - 27 avril 1841), prince de Lucques et Piombino en 1805, dont elle eut trois enfants.
Cette branche est la plus courte de toutes puisqu'elle s'éteint dès la première génération.
Première génération (1780 - 1832).Cette branche donne naissance à la lignée des princes Murat et des princes de Pontecorvo.
Première génération (1767 - 1839). Tout commence avec le mariage le 20 janvier 1800 de la princesse
Caroline (25 mars 1782 – 18 mai 1839), avec le général
Joachim Murat (25 mars 1767 – 13 octobre 1815), maréchal de France dès 1804. Ils forment de 1806 à 1808 le couple grand-ducal de Berg et de Clèves avant de devenir le couple royal de Naples de 1808 à 1815.
Deuxième génération (1801 - 1889). Le roi et la reine de Naples ont quatre enfants :
- le prince
Achille Murat (21 janvier 1801 – 15 avril 1847), grand-duc héritier de Berg et de Clèves (1806 - 1808), prince royal de Naples (1808 - 1815) puis 2e prince Murat de 1815 à sa mort ; marié en 1826 à
Catherine Willis Gray (1803 - 1867), arrière-petite-nièce de George Washington, princesse Murat par son mariage. Sans postérité. - Le second fils du couple est le prince
Lucien Murat (16 mai 1803 – 10 avril 1878), titré prince souverain de Pontecorvo en 1812 et 3e prince Murat de 1847 à sa mort ; marié en 1831 à
Caroline-Georgina Fraser (1810 - 1879), princesse Murat par son mariage. - Ils eurent également deux filles : la princesse
Laetizia Murat (1802 - 1859), marquise Pepoli et comtesse de Castiglione par son mariage en 1823 avec Guido-Taddeo marquis Pepoli et comte de Castiglione, dont postérité, et la princesse
Louise Murat (1805 - 1889), mariée avec Giulio Rasponi en 1825, dont postérité.
Troisième génération (1832 - 1924). Lucien Murat fut le seul des deux frères de la deuxième génération à avoir une postérité. C'est son deuxième enfant, le prince
Joachim Murat (1834 - 1901), 1e prince de Pontecorvo, titre de courtoisie désormais attaché à l'aîné du prince Murat, et 4e prince Murat de 1878 à sa mort ; marié en 1854 à
Malcy Berthier de Wagram (1832 - 1884), petite-fille du maréchal Berthier par son père, le 2e prince de Wagram, et nièce de Désirée (reine de Suède) et Julie (femme de Joseph) Clary par sa mère, il se remarie en 1894 à
Lydia Hervey (1841 – 1901), mariage sans postérité.
Lucien Murat eut également quatre autres enfants, chacun donnant une postérité à la famille : princesse
Caroline Murat (1832 – 1902), baronne de Chassiron par son mariage en 1850 avec Charles Martin baron de Chassiron, remariée en 1872 à John-Lewis Garden ; princesse
Anna Murat (1841 – 1924), duchesse et princesse de Poix, duchesse de Mouchy par son mariage en 1865 avec Antoine de Noailles, duc et prince de Poix, duc de Mouchy, grand d’Espagne de 1ère classe ; prince
Achille Murat (1847 – 1895) marié en 1868 à
Salomé Davidovna princesse Dadiani, géorgienne ; et le prince
Louis-Napoléon Murat (1851 – 1912) marié en 1873 à
Eudoxie Mihaïlovna Somov, ukrainienne.
Quatrième génération (1855 - 1960). Pour ne point trop se perdre dans le dédale généalogique de la famille Murat, nous nous cantonnerons désormais à la descendance de l'aîné (Prince Murat) de chaque génération ; la suite de l'article présentera donc les membres de la branche aînée des Murat.
Pour la troisième génération, il s'agit du prince Joachim Murat, qui eut trois enfants, dont son héritier mâle le prince
Joachim Murat (1856 - 1932), 2e prince de Pontecorvo (1878) puis 5e prince Murat en 1901, marié en 1884 à
Cécile Ney d'Elchingen (1857 – 1960), fille du 3e duc d'Elchingen, arrière-petite-fille du maréchal Ney, princesse Murat par son mariage.
À cela s'ajoute deux filles : la princesse
Eugénie Murat (1855 – 1934), princesse de Torella, duchesse de Lavello, marquise de Bella, de Valle Siciliana, de Moncilioni, comtesse de Gambatesa par son mariage en 1887 avec Giuseppe Caracciolo, patricien napolitain, dont postérité ; et la princesse
Anne Murat (1863 – 1940), dame du palais à la cour d'Autriche, comtesse Goluchowski par son mariage en 1885 avec Agénor, comte Goluchowski, personnage influent de l'Empire d'Autriche (notamment ministre des affaires étrangères), dont postérité.
Cinquième génération (1885 - 1992). Le 5e prince Murat est le père de sept enfants, dont le prince
Joachim Murat (1885 - 1938), 3e prince de Pontecorvo (1901) et 6e prince Murat en 1932, marié à
Louise Plantié. Les six autres enfants sont :
- Princesse
Marguerite Murat (1886 – 1956) ; - Prince
Alexandre Murat (1889 – 1926) ; - Prince
Charles Murat (1892 – 1973) ; - Prince
Paul Murat (1893 – 1964) ; - Prince
Louis Murat (1896 – 1916) ; - Prince
Gérôme Murat (1898 – 1992).
À la mort du dernier représentant mâle de la cinquième génération, Gérôme en 1992, cette branche a pris son aspect définitif, plus aucune naissance ne pouvant intervenir dans la sixième génération, cinquième et dernier degré d'appartenance à la Maison impériale.
Sixième génération (depuis 1920). Le 6e prince Murat eut deux enfants : le prince
Joachim Murat (1920 - 1944), 4e prince de Pontecorvo (1932) et 7e prince Murat en 1938, marié à
Nicole Pastre (1921 – 1982), princesse Murat par son mariage ; et la princesse
Caroline Murat (née en 1921).
[modifier] Chefs de la famille impériale
[modifier] Querelles dynastiques
[modifier] Querelle de 1879
La première querelle dynastique éclate suite à la mort du prince impérial, fils unique de Napoléon III, le 1er juin 1879. Par un codicille ajouté à son testament, daté du 26 février[41], l'héritier du dernier empereur à avoir régné sur la France désigne pour lui succéder le prince Victor, son cousin au 6e degré, petit-fils de son grand-oncle, le roi Jérôme :
« Les devoirs de notre maison envers le pays ne s’éteignent pas avec ma vie ; moi mort, la tâche de continuer l’œuvre de Napoléon Ier et de Napoléon III incombe au fils aîné du Prince Napoléon [...][42]. »
Par ce document, l'héritier légitime (selon la constitution de l'Empire), le Prince Napoléon, fils du roi Jérôme et cousin au 5e degré du prince impérial, est privé de facto de ses droits dynastiques au profit de son fils, Victor, alors âgé de 17 ans. Cette mise à l'écart est due aux convictions radicales trop souvent exprimées par le prince sous le règne de son cousin germain, Napoléon III, mais aussi à son outrancière opposition à l'Impératrice[43], à ses déplaisantes manœuvres après la mort de l'Empereur[43] et à son incapacité, selon le prince impérial, à rassembler les bonapartistes autour de son nom[43].
Dans un premier temps, le testament du prince impérial est ignoré, et le mouvement bonapartiste se range derrière l'héritier "légitime" ; mais les dissensions ne s'effacent pas pour autant. D'un côté, les chefs politiques du bonapartisme ont fait le choix de l'alliance avec les royalistes et les cléricaux dans une "Union conservatrice" clairement ancrée à Droite ; de l'autre côté, le nouveau chef de la famille impériale défend des convictions avancées, prônant un bonapartisme plus populaire, plus à Gauche, proche du républicanisme[44]. Ainsi, en novembre 1879, aux élections sénatoriales en Charente, le Prince Napoléon soutient le candidat Raoul-Duval (bonapartisme populaire) face au maréchal Canrobert (bonapartisme clérical), ce dernier l'emportant[44]. Une fronde commence dès lors à s'esquisser, notamment initiée par Paul de Cassagnac et Jules Amigues, bientôt rejoint par le cardinal de Bonnechose (bonapartistes catholiques) et Eugène Rouher[44].
Dès 1880, la désintégration du parti est consommée suite aux propos du prince Napoléon se déclarant favorable à l'expulsion des Jésuites et opposé à l'alliance avec les monarchistes et les conservateurs[44]. Tandis que la fronde menée par Cassagnac et Amigues s'amplifie, l'aile gauche du bonapartisme se rallie à la République et l'aile droite au royalisme[44]. Très rapidement abandonné par les grandes figures du mouvement, l'héritier "légitime" se retrouve minoritaire. Le bonapartisme se divise entre jéromistes (minoritaires, bonapartistes républicains et sociaux) et victoriens (majoritaires, bonapartistes dynastiques et conservateurs). L'unité aura tenue à peine une année.
Le prince Napoléon et le prince Victor s'opposent alors, parfois violemment[45], jusqu'à la mort du premier, le 17 mars 1891. Par son testament, il déshérite son fils :
« Je ne laisse rien à Victor, mon fils aîné, c'est un traître et un rebelle, sa conduite me cause une grande douleur et un profond mécontentement. Je ne veux pas qu'il assiste à mes obsèques[46]. »
Il fait ainsi de son fils cadet, Louis, "[...] le représentant de la cause des Napoléon [...]"[47]. Cependant, Louis, officier en Russie, ne désirant pas cette charge, et le testament étant contraire à la loi française, celui-ci est annulé. Avec le soutien de son frère, Louis, de sa soeur, Laetitia (également déshéritée[47]), et de sa mère, la princesse Clotilde (elle aussi écartée de la succession[47]), Victor, désormais "prince Napoléon", devient le chef légitime et incontesté de la famille impériale et l'unique incarnation du bonapartisme, un mouvement en partie désintégré à cause de cette querelle dynastique doublée d'un différent idéologique.
[modifier] Querelle de 1997
La seconde querelle dynastique s'est ouverte en 1997 et n'est pas encore résolue. Elle se déclenche après la mort du prince Napoléon (Louis), fils du prince Napoléon (Victor), le 3 mai 1997, et l'ouverture de son testament par Me Jean-Marc Varaut, le 2 décembre suivant[48]. En effet, tout comme le prince impérial avait déshérité en 1879 le prince Napoléon, grand-père de Louis, ce dernier déshérite également, par voie testamentaire et uniquement en ce qui concerne la succession dynastique, l'héritier légitime de la famille impériale, en l'occurrence son fils, le prince Charles Napoléon, dont il désapprouvait à la fois le divorce en 1989, le remariage en 1996 et les convictions politiques : républicain, étiqueté à Gauche et autonomiste corse[49]. Louis, prince Napoléon, désigne pour lui succéder son petit-fils, Jean-Christophe Napoléon, le fils de Charles, alors âgé de 11 ans.
Pour accomplir cet acte, le prince Napoléon s'appuie sur plusieurs sources juridiques du droit impérial :
« [Le chef de famille est] autorisé par le Sénatus-consulte du 7 novembre 1852, le Statut de la famille impériale du 21 juin 1853 et la Tradition à désigner dans certaines hypothèses, notamment par application de l'article 4 du Statut, l'héritier dynaste dans la famille impériale pour succéder à la dignité impériale [...][50]. »
Il invoque ici l'article 6 du Sénatus-consulte de 1852 qui stipule que :
« [les membres de la famille impériale] ne peuvent se marier sans l'autorisation de l'empereur. Leur mariage fait sans cette autorisation emporte privation de tout droit
à l'hérédité [...].][51] »
Ainsi que l'article 4 du statut de 1853 qui ajoute que :
« Le mariage des membres de la famille impériale […] sera nul de plein droit, et sans qu'il soit besoin de jugement, toutes les fois qu'il aura été contracté sans le consentement formel de l'Empereur[52]. »
Enfin, il fait référence à la Tradition, rappelant ici le précédent de 1879 où le testament du prince impérial avait été majoritairement approuvé et considéré comme valide (une fois l'union autour du prince Napoléon consommé). Mais cette invocation de l'Histoire de la dynastie ne doit pas occulter que le prince Napoléon (Louis) fonde essentiellement la légalité de son acte sur l'application des dispositions constitutionnelles relatives au mariage des membres de la famille impériale.
Bien que républicain et donc étranger aux querelles dynastiques (selon ses propres termes), le prince Charles Napoléon conteste le testament de son père et estime être le chef légitime de la famille impériale, invoquant les lois actuelles de la République française concernant le divorce pour invalider un testament bâti sur les lois et statuts de l'ère impériale[48]. Charles a également toujours affirmé que cette querelle ne troublerait en aucun cas ses relations avec son fils, Jean-Christophe, chef de famille désigné. Cette querelle ne divise pas profondément les bonapartistes, devenus très minoritaires dans le paysage politique français : les bonapartistes dynastiques, ultra-minoritaires, reconnaissent Jean-Christophe Napoléon comme prétendant au trône, Charles déclarant de toute manière ne pas l'être ; quant aux bonapartistes républicains, ils se désintéressent d'une question de droit héréditaire et de l'identité du chef de famille.
La princesse Alix de Foresta, veuve du prince Napoléon (Louis) est la principale représentante de la famille impériale[53], ayant exercé comme une sorte de "régence" durant la minorité de son petit-fils. Depuis quelques années maintenant, on voit le prince Jean-Christophe dans la plupart des commémorations napoléoniennes[54][55][56][57], en qualité de "prince Napoléon", en application des dispositions testamentaires de son grand-père. Charles, quant à lui, publie régulièrement des ouvrages sur son illustre ancêtre[58].
[modifier] Liste des chefs de famille
| Portrait | Nom | Période | Notes |
|---|---|---|---|
| Napoléon Ier (15 août 1769 – 5 mai 1821) |
1804 – 1821 | Proclamé empereur des Français le 18 mai 1804, il abdique une première fois le 6 avril 1814 avant de revenir sur le trône, le 20 mars 1815 ; il est de nouveau contraint d'abdiquer le 22 juin 1815. Il finit sa vie en exil, sur l'île de Sainte-Hélène. | |
| Napoléon II (20 mars 1811 – 22 juillet 1832) |
1821 – 1832 | Brièvement proclamé empereur des Français après chaque abdication de son père, il doit laisser le trône à Louis XVIII. Il finit ses jours en Autriche, sous le titre de duc de Reichstadt, sans jamais avoir pris la tête du mouvement bonapartiste. | |
| Joseph Bonaparte (7 janvier 1768 – 28 juillet 1844) |
1832 – 1844 | Frère aîné de Napoléon Ier, il devient, à la mort de son neveu, l'Aiglon, le chef légitime de la famille impériale. Cependant, il ne revendique pas le trône et ne prend pas la tête du mouvement bonapartiste. | |
| Louis Bonaparte (2 septembre 1778 – 25 juillet 1846) |
1844 – 1846 | Frère cadet de Napoléon Ier, il devient, à la mort de son frère, Joseph, le chef légitime de la famille impériale. Tout comme son prédécesseur, il ne revendique pas le trône et ne prend pas la tête du mouvement bonapartiste. | |
| Napoléon III (20 avril 1808 – 9 janvier 1873) |
1846 – 1873 | Fils de Louis Bonaparte, il est élu président de la République le 10 décembre 1848 puis mène un coup d'Etat en 1851, rétablissant l'Empire l'année suivante. Son pouvoir s'écroule après le désastre de Sedan et la défaite face à la Prusse en 1870. | |
| Louis Bonaparte, prince impérial (16 mars 1856 – 1er juin 1879) |
1873 – 1879 | Fils de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie, il succède à son père en 1873 avant de mourir six ans plus tard, en Afrique du Sud ; les bonapartistes le reconnaissaient sous le nom de Napoléon IV. | |
| Napoléon (Jérôme Bonaparte) (9 septembre 1822 – 17 mars 1891) |
Querelle dynastique 1879 – 1891 |
Fils de Jérôme, dernier frère de Napoléon Ier, le testament du prince impérial le prive de ses droits héréditaires, mais, aîné des Bonaparte, il s'estime chef légitime de la famille impériale ; ses partisans (minoritaires) le reconnaissent comme Napoléon V "Jérôme". | |
| Victor Bonaparte (18 juillet 1862 – 3 mai 1926) |
Fils du prince Napoléon (Jérôme) et de la princesse Clotilde, il est désigné par le testament du prince impérial pour lui succèder ; ses partisans (majoritaires) le reconnaissent comme Napoléon V "Victor". | ||
| Victor Bonaparte (18 juillet 1862 – 3 mai 1926) |
1891 – 1926 | À la mort de son père, il devient le chef légitime et incontesté de la famille impériale, héritant du titre de "prince Napoléon". | |
| Louis Bonaparte (23 janvier 1914 – 3 mai 1997) |
1926 – 1997 | Fils du prince Victor et de la princesse Clémentine, il succède à son père en 1926 et préside aux destinées de la famille impériale pendant 71 ans ; les bonapartistes dynastiques le reconnaissent comme Napoléon VI "Louis". | |
| Charles Napoléon (né le 19 octobre 1950) |
Querelle dynastique depuis 1997 |
Fils du prince Louis, le testament de son père le prive de ses droits dynastiques ; il s'estime cependant chef légitime de la famille impériale, sans être toutefois prétendant au trône par conviction républicaine. | |
| Jean-Christophe Napoléon (né le 11 juillet 1986) |
Petit-fils du prince Louis, il devient chef de la famille impériale en 1997 par le testament de son grand-père. Les bonapartistes dynastiques le reconnaissent comme Napoléon VII "Jean". |
[modifier] Annexes
[modifier] Notes et références
- Haplogroup of the Y Chromosome of Napoléon the First, Gerard Lucotte, Thierry Thomasset, Peter Hrechdakian, Janvier 2012]
- Cruciani; La Fratta; Santolamazza; Sellitto (May 2004), Phylogeographic Analysis of Haplogroup E3b (E-M215) Y Chromosomes Reveals Multiple Migratory Events Within and Out Of Africa (PDF), American Journal of Human Genetics 74 (5): 1014–1022, doi:10.1086/386294, PMC 1181964, PMID 15042509
- L'ADN de Napoléon, Albert Benhamou, Janvier 2012]
- M. Foissy, La famille Bonaparte depuis 1264 jusqu'à nos jours, éd. Libraire de Mme Vergne, 1830, p. 17.
- M. Foissy, La famille Bonaparte depuis 1264 jusqu'à nos jours, éd. Libraire de Mme Vergne, 1830, p. 39.
- François Demartini et Antoine Marie Graziani, Les Bonaparte en Corse, éd. Alain Piazzola, 2001, p. 18 et 19.
- La filiation est établie sur pièce à partir de Gianfardo né et demeurant à Sarzane à la fin du XIIe siècle.
- François Demartini et Antoine Marie Graziani, Les Bonaparte en Corse, éd. Alain Piazzola, 2001, p. 19.
- Federico Galantini (traduit de l'italien par Bertrand Levergeois, Napoléon et Sarzane, Les origines italiennes des Bonaparte, Editions Michel de Maule, Paris, septembre 2004.
- Ser Giarente Calandrini, de Sarzane épousa Andreola Tomeo dei Bosi veuve de Bartolomeo Lucando, alias Parentuccelli dont elle avait eu Nicolas V.
- Demartini François, Graziani Antoine-Marie, Les Bonaparte en Corse, Ajaccio, 2001.
- Hervé Pinoteau, Vingt-cinq ans d'études dynastiques, Paris, Ed. Christian, 1982, p.262.
- Article de Raphaël Lahlou, in "Magazine Napoléon Ier, n°53 [août-septembre-octobre 2009).
- Rapetti, Quelques mots sur les origines des Bonaparte (1858), p. 14.
- Thierry Lentz, Nouvelle histoire du premier Empire
- Chronologie tirée du site de la Fondation Napoléon
- Jean des Cars, Eugénie, la dernière impératrice
- Denis-François Gastelier de La Tour, Dictionnaire héraldique contenant tout ce qui a rapport à la science du blason, Paris, Chez Lacombe, Libraire, rue Christine, 1774, page 102.
- Hervé Pinoteau, Le chaos français et ses signes, PSR éditions, 1998, page 342.
- Statut de 1806
- Statut de 1853
- Article de la Fondation Napoléon sur les titres et patronymes
- Article 9. - Les membres de la famille impériale, dans l'ordre de l'hérédité, portent le titre de Princes français. - Le fils aîné de l'Empereur porte celui de Prince impérial.
- Article 6. Les membres de la famille impériale appelés éventuellement à l'hérédité et leurs descendants, portent le nom de princes français. Le fils aîné de l'empereur porte le titre de prince impérial.
- Article 8. Les membres de la famille impériale appelés éventuellement à l'hérédité prennent le titre de princes français. Le fils aîné de l'empereur porte le titre de prince impérial
- Généalogie de la famille Bonaparte
- Joseph Valynseele, Le sang des Bonaparte, p.51
- Thierry Lentz, Nouvelle histoire du premier Empire, p. 96
- Eric Anceau, Napoléon III, ch. 1.
- Un premier fils, né en 1802, meurt en 1807
- Jean des Cars, Eugénie, la dernière impératrice, p. 171
- Jean des Cars, Eugénie, la dernière impératrice, p. 14
- Jean des Cars, Eugénie, la dernière impératrice, p. 603
- Article 5. - À défaut d'héritier naturel et légitime ou d'héritier adoptif de Napoléon Bonaparte, la dignité impériale est dévolue et déférée à Joseph Bonaparte et à ses descendants naturels et légitimes, par ordre de primogéniture, et de mâle en mâle, à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance.
- Article 6. - À défaut de Joseph Bonaparte et de ses descendants mâles, la dignité impériale est dévolue et déférée à Louis Bonaparte et à ses descendants naturels et légitimes, par ordre de primogéniture, et de mâle en mâle, à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance.
- Article 7. - À défaut d'héritier naturel et légitime et d'héritier adoptif de Napoléon Bonaparte ; - À défaut d'héritiers naturels et légitimes de Joseph Bonaparte et de ses descendants mâles ; - De Louis Bonaparte et de ses descendants mâles ; - Un sénatus-consulte organique, proposé au Sénat par les titulaires des grandes dignités de l'Empire, et soumis à l'acceptation du peuple, nomme l'Empereur, et règle dans sa famille l'ordre de l'hérédité, de mâle en mâle, à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance.
- Texte de la constitution de l'an XII
- Clémence Zacharie, Napoléon et les règles de dévolution de la couronne : contribution à l’étude du droit constitutionnel impérial, p. 5.
- Article sur Le prince Victor Napoléon, de Laetitia de Witt.
- ducs.htm|Titres souverains : grands ducs et princes
- Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, p. 120.
- Testament du prince impérial
- Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, pp. 121, 122 et 124.
- Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, chapitre 11.
- Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, chapitre 13.
- Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, p. 203.
- Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, p. 204.
- C. de Badts de Cugnac et G. Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, 2002, p. 441-442.
- Article de Paris Match sur le prince Charles Napoléon
- Testament du prince Napoléon (Louis)
- Sénatus-consulte du 7 novembre 1852
- Statut réglant la Condition et les Obligations des membres de la Famille Impériale (21 juin 1853)
- La princesse Napoléon remet le prix Second Empire de la Fondation Napoléon
- Commémoration du 200e anniversaire de la naissance de Napoléon III (site d'une association de Chislehurst)
- Commémoration du 200e anniversaire de la naissance de Napoléon III (site de la Fondation Napoléon)
- Commémoration du 5 mai 2008
- Commémoration du 5 mai 2010
- Napoléon, mon aïeul, cet inconnu
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
- Federico Galantini (traduit de l'italien par Bertrand Levergeois), Napoléon et Sarzane, Les origines italiennes des Bonaparte, éd. Michel de Maule, Paris, septembre 2004.
- François Demartini et Antoine Marie Graziani, Les Bonaparte en Corse, éd. Alain Piazzola, 2001.
- Frédéric de Stefani, Sur les origines des Bonaparte: Rapport à S. E., M. le Ministre de l'instruction et des cultes de l'empire français, éd. Bocca frères, 1859.
- Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Famille Bonaparte » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
- Félix Wouters, Histoire de la famille Bonaparte, 1860.
- Jacques-Olivier Boudon, Les Bonaparte. Regard sur la France impériale, La Documentation française, dossier n°8073 de janvier-février 2010.
- M. Foissy, La famille Bonaparte depuis 1264 jusqu'à nos jours, éd. Libraire de Mme Vergne, 1830.
[modifier] Liens externes
- Le Blason de la famille Bonaparte (ou Buonaparte) de Florence et de San Miniato, Archives d'État de Florence (Toscane, Italie)
- La dernière phase de la vie de Napoléon, en captivité à Sainte-Hélène
- Bonaparte, sur Géopatronyme.
- L'Institut Napoléonien Mexique-France
- Napoléonienne Internationale
- Les Amis du Patrimoine Napoléonien