Famille Bonaparte

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Bonaparte.

Maison Bonaparte

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Armoiries de la maison impériale française

Type Maison impériale
Pays Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau du Royaume de Naples Royaume de Naples
Flag of the Kingdom of Westphalia.svg Royaume de Westphalie
State flag simple of the Grand Duchy of Tuscany.svg Grand-duché de Toscane
Titres Empereur des Français
Roi d'Italie
Roi d'Espagne
Roi de Naples
Roi de Hollande
Roi de Westphalie
Grande-duchesse de Toscane
Chef actuel Jean-Christophe Napoléon
Fondation 18 mai 1804
Proclamation du premier Empire
Napoléon Ier
Déposition 4 septembre 1870
Proclamation de la IIIe République
Napoléon III

La maison impériale de France désigne la dynastie impériale française et ses branches collatérales. Elle est issue de la famille Bonaparte, une famille patricienne corse originaire d'Italie, reconnue noble en France sous l'Ancien Régime et devenue maison impériale à la suite de l'élévation de Napoléon Bonaparte à la dignité d'empereur des Français le 18 mai 1804.

Trois de ses membres ont régné sur la France :

La maison Bonaparte a également régné sur plusieurs pays européens au cours du Premier Empire, dans le cadre de la politique familiale de Napoléon Ier :

Origines et histoire[modifier | modifier le code]

Analyse génétique de la lignée paternelle de la famille Bonaparte[modifier | modifier le code]

Selon une analyse génétique du professeur Gérard Lucotte, généticien et anthropologue de renommée internationale, l'haplogroupe du chromosome Y (ADN-Y) de Napoléon Bonaparte est E1b1b1c (E-M34). Le chromosome Y se transmet uniquement par la lignée masculine : un père le transmet à ses fils [1]. Cet haplogroupe, rare en Europe, est surtout présent en Éthiopie et au Moyen-Orient (Jordaniens, Yéménites, Juifs…)[2]. Le résultat de cette analyse ouvre de nouvelles hypothèses concernant l'origine de la famille Bonaparte, dont de lointains ancêtres pourraient être natifs du Proche-Orient ou du Caucase[3].

Les racines italiennes[modifier | modifier le code]

Il a existé trois familles portant le nom de Bonaparte, originaires respectivement de Trévise, San Miniato et Florence, et enfin Sarzane.

Les Bonaparte de Trévise[modifier | modifier le code]

La famille Bonaparte de Trévise a fourni des podestats à Vérone et à Padoue. Elle s'est éteinte en 1397 avec Servadius Bonaparte, prieur des chevaliers Gaudens[4].

Les Bonaparte de San Miniato et de Florence[modifier | modifier le code]

La famille Bonaparte de San Miniato est la moins connue. Vers 1570, elle a eu pour dernier représentant Jean Bonaparte, gentilhomme attaché aux Orsini.

La famille des Bonaparte de Florence se rattacherait à ces Bonaparte de San Miniato. Elle a eu pour dernier représentant l'abbé Grégoire Bonaparte, qui fut interné de nombreuses années pour trisomie et qui mourut en 1803 après avoir rencontré Napoléon Bonaparte et tenté en vain de convaincre ce dernier de favoriser la canonisation de son parent, l'abbé Bonaventure Bonaparte. L'abbé Grégoire Bonaparte a légué ses biens à Napoléon Bonaparte qui les a cédés à un établissement public de Florence[5].

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Les Bonaparte de Sarzane[modifier | modifier le code]

La famille Bonaparte de Sarzane est la plus illustre, elle a toujours des descendants aujourd'hui. Elle résidait principalement à Sarzane, en Lunigiana, et était inscrite à Venise sur le Livre d'Or. C'est de cette famille remontant à la fin du XIIe siècle que sont issus les Bonaparte de Corse[6],[Notes 1]. Le membre le plus ancien de la lignée est Gianfaldo, patricien de Sarzane qui a vécu dans cette ville entre 1180 et 1200 et a prêté serment à l'évêque de Luni en 1219 ou 1229[7].

Le 24 avril 1397, Giovanni Bonaparte, notaire, maire de Sarzane, commissaire de Giovanni Maria Visconti en 1408 pour la Lunigiana, épouse en 1340 à Lucques Isabella Calandrini, fille de Federico Calandrini, Officiale della Porta San Donato, et de Maddalena de Griffi. Isabella Calandrini est la cousine du cardinal Filippo Calandrini[8], demi-frère du pape Nicolas V[Notes 2].

Francesco Bonaparte, dit « Mauro » (« le Maure »), soldat dans la cavalerie génoise, et arrière-petit-fils de Giovanni Bonaparte et d'Isabella Calandrini, se fixe à Ajaccio, en Corse, au tout début du XVIe siècle, vraisemblablement en 1514. Ses descendants, citadins et membres du Conseil des Anciens d'Ajaccio, exercent principalement des fonctions de juristes, et d'administrateurs pour la République de Gênes ou les seigneurs locaux. À partir de la fin du XVIe siècle, les Bonaparte tissent des alliances matrimoniales avec les vieilles familles seigneuriales du Sud de la Corse, dont ils revendiquent systématiquement l'ascendance lors de leurs demandes de reconnaissance de noblesse [9].

Charles-Marie Bonaparte, père de Napoléon Bonaparte et descendant de Francesco Bonaparte « Mauro » à la neuvième génération, est à l'origine de la lignée impériale des Bonaparte.

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La noblesse corse de Bonaparte[modifier | modifier le code]

La Corse sur une carte de 1756.

À la suite d'une ordonnance royale du 20 septembre 1769, est créée une chancellerie près le conseil supérieur de la Corse, qui a pour mission de vérifier la noblesse des familles corses. Les familles souhaitant obtenir cette reconnaissance doivent fournir des pièces prouvant deux cents ans de patriciat. La famille Bonaparte remet une série de documents à cette fin, et, par un arrêt du conseil supérieur de la Corse, se voit reconnaître sa noblesse[11].

L'arbre généalogique de la famille Bonaparte est bien fourni en figures illustres de l'Histoire corse : Napoléon Bonaparte est ainsi un descendant de Vincentello d'Istria, comte, puis vice-roi de Corse (1421-1434), fidèle soutien de l'Aragon contre Gênes, exécuté en 1434. Il est aussi un descendant de la figure héroïque Renuccio della Rocca, assassiné par Gênes en 1511, après avoir mené quatre guerres contre elle.

Les Bonaparte sont aussi alliés à la famille d'Ornano[12], à laquelle se rattache Sampiero Corso, grande figure nationaliste mort en 1567, et marié à Vannina d'Ornano : leur fils, Alphonse d'Ornano a été maréchal de France. Sampiero Corso est connu pour avoir conquis la Corse (reprise à la République de Gênes) avec l'aide du roi Henri II de France, ouvrant ainsi la première période française de l'Histoire corse, de 1553 à 1559.

Napoléon Bonaparte, de surcroît, cousine de proche façon avec Sebastiano Costa, petit-fils d'une Bonaparte, filleul d'une Bonaparte et surtout chancelier de Théodore de Neuhoff, roi de Corse pendant sept mois en 1736, et ainsi, créateur des premiers textes constitutionnels corses en 1735-1736. Il est également un descendant de Filippo Cattacciolo qui a reçu Charles Quint à Bonifacio en octobre 1541[12].

La famille « de Bonaparte » n'est donc pas une obscure famille corse mais une famille bien implantée dans les réseaux complexes de l'île[12].

La transformation en maison impériale[modifier | modifier le code]

Son héritage corse et ses ascendants nobles n'intéressent guère Napoléon Bonaparte, qui affirme ainsi dans le Moniteur du 14 juillet 1805 :

« On a mis dans les journaux une généalogie aussi ridicule que plate de la maison Bonaparte. Ces recherches sont bien puériles. À tous ceux qui demanderaient de quel temps date la maison Bonaparte, la réponse est bien facile : Elle date du 18 brumaire[13]. »

Devenue maison impériale de France à partir du 18 mai 1804, la famille Bonaparte ne puise pas sa légitimité dynastique dans ses origines et son ascendance mais dans le sénatus-consulte, le plébiscite qui s'ensuit et le sacre[14], ainsi que dans toute une mythologie reconstruite qui en appelle à la Révolution comme à Charlemagne, sur le tombeau duquel Napoléon Bonaparte se recueille le 7 septembre 1804[15], et enfin en grande partie sur l'aura du premier empereur[14].

Les alliances dynastiques[modifier | modifier le code]

Après la chute du Premier Empire, on a tenté d'abord les alliances entre Bonaparte, souhaitées par Napoléon Bonaparte lui-même. On marie ainsi, en 1822, la princesse Zénaïde Bonaparte, fille du roi Joseph, avec son cousin germain, Charles-Lucien Bonaparte, fils du prince Lucien Bonaparte. On réitère l'expérience quatre ans plus tard, en 1826, avec sa sœur, la princesse Charlotte Bonaparte, qui épouse également un de ses cousins germains, le prince Napoléon-Louis Bonaparte, fils du roi Louis et de la reine Hortense de Beauharnais. Enfin, on cherche à marier le futur Napoléon III avec sa cousine germaine, la princesse Mathilde Bonaparte mais le projet échoue à la suite du coup d'État avorté de Strasbourg de 1836.

Sans être des unions strictement endogames comme les précédentes, on peut aussi trouver quelques « unions napoléoniennes » entre Bonaparte et descendants des plus illustres figures du Premier Empire : la princesse Bathilde Bonaparte, petite-fille de Lucien Bonaparte, épouse ainsi Louis de Cambacérès en 1856, à la fois petit-neveu de Jean-Jacques-Régis de Cambacérès et petit-fils de Nicolas Davout ; la princesse Eugénie Bonaparte, également, arrière-petite-fille de Lucien Bonaparte, épousa Napoléon Ney, en 1898, arrière-petit-fils de Michel Ney. Pour les hommes, Joachim Murat, 4e prince Murat épouse Malcy Berthier de Wagram en 1854, petite-fille du maréchal Louis-Alexandre Berthier : leur fils, Joachim Murat, 5e prince Murat, épouse quant à lui, en 1884, Cécile Ney d'Elchingen, arrière-petite-fille du maréchal Ney.

En dehors de ces unions internes, à la famille Bonaparte ou à la légende napoléonienne, les alliances contractées par les membres de la Maison impériale sont diverses. Dans la famille civile on retrouve de manière significative beaucoup d'unions avec la noblesse italienne, ainsi de la descendance de Lucien où on peut rencontrer des Bonaparte devenues princesse de Prossedi, marquise Honorati, comtesse di Laviano, marquise de Roccagiovine, comtesse Primoli di Foglia, comtesse Campello della Spina, etc. Le cas de Marie Bonaparte, qui épouse un Georges de Grèce, un fils du roi des Hellènes Georges Ier de Grèce, reste exceptionnel pour la famille civile, davantage habituée à des noblesses plus humbles.

Par ailleurs, la maison impériale de France ne semble pas connaître de règles de « parité nobiliaire » aussi stricte que pouvait en connaître, par exemple, la maison royale de France : on peut voir Napoléon III, empereur des Français, épouser Eugénie de Montijo, issue d'une noblesse espagnole importante sans être particulièrement prestigieuse[16]. On constate cependant dans la maison impériale quelques mariages royaux, que ce soit entre le roi Jérôme et Catherine de Wurtemberg, le prince Napoléon-Jérôme Bonaparte et Clotilde de Savoie, ou encore le prince Victor Bonaparte et Clémentine de Belgique. De même, la princesse Laetitia Bonaparte, sœur de Victor Bonaparte, épouse, en 1888, le duc d'Aoste Amédée de Savoie-Carignan, éphémère roi d'Espagne entre 1870 et 1873. Cette recherche d'unions prestigieuses remonte aux premières années de l'EmpireNapoléon Ier cherche par l'union et le sang à grandir la légitimité d'une dynastie dont la particularité est d'être assise sur l'élection. Napoléon Ier lui-même épouse Marie-Louise d'Autriche, fille de l'empereur François Ier d'Autriche.

Les armoiries[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial de la maison Bonaparte.

Sous la Révolution française, la famille Bonaparte abandonne ses armes traditionnelles (qui sont : de gueules à deux barres d'or accompagnées de deux étoiles du même, une en chef, une en pointe). Avec la proclamation de l'Empire, Napoléon Ier choisit de nouvelles armoiries, reprenant les couleurs des armes de France (azur et or), mais en substituant aux trois fleurs de lis une aigle contournée[17], c'est-à-dire tournant la tête à gauche (ou senestre en héraldique), ce qui la différencie de la plupart des aigles des autres états européens, et empiétant un foudre.

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Les princes de la famille impériale adoptent ensuite pour la plupart ces nouvelles armes, mais en ajoutant leurs chiffres personnels, c'est-à-dire l'initiale de leurs prénoms sur le foudre. Puis, ils portent les armes des états sur lesquels ils sont appelés à régner. Lucien Bonaparte et sa descendance conservent quant à eux les anciennes armes traditionnelles de la famille Bonaparte.

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Sous le Second Empire, les armoiries de l'empereur des Français, Napoléon III, chef de la famille Bonaparte, sont dans un premier temps semblables à celles du Premier Empire selon un décret du 2 décembre 1852, seul change le collier de grand maître de la Légion d'honneur. Puis apparaît dans le Bulletin des lois de juin 1853 une composition similaire à la précédente mais sans le heaume[18].

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Composition[modifier | modifier le code]

Famille impériale et famille civile[modifier | modifier le code]

La maison impériale de France est réglementée par les constitutions impériales (sénatus-consultes du 18 mai 1804 et du 7 novembre 1852) et les statuts de la famille impériale (Premier Empire : 30 mars 1806[19] / Second Empire : 21 juin 1853[20]). Elle est composée de deux entités distinctes :

  • la famille impériale qui est composée « de la descendance légitime ou adoptive de l'Empereur [et] des autres Princes appelés éventuellement à l'hérédité par le sénatus-consulte du 7 novembre 1852, de leurs épouses, et de leur descendance légitime », selon les termes de l'article 3 du statut de 1853 ;
  • la famille civile, à l'inverse, qui réunit les membres non dynastes de la maison impériale, en l'occurrence les descendants de Lucien Bonaparte, Élisa Bonaparte (épouse Baciocchi), Pauline Bonaparte (épouse Borghèse) et Caroline Bonaparte (épouse Murat) ; la descendance de ces trois dernières est intégrée à la maison impériale grâce à l'article 3 du statut de 1806 qui stipule que celle-ci « [...] se compose [...] des princesses nos sœurs, de leurs époux et de leur descendance en légitime mariage, jusqu'au cinquième degré inclusivement [...] ». Incluse par Napoléon Ier dans la famille impériale pour certains de ses membres, ces quatre branches sont définitivement placées dans la famille civile par Napoléon III et le statut de 1853. Les branches de Lucien, Élisa et Pauline sont aujourd'hui éteintes ; quant à celle issue de Caroline, elle a atteint le dernier degré d'appartenance précisé dans l'article 3.

Selon les traditions monarchiques et familiales, ainsi que selon les termes des statuts de 1806 et 1853, les épouses intègrent la maison mais non les époux ; à l'exception notable des maris des trois sœurs de Napoléon Ier.

Tous les membres de la maison impériale portent le patronyme « Bonaparte ». Cependant, les membres de la famille civile issus de Lucien sont les seuls à véritablement le porter. Les autres branches de la famille civile étant d'origine féminine, elles portent les patronymes de Baciocchi, Borghèse ou Murat ; quant à la famille impériale, elle utilise aujourd'hui le patronyme « Napoléon ». Celui-ci est le produit d'une tradition à la fois historique et familiale : dans les monarchies, le patronyme civil est abandonné au profit d'un patronyme dynastique (ainsi des Bourbons ou des Orléans utilisant le patronyme « de France ») et, au sein de l'actuelle famille impériale, descendant du roi Jérôme, l'habitude a été prise d'utiliser « Napoléon » par analogie avec le titre de « prince Napoléon » que porte l'aîné de la famille. Cette substitution a été opérée d'autant plus facilement que, durant les années d'exil, nombre d'actes d'état civil étaient établis sur simple déclaration verbale, mais elle demeure une erreur historique. En effet, si « Napoléon » peut être considéré comme un patronyme dynastique, le patronyme officiel reste, pour tous les membres de la maison impériale, celui de « Bonaparte ». C'est ainsi que la mort du prince Napoléon (Louis) fut annoncée, le 3 mai 1997, comme le décès de « Son Altesse Impériale » Louis Jérôme Victor-Emmanuel Léopold Marie Bonaparte, prince Napoléon[21].

Titres et prédicats[modifier | modifier le code]

Selon l'article 9 du sénatus-consulte du 18 mai 1804[Notes 59] et l'article 6 du sénatus-consulte du 7 novembre 1852[Notes 60], confirmé par l'article 8 de la constitution de 1870[Notes 61], les membres de la famille impériale portent le titre de « prince français », et le fils aîné de l'Empereur le titre de « prince impérial ». Ils reçoivent traitement d'« Altesse Impériale ». Quant aux membres de la famille civile, ils portent le titre de « prince » sans prédicat, excepté pour ceux ayant rang à la Cour et pour les aînés, titrés « Altesses »[21].

Joseph, Louis et Jérôme Bonaparte portent le titre de « roi », charge qu'ils exercent sous le règne de leur frère Napoléon Ier. C'est ainsi qu'on parle par exemple de la « reine Hortense » (Hortense de Beauharnais, épouse de Louis Bonaparte).

Les actuels chefs de famille portent le titre de « prince Napoléon » par tradition familiale remontant au prince Napoléon-Jérôme Bonaparte, titre qu'il a adopté avec l'accord de Napoléon III pour ne pas abandonner son prénom (Napoléon) et souligner sa qualité de « premier prince du sang »[21].

Les titres de courtoisies impériaux sont quant à eux inexistants, les rares pouvant être portés par les princes de la maison impériale étant d'origine étrangère : « prince de Montfort » (titre wurtembourgeois, Jérôme Bonaparte), « comte de Moncalieri » (titre italien, prince Napoléon (Jérôme)), « prince de Canino et Musignano » (titre romain, Lucien Bonaparte, porté par l'aîné de sa branche). Le titre de « prince Murat » est une institution héritée du maréchal Joachim Murat, titré « prince français » par Napoléon Ier ; celui de « prince de Pontecorvo » est repris d'un titre souverain donné par Napoléon Ier au fils aîné de Joachim Murat et qui désigne aujourd'hui l'aîné (et héritier) du « prince Murat »[21].

Survivance du patronyme dans les branches extérieures[modifier | modifier le code]

Deux branches non dynastes et extérieures à la maison impériale (la première est une branche illégitime, la seconde une branche féminine) conservent le patronyme Bonaparte : les Bonaparte-Patterson et les Bonaparte-Wyse.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Le point de convergence dans les ascendants de la maison impériale se trouve dans le mariage (07/06/1764 à Ajaccio) de Charles Marie Bonaparte (27/03/1746 à Ajaccio – 24/02/1785 à Montpellier) et de Maria Letizia Ramolino (27/08/1750 à Ajaccio – 02/02/1836 à Rome)[22], connue sous son titre semi-officiel de « Madame, Mère de l'Empereur[24] », abrégé en « Madame Mère ».

Parmi leurs enfants, les huit survivants (5 garçons et 3 filles) donnent naissance aux huit branches de la maison impériale :

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Signification des symboles de la généalogie :
Imperial Crown of Napoleon Bonaparte.png : Empereur/Impératrice des Français
Coat of Arms Second French Empire (1852–1870)-2.svg : Chef de la famille impériale
Napoleonic Eagle.svg : Membre de la famille impériale
Blason fam fr Bonaparte.svg : Membre de la famille civile
Napoleonic stub.svg : Aîné de la branche (non dynaste)
Gras : homme de la maison impériale
Gras italique : femme de la maison impériale

Branches dynastes (famille impériale)[modifier | modifier le code]

Branche issue de Napoléon Ier[modifier | modifier le code]

Napoléon Bonaparte
(1769-1821)

Cette branche fondatrice est à la fois la plus prestigieuse, avec deux empereurs et deux impératrices, et à la fois la plus courte des branches dynastes, avec seulement quatre membres.

Cette branche naît avec Imperial Crown of Napoleon Bonaparte.png Coat of Arms Second French Empire (1852–1870)-2.svg Napoléon Bonaparte (15/08/1769 à Ajaccio – 05/05/1821 à Jamestown)[22], général de la République, Premier consul de la République, puis empereur des français proclamé le 18 mai 1804. Il perd le pouvoir en avril 1814, le retrouve brièvement en mars 1815 avant de le perdre définitivement en juin suivant.

Napoléon Bonaparte épouse le 9 mars 1796 à Paris Imperial Crown of Napoleon Bonaparte.png Joséphine de Beauharnais (23/06/1763 aux Trois-Îlets – 29/05/1814 à Rueil-Malmaison) qui devient impératrice à l'avènement de son mari. Le mariage de Napoléon et de Joséphine demeure stérile, cause de leur divorce le 16 décembre 1809 ; Joséphine devient alors impératrice douairière.

Napoléon Bonaparte se remarie le 1er avril 1810 à Saint-Cloud avec Imperial Crown of Napoleon Bonaparte.png Marie-Louise d'Autriche (12/12/1791 à Vienne – 18/12/1847 à Vienne), impératrice des français jusqu'à la chute de l'Empire[22].

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Branche issue de Joseph Bonaparte[modifier | modifier le code]

Joseph Bonaparte
(1768-1844)

Il s'agit en fait de la branche aînée de la famille Bonaparte, rétrogradée cadette à la suite de l'avènement de Napoléon Ier, puis (de nouveau) branche aînée de 1832 à 1844. Elle se compose de quatre membres, Joseph Bonaparte, son épouse et ses deux filles. Éteinte en 1844 avec la mort de son seul représentant mâle, elle survit dans la branche non dynaste de Lucien grâce au mariage de la fille aînée avec un de ses cousins germains.

Cette branche commence (et se termine, dans les mâles) avec Coat of Arms Second French Empire (1852–1870)-2.svg Joseph Bonaparte (07/01/1768 à Corte – 28/07/1844 à Florence), roi de Naples de 1806 à 1808 et roi d'Espagne de 1808 à 1813.

Il épouse Napoleonic Eagle.svg Julie Clary (26/12/1771 à Marseille – 07/04/1845 à Florence) le 1er août 1794 à Cuges-les-Pins[22]. À la mort de Napoléon II en 1832, Joseph (re)devient l'aîné des Bonaparte et le chef de la famille impériale.

Du mariage de Joseph Bonaparte et Julie Clary naissent trois filles :

  • la princesse Napoleonic Eagle.svg Julie Bonaparte (29/02/1796 à Gênes – 06/06/1797 à Gênes), décédée à l'âge de 1 an sans postérité.

À la mort de Joseph Bonaparte en 1844, la branche s'éteint dans les mâles, mais le sang de ce dernier continue à couler dans les veines des enfants issus du mariage de Zénaïde Bonaparte. La branche de Louis Bonaparte lui succède à la tête de la famille impériale. Quant à celle de Joseph, elle s'éteint définitivement (dans les femmes) en 1854 avec la mort de la princesse Zénaïde Bonaparte en 1854.

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Branche issue de Louis Bonaparte[modifier | modifier le code]

Louis Bonaparte
(1778-1846)

Cette branche fournit à la France son troisième et dernier empereur avec Napoléon III. Comportant six membres, elle est l'aînée des branches de la famille impériale de 1844 à 1879.

Coat of Arms Second French Empire (1852–1870)-2.svg Louis Bonaparte (02/09/1778 à Ajaccio – 25/07/1846 à Livourne) est le troisième frère de Napoléon Ier et le second dynaste ; il devient roi de Hollande de 1806 à 1810.

En 1802, le Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, le pousse à se marier avec la fille de Joséphine de Beauharnais : Napoleonic Eagle.svg Hortense de Beauharnais (10/04/1783 à Paris – 05/08/1837 à Salenstein)[22], ce qu'il fait le 3 janvier 1802 à Paris. À la mort de son frère aîné Joseph en 1844, Louis Bonaparte devient chef de la famille impériale pendant deux ans.

Le mariage forcé, et sans amour[25], de Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais donne trois fils :

Napoléon III épouse le 30 janvier 1853 à Paris[26], Imperial Crown of Napoleon Bonaparte.png Eugénie de Montijo (05/05/1826 à Grenade – 11/07/1920 à Madrid)[27],[28]. Ils perdent tous deux le pouvoir à la suite de la guerre de 1870 contre la Prusse qui s'achève par la débâcle de Sedan, et s'exilent en Angleterre. Napoléon III disparaît trois ans plus tard ; l'Impératrice cinquante ans après.
Napoléon III et Eugénie de Montijo n'ont qu'un seul enfant :
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Branche issue de Jérôme Bonaparte[modifier | modifier le code]

Jérôme Bonaparte
(1784-1860)

Initialement privé de droits héréditaires par les articles 5[Notes 62],6[29] et 7[Notes 63] du sénatus-consulte du 18 mai 1804[30], Jérôme Bonaparte, dernier frère de Napoléon Ier, et ses descendants sont réhabilités dans l'ordre dynastique par le sénatus-consulte du 24 septembre 1806[31] : la branche de Jérôme Bonaparte devient ainsi branche aînée (et dernière survivante des branches dynastes), le 1er juin 1879 ; la famille impériale actuelle en est issue.

Le troisième et dernier frère dynaste de Napoléon Bonaparte est Napoleonic Eagle.svg Jérôme Bonaparte (15/11/1784 à Ajaccio – 24/06/1860 à Massy), qui devient roi de Westphalie de 1807 à 1813 et est titré prince de Montfort en 1816 par son beau-père le roi Frédéric Ier de Wurtemberg.

Jérôme Bonaparte se marie une première fois le 24 décembre 1803 à Baltimore à une américaine, Elizabeth Patterson (06/11/1785 à Baltimore – 04/04/1879 à Baltimore), dont il a un fils :

  • Louise Eugénie Bonaparte-Patterson (07/02/1873 à Baltimore – 22/01/1923 à Biarritz), qui épouse (29/12/1896 à Washington) Adam Carl af Moltke-Huitfield (31/07/1864 à Paris – 09/10/1944 à Copenhague), sans postérité.
  • Jérôme Napoléon Charles Bonaparte-Patterson (26/02/1878 à Paris – 10/11/1945 à New York), qui épouse (1914 à New York) Blanche Pierce (????-1950 à New York), sans postérité : la branche Bonaparte-Patterson s'éteint avec lui.

Une fois le mariage de Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson invalidé par Napoléon Ier, Jérôme Bonaparte est marié le 22 août 1807 à Paris à Napoleonic Eagle.svg Catherine de Wurtemberg (21/11/1783 à Saint-Pétersbourg – 29/11/1835 à Lausanne). Il finira sa vie gouverneur des Invalides (à partir de 1848), maréchal de France (à partir de 1850) et président du Sénat en 1852[22].

Jérôme Bonaparte et Catherine de Wurtemberg donnent naissance à trois enfants :

Napoléon-Jérôme Bonaparte et Clotilde de Savoie ont trois enfants :
Victor Bonaparte et Clémentine de Belgique ont deux enfants :
Louis Bonaparte et Alix de Foresta ont quatre enfants (dont des jumeaux) :
Charles Bonaparte épouse le 19 décembre 1978 à Paris la princesse Béatrice de Bourbon-Siciles (16/06/1950 à Saint-Raphaël), princesse des Deux-Siciles, dont il a deux enfants :
  • La princesse Napoleonic Eagle.svg Caroline Napoléon (24/10/1980), qui épouse (19/09/2009 à Castellabate) Éric Quérénet-Onfroy de Bréville (20/06/1971 à Neuilly-sur-Seine).
Charles Bonaparte et Béatrice de Bourbon-Siciles divorcent en 1989 à Nanterre, et Charles Bonaparte se remarie (28/09/1996) avec Jeanne-Françoise Valliccionni (26/03/1958 à Ortiporio), dont il a deux autres enfants :
  • La princesse Napoleonic Eagle.svg Sophie Napoléon (18/04/1992 à Paris), sans alliance ni postérité.
  • La princesse Napoleonic Eagle.svg Anh Laëtitia Napoléon (22/04/1998 à Hô-Chi-Minh-Ville, adoptée), sans alliance ni postérité.
  • La princesse Napoleonic Eagle.svg Catherine Napoléon (19/10/1950 à Boulogne-Billancourt), qui épouse (04/06/1974 à Prangins) Nicolò San Martino d'Agliè di San Germano (03/07/1948), marquis de Fontanetto, avant de s'en séparer en 1982, sans postérité. Catherine Napoléon se remarie (13/10/1982 à Paris) avec Jean-Claude Dualé (03/11/1936), dont postérité.
  • La princesse Napoleonic Eagle.svg Laure Napoléon (08/10/1952 à Paris), qui épouse (23/12/1982 à Grenoble) Jean-Claude Lecomte (15/03/1948 à Ax-les-Thermes).
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Branches non dynastes (famille civile)[modifier | modifier le code]

Branche issue de Lucien Bonaparte[modifier | modifier le code]

Branche issue d'Élisa Bonaparte[modifier | modifier le code]

Branche issue de Pauline Bonaparte[modifier | modifier le code]

Branche issue de Caroline Bonaparte[modifier | modifier le code]

Chefs de la famille impériale[modifier | modifier le code]

Querelles dynastiques[modifier | modifier le code]

Querelle de 1879[modifier | modifier le code]

Le prince impérial
Louis-Napoléon Bonaparte
(1856-1879)
Le prince
Napoléon-Jérôme Bonaparte
(1822-1891)
Le prince
Victor Napoléon
(1862-1926)

La première querelle dynastique éclate à la suite de la mort du prince impérial Louis-Napoléon Bonaparte, fils unique de Napoléon III, le 1er juin 1879. Par un codicille ajouté à son testament, daté du 26 février 1879[34], l'héritier du dernier empereur à avoir régné sur la France désigne pour lui succéder le prince Victor Napoléon (1862-1926), son cousin au 6e degré, petit-fils de son grand-oncle, le roi Jérôme Bonaparte :

« Les devoirs de notre maison envers le pays ne s'éteignent pas avec ma vie ; moi mort, la tâche de continuer l'œuvre de Napoléon Ier et de Napoléon III incombe au fils aîné du prince Napoléon [...][35]. »

Par ce document, l'héritier légitime (selon la constitution de l'Empire), le prince Napoléon-Jérôme, fils du roi Jérôme Bonaparte et cousin au 5e degré du prince impérial Louis-Napoléon Bonaparte, est privé de facto de ses droits dynastiques au profit de son fils, Victor Napoléon, alors âgé de 17 ans. Cette mise à l'écart est due aux convictions radicales trop souvent exprimées par le prince Napoléon-Jérôme sous le règne de son cousin germain, Napoléon III, mais aussi à son outrancière opposition à l'impératrice Eugénie, à ses déplaisantes manœuvres après la mort de l'Empereur et à son incapacité, selon le prince impérial, à rassembler les bonapartistes autour de son nom[36].

Dans un premier temps, le testament du prince impérial Louis-Napoléon Bonaparte est ignoré, et le mouvement bonapartiste se range derrière l'héritier légitime mais les dissensions ne s'effacent pas pour autant. D'un côté, les chefs politiques du bonapartisme ont fait le choix de l'alliance avec les royalistes et les cléricaux dans une union conservatrice clairement ancrée à droite ; de l'autre côté, le nouveau chef de la famille impériale défend des convictions avancées, prônant un bonapartisme plus populaire, plus à gauche, proche du républicanisme. Ainsi, en novembre 1879, aux élections sénatoriales en Charente, le Prince Napoléon-Jérôme soutient le candidat Raoul-Duval (bonapartisme populaire) face au maréchal François Certain de Canrobert (bonapartisme clérical), ce dernier l'emportant. Une fronde commence dès lors à s'esquisser, notamment initiée par Paul de Cassagnac et Jules Amigues, bientôt rejoint par le cardinal Henri de Bonnechose (bonapartistes catholiques) et Eugène Rouher[37].

Dès 1880, la désintégration du parti est consommée à la suite des propos du prince Napoléon-Jérôme se déclarant favorable à l'expulsion des Jésuites, et opposé à l'alliance avec les monarchistes et les conservateurs. Tandis que la fronde menée par Paul de Cassagnac et Jules Amigues s'amplifie, l'aile gauche du bonapartisme se rallie à la Troisième République et l'aile droite au royalisme[37]. Très rapidement abandonné par les grandes figures du mouvement, l'héritier légitime se retrouve minoritaire. Le bonapartisme se divise dès lors entre jérômistes (minoritaires, bonapartistes républicains et sociaux) et victoriens (majoritaires, bonapartistes dynastiques et conservateurs). L'unité a tenu à peine une année.

Le prince Napoléon-Jérôme et le prince Victor Napoléon s'opposent alors, parfois violemment[38], jusqu'à la mort du premier, le 17 mars 1891. Par son testament, il déshérite son fils :

« Je ne laisse rien à Victor, mon fils aîné, c'est un traître et un rebelle, sa conduite me cause une grande douleur et un profond mécontentement. Je ne veux pas qu'il assiste à mes obsèques[39]. »

Il fait ainsi de son fils cadet, Louis Bonaparte (1864-1932), « le représentant de la cause des Napoléon […] ». Cependant, Louis, officier en Russie, ne désirant pas cette charge, et le testament étant contraire à la loi française, celui-ci est annulé. Avec le soutien de son frère, Louis, de sa sœur, Laetitia Bonaparte (également déshéritée), et de sa mère, la princesse Clotilde de Savoie (elle aussi écartée de la succession), Victor Napoléon, désormais « prince Napoléon », devient le chef légitime et incontesté de la famille impériale et l'unique incarnation du bonapartisme, un mouvement en partie désintégré à cause de cette querelle dynastique doublée d'un différend idéologique[40].

Querelle de 1997[modifier | modifier le code]

Le prince
Louis Napoléon
(1914-1997)
Le prince
Jean-Christophe Napoléon
(1986)

La seconde querelle dynastique s'est ouverte en 1997 et n'est pas encore résolue. Elle se déclenche après la mort du prince Louis Napoléon (1914-1997), fils du prince Victor Napoléon, le 3 mai 1997, et l'ouverture de son testament par Me Jean-Marc Varaut, le 2 décembre suivant[41]. En effet, tout comme le prince impérial Louis-Napoléon Bonaparte avait déshérité en 1879 le prince Napoléon-Jérôme, grand-père de Louis, ce dernier déshérite également, par voie testamentaire et uniquement en ce qui concerne la succession dynastique, l'héritier légitime de la famille impériale, en l'occurrence son fils, le prince Charles Napoléon, dont il désapprouvait à la fois le divorce en 1989, le remariage en 1996 et les convictions politiques : républicain, étiqueté à gauche et autonomiste corse[42]. Louis, prince Napoléon, désigne pour lui succéder son petit-fils, Jean-Christophe Napoléon, le fils de Charles Napoléon, alors âgé de 11 ans.

Pour accomplir cet acte, le prince Louis s'appuie sur plusieurs sources juridiques du droit impérial :

« [Le chef de famille est] autorisé par le Sénatus-consulte du 7 novembre 1852, le Statut de la famille impériale du 21 juin 1853 et la Tradition à désigner dans certaines hypothèses, notamment par application de l'article 4 du Statut, l'héritier dynaste dans la famille impériale pour succéder à la dignité impériale [...][43]. »

Il invoque ici l'article 6 du Sénatus-consulte de 1852 qui stipule que :

« [les membres de la famille impériale] ne peuvent se marier sans l'autorisation de l'empereur. Leur mariage fait sans cette autorisation emporte privation de tout droit à l'hérédité [...][44]. »

Ainsi que l'article 4 du statut de 1853 qui ajoute que :

« Le mariage des membres de la famille impériale […] sera nul de plein droit, et sans qu'il soit besoin de jugement, toutes les fois qu'il aura été contracté sans le consentement formel de l'Empereur[45]. »

Enfin, il fait référence à la Tradition, rappelant ici le précédent de 1879 où le testament du prince impérial Louis-Napoléon Bonaparte avait été majoritairement approuvé et considéré comme valide (une fois l'union autour du prince Napoléon-Jérôme consommée)][37]. Mais cette invocation de l'Histoire de la dynastie ne doit pas occulter que le prince Louis fonde la légalité de son acte sur l'application des dispositions constitutionnelles relatives au mariage des membres de la famille impériale.

Bien que républicain et donc étranger aux querelles dynastiques (selon ses propres termes), le prince Charles Napoléon conteste le testament de son père Louis et estime être le chef légitime de la famille impériale, invoquant les lois actuelles de la République française concernant le divorce pour invalider un testament bâti sur les lois et statuts de l'ère impériale[41]. Charles Napoléon a également toujours affirmé que cette querelle ne troublerait en aucun cas ses relations avec son fils, Jean-Christophe Napoléon, chef de famille désigné. Cette querelle ne divise pas profondément les bonapartistes, devenus très minoritaires dans le paysage politique français : les bonapartistes dynastiques, ultra-minoritaires, reconnaissent Jean-Christophe Napoléon comme prétendant au trône, Charles Napoléon déclarant de toute manière ne pas l'être ; quant aux bonapartistes républicains, ils se désintéressent d'une question de droit héréditaire et de l'identité du chef de famille[46].

La princesse Alix de Foresta, veuve du prince Louis est la principale représentante de la famille impériale[47], ayant exercé comme une sorte de régence durant la minorité de son petit-fils Jean-Christophe Napoléon. Depuis quelques années maintenant, on voit le prince Jean-Christophe dans la plupart des commémorations napoléoniennes[48],[49],[50],[51], en qualité de prince Napoléon, en application des dispositions testamentaires de son grand-père. Charles Napoléon, quant à lui, publie régulièrement des ouvrages sur son illustre ancêtre.

Ordre de succession actuel[modifier | modifier le code]

L'ordre de succession au trône impérial de France se résume aujourd'hui à seulement deux personnes : Jean-Christophe Napoléon, né en 1986, actuel chef de famille, et Jérôme Napoléon, né en 1957, oncle du précédent.

Liste des chefs de famille successifs[modifier | modifier le code]

Les chefs de famille ayant régné sur la France sont indiqués en gras alors que ceux qui n'ont pas prétendu au rétablissement du trône impérial sont indiqués en italique.

Portrait Nom Période Notes
Napoléon Ier Imperial Crown of Napoleon Bonaparte.png
Napoléon Ier
Napoléon Bonaparte
(15/08/1769-05/05/1821)
18041821 Proclamé empereur des Français le 18 mai 1804, il abdique une première fois le 6 avril 1814 avant de revenir sur le trône, le 20 mars 1815 ; il est de nouveau contraint d'abdiquer le 22 juin 1815. Il finit sa vie en exil, sur l'île de Sainte-Hélène.
Napoléon II Imperial Crown of Napoleon Bonaparte.png
Napoléon II
Napoléon François Joseph Charles Bonaparte
(20/03/1811-22/07/1832)
18211832 Brièvement proclamé empereur des Français après chaque abdication de son père, il doit laisser le trône à Louis XVIII. Il finit ses jours en Autriche, sous le titre de duc de Reichstadt, sans jamais avoir pris la tête du mouvement bonapartiste.
Joseph Bonaparte Joseph Bonaparte
Joseph Napoléon Bonaparte
(07/01/1768-28/07/1844)
18321844 Frère aîné de Napoléon Ier, il devient, à la mort de son neveu, l'Aiglon, le chef légitime de la famille impériale. Cependant, il ne revendique pas le trône et ne prend pas la tête du mouvement bonapartiste.
Louis Bonaparte Louis Bonaparte
Louis Napoléon Bonaparte
(02/09/1778-25/07/1846)
18441846 Frère cadet de Napoléon Ier, il devient, à la mort de son frère, Joseph, le chef légitime de la famille impériale. Tout comme son prédécesseur, il ne revendique pas le trône et ne prend pas la tête du mouvement bonapartiste.
Napoléon III Imperial Crown of Napoleon Bonaparte.png
Napoléon III
Charles Louis-Napoléon Bonaparte
(20/04/1808/09/01/1873)
18461873 Fils de Louis Bonaparte, il est élu président de la République le 10 décembre 1848 puis mène un coup d'État en 1851, rétablissant l'Empire l'année suivante. Son pouvoir s'écroule après le désastre de Sedan et la défaite face à la Prusse en 1870.
Le prince impérial Louis-Napoléon Bonaparte
Napoléon Eugène Louis Jean Joseph Bonaparte
(16/03/1856-01/06/1879)
18731879 Prince impérial, fils de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie, il succède à son père en 1873 avant de mourir six ans plus tard, en Afrique du Sud ; les bonapartistes le reconnaissaient sous le nom de Napoléon IV.
Le prince Napoléon (Jérôme) Napoléon-Jérôme Bonaparte
Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte
(09/09/1822-17/03/1891)
Querelle
dynastique


18791891
Fils de Jérôme, dernier frère de Napoléon Ier, le testament du prince impérial le prive de ses droits héréditaires, mais, aîné des Bonaparte, il s'estime chef légitime de la famille impériale ; ses partisans (minoritaires) le reconnaissent comme Napoléon V.
Le prince Victor Napoléon Victor Bonaparte
Napoléon Victor Jérôme Frédéric Bonaparte
(18/07/1862-03/05/1926)
Fils du prince Napoléon (Jérôme) et de la princesse Clotilde, il est désigné par le testament du prince impérial pour lui succéder ; ses partisans (majoritaires) le reconnaissent comme Napoléon V.
Le prince Victor Napoléon Victor Napoléon
Napoléon Victor Jérôme Frédéric Bonaparte
(18/07/1862-03/05/1926)
18911926 À la mort de son père, il devient le chef légitime et incontesté de la famille impériale, héritant du titre de prince Napoléon.
Le prince Louis Bonaparte Louis Napoléon
Louis Jérôme Victor-Emmanuel Léopold Marie Bonaparte
(23/01/1914-03/05/1997)
19261997 Fils du prince Victor et de la princesse Clémentine, il succède à son père en 1926 et préside aux destinées de la famille impériale pendant 71 ans ; les bonapartistes dynastiques le reconnaissent comme Napoléon VI.
Charles Napoléon
Charles Marie Jérôme Victor Napoléon
(19/10/1950)
Querelle
dynastique


depuis 1997
Fils du prince Louis, le testament de son père le prive de ses droits dynastiques ; il s'estime cependant chef légitime de la famille impériale, sans être toutefois prétendant au trône par conviction républicaine.
Le prince Jean-Christophe Napoléon Jean-Christophe Napoléon
Jean-Christophe Louis Ferdinand Albéric Napoléon
(11/07/1986)
Petit-fils du prince Louis, il devient chef de la famille impériale en 1997 par le testament de son grand-père. Les bonapartistes dynastiques le reconnaissent comme Napoléon VII.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La filiation est établie sur pièce à partir de Gianfaldo né et demeurant à Sarzane à la fin du XIIe siècle.
  2. Ser Giarente Calandrini, de Sarzane a épousé Andreola Tomeo dei Bosi veuve de Bartolomeo Lucando, alias Parentuccelli dont elle avait eu Nicolas V.
  3. Fille d'Ugolino de Nerli.
  4. Fille de Pasqualino di Sarzanallo.
  5. Fille de Federico Calandrini, Officiale della Porta San Donato à Lucques, et de Maddalena de Griffi.
  6. Fille de Nicolo Malaspina, marquis de Verrucola.
  7. Fille de Guido da Castelletto, noble de Pietrasanta, et de ????? Cuneo.
  8. Fils de Francesco Montano.
  9. Fille de Quilico Calvari et de Rochetta.
  10. Fille de Carlo Cattaccioli et de Francesca d'Istria.
  11. Fille de Domenico Rastelli et de Barbara.
  12. Fille de Pietro Odone et de Constanza Pozzo di Borgo.
  13. Fille d'Antonio Colonna di Bozzi et de Giustina Lomellini.
  14. Fille de Carlo Tusoli di Bocognano et d'Isabella.
  15. Fille de Giuseppe Maria Paravisini et de Maria Angela Salineri.
  16. Fille de Giovanni Gerolamo Ramolino (1723-1755) et de Angela Maria Pietra-Santa (1725-1790).
  17. Fille de François Clary (24/02/1725 à Marseille – 20/01/1794 à Marseille), négociant et de Françoise Rose Somis (30/08/1737 à Marseille – 28/01/1815 à Paris).
  18. Fille de Joseph Gaspard de Tascher de La Pagerie (05/07/1735-06/06/1790), chevalier, seigneur de La Pagerie, capitaine de dragons, lieutenant de canonniers bombardiers, chevalier de Saint-Louis, et de Rose Claire des Vergers de Sannois (27/08/1736 aux Trois-Îlets – 1807).
  19. Fille de Dominique Denuelle de La Plaigne (vers 1748-1821) et de Françoise Charlotte Éléonore Couprie (1767-1850).
  20. Fille de Maciej Łączyński et d'Eva Zaborowska.
  21. Fille de John Montagu, comte Sandwich.
  22. Fille de Jacob Félix (1796-1872), colporteur, et d'Esther Thérèse Hayer (1798-1873).
  23. Fille de Zenobio Ricci (????-16/10/1844), comte Ricci, et d'Isabella Poniatowska.
  24. Fils de François Adolphe de Bourqueney (1799-1869), baron puis comte de Bourqueney, diplomate, homme politique.
  25. Fille de François Ier d'Autriche (05/07/1768 à Florence – 02/03/1835 à Vienne), archiduc d'Autriche, empereur d'Autriche, roi de Hongrie, roi de Bohême, roi de Lombardie-Vénétie, roi des Romains, et de Marie-Thérèse de Bourbon-Naples (06/06/1772 à Naples – 13/04/1807 à Vienne), impératrice d'Autriche.
  26. Fille de Pierre André Boyer et de Rosalie Fabre.
  27. Fille de Charles Jacob, sieur de Bleschamp, avocat au Parlement et receveur de l'entrepot des tabacs de la ville, et de Jeanne-Louise Philiberte Bouvet de Verneuil.
  28. Fils de Mario Gabrielli (06/12/1773 à Rome – 18/09/1841 à Rome), prince de Prossedi, et de Philistine Charlotte Bonaparte (22/02/1795 à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume – 06/05/1865 à Rome), citée dans l'arbre.
  29. Fille de Jean-Baptiste Richard (31/05/1801 à Nancy – 08/01/1857 à Lasarte-Oria), maître-fondeur, et de Joséphine Grandmontagne.
  30. Fille de Frank Walter SCOTT.
  31. Fille de François Blanc (1806-1877), promoteur immobilier, homme d'affaires, organisateur de jeux de hasard, et de Marie Charlotte Hensel (23/09/1833 à Friedrichsdorf – 25/07/1881).
  32. Fils de Georges Ier de Grèce (24/12/1845 à Copenhague – 18/03/1913 à Thessalonique) roi des Hellènes, et de Ólga Konstantínovna Románova (03/09/1851 à Saint-Pétersbourg – 18/06/1926 à Rome).
  33. Fille d'Alexandre François Marie de Beauharnais (28/05/1760 à Fort-de-France – 23/07/1794 à Paris), vicomte de Beauharnais, général, et de « Joséphine » Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie (23/06/1763 aux Trois-Îlets – 29/05/1814 à Rueil-Malmaison), impératrice des Français, reine d'Italie.
  34. Fille d'Antoine Vergeot, tisserand, et de Marie-Louise Camus.
  35. Fille de Cipriano de Palafox y Portocarrero (1785-1839), comte de Montijo et de Teba, marquis d'Ardales, de Moya et de La Algaba, comte de Fuentidueña et d'Ablitas, et de María Manuela Enriquetta Kirkpatrick de Closeburn y Grevigné (24/02/1794-22/11/1879).
  36. Fille de Filippo Oldoïni (25/02/1817 à La Spezia – ????), marquis Rapallini, député de La Spezia au Parlement du Royaume de Sardaigne, ambassadeur italien à Lisbonne, et d'Isabella Lamporecchi.
  37. Fille de François Lebœuf et Julie Hanot.
  38. Fils de Pierre Murat, aubergiste, et de Jeanne Loubières.
  39. Fille de Benjamin Williams.
  40. Fille de Samuel Appleton et de Julia Webster.
  41. Fille d'Edward Pierce et d'Emily.
  42. Fille de Thomas Mills Day et d'Anna Jones Dunn.
  43. Fille de Gottfried Waldner von Freundstein (26/02/1757 à Wuenheim – 04/10/1818 à Mulhouse), comte de Waldner de Freundstein, homme politique, conseiller général, député du Haut-Rhin, et de Friederike von Stein zu Nord- und Ostheim (1767-1797).
  44. Fille de Sigismond-Ferdinand de Stetten (1772-????), baron de Stetten.
  45. Fille de Frédéric Ier de Wurtemberg (06/11/1754-30/10/1816) et de Auguste Karoline Friederike Luise von Braunschweig-Wolfenbüttel (03/12/1764 à Brunswick – 27/09/1788).
  46. Fils de Nikolaï Nikititch Demidoff (09/11/1773-22/04/1828 à Florence), industriel et mécène, et de Élisabeth Alexandrovna Stroganoff (05/02/1779-08/04/1818).
  47. Fille de Victor-Emmanuel II de Savoie-Carignan (14/03/1820 à Turin – 09/01/1878 à Rome), prince de Piémont, duc de Savoie, comte de Nice, roi de Sardaigne, roi d'Italie, et de Adelheid Franziska Marie Rainera Elisabeth Clotilde von Habsburg-Lothringen (03/06/1822 à Milan – 20/01/1855 à Turin).
  48. Fille de Léopold II de Belgique (09/04/1835 à Bruxelles – 17/12/1909 à Laeken), roi des Belges, souverain de l'État indépendant du Congo, et de Marie Henriette Anne von Habsburg-Lothringen (23/08/1836 à Budapest – 19/09/1902 à Spa), archiduchesse d'Autriche.
  49. Fille d'Albéric de Foresta (1895-1987) et de Geneviève Frédet (1904-1994).
  50. Fille de Ferdinand IV de Bourbon-Siciles (28/05/1926 à Maciejowice – 20/03/2008 à Roquebrune-sur-Argens), duc de Castro et de Calabre, et de Chantal de Chevron-Villette (10/01/1925-2005).
  51. Fils de François Quérénet-Onfroy de Bréville et de Christiane Vincent de Vaugelas.
  52. Fille de Paul Valliccioni et de Padoue Piacentini.
  53. Fils de Victor-Emmanuel II de Savoie-Carignan (14/03/1820 à Turin – 09/01/1878 à Rome), prince de Piémont, duc de Savoie, comte de Nice, roi de Sardaigne, roi d'Italie, et de Adelheid Franziska Marie Rainera Elisabeth Clotilde von Habsburg-Lothringen (03/06/1822 à Milan – 20/01/1855 à Turin).
  54. Fille de Bernardo Pecori-Giraldi.
  55. Fille de Domenico Alata.
  56. Fille de Giovanni Battista Bozzi et de Maria Graziosa Boggiano.
  57. Fils de Raffellino Basso.
  58. Fille de Filippino Sacchetti.
  59. Article 9.
    - Les membres de la famille impériale, dans l'ordre de l'hérédité, portent le titre de Princes français.
    - Le fils aîné de l'Empereur porte celui de Prince impérial.
  60. Article 6. Les membres de la famille impériale appelés éventuellement à l'hérédité et leurs descendants, portent le nom de princes français. Le fils aîné de l'empereur porte le titre de prince impérial.
  61. Article 8. Les membres de la famille impériale appelés éventuellement à l'hérédité prennent le titre de princes français. Le fils aîné de l'empereur porte le titre de prince impérial
  62. Article 5. - À défaut d'héritier naturel et légitime ou d'héritier adoptif de Napoléon Bonaparte, la dignité impériale est dévolue et déférée à Joseph Bonaparte et à ses descendants naturels et légitimes, par ordre de primogéniture, et de mâle en mâle, à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance.
  63. Article 7. - À défaut d'héritier naturel et légitime et d'héritier adoptif de Napoléon Bonaparte ; - À défaut d'héritiers naturels et légitimes de Joseph Bonaparte et de ses descendants mâles ; - De Louis Bonaparte et de ses descendants mâles ; - Un sénatus-consulte organique, proposé au Sénat par les titulaires des grandes dignités de l'Empire, et soumis à l'acceptation du peuple, nomme l'Empereur, et règle dans sa famille l'ordre de l'hérédité, de mâle en mâle, à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gérard Lucotte, Thierry Thomasset et Peter Hrechdakian, « Haplogroup of the Y Chromosome of Napoléon the First »,‎ janvier 2012 (consulté le 1 août 2012)
  2. (en) Cruciani, La Fratta, Santolamazza et Sellitto, « Phylogeographic Analysis of Haplogroup E3b (E-M215) Y Chromosomes Reveals Multiple Migratory Events Within and Out Of Africa », American Journal of Human Genetics, no 74 (5),‎ mai 2004, p. 1014–1022 (liens PubMed? et DOI?, lire en ligne [PDF])
  3. Albert Benhamou, « L'ADN de Napoléon »,‎ janvier 2012 (consulté le 1 août 2012)
  4. M. Foissy, La famille Bonaparte depuis 1264 jusqu'à nos jours, éd. Libraire de Mme Vergne, 1830, p. 17.
  5. M. Foissy, La famille Bonaparte depuis 1264 jusqu'à nos jours, éd. Libraire de Mme Vergne, 1830, p. 39.
  6. François Demartini et Antoine Marie Graziani, Les Bonaparte en Corse, éd. Alain Piazzola, 2001, p. 18 et 19.
  7. François Demartini et Antoine-Marie Graziani, Les Bonaparte en Corse, éd. Alain Piazzola, 2001, p. 19.
  8. Federico Galantini (traduit de l'italien par Bertrand Levergeois, Napoléon et Sarzane, Les origines italiennes des Bonaparte, Editions Michel de Maule, Paris, septembre 2004.
  9. Demartini François, Graziani Antoine-Marie, Les Bonaparte en Corse, Ajaccio, 2001.
  10. Bonaparte (famiglia), sur la Wikipédia italienne
  11. Hervé Pinoteau, Vingt-cinq ans d'études dynastiques, Paris, Ed. Christian, 1982, p. 262.
  12. a, b et c Raphaël Lahlou, « ?? », Magazine Napoléon Ier, no 53,‎ août-septembre-octobre 2009.
  13. Rapetti, Quelques mots sur les origines des Bonaparte, 1858, p. 14.
  14. a et b Thierry Lentz, Nouvelle histoire du premier Empire[réf. incomplète]
  15. Chronologie tirée du site de la Fondation Napoléon
  16. Jean des Cars, Eugénie, la dernière impératrice
  17. Denis-François Gastelier de La Tour, Dictionnaire héraldique contenant tout ce qui a rapport à la science du blason, Paris, Chez Lacombe, Libraire, rue Christine, 1774, p. 102.
  18. Hervé Pinoteau, Le chaos français et ses signes, PSR éditions, 1998, p. 342.
  19. Statut de 1806
  20. Statut de 1853
  21. a, b, c, d, e et f Article de la Fondation Napoléon sur les titres et patronymes
  22. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x et y Généalogie de la famille Bonaparte
  23. Joseph Valynseele, Le sang des Bonaparte, p. 51
  24. Thierry Lentz, Nouvelle histoire du premier Empire, p. 96
  25. Eric Anceau, Napoléon III, ch. 1[réf. incomplète].
  26. Jean des Cars, Eugénie, la dernière impératrice, p. 171
  27. Jean des Cars, Eugénie, la dernière impératrice, p. 14
  28. Jean des Cars, Eugénie, la dernière impératrice, p. 603
  29. Article 6. - À défaut de Joseph Bonaparte et de ses descendants mâles, la dignité impériale est dévolue et déférée à Louis Bonaparte et à ses descendants naturels et légitimes, par ordre de primogéniture, et de mâle en mâle, à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance.
  30. Texte de la constitution de l'an XII
  31. Clémence Zacharie, Napoléon et les règles de dévolution de la couronne : contribution à l'étude du droit constitutionnel impérial, p. 5.
  32. Article sur Le prince Victor Napoléon, de Laetitia de Witt.
  33. ducs.htm|Titres souverains : grands ducs et princes
  34. Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, p. 120.
  35. Testament du prince impérial
  36. Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, p. 121, 122 et 124.
  37. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées WITT11.
  38. Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, chapitre 13.
  39. Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, p. 203.
  40. Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon, ed. Fayard, p. 204.
  41. a et b C. de Badts de Cugnac et G. Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, 2002, p. 441-442.
  42. Article de Paris Match sur le prince Charles Napoléon
  43. Testament du prince Napoléon (Louis)
  44. Sénatus-consulte du 7 novembre 1852
  45. Statut réglant la Condition et les Obligations des membres de la Famille Impériale (21 juin 1853)
  46. (en) F. Billaut, « Guerre de succession chez les Napoléon », Point de Vue,‎ 16 December 1997, p. 18–19
  47. La princesse Napoléon remet le prix Second Empire de la Fondation Napoléon
  48. Commémoration du 200e anniversaire de la naissance de Napoléon III (site d'une association de Chislehurst)
  49. Commémoration du 200e anniversaire de la naissance de Napoléon III (site de la Fondation Napoléon)
  50. Commémoration du 5 mai 2008
  51. Commémoration du 5 mai 2010
  52. Archives nationales


Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Federico Galantini (traduit de l'italien par Bertrand Levergeois), Napoléon et Sarzane, Les origines italiennes des Bonaparte, éd. Michel de Maule, Paris, septembre 2004.
  • François Demartini et Antoine Marie Graziani, Les Bonaparte en Corse, éd. Alain Piazzola, 2001.
  • Frédéric de Stefani, Sur les origines des Bonaparte: Rapport à S. E., M. le Ministre de l'instruction et des cultes de l'empire français, éd. Bocca frères, 1859.
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Famille Bonaparte » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • Félix Wouters, Histoire de la famille Bonaparte, 1860.
  • Jacques-Olivier Boudon, Les Bonaparte. Regard sur la France impériale, La Documentation française, dossier no 8073 de janvier-février 2010.
  • M. Foissy, La famille Bonaparte depuis 1264 jusqu'à nos jours, éd. Libraire de Mme Vergne, 1830.
  • Eddie de Tassigny, Les Napoléonides - L'album des Bonapartes - Généalogie de la IVe Dynastie, 184 pages, 229 illustrations couleur, Éditions Mémoire et Documents, 2012, ISBN 979-1-09-036100-3 - en vente directe chez Mémodoc : Mémoire et Documents - NAPOLEONIDES.
  • Jean-Fred Tourtchine, L’Empire des Français, collection « Les manuscrits du CEDRE, dictionnaire historique et généalogique », Paris : Cercle d’études des dynasties royales européennes (CEDRE), 1999-2000, 2 volumes (232 pages, 208 pages), 31 cm (ISSN 0993-3964)

Liens externes[modifier | modifier le code]