Lucien Murat

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Lucien, 3e prince Murat.

Lucien Charles Joseph Napoléon Murat, né à Milan (Italie) le 16 mai 1803 et décédé à Paris le 10 avril 1878, second fils de Joachim Murat et de Caroline Bonaparte, est un prince français, prince de Naples, prince de Pontecorvo, puis 3e prince Murat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tombe de la famille Murat au cimetière du Père-Lachaise.

Il fut élevé à Naples. Après les événements de 1815, il suivit sa mère aux environs de Trieste, résida à Venise et s'embarqua en 1824 pour aller rejoindre aux États-Unis son oncle et son frère aîné Achille ; son vaisseau ayant fait naufrage, il fut conduit en prison en Espagne.

Arrivé aux États-Unis, il épousa le 18 août 1831 à Trewton (New Jersey) Caroline Georgina Fraser, anglo-américaine protestante, née à Charleston (1810-1879).

Descendance[modifier | modifier le code]

De ce mariage, il eut cinq enfants :

  • Caroline (1833-1902), mariée en 1850 au baron Charles de Chassiron (1818-1871)
  • Joachim Murat (1834-1901), 4e prince Murat, marié en 1854 avec Malcy Berthier de Wagram (1832-1884), descendante du Maréchal Berthier, puis en 1894 avec Lydia Hervey (1841-1901), d'où trois enfants du premier mariage.
  • Anna (1841-1924), mariée le 18 décembre 1865 au comte Antoine Just Léon Marie de Noailles, duc de Mouchy
  • Achille (1847-1895), marié le 13 mai 1868 au palais des Tuileries à la princesse Salomé Dadiani de Mingrélie, d'où trois enfants, se bat en duel contre Henri, marquis de Rougé, en 1867
  • Louis-Napoléon (1851-1912), marié le 11 novembre 1872 à Eudoxie de Somow, d'où trois fils.

Carrière[modifier | modifier le code]

Par suite de faillites commerciales, il fut réduit à une situation si précaire qu'il n'eut pendant plusieurs années d'autres ressources que le produit d'une école de jeunes filles tenue par sa femme. Il vint en France par deux fois, en 1839 et 1844. Il regagna enfin la mère patrie en 1848, et fut élu député du Lot à la Constituante, puis député de la Seine à la Législative de 1849, il fut membre du comité des Affaires étrangères. Le 3 octobre 1849, il fut ministre plénipotentiaire à Turin (1849-1850). Cette même année, il fut choisi comme colonel par la garde nationale de la banlieue de Paris. Devenu sénateur à la suite du coup d'État par décret du 25 janvier 1852, il obtint en 1853 le titre de prince.

Au lendemain du coup d'État de décembre 1851, les dignitaires du Grand Orient de France, Berville et Desanlis ne virent d'autres moyens pour sauver l'obédience que d'offrir la grande maîtrise au prince Murat qui l'accepta. Il fit voter la constitution de 1854 qui donnait au Grand-Maître, élu pour sept ans, de grands pouvoirs. Il créa la Société civile pour l'édification du temple de la maçonnerie française (1853-1854) et fit l'achat de l'immeuble du 16, rue Cadet à Paris.

En 1859, le prince se heurta à la majorité des membres du Grand Orient de France à propos de l'unité italienne et du pouvoir temporel du pape. À la suite d'incidents, à la demande de Napoléon III, il donna sa démission le 29 juillet 1861 et le maréchal Magnan lui succéda.

Il fut inhumé à Paris au cimetière du Père Lachaise (39e division).

Sources partielles[modifier | modifier le code]

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  • Louis Bulit in Le Dictionnaire du Second Empire, Fayard, 1995.