Maison de Wurtemberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Maison de Wurtemberg
(de) Haus Württemberg

Description de cette image, également commentée ci-après

Armoiries du royaume de Wurtemberg.

Type Maison royale
Dénomination Haus Württemberg (allemand)
Pays Seigneurie, comté, duché et royaume de Wurtemberg
Titres Seigneur de Wurtemberg
Comte de Wurtemberg
Duc de Wurtemberg
Roi de Wurtemberg
Chef actuel Carl, Herzog von Württemberg
Fondation Vers 1081
Conrad de Wirtinisberc, premier seigneur de Wurtemberg
Déposition
Abdication de Guillaume II (révolution de Novembre)
Ethnicité Allemande
Branches Maison de Teck (de)
Maison d’Urach

La maison de Wurtemberg est une famille royale européenne et une dynastie allemande régnant au Wurtemberg.

D’après les dernières recherches, cette maison (qui a donné son nom au royaume de Wurtemberg et, par contrecoup, au Bade-Wurtemberg) a en fait des origines dans l’entourage de la maison impériale salienne. L’origine luxembourgeoise, longtemps supposée, est au contraire plutôt improbable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux alentours de 1080, elle s'établit dans la région de Stuttgart, se fit par mariage l'héritière de la maison des Beutelsbach et construisit le château de Wirtemberg (Conrad de Wurtemberg). Les Wurtemberg obtinrent peut-être le titre de comte en 1143. Leur domaine, qui ne comportait primitivement que les environs immédiats du château, s'accrut constamment, surtout, par des achats faits à des maisons appauvries comme celles de Tübingen.

À l'occasion du Reichstag de Worms, le comte Eberhard V fut gratifié par l'empereur Maximilien Ier du Saint-Empire du titre de duc (1495). De 1534 à 1537 le duc Ulrich VI introduisit la Réforme et fit de son duché un territoire protestant important, où il était le chef de l'Église protestante.

Quand au XVIIIe siècle s'éteignit la branche aînée protestante masculine, une autre lignée lui succéda avec un souverain catholique, le duc Charles-Alexandre. Ces ducs catholiques durent donc céder la direction de l'Église à un conseil ecclésiastique recruté dans les familles les plus importantes du Wurtemberg. Ce n'est qu'avec le duc Frédéric III qu'un prince protestant revint en 1797 au gouvernement.

En mai 1803 les réformes politiques de Bonaparte firent de Frédéric III un prince-électeur et il reçut des seigneuries sécularisées et médiatisées qui lui permirent d'agrandir considérablement son pays. Le 1er janvier 1806, le prince électeur Frédéric reçut le titre de roi et put encore agrandir son royaume par de nouveaux territoires.

Le roi Guillaume Ier édicta en 1828 une nouvelle règle de succession fixant les droits et les devoirs de la famille du souverain ; la primogéniture masculine exclusive était établie avec l'exigence de mariages avec des familles égales en dignité.

Quand la monarchie fut supprimée en Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale, le roi Guillaume II fut le dernier souverain allemand à abdiquer, en novembre 1918 ; il prit alors le titre de « duc en Wurtemberg ». Après sa mort en octobre 1921 sa fortune et les prétentions – toutes théoriques – au trône revinrent à une autre lignée devenue catholique au XIXe siècle. Dès 1919, l'ancien roi avait remis à l'héritier du trône présomptif, le duc Albert, le château d'Altshausen près de Ravensburg pour qu'il y habitât.

C'est là que jusqu'à maintenant réside le prétendant au trône, Charles Marie de Wurtemberg, issu de la cinquième branche. Toutefois, l'aîné de la Maison de Wurtemberg est actuellement Charles Anselme de Wurtemberg-Urach, issu de la quatrième branche.

Les branches de la Maison de Wurtemberg[modifier | modifier le code]

Elles descendent toutes de Frédéric-Eugène de Wurtemberg (1732-1797) et de son épouse Dorothée-Sophie de Brandebourg-Schwedt :

Par les femmes, les Wurtemberg sont présents dans de nombreuses familles royales, impériales, ducales ou princières comme les Bourbons, les Liechtenstein, les Orléans, les Windsor, etc.

Souverains du Wurtemberg et comtes de Montbéliard[modifier | modifier le code]

Les seigneurs, comtes, ducs, puis rois de Wurtemberg furent également (avec quelques interruptions) comtes de Montbéliard, de 1407 au rattachement de cette principauté à la France en 1793.

Sources[modifier | modifier le code]