Lucien-Louis Bonaparte

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Lucien-Louis Bonaparte
Image illustrative de l'article Lucien-Louis Bonaparte
Lucien-Louis Bonaparte en 1860.
Biographie
Naissance
à Rome (Italie)
Ordination sacerdotale 1856 par le
pape Pie IX
Décès
à Rome (Italie)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Pie IX
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de S. Pudenziana
Cardinal-prêtre de S. Lorenzo in Lucina

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Lucien Louis Joseph Napoléon Bonaparte, 4ème prince romain de Canino, Musignano, Bonaparte, puis prince Bonaparte (statut de la famille impériale adopté par Napoléon III), né à Rome le et mort à Rome le , fut un homme d'église et cardinal français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Lucien-Louis Bonaparte fut le deuxième fils de Charles Lucien Bonaparte et de sa cousine germaine Zénaïde Bonaparte, et donc petit-fils de Lucien Bonaparte, deuxième frère de Napoléon Bonaparte, par son père, et petit-fils de Joseph Bonaparte, frère ainé de Napoléon Bonaparte, par sa mère.

Il fut baptisé par son arrière-grand-oncle le cardinal Fesch et le futur Napoléon III, dont ses deux parents étaient cousins, fut son parrain.

Il fut un enfant doux et charmant, le préféré de sa grand-mère Julie, et manifesta de bonne heure une vocation religieuse,

Prêtre[modifier | modifier le code]

En 1856, il fut ordonné. Il prit l'habit ecclésiastique en mars 1854 et fut ordonné prêtre catholique à Rome par le pape Pie IX le 13 décembre 1857. Il fut employé comme vicaire à l'église Santa Maria in Via Lata, paroisse du palais Bonaparte.

Il servit en Italie puis en France. Il fit quelques séjours à Paris, habitant, avec ses frères et sœurs, au 142 de la rue de Grenelle, l'hôtel, devenu l'ambassade de Suisse, que Napoléon III fit acheter pour servir de résidence parisienne à ses cousins. L'empereur Napoléon III le nomme aumônier de la cour impériale, et Pie IX en fit un camérier secret. De santé délicate et d'une piété édifiante, préférant les œuvres de charité aux postes de responsabilité, c'est un prêtre effacé, non prédisposé à devenir un prince de l'Église.

Prince de Canino[modifier | modifier le code]

À la mort de son frère Joseph-Lucien Bonaparte en 1865, il hérita du titre de prince de Canino.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Au consistoire du 13 mars 1868, il fut créé cardinal-prêtre de Santa Pudenziana par Pie IX pour remercier le souverain français de l'intervention de ses troupes dans ses États en 1867. Napoléon III souhaitait le cardinalat pour l'archevêque de Paris Mgr Darboy. Mais Pie IX abhorrait l'archevêque en raison de ses positions gallicanes et préféra proposer le filleul de Napoléon III.

La nouvelle éminence ne reçut jamais l'onction épiscopale et devient alors un membre obscur des sacrées Congrégations des évêques et des religieux, des rites et de la propagande.

Il participa au premier Concile du Vatican en 1869 et 1870.

Il fut camerlingue du Collège des cardinaux du 28 janvier 1876 au 12 mars 1877 et participa au conclave de 1878 qui aboutit à l'élection de Léon XIII.

Il opta pour le titre de cardinal de San Lorenzo in Lucina en 1879.

Il assuma la lourde tâche d'assister sur son lit d'agonie, en mars 1891, son très anticlérical cousin le prince Napoléon (Jérôme).

Mort[modifier | modifier le code]

Il mourut à Rome le d'une crise d'apoplexie.