Joachim Murat (1856-1932)

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Joachim Napoléon Murat, 5e prince Murat, né à Boissy-Saint-Léger, le 28 février 1856 et décédé le 2 novembre 1932 à Chambly, est le chef de la maison Murat. Proche de ses cousins, le prince impérial Louis Napoléon et le prince Victor Napoléon, c'est également l'un des chefs du parti bonapartiste durant la Belle Époque et l'Entre-deux-guerres.

Famille[modifier | modifier le code]

Cécile Murat Ney d'Elchingen (1867-1960) (Giovanni Boldini, 1910)

Fils de Joachim Murat (1834-1901), 4e prince Murat, et de Malcy Louise Caroline Frédérique Berthier de Wagram, il épouse, le 10 mai 1884, Marie Cécile Ney d'Elchingen, fille de Michel-Aloys Ney et de Paule Furtado-Heine. De ce mariage naissent huit enfants :

Biographie[modifier | modifier le code]

Descendant du maréchal Joachim Murat et de son épouse Caroline Bonaparte, le prince Joachim passe une enfance dorée durant le Second Empire. Surnommé « Chino », Joachim est l’un des rares compagnons de son cousin, le prince impérial Louis-Napoléon, qu’il retrouve chaque dimanche durant son enfance[2].

Avec la guerre franco-prussienne de 1870 et la chute de Napoléon III, Joachim et ses parents quittent la France pour accompagner la famille impériale dans son exil[3]. Mais, une fois la paix revenue, les Murat reviennent régulièrement en France, où ils servent à plusieurs reprises d’intermédiaire entre l’empereur déposé (puis son fils) et les bonapartistes.

Désireux d’embrasser la carrière militaire, comme son père et de nombreux membres de sa famille avant lui, le prince Joachim échoue à l’examen d’entrée de Saint-Cyr en 1876. Pour le consoler, son cousin l’invite alors pour un voyage à travers l’Italie durant lequel ils visitent les différents sites des batailles de la Campagne d’Italie[4].

Après la mort du prince impérial, Joachim Murat continue à s’impliquer dans la vie du mouvement bonapartiste. En 1911, il est ainsi nommé vice-président du « comité politique plébiscitaire » (nom du parti bonapartiste) par son cousin le prince Victor Napoléon, qui en est lui-même le président[5].

Après la Première Guerre mondiale, alors que le prince Victor Napoléon perd peu à peu tout espoir de restauration impériale, Joachim reste une figure importante du mouvement bonapartiste, poussant son cousin à continuer à soutenir les militants. En 1924, Joachim est ainsi nommé vice-président du journal La Volonté nationale. Battu aux élections législatives de 1924, il participe toutefois à la création du « parti de l’Appel au peuple », dont il est l’un des triumvirs[6].

Éleveur de chevaux de course, il devient président de la Société des Steeple-Chases de France en 1909, ainsi que membre du Jockey Club et de la Société d'Encouragement pour l'Amélioration des races de chevaux en France.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (fr) Joachim Murat et Paul Le Brethon (éd. scient.), Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1908.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notices de la Légion d'honneur, Famille Gillois, Base Léonore.
  2. Jean-Claude Lachnitt, Le prince impérial « Napoléon IV », Perrin, 1997, p. 43 et 213.
  3. Jean-Claude Lachnitt, op. cit., p. 213.
  4. Jean-Claude Lachnitt, op. cit., p. 237-238.
  5. Laetitia de Witt, Le Prince Victor Napoléon, Fayard, 2007, p. 361.
  6. Laetitia de Witt, op. cit., p. 404-406.