Charles Victoire Emmanuel Leclerc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Leclerc.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Leclerc (Pontoise).
Charles Leclerc
Image illustrative de l'article Charles Victoire Emmanuel Leclerc

Naissance 17 mars 1772
Pontoise
Décès 2 novembre 1802 (à 30 ans)
île de la Tortue
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Arme cavalerie
Grade général de division
Années de service 17911802
Conflits Guerres de la Révolution française
Faits d'armes 1800 : Bataille de Hohenlinden
1802 : Expédition de Saint-Domingue
Hommages Arc de Triomphe de l'Etoile, 34e colonne.
Autres fonctions Gouverneur de Saint-Domingue

Charles Victoire Emmanuel Leclerc, né à Pontoise, le 17 mars 1772 et mort le 2 novembre 1802 à l’île de la Tortue, près de Saint-Domingue, est un général français de la Révolution, époux de Pauline Bonaparte, la sœur de Napoléon Bonaparte.
Il est resté dans l’histoire pour avoir été, en 1802, capitaine général de l’expédition de Saint-Domingue, forte de 35 000 militaires mais défaite en 1803 lors de l’indépendance d'Haïti.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un négociant, Leclerc entra très jeune dans des collèges de l’université de Paris, où il fit d’excellentes études. De retour à la maison paternelle, il entra comme lieutenant dans le 2e bataillon de Seine-et-Oise, et devint général.

Leclerc entra au service en 1791 et a commencé sa carrière militaire en tant qu’enrôlé-volontaire dans l’armée, durant la Révolution française dans les volontaires de Seine-et-Oise. Passa comme sous-lieutenant au 12e de cavalerie, devint aide-de-camp du général Lapoype, fut nommé capitaine au siège de Toulon en 1793, où il se lia avec Napoléon Bonaparte. Intrépide dans l’action, il se montrait judicieux dans le conseil.

Charles Victor Emmanuel Leclerc, par François-Joseph Kinson (1771-1839)

Il se distingua aux armées des Alpes et d’Italie et devint général de brigade le 6 mai 1797. Leclerc est chargé d’annoncer au Directoire la signature des préliminaires de paix à Leoben.
À son retour, Bonaparte lui propose la main de sa sœur Pauline. Il est pressé de la voir mariée car sa grande beauté lui attire de trop nombreux soupirants. Le mariage est célébré en 1797.

Il devint chef d’état-major des généraux Berthier et Brune, et, à son retour d’Égypte, Bonaparte le nomma général de division le 26 août 1799 et l’envoya à l’armée du Rhin sous les ordres de Moreau.

Il a participé au coup d'État du 18 Brumaire (novembre 1799) faisant de Napoléon le premier consul. Leclerc est aux côtés de son beau-frère : appuyé par Murat, il donne l’ordre aux grenadiers d’envahir la salle du Conseil des Cinq-Cents.

Il se fit remarquer à la bataille de Hohenlinden, et reçut le commandement supérieur des 17e, 18e et 19e divisions militaires, passa de là au commandement en chef d’un corps d’armée destiné par le premier Consul à forcer le Portugal à renoncer à l’alliance de l’Angleterre. Cette expédition n’eut pas lieu.


Bien avant la paix d'Amiens (1802), il est capitaine général de l’expédition de Saint-Domingue pour restaurer l'esclavage et l'autorité de la France dans cette colonie, transformée en un état pratiquement autonome par le général noir Toussaint Louverture.

Les préparatifs de l’expédition s’accélèrent en octobre 1801[1], Napoléon reconnaissant plus tard, en 1817, que cette expédition fut une erreur[2]. Ses instructions secrètes, rédigées par Bonaparte, étaient de désarmer l’armée coloniale et de rétablir l’esclavage[3].

Le général Leclerc, parti de Brest en décembre 1801, débarqua devant le Cap-Français en février 1802. Après trois mois d’une guerre d’usure, Toussaint Louverture, abandonné par ses officiers, lui fit sa soumission et se retira sur ses terres avec son grade.
Leclerc, conformément à ses ordres, le fit capturer par traîtrise[3] et expédier en métropole. Il n’avait pas encore consolidé son autorité, en désarmant les officiers et soldats de l’ancien gouverneur-général, quand, malgré ses avertissements à ses supérieurs, l’annonce du rétablissement de l’esclavage à la Guadeloupe souleva la population de couleur et fit l’unanimité parmi les officiers et soldats noirs. Faisant face brutalement, il s’épuisa à combattre une insurrection puissante et organisée.
Atteint de la fièvre jaune qui décimait son armée, il y succomba à 30 ans.
Son corps fut transporté en France par son épouse, et inhumé dans une de ses terres, au château de Montgobert[4], près de Villers-Cotterêts.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Hommage, honneurs, mentions,...[modifier | modifier le code]

La statue du général Leclerc à Pontoise, œuvre de Lemot de 1869.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Fauveau, Josephine l'impératrice créole, p.  342.
  2. Jean-Claude Fauveau, Joséphine, l’impératrice créole : l’esclavage aux Antilles et la traite pendant la Révolution française, Paris, L’Harmattan, 2010.
  3. a et b Yves Benot, La démence coloniale sous Napoléon, La Découverte-Poche, 2006.
  4. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 14.
  5. « Agence photographique », Statue du général Leclerc, chef de l'Etat Major général de l'armée d'Italie., sur www.photo.rmn.fr, Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées (consulté en 9 décembre 2011)
  6. « Agence photographique », 'Charles-Emmanuel Leclerc, général en chef (1772-1802)., sur www.photo.rmn.fr, Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées (consulté en 9 décembre 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.