Grand-duché de Toscane

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Grand-duché de Toscane
Granducato di Toscana it

15691801
18151859

Drapeau Blason

Devise : Susceptor noster deus

Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Florence
Langue italien
Religion Catholicisme
Monnaie fiorino, sequin

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le grand-duché de Toscane est un ancien État italien entre 1569 et 1801 puis entre 1815 et 1859.

Historique[modifier | modifier le code]

Couronne des grands-ducs Médicis

Le grand-duché de Toscane est né au début du XVIe siècle, avec Cosme Ier de Médicis. Il disparaît en 1801, lorsque Napoléon Bonaparte, le transforme en royaume d'Étrurie. Il réapparaît en 1809 à la suite de la demande de la sœur de Napoléon Ier, Élisa Bonaparte qui en devient la grande duchesse.

Le royaume d'Étrurie fut créé par le traité d'Aranjuez du 21 mars 1801 entre la France et l'Espagne, en faveur de Louis Ier de Parme et sa descendance, avec clause de réversion à la famille royale d'Espagne. L'Étrurie est cédée à la France par le traité secret de Fontainebleau du 27 octobre 1807 et intégré dans l'Empire français avec Parme et Plaisance, par décret du 24 mai 1808. Le 2 mars 1809, le « gouvernement général des départements formant la Toscane » est élevé à la grande dignité de l'Empire, et il est attribué le lendemain à Élisa Bonaparte. Ce ne fut pas à proprement parler un Grand-duché souverain, puisque la Toscane faisait partie de l'Empire français, mais un titre honorifique[1].

Le grand-duché perdure en 1814, après l'effondrement napoléonien. Il dure jusqu'en 1860, quand il est incorporé dans le nouveau Royaume d'Italie.

Allégorie du Grand-duché de Toscane, Ricardo Malespini, Istoria Fiorentina, Florence, 1718.

Territoire[modifier | modifier le code]

L'Italie en 1494. La république de Sienne est devenue le grand-duché de Toscane

.

Le grand-duché comprenait :

  • le stato vecchio ou stato fiorentino comprenant Florence et Pise ;
  • le stato nuovo ou stato senese comprenant Sienne et ses dépendances ;

Il comprenait aussi :

  • Montalcino, le vicariat de Radicofano, les îles de l'archipel toscan (Pianosa, Giglio, Monte Cristo) et la part l'île d'Elbe autour de Porto Ferraio, non occupée par l'Espagne ;
  • d'autres possessions :
    • le comté de Pitigliano, possession des Orsini, acquise en 1604 ;
    • le comté de Santa Fiora, acquise des Sforza en 1633 ;
    • Pontremoli, acquise en 1650 ;
    • le marquisat de Castiglione, achetée par Léonore de Tolède, épouse de Cosme, de Silvia Piccolomini ;
    • la seigneurie de Pietra Santa ;
    • divers fiefs et alleus gagnés par Maria della Rovere, épouse du grand-duc Ferdinando II ;
    • le duché de Capistrano et Citta di Penna dans le royaume de Naples.

Par l'article 100 de l'acte final du Congrès de Vienne, les territoires suivants sont réunis au grand-duché :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. De Saint-Priest, Mémoire touchant les différents droits que divers princes et autres pourraient prétendre sur les estats possédez par Cosme III, grand-duc de Toscane, au cas que luy, le prince son fils et l'électrice palatine sa fille mourussent sans enfant, publié dans « Recueil des instructions données aux ambassadeurs de France. Volume XIX : Florence, Modène, Gênes. Par Édouard Driault. Paris: Félix Alcan, 1912.
  • Jean-Claude Waquet, Le Grand Duché de Toscane sous les derniers Médicis, BEFAR 1990

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.histoire-empire.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]