Reyrieux

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Reyrieux
Mairie de Reyrieux.
Mairie de Reyrieux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Reyrieux (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Dombes-Saône Vallée
Maire
Mandat
Jacky Dutruc
2014-2020
Code postal 01600
Code commune 01322
Démographie
Gentilé Talançonnais
Population
municipale
4 202 hab. (2011)
Densité 268 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 00″ N 4° 49′ 00″ E / 45.9333, 4.8167 ()45° 56′ 00″ Nord 4° 49′ 00″ Est / 45.9333, 4.8167 ()  
Altitude Min. 163 m – Max. 297 m
Superficie 15,69 km2
Localisation

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Liens
Site web reyrieux.fr Site officiel

Reyrieux est une commune française située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes. Reyrieux est un chef-lieu de canton.

Ses habitants sont appelés les Talançonnais et les Talançonnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Reyrieux était, jusqu'à 1900, par la superficie, la seconde commune du canton de Trévoux, juste derrière Saint-André-de-Corcy. Elle a perdu le 16 février 1900 les 474 hectares de Toussieux devenue commune et se retrouve de la sorte au cinquième rang. Pour la population, elle arrive nettement au troisième rang après Trévoux et Jassans-Riottier en 1975.

Comme ses voisines Massieux, Parcieux et Trévoux, elle juxtapose la plaine alluviale de la Saône (en l'occurrence le remblaiement de la rive convexe d'un large méandre) avec les pentes mollement adoucies de la côtière.

Son village est à mi-pente, mais le territoire communal ne s'arrête pas à la lisière du plateau dombiste, car il englobe un assez vaste secteur autour de l'ancienne paroisse de Pouilleux devenue simple hameau. Cette partie est drainée par le ruisseau de Vignoles affluent du Morbier, donc sous affluent du Formans. Un autre ruisseau, la Talançonne, issu de la Côtière, s'en va directement à la Saône. Reyrieux est d'ailleurs un pays très riche en sources, résurgences des eaux du plateau.

On note comme limites, à l'ouest Trévoux, au sud la Saône et la commune de Parcieux, à l'est Civrieux et Rancé, au nord Toussieux, Sainte-Euphémie et Saint-Didier-de-Formans.

La route départementale sillonne la partie basse du village, aux abords du hameau de Port-Bernalin où s'est fixée de tout temps l'activité industrielle. La voie ferrée Sathonay-Trévoux aujourd'hui supprimée, passe en dessous du village à une altitude moyenne de 171 mètres. À mi-pente, la départementale 4 F Neuville-Trévoux, serpente à travers le vieux village, du Trève d'Ars à Balmont, où elle rejoint la départementale 6 venue de Villars-les-Dombes et la départementale 4 venue de Meximieux par Saint-André-de-Corcy.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs routes traversent la commune. La route départementale 933 qui relie Lyon à Mâcon en passant par la rive gauche de la Saône dans le département de l'Ain et la route départementale 6 qui relie Trévoux à Saint-André-de-Corcy. La ligne 184 (Neuville Sur Saone TCL - Trévoux) du conseil général et la ligne 1 (Anse Gare - Reyrieux) de Saone Vallée desservent la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Appelé successivement « Romeuh », « Rameuh », « Rareuh », « Raria », « Rariaco », « Reyriaco », « Rayreu », « Rairieu », dans le passé, cette paroisse apparaît pour la première fois dans une charte de 981.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 984, son église faisait déjà partie des possessions de l’Église de Lyon.

Un Guichard de Reyrieux est mentionné en 1096 comme bienfaiteur d’un prieuré. En 1186, Étienne II de Villars donnait à l’abbaye de l'Île Barbe ce qu’il possédait à Reyrieux. Il laissait une fille, Agnès, qui, mariée à Étienne de Thoire fonda ainsi la maison de Thoire-Villars.

En 1226, il y avait à Reyrieux un clos de Villars et un mas appelé Saint-Martin. Un Jean de Veyssieux est cité dans un acte à cette date : il cède à Guichard de Frans, Chevalier, diverses terres, curtils et possessions à Reyrieux.

À la fin du XIVe siècle, Humbert de Thoire-Villars affranchit les « mainmortables » de Reyrieux, dont les biens étaient soustraits au droit de mutation[Note 1].

En 1402, le dernier des Thoire–Villars, Humbert VII, vends ses terres de Dombes à Louis II de Bourbon. C’est le début de la Principauté des Dombes.

Une dérivation du ruisseau « talençon », qui a donné son nom aux habitants du village, a fait tourner des moulins pendant plusieurs siècles. Il a été d’une grande utilité pour l’irrigation des prés, faite à certaines périodes de l’année et à « heures réglementées ».

Le château de Robillon, situé dans le hameau de Balmont, possédé de 1672 à 1780 par Cadet de Garnerans, était le siège de la haute Cour de Justice des Dombes. Le mur d’enceinte date de 1772.

Le château de la Brosse, érigé en 1735 par le duc du Maine, souverain des Dombes, en faveur de Jérôme Duplessis, écuyer, maître des Requêtes au Parlement de Trévoux, est en 1770 la possession de la famille Bellet de Tavermont qui le fait démolir en 1872 pour faire place au château actuel.

Déjà, au XIIe siècle, les hameaux étaient dénommés :

  • Coste du Chateauvieux ;
  • Mas Martin ;
  • Mas de Veyssieux ;
  • Mas de Provinger ;
  • Mas du bray.

Au XVIIIe siècle, d’autres hameaux sont cités : Balmont, les Bruyères, Herbevache, Pollieu, la Roche, les Sables et Saint Sorlin (où il y avait une chapelle).

Au XIIIe siècle, Reyrieux était traversé par deux routes de grande communication :

Elles étaient sillonnées par des diligences. À Balmont, non loin du chemin du clos, il y avait un relais de poste avec une auberge et un forgeron. En 1750, l’auberge servit de repaire au célèbre brigand Mandrin ; il aurait caché un butin au pied de l’un des chênes dans la montée de Balmont.

Toussieux fut un hameau de Reyrieux jusqu’en 1900.

Au-dessus du coteau de Balmont, commence la plaine des Bruyères, théâtre en l’an 198 d’une terrible bataille entre Septime Sévère et le Proconsul Albinius. Il y aurait eu 300 000 combattants.

Au plein moment de la révolution agricole du XIXe siècle, vers 1850, Reyrieux demeurait une importante communauté rurale (céréales, vignobles, chanvre, noyers). Trois moulins à blé, un pressoir à huile fonctionnaient sur le ruisseau de Talençon. En 1859, on redécouvrait la source ferrugino-sulfureuse jadis exploitée par les Romains ; un peu plus tard, on devait élever un Hôtel des Eaux.

Cinquante ans plus tard, à la veille de la Grande Guerre, la vie agricole demeurait l'essentiel de l'activité, avec l'apparition du colza, du maïs, le recul du chanvre et le développement de l'élevage comme partout en Dombes. Le marché hebdomadaire du jeudi était très animé ; la bourgade qui avait conservé ses activités artisanales et son commerce de détail, possédait déjà de nombreuses résidences bourgeoises où les familles de la bourgeoisie lyonnaise venaient passer la belle saison.

Jusqu'aux abords de 1960, Reyrieux restait un gros village calme, un peu « vieillot », puis est venu une sorte de mouvement d'urbanisation remontant de Lyon, avec l'implantation de nouvelles entreprises dans la plaine alluviale.

En 1986, Reyrieux est devenu le chef-lieu du 43e canton du département de l'Ain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :

Groupe Président Effectif Statut
majorité
opposition
opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1982 mai 1995 Louis-Antoine Duriat DVG Conseiller général
juin 1995 mars 2014 Charles Berthaud[2] DVG  
mars 2014 en cours Jacky Dutruc DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 202 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 043 723 488 1 135 1 480 1 410 1 515 1 557 1 705
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 614 1 529 1 514 1 488 1 491 1 428 1 437 1 470 1 400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 127 1 118 1 089 1 005 1 012 1 088 1 103 1 074 1 099
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 162 1 262 1 536 2 380 3 057 3 683 3 955 4 028 4 202
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune comporte deux écoles maternelles, deux écoles primaires, un collège et deux gymnases mais aucun lycée.

La commune possède également un centre de perfectionnement en cuisine et pâtisserie qui reçoit des élèves japonais de l'école TSUJI d'Osaka. Ils restent six mois au château Escoffier avant de faire des stages dans des établissements en France.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le CSR (Club Sportif de Reyrieux) comprend des sections football et basket-ball.

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Chateauvieux
  • Château de la Brosse
  • Château de Balmont ou d'Escoffier
  • Château de Garnerans
  • Poype de Vieux-Châtel ou château de Reyrieux
Motte des chevaliers de Reyrieux. Ils sont cités depuis 1096 parmi les vassaux des sires de Villars. La motte est citée en 1301 et en ruines dès 1320.
  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul style néo-roman, bâtie vers 1870[5].
  • Croix du XVe siècle devant l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les habitants de Reyrieux étaient « mainmorte » et de « serve condition ».
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé de la commune, sur habitants.fr
  2. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « Église Saint-Pierre et Saint-Paul - 01322 - Reyrieux », sur clochers.org (consulté en 1er novembre 2012).