Lihons

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Lihons
École.
École.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Arrondissement de Péronne
Canton Canton de Chaulnes
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Picardie
Maire
Mandat
Robert Billoré
2014-2020
Code postal 80320
Code commune 80481
Démographie
Population
municipale
389 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 30″ N 2° 46′ 01″ E / 49.825, 2.7669 ()49° 49′ 30″ Nord 2° 46′ 01″ Est / 49.825, 2.7669 ()  
Altitude Min. 84 m – Max. 112 m
Superficie 12,42 km2
Localisation

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Lihons

Lihons est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

La formation du sol de la commune date de l'ère tertiaire. Il est composé d'une couche d'argile de quelques mètres d'épaisseur qui repose sur un banc de sable d'une dizaine de mètres d'épaisseur. En dessous se trouve la craie.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

La commune de Lihons se situe sur le plateau du Santerre dont elle abrite le point culminant, au lieu-dit : la Sole du Télégraphe (112 m d'altitude). Plusieurs dépressions ou vals se répartissent sur le territoire communal.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La nappe phréatique est située à 9 mètres en dessous du niveau du sol. Il n'y a pas de cours d'eau traversant la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Lihons est tempéré océanique avec vent dominant de sud et d'ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune de Lihons a un habitat groupé autour de la place avec quelques fermes isolées.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'activité économique dominante est l'agriculture. Les services sont représentés par deux cafés / restaurants.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lihons
Vauvillers et Framerville-Rainecourt Herleville Vermandovillers
Rosières-en-Santerre Lihons Chaulnes
Méharicourt Maucourt et Chilly

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 389 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 354 1 110 1 162 1 205 1 248 1 264 1 212 1 264 1 269
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 207 1 218 1 222 1 241 1 230 1 118 990 1 040 909
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
824 741 653 380 404 454 466 366 389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
435 384 366 321 366 377 386 389 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Toponymie[modifier | modifier le code]

On rencontre plusieurs formes pour désigner Lihons dans les textes anciens: Lihumin Santeriensis, Lihums (1215), …

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les têtes de lion sont d'or à dextre et d'argent à senestre. Références : Armorial de la Somme , 1972 et délibération du conseil municipal du 12 juin 1970. Attention, vos blasons des communes de la Somme comportent des erreurs et quelques blasons inventés que ne connaissent pas les communes concernées. Il faut les vérifier et les référencer, car ils font florès par la force du copier-coller. Amitiés Jacques Dulphy

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Mi parti de gueules à la croix d'argent cantonnée de 4 têtes de lions contournées du même et d'azur à la croix d'or cantonnée de 4 têtes de lions du même.

Ornement extérieur: Croix de guerre 1914-1918

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Robert Billoré NC Réélu pour le mandat 2014-2020[3], [4]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une tradition issue de la Chronique de Saint-Denis fait remonter à l'an 450, l'origine de Lihons dont le nom viendrait de la défaite qu'auraient subie les Huns en un lieu proche de Lihons. Une chapelle aurait été édifiée pour commémorer l'événement, et ensuite un prieuré.

L'histoire de Lihons a été très fortement marquée depuis le Moyen Âge par la présence d'un prieuré bénédictin.

Article détaillé : Prieuré de Lihons-en-Santerre.

Le seigneur de Lihons est le prieur. Les habitants obtiennent une charte communale en 1123, mais l’administration communale est étroitement contrôlée par le prieur.

Il y a, à Lihons, un autre fief seigneurial dépendant du prieuré, au Grand Manoir, avec un château-fort. La seigneurie du Grand Manoir passe ensuite par mariage à la famille de Soyécourt.

En 1308, un incendie détruit une grande partie du village.

En 1415, un certain Mauroy de Saint-Léger vient piller le village et le prieuré. En 1417, Jean de Luxembourg, envoyé du duc de Bourgogne séjourne à Lihons avec ses troupes jusqu'au 10 décembre. En 1430, c'est le duc de Bourgogne lui-même qui est présent à Lihons.

En 1436 et 1437, Lihons a à subir les exactions des Écorcheurs, Antoine de Chabannes, Robert Floquet et de leurs hommes qui pillent le village.

En 1440, c'est le chef anglais Talbot, à la tête de 2 000 soldats, qui investit le bourg. Les habitants réfugiés dans l'église refusent de se rendre, celle-ci est incendiée, trois cents habitants auraient alors péri. En 1468, le roi d'Angleterre Henri VI établit son camp à Lihons.

En 1472, Charles Le Téméraire s'installe à Lihons avant d'entreprendre le siège et le sac de Nesle.

En 1523, les anglo-hollandais prennent Lihons. En 1552, ce sont les Espagnols du comte de Roeux qui brûlent le village.

En 1771, un incendie consume 109 maisons du village.

En 1814-1815, les cosaques occupent Lihons. La mémoire collective en a gardé un souvenir horrifié à la fin du XIXe siècle.

La commune est très éprouvée par la Grande Guerre, le village est entièrement détruit. Il est reconstruit dans l'entre-deux-guerres.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Eglise Saint-Médard : détruite pendant la Grande Guerre, l'église a été reconstruite pendant l'entre-deux-guerres.
  • La tombe du prince Murat : située à la lisière nord-est du village dans un parc, cette tombe a été érigée par sa famille et offerte à la commune en 1961. Elle est surplombée d'une aigle impériale et abrite la dépouille du prince Murat, « petit-neveu[Note 3] » de Napoléon Ier et « petit-fils[Note 4] » du Maréchal d’Empire Murat et de Caroline Bonaparte, une des sœurs de l’Empereur. L'épitaphe suivante y est gravée :

« À cette place, où il a été tué, repose Louis Marie Michel Joachim Napoléon Prince Murat, né à Rocquencourt, Seine-et-Oise, le 8 septembre 1896, engagé volontaire, maréchal des logis au 5e régiment de cuirassiers à pied, mort pour la France le 21 août 1916, petit-neveu de Napoléon Ier, petit-fils de : Joachim Murat, engagé volontaire, Maréchal de France, Prince et Grand Amiral de l'Empire Français, Grand-duc de Berg et de Clèves, Roi de Naples, a commandé en chef la Grande Armée ; de Michel Ney, engagé volontaire, Maréchal de France, Duc d'Elchingen, Prince de la Moskova, le Brave des Braves ; et d'Alexandre Berthier, Maréchal de France, Prince de Wagram, Prince souverain de Neuchâtel et de Valengin, Major Général de la Grande Armée. Comme eux, il a servi sa patrie. »

  • Nécropole nationale française : ce cimetière militaire français rassemble les corps de 54 665 soldats des deux guerres mondiales.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 – réédition, Chaulnes et ses environs, Paris Res Universis 1992, Rassort Lorisse, 2006 (ISBN 2 – 87 760 – 916 – 2[à vérifier : isbn invalide]) (Monographie)

Liens[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. « Petit-neveu » selon l'épitaphe, car il en est en réalité l'arrière-arrière-petit-neveu, ce qui peut être vérifié en consultant la généalogie partielle de la maison Murat.
  4. « Petit-fils » selon l'épitaphe, car il en est en réalité l'arrière-arrière-petit-fils, ce qui peut être vérifié en consultant la généalogie partielle de la maison Murat.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 20 février 2009)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  5. ==&_C=2650098081 Fiche SGA/DMPA/Mémoire des hommes