Ambassade de France au Japon

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Pix.gif Ambassade de France au Japon
Drapeau de la France
France
Drapeau du Japon
Japon
Lieu 4-1-44, Minami-Azabu, Minato-ku
Tokyo 106 - 8514
Coordonnées 35° 38′ 51″ N 139° 43′ 31″ E / 35.647498, 139.72521935° 38′ 51″ Nord 139° 43′ 31″ Est / 35.647498, 139.725219  
Ambassadeur Thierry Dana
Nomination 23 juillet 2014
Site internet Consulter

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Ambassade de France au Japon

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Ambassade de France au Japon

Voir aussi : Ambassade du Japon en France
Ambassadeurs françaisConsuls français

L'ambassade de France au Japon est la représentation diplomatique de la République française auprès de l'État du Japon. Elle est située à Tokyo, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2014, Thierry Dana.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'ambassade actuellement située dans le quartier de Minami-Azabu (麻布?), Minato-ku, près de la gare de Hiroo (広尾?), au sud du centre de Tokyo, où se trouvent de nombreuses ambassades[note 1]. Elle accueille aussi une section consulaire et la Résidence de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne ambassade à Iidamachi[modifier | modifier le code]

Alors que la première légation de France au Japon s'était installée à Yokohama, port dans lequel les Français étaient confinés, un traité signé en 1887 permit alors un transfert vers la capitale. Elle s'établit dans le quartier d'Iidamachi, aujourd'hui Iidabashi, à proximité du palais impérial et des principales ambassades. Déjà trop exiguë, la représentation fut de plus endommagée puis détruite par les tremblements de terre et leurs répliques qui secouèrent la capitale japonaise en 1922 et 1923[1],[2].

Ambassade à Azabu[modifier | modifier le code]

Une propriété du quartier huppé de Minami-Azabu[3] comprenant un parc de 24 000 m2 et des bâtiments fut vendue en 1930 par le marquis Tokugawa au gouvernement japonais qui la loua à la France, laquelle en fit sa nouvelle délégation en terre nippone. Les constructions furent détruites lors des bombardements alliés de la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'est lors des années 1950 que Desmarets et Belmont créèrent les bâtiments actuels en imposant un style moderne s’éloignant de l’architecture néoclassique qui était la norme à l’époque. Ce n'est qu'en 1972 que l'État français put acquérir le terrain.

Le 29 octobre 2007, la France signe, avec un consortium privé franco-japonais (comprenant les compagnies Mitsui & Co, Nomura Real Estate Development, Takenaka Corporation et Aéroports de Paris Ingénierie), un accord prévoyant la cession d’une partie de son terrain en échange de la construction et de l’usage, par le consortium, d’un nouveau bâtiment qui redeviendra possession de la France après 50 ans[4]. Le consortium en échange reconstruit la chancellerie française et assume les coûts d’entretien pendant quinze ans. Cet accord constitue le premier contrat de partenariat public-privé conclu à l’étranger pour la France[4].

Ambassadeurs de France au Japon[modifier | modifier le code]

De A Ambassadeur
1858 1858 Baron Jean-Baptiste Louis Gros[note 2],[5]
1858 1859 Baron Charles Gustave Martin de Chassiron[note 3],[5]
1859 1863 Gustave Duchesne de Bellecourt[note 4],[5]
1863 1868 Léon Roches[6]
1868 1871 Maxime Outrey[note 5],[5]
1871 1872 Paul Louis de Turenne[5]
1890 1892 Joseph Adam Sienkiewicz[note 6],[5]
1894 1905 Jules Harmand[note 7],[5]
1905 1907 Gaston Raindre
1907 1913 Auguste Gérard[5]
1914 1918 Eugène Regnault[5]
1918 1919 Roger Maugras[note 8],[5]
1919 1921 Edmond Bapst[5]
1921 1927 Paul Claudel[5]
1927 1929 Robert de Billy[5]
1929 1933 Alfred de Martel
1935 1936 Fernand Pila[5]
1937 1941 Charles Arsène-Henry[5]
1946 1950 Général Zinovi Pechkoff[note 9],[7]
1950 1953 Maurice Dejean[note 10],[7]
1953 1956 Daniel Lévi[7]
1956 1959 Armand Bérard[7]
1959 1961 Jean Daridan[7]
1961 1964 Étienne Dennery[7]
1964 1966 François Missoffe[7]
1966 1972 Louis de Guiringaud[7]
1972 1975 François Lefebvre de Laboulaye[7]
1975 1977 Jean-Pierre Brunet[7]
1977 1979 Louis Dauge[7]
1979 1982 Xavier Daufresne de la Chevalerie[7]
1982 1985 André Ross[7]
1985 1987 Gilbert Pérol[7]
1987 1991 Bernard Dorin[7]
1991 1993 Loïc Hennekinne[7]
1993 1998 Jean-Bernard Ouvrieu[7]
1998 2002 Maurice Gourdault-Montagne[7]
2002 2006 Bernard Faubournet de Montferrand[7]
2006 2007 Gildas Le Lidec[8]
2007 2011 Philippe Faure[9]
2011 2014 Christian Masset[10]
2014 auj. Thierry Dana[11]

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

La première légation de France à Yokohama en 1870

Les premières relations diplomatiques entre les deux pays ont été établies en 1858 par la signature à Edo d’un traité de paix, d’amitié et de commerce par Jean-Baptiste Louis Gros, baron et chargé d’affaires[12],[13]. Un simple consulat fut ouvert à Edo en 1859 dans le (temple) Saikai-ji et Gustave Duchesne de Bellecourt fut le premier à occuper le poste. En 1862, 12 Français étaient installés à Yokohama, initiant ainsi le commerce de la soie avec le Japon. Cette même année, le Shogun envoyait sa première ambassade, conduite par Takenouchi Yasunori, qui dura près d'une année entière, entre la France, l'Angleterre, les Pays-Bas, la Prusse et la Russie. En 1866, la Grande-Bretagne, les États-Unis, les Pays-Bas et la France profitèrent d'un nouveau traité pour implanter leurs ambassades à Yokohama. La France bâtit une grande ambassade de style colonial sur la rue Naka-Dōri. L'appui de Napoléon III fut déterminant dans les relations entre les deux pays, particulièrement sur le plan militaire (modernisation de l'armée du Shogun, fourniture d'armes). En dépit de sa participation à la Guerre de Boshin et de son soutien au vaincu, la coopération militaire se poursuivit en même temps que les échanges commerciaux et les visites diplomatiques (le Président Thiers en 1873).

En 2012, pour la première fois l'ambassadeur de France (Christian Masset) assiste aux cérémonies de commémoration du bombardement atomique d'Hiroshima[14].

Consulats[modifier | modifier le code]

Outre la section consulaire de Tokyo, il existe un consulat général de France au Japon, situé à Kyoto, dans les locaux de l'Institut franco-japonais, dont la circonscription couvre toute la partie sud du pays. Jusqu'au 1er décembre 2009, ce consulat était basé à Osaka[15]. Il existe en outre sept consuls honoraires basés à :

Communauté française[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, 7 292 Français sont inscrits sur les registres consulaires, répartis entre les deux circonscriptions : Tokyo : 5 807 • Kyoto : 1 485[16]. La communauté française se compose principalement de cadres ou dirigeants d'entreprises, d'artisans, de créateurs, d'enseignants et de chercheurs[17].

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004 2005
5 373 5 909 6 436 6 755 7 127
2006 2007 2008 2009 2010
7 894 7 735 7 942 6 088 7 262
2011 2012 2013 - -
7 480 7 305 7 292 - -
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012 et 2013)


Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, le Japon appartient à la circonscription électorale de Tokyo[18], comprenant aussi la Chine, la Corée du Sud et la Mongolie, et désignant quatre sièges.

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, le Japon dépend de la 11e circonscription.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes :

  1. Allemagne, Australie, Autriche, Chine, Corée du Sud, Finlande, Grèce, Iran, Norvège, Russie, Suisse, et Taïwan
  2. Ambassadeur envoyé au Japon par Napoléon III
  3. Envoyé pour nouer des relations diplomatiques avec le Japon et la Chine
  4. Premier Consul
  5. Marie-Arsène Litou fut chargé d'affaires a.i. entre la démission de Léon Roches et la nomination de Maxime Outrey, en 1868
  6. Ministre de la France
  7. Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire
  8. Chargé d'affaires a.i.
  9. Chef de la mission française de liaison auprès du commandant supérieur allié en Extrême-Orient
  10. Chef de la mission française de liaison auprès du commandant supérieur allié en Extrême-Orient jusqu'au 5 mai 1952 puis Ambassadeur

Références :

  1. « Bref historique », sur Le site de l’Ambassade et de la Résidence (consulté le 18 décembre 2008)
  2. L'ambassade de France à Tokyo, une lente gestation par Christine Vendredi-Auzanneau, 2002
  3. Erioll world.svg Vue satellite du quartier d'Azabu.
  4. a et b La France s’offre une ambassade à Tokyo sans débourser un euro dans Le Monde du 31 octobre 2007
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Jean-Marie Thiébaud, « Ambassadeurs/ministres plénipotentiaires de France au Japon », extrait de La présence française au Japon, du XVIe siècle à nos jours, Éditions L'Harmattan, coll. « Recherches asiatiques »,‎ 2008, 477 p. (ISBN 978-2-296-05142-3, présentation en ligne)
  6. Rolland Gisbert, Quel homme était donc Léon Roches ?
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Annuaire diplomatique et consulaire de la république française 2003, vol. C, Paris, Imprimerie nationale,‎ 2003, 1950 p. (lire en ligne), p. 61-62
  8. « Décret du 23 novembre 2007 », sur Journal officiel de la République française
  9. « Décret du 9 janvier 2006 », sur Journal officiel de la République française
  10. « Décret du 21 décembre 2011 », sur Journal officiel de la République française
  11. « Décret du 25 juillet 2014 », sur Journal officiel de la République française
  12. Charles Gustave Martin de Chassiron, Notes sur le Japon, la Chine et l'Inde : 1858-1859-1860 en ligne sur Wikisource
  13. 150e anniversaire des relations franco-japonaises
  14. (en) Hiroshima appeals for nuke-free world, help for aging survivors, Kyodo sur Mainichi Shinbun, le 6 août 2012
  15. Transfert du consulat général d'Osaka et Kobé à Kyoto sur le site de l'Association des Français du Japon.
  16. [PDF] Population française inscrite au registre (auprès des postes consulaires) au 31/12/2013
  17. Dossier Japon à la Maison des Français de l'étranger
  18. Décret no  2005-552 du 24 mai 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]