Fano (Italie)

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Fano
Blason de Fano
Héraldique
L'Arc d'Auguste à Fano.
L'Arc d'Auguste à Fano.
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Coat of arms of Marche.svg Marches 
Province Pesaro et Urbino 
Code postal 61032
Code ISTAT 041013
Code cadastral D488
Préfixe tel. 0721
Démographie
Gentilé fanesi
Population 64 100 hab. (31-12-2010[1])
Densité 530 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 00″ N 13° 01′ 00″ E / 43.83333, 13.0166743° 50′ 00″ Nord 13° 01′ 00″ Est / 43.83333, 13.01667  
Altitude Min. 12 m – Max. 12 m
Superficie 12 100 ha = 121 km2
Divers
Saint patron San Paterniano
Fête patronale 10 juillet
Localisation

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Fano
Liens
Site web http://www.comune.fano.pu.it/

Fano est une ville italienne d'environ 64 000 habitants, située dans la province de Pesaro et Urbino, dans la région Marches, en Italie centrale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fano se situe au centre de l'Italie, au bord de l'Adriatique, à environ 50 km de Rimini, à proximité de Pesaro (environ 12 km) et au sud-est de San Marino.

Elle se trouve au point où la Via Flaminia rejoint l'Adriatique.

C'est la troisième ville de la région des Marches pour le nombre d'habitants après Ancône et Pesaro.

À l'embouchure du Metauro, au pied des collines, en face de la mer Adriatique, le port de Fano, déjà actif dans l'Antiquité, reconstruit en 1616 et agrandi au XIXe siècle, divise le littoral en deux parties : la plage de la Sassonia (Saxe), à l'est et le Lido à l'ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première trace de Fano, ou « Fanum Fortunae » comme elle s'appelait à l'époque, se trouve dans le De Bello civile de Jules César. En effet, après avoir traversé le Rubicon le 10 janvier 49 av. J.-C., César fait occuper par deux cohortes les villes de Pesaurum et Fanum Fortunae. Ensuite, Auguste y implanta une colonie qui prit le nom de Colonia Julia Fanestris, la faisant entourer par des murs, dont une partie est encore visibles de nos jours. En particulier, la porte principale de la ville située sur l'axe (Via Flaminia) portant à Rome est très bien conservée et est abusivement prise pour un Arc de triomphe. Vitruve (Marcus Vitruvius Pollio) nous apprend qu'il y avait, sous le règne d'Auguste, un temple en son honneur et un temple dédié à Jupiter, ainsi qu'une basilique dont il était lui-même l'architecte. C'est cette petite ville romaine qui deviendra bien plus tard la ville de pêcheurs de Fano que nous connaissons.

Détruite par les Ostrogoths en 538, Fano fut rebâtie par les Byzantins, qui en firent la capitale d'une province maritime qu'ils nommèrent Pentapolis (« les cinq cités »), qui incluait également Rimini, Pesaro, Senigallia et Ancône.

Fortunat de Fano (VIe siècle) y fut évêque. Il est fêté le 8 juin[2].

Saint Fortunat en trône, 1450, Monastère San Fortunato, Montefalco

En 754, elle fut donnée aux Papes par les rois francs.

Au Moyen Âge, tout au long des XIIIe et XIVe siècles, Fano dut s'intégrer à des « ligues communales », alliances politiques entre les communes marchésanes, pour préserver leur indépendance. Ainsi, en 1201, les quatre cités de Fano, Osimo, Jesi et Fermo - les plus puissantes des Marches après Ancône - s’allièrent contre cette dernière, qui, de son côté, avait proposé sa protection aux communes alliées - toutes les communautés voisines de second rang et les autres ports (Pesaro, Senigallia) - pour contrecarrer l’expansion d’Osimo ou de Fermo.

Fief de la Famille Malatesta, seigneurs de Rimini, aux XIVe et XVe siècles, Fano s'est enrichie à leur initiative d'un ensemble de monuments Renaissance : palais, dont le palais Malatesta ; pinacothèque.

Le 28 avril 1815, c’est du Palais Marcollini, à Fano, que Murat essaya de soulever les habitants, peu avant sa défaite à Tolentino.

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
28 juin 2004 en cours Stefano Aguzzi centre-droit  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Bellocchi, Camminate, Carignano, Carrara, Centinarola, Cuccurano, Fenile, Magliano, Marotta di Fano, Metaurillia, Ponte Sasso, Roncosambaccio, Rosciano

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cartoceto, Mombaroccio, Mondolfo, Pesaro, Piagge, San Costanzo

Jumelage[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Fano est riche en témoignages de la Fanum Fortunae romaine, à commencer par l'Arc d'Auguste - symbole depuis toujours de la ville - et par les murs entrecoupés de tours. Mais aussi à chaque époque successive, les habitants de Fano ont enrichi leur ville de nombreux édifices, qui témoignent de la richesse culturelle de la ville  :

Culture[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs festivals de renommée internationale sont organisés chaque année à Fano  :
    • Rassegna Lirica Torelliana, festival de musique classique, pendant tout le mois de juillet
    • Fano Jazz by the Sea, festival de jazz, à la fin du mois de juillet
    • Fano International Film Festival, au mois d'octobre, une des plus importantes manifestations pour la présentation et la promotion de courts ou moyens-métrages, lieu de rencontre pour le cinéma indépendant, italien et étranger
  • Chaque année, à Fano, se déroule à l'époque du Mardi gras, le Carnevale di Fano, un carnaval qui serait le plus ancien d'Italie, puisque son origine remonterait à l'année 1347

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Au cours de son voyage en Italie, en 1580-1581, Michel de Montaigne est passé à Fano. Voici ce qu'écrit dans son journal de voyage, le philosophe à propos de cette visite :
« Petite ville en une bele & très-fertile pleine, jouignant la mer, assés mal bastie, bien close. Nous y fumes très-bien tretés de pein, de vin & de poisson ; le logis n'y vaut guière. Ell'a cela sur les autres villes de cete coste, comme Senigaglia, Pesaro & autres, qu'elle a abondance d'eaus douces, plusieurs fontenes publiques & puis particulières, là où les autres ont à chercher leur eau jusqu'à la montaigne. Nous y vismes un grand arc antien, où il y a un'inscription sous le nom d'Auguste, qui muros dederat. Elle s'apelloit Fanum & étoit Fanum Fortunae ... »[3]

Nés à Fano[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Nominis: Saint Fortunat de Fano.
  3. Texte complet à la page 84 du Journal de voyage de Montaigne en Italie publié par le site de l'Université de Chicago
  4. Texte, en italien, de l'homélie du pape

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]