Viterbe

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Viterbe
Blason de Viterbe
Héraldique
Drapeau de Viterbe
Drapeau
Le Palais des papes et le campanile du Dôme Saint-Laurent
Le Palais des papes et le campanile du Dôme Saint-Laurent
Noms
Nom italien Viterbo
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Lazio.svg Latium 
Province Viterbe 
Code postal 01100
Code ISTAT 056059
Code cadastral M082
Préfixe tel. 0761
Démographie
Gentilé viterbesi
Population 63 597 hab. (31-12-2010[1])
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 25′ 07″ N 12° 06′ 34″ E / 42.41861, 12.1094442° 25′ 07″ Nord 12° 06′ 34″ Est / 42.41861, 12.10944  
Altitude Min. 326 m – Max. 326 m
Superficie 40 628 ha = 406,28 km2
Divers
Saint patron Santa Rosa da Viterbo
Fête patronale 4 septembre
Localisation

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Viterbe
Liens
Site web http://www.comune.viterbo.it/

Viterbe (en italien, Viterbo) est une ville d'environ 60 000 habitants, chef-lieu de la province de même nom dans le Latium en Italie.

Histoire[modifier | modifier le code]

On ignore la date de fondation de la ville de Viterbe. Selon le célèbre mythographe Annius de Viterbe, elle s'éleva sur les vestiges d'une ville étrusque. Ce qui est certain, c'est qu'une petite colonie romaine (Vicus Elbii) se dressait sur le site (ou non loin) de l'actuelle Viterbe, sans que l'on sache s'il faut la rattacher à la Vetus Urbs (« vieille ville ») médiévale.

La première mention indiscutable du nom de la ville, en tant que Castrum Viterbii, remonte au VIIIe siècle. Cette ville fut fortifiée en 773 par le roi Lombard Didier lors de ses vaines tentatives de conquérir Rome. Lorsque les papes prirent fait et cause pour les Francs, Viterbe fut rattachée aux États pontificaux, mais ce statut devait être continuellement contesté par les empereurs par la suite, jusqu'à ce qu'en 1095 elle devint une commune.

Tout au long de la période pendant laquelle les papes furent en conflit avec les patriciens romains, à commencer par le pontificat de Eugène III[2] (1145-1146), Viterbe devint leur résidence favorite. En 1164 Frédéric Barberousse fit de Viterbe le siège de l'antipape Pascal III. Trois ans plus tard, il lui octroya le titre de « cité » et retourna ses milices contre Rome. En 1172 Viterbe amorça son expansion, détruisant l'antique cité de Ferentum et annexa plusieurs territoires : elle devint ainsi une ville riche et prospère, une des plus importantes de l'Italie centrale, avec une population de près de 60 000 habitants.

En 1207, le pape Innocent III tint un concile dans la cathédrale, mais ensuite la ville fut excommuniée après avoir abrité les hérétiques Patari et fut même battue par les Romains. Toutefois, en 1210, Viterbe parvint à défaire l'empereur Otton IV et reprit les hostilités contre Rome.

Au XIIIe siècle elle fut gouvernée tantôt par les tyrans de la dynastie des Gatti, tantôt par les Di Vico. Frédéric II rallia Viterbe au parti Gibelins en 1240, mais lorsque les citoyens chassèrent ses troupes de la ville en 1243, il dut faire demi-tour et assiégea la cité, d'ailleurs en vain. De ce moment, Viterbe demeura une ville guelfe. Entre 1257 et 1261, elle fut le siège de la papauté, au temps du pape Alexandre IV, qui y mourut. Son successeur Urbain IV fut élu à Viterbe.

En 1266-1268 le pape Clément IV fit de Viterbe sa base d'opérations dans son combat sans merci contre les princes Hohenstaufen : là, depuis la loggia du palais pontifical, il excommunia l'armée de Conradin de Souabe qui défilait le long de la Via Cassia, avec la malédiction prophétique de « moutons allant au sacrifice ». Dès la fin de ces années 1260, Viterbe devint l'un des hauts lieux de la pensée occidentale : autour de saint Thomas d'Aquin s'y réunirent les érudits Guillaume de Moerbeke et Vitellion. En 1271, après une vacance de trois ans de la papauté, Bonaventure, ministre général des franciscains et futur saint, convainquit le seigneur de Viterbe d'enfermer les électeurs, au pain et à l'eau, jusqu'à ce qu'ils réussissent à élire un pape, en l'occurrence Grégoire X. Celui-ci se souvint de ces péripéties et instaura le conclave, au IIe concile de Lyon en 1274.

Parmi les autres papes élus à Viterbe, figurent Jean XXI (1276-1277, qui mourut à cause de l'effondrement d'un plancher dans le palais,Nicolas III, et le français Martin IV. Les habitants de Viterbe, opposés à l'élection d'un étranger à la solde du roi de Naples, Charles Ier d'Anjou, investirent la cathédrale où se tenait le conclave, et arrêtèrent deux des cardinaux. Ils furent ensuite excommuniés, et les papes ne devaient plus revenir à Viterbe avant 86 ans.

En 1523, le pape Adrien VI autorisa les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem à s'y installer. Chassés de Rhodes à l'issue d'un mémorable siège de six mois conduit par le sultan Soliman en personne, les Hospitaliers avaient erré en Méditerranée, puis à Messine, Baïes et finalement Civitavecchia. Ils abandonnèrent Viterbe en 1527 lors d'une épidémie de peste pour rejoindre Nice et enfin Villefranche alors propriétés de la Maison de Savoie[3].

Monuments[modifier | modifier le code]

Palais des papes : la loggia à ciel ouvert, depuis la place Saint-Laurent.

Palais des papes[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre monument de Viterbe est le palais des papes, construit entre 1255 et 1266 sur la colline de San Lorenzo pour protéger le pape, avec sa célèbre loggia formée d'une seule rangée de sept arches soutenues par de minces colonnes jumelées qui se croisent pour former un élégant entablement.

De la loggia, on entre dans la grande salle du conclave, qui fut le théâtre de la fameuse élection du pape Grégoire X le 1er décembre 1271.

Palais Albornoz[modifier | modifier le code]

Le palais, ou château (Rocca) Albornoz, situé près de la Porta Fiorentina, fut construit à partir de 1354 par le cardinal Gil Álvarez Carrillo de Albornoz. En 1475, l'architecte Bramante, à la demande du pape Sixte IV, créa le jardin intérieur avec une fontaine en son centre. De 1523 à 1527, les chevaliers Hospitaliers, chassés de Rhodes, y installèrent leur couvent. Le pape Paul III fit réaliser la loggia qui égaie un peu l'austérité de l'ensemble. Au milieu du XVIIe siècle, le palais abrita un orphelinat. Au siècle suivant, il fut utilisé comme caserne. Gravement endommagé durant la seconde guerre mondiale, il a été entièrement restauré et abrite aujourd'hui le Musée national étrusque[4].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Viterbe[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Giancarlo Gabbianelli    
juin 2004 29 avril 2008 Giancarlo Gabbianelli    
29 avril 2008 en cours Giulio Marini PDL  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Acquarossa (à 6,9 km), Bagnaia (à 5,2 km), Belcolle (à 2,8 km), Campo Nuovo (à 20,3 km), Campolungo (à 4,8 km), Canale (à 7,2 km), Canepinetta (à 5,5 km), Carcarelle (à 7,7 km), Castel d`Asso (à 6,5 km), Centro Giovanni XXIII (à 2,9 km), Fastello (à 14,3 km), Fiera di Viterbo (à 6,4 km), Grotte Santo Stefano (à 13,1 km), La Quercia (à 2,5 km), Le Case (à 13 km), Le Farine (à 2,8 km), Magugnano (à 13,2 km), Montecalvello (à 18,3 km), Montefalco (à 5,6 km), Monterazzano (à 8,9 km), Ombrone (à 11,1 km), Pian di Legname (à 5,3 km), Ponte Cetti (à 5,1 km), Ponte di Cetti (à 5,2 km), Pratoleva (à 18,4 km), Roccalvecce (à 17,6 km), San Martino al Cimino (à 5,7 km), Sant`Angelo (à 18,1 km), Sant`Angelo di Roccalvecce (à 17,4 km), Strada Romana (à 6,4 km), Terme (à 4,9 km), Tobia (à 6,5 km), Vallebona (à 16,5 km), Villa Immacolata (à 4,4 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bagnoregio, Bomarzo, Canepina, Caprarola, Celleno, Civitella d'Agliano, Graffignano, Marta, Monte Romano, Montefiascone, Ronciglione, Soriano nel Cimino, Tuscania, Vetralla, Vitorchiano

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Ce souverain pontife fut assiégé en vain par les Romains à Viterbe.
  3. Sur ces épisodes, v. Feu S.D.B.S.D.L.(Pierre de Boissat, sieur de Licieu), Jean Baudouin, F[rère] Anne de Naberat, Histoire des chevaliers de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, Paris, Jacques d'Allin, MDCLIII, p. 273-291 (cet ouvrage est en fait une traduction adaptée d'un ouvrage antérieur dû à Giacomo Bosio)
  4. Voir la présentation du musée sur le site de l'office de tourisme de la province de Viterbe : [1]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]