Laeken

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Laeken
Le château royal
Le château royal
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Laeken
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Laeken
Administration
Pays Drapeau de Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région Bruxelles-Capitale Bruxelles-Capitale
Communauté Drapeau : Flandre Communauté flamande

Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française

Arrondissement Bruxelles-Capitale
Commune Bruxelles-Ville
Géographie
Coordonnées 50°52′40″N 4°21′21″E / 50.87778, 4.35583
Superficie 9,25 km²
Population  hab. (date inconnue)
Densité  hab./km²
Autres informations
Gentilé Laekenois(e)
Code postal 1020
Zone téléphonique 02
Tour japonaise, Parc royal de Laeken
Palais des expositions
Les serres du parc royal de Laeken (Alphonse Balat - 1874-1890)
Charpente métallique d'une des serres

Laeken (en néerlandais Laken) est une ancienne commune du nord de la Région de Bruxelles-Capitale (code postal : B-1020), rattachée à la ville de Bruxelles en 1921.

Laeken abrite notamment, le domaine royal, le château de Laeken, les serres de Laeken (1873) ainsi que l'église Notre-Dame dont la crypte renferme les sépultures des souverains et le cimetière qui en dépend, connu pour sa richesse en monuments et sculptures.

Sur le territoire de Laeken, se trouve également le plateau du Heysel, où se sont tenues les Expositions universelles de 1935 et 1958 et qui comprend le Stade Roi-Baudouin, l'Atomium, le Parc des Expositions de Bruxelles et Bruparck (Kinepolis, Mini-Europe, Océade et The Village) ainsi que le Port de Bruxelles à côté duquel a été érigé le Monument au Travail de Constantin Meunier.

Sommaire

[modifier] Toponymie

Ce nom dériverait du germanique Lacha ou Lache (eau, lac)[1].

[modifier] Géographie

Le territoire de Laeken couvrait 9,3 km2 au moment de son annexion à Bruxelles en 1921.

Il est délimité au nord par les communes de Jette et de Strombeek-Bever, à l'est par Neder-Over-Heembeek et par la commune de Schaerbeek au sud par la commune de Molenbeek-Saint-Jean et à l'ouest par les communes de Jette et de Ganshoren.

[modifier] Histoire

Une présence humaine est attestée sur le territoire de Laeken dès l'époque romaine. Des fouilles archéologiques ont notamment mis au jour les vestiges d'une villa au bout de la drève Sainte-Anne sur le versant du Stuyvenberg. Ensuite c'est l'obscurité jusqu'au XIe siècle.

La plus ancienne mention du village se trouve dans un diplôme de 1080, où apparaît le nom de Gilbert de Lacha. Au Moyen Âge, Laeken faisait partie de la « cuve », c'est-à-dire la banlieue, de la ville de Bruxelles. Le village fut annexé à la ville sous le règne de Jean III de Brabant en 1331. Il ne redevint une commune qu'en 1795, sous le régime français.

Au milieu du XVe siècle, les «maîtres des chaussées» de Bruxelles dotèrent Laeken de sa première artère pavée : le vieux chemin conduisant de bruxelles à Leken, qui correspond à la chaussée d'Anvers actuelle. En 1447, cette route fut bordée d'arbres[2].

Le creusement du canal de Willebroek, qui fut inauguré en 1561, modifia profondément la physionomie de Laeken. Il s'accompagna de l'aménagement de la digue entre Bruxelles et le village de Laeken, l'actuelle l'Allée Verte, qu'on appelait jadis «Digue verte», (« Groenen Dijck » en néerlandais),. qui devint un des lieux de promenade favoris des Bruxellois. Au XIXe siècle, elle fut progressivement délaissée au profit de l'avenue Louise.

L'église paroissiale Notre-Dame de Laeken fut ravagée par les calvinistes en 1581. Elle fut restaurée sous le règne de l'archiduc Albert de l'archiduchesse Isabelle.

En 1625, l'archiduchesse Isabelle fit percer la drève Sainte-Anne, appelée à l'époque « avenue du Duc », qui reliait le noyau du village de Laeken à une source considérée comme miraculeuse. La source elle-même fut aménagée en fontaine monumentale, connue sous le nom de Fontaine Sainte-Anne ou des Cinq-Plaies.

En 1782, les gouverneurs généraux des Pays-Bas, le duc Albert de Saxe-Teschen et son épouse, l'archiduchesse Marie-Christine d'Autriche achetèrent le domaine de Schoonenberg pour y construire une habitation de plaisance (1784). Après le départ des Autrichiens, le château resta à l'abandon. Il n'échappa à la ruine que grâce à Napoléon Ier qui le racheta et y signa la déclaration de guerre à la Russie en 1812[3].

L'établissement d'une résidence archiducale d'abord, royale ensuite, eut des conséquences incalculables pour Laeken. Son territoire se couvrit de résidences construites par des Bruxellois aisés, attirés par le prestige de la proximité du palais. Ce voisinage bénéficia également au cimetière qui s'étendait au pied d l'ancienne église paroissiale : sa superficie fut doublée une première fois en 1832, puis une nouvelle fois en 1855, pour atteindre 2 hectares 46 ares 13 centiares. Aristocrates, membres de la haute bourgeoisie, hommes politiques, écrivains ou artistes célèbres s'y firent ériger des monuments funéraires rivalisant de luxe, si bien que le cimetière a souvent été appelé le Père-Lachaise belge.

L'histoire de Laeken sera de plus en plus étroitement liée à la famille royale au XIXe siècle. Le décès en 1850 de la première reine des Belges, Louise-Marie, infléchira le devenir urbanistique de la commune. La reine, très appréciée de la population, souhaitait être inhumée dans l'église de Laeken. Il en fut fait selon sa volonté. Pour honorer sa mémoire, son époux, le roi Léopold Ier, décida de faire construire une nouvelle église, dont il comptait financer la construction, mais une souscription nationale fut lancée et de nombreux citoyens y contribuèrent. La première pierre de l'édifice fut posée dès 1854, mais les travaux durèrent jusqu'en 1909. L'église fut intégrée dans une perspective urbaine par l'ouverture d'une artère rectiligne large de 30 mètres partant du pont de Laeken, appelée avenue de la Reine. L'ancienne église fut désaffectée dès 1850, mais on continua à y exercer le culte jusqu'à l'inauguration de l'actuelle église Notre-Dame de Laeken en 1871. Du vénérable bâtiment médiéval on ne conserva malheureusement que le choeur qui se trouve dans le cimetière.

L'empreinte royale sur Laeken sera encore plus marquée sous Léopold II. Le souverain caressait pour la commune des projets grandioses sinon mégalomanes. Au début de son règne, il écrivit au baron Goffinet : «Laeken doit devenir pour Bruxelles ce que l'arc de l'Etoile est pour Paris : le point de départ de nombreux boulevards rayonnant tous vers le même point.»[4]. Il poursuivit l'agrandissement de son domaine privé, qui passa de 90 ha à 217 ha, comprenant le domaine royal proprement dit et son château, la villa du Belvédère et le domaine du Stuyvenberg. Le domaine royal étant exonéré d'impôts, on comprendra que les Laekenois aient souvent éprouvé des sentiments mitigés à l'égard d'accroissements qui privaient les finances communales de ressources importantes.

Rattaché à la ville de Bruxelles en 1921, Laeken n'acquit une dimension internationale qu'au moment du sommet européen de Laeken (14 - 15 décembre 2001), marqué par la Déclaration de Laeken.

[modifier] Patrimoine

[modifier] Musées

  • Les Musées d'Extrême-Orient de Bruxelles, aménagés dans la Tour japonaise et le Pavillon chinois.
  • Le Musée de l'art funéraire a été aménagé dans les anciens ateliers d'une célèbre dynastie de tailleurs de pierre,: Ernest Salu I, II et III. Géré par l'association Epitaaf, il est contigu au cimetière de Laeken.
  • Le Planétarium de l'Observatoire royal de Belgique.

[modifier] Espaces verts

  • le Parc de Laeken.
  • le Parc d'Osseghem, qui jouxte le parc de Laeken, dont il est séparé par les avenues du Gros Tilleul et du Vieux Bruxelles. Il a été aménagé lors de l'Exposition universelle de 1935.
  • le Jardins Jean Sobieski et le Jardin Colonial, reliés par un tunnel sous l'avenue des Robiniers.
  • les Jardins du Fleuriste qui surplombent le Jardin Jean Sobieski.
  • le Jardin du Pavillon chinois.
  • le square du Vingt-et-un Juillet, qui a été aménagé en 1908 par Charles Girault et réaménagé par René Pechère en 1938. Il abrite le mémorial à la reine Astrid.
  • le square clémentine, où se trouve le Mémorial à Émile Bockstael.
  • le Square Prince Léopold.

[modifier] Culture

La Bibliothèque principale et locale de Bruxelles 2 est située dans l'Ancien Hôtel Communal de Laeken.

[modifier] Transports

L'ancienne commune dispose de six stations de métro (Pannenhuis, Bockstael, Stuyvenbergh, Houba-Brugmann, Heysel et Roi Baudouin).

[modifier] Petites infos

[modifier] Célébrités laekenoises

[modifier] Bibliographie

  • Pierre Van Nieuwenhuysen, Historische Toponymie van Laken, Éditions Safran, Bruxelles, 2009, 600 p., illustrations et plans de grand format [1]

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Références

  1. Martine Wille et Jean-marie Duvosquel (dir.), Autour du parvis Notre-Dame à Laeken, Crédit Communal, 1994, p. 5
  2. Arthur Cosyn, Laeken ancien et moderne, Inprimerie scientifique Charles Bulens, 1904, p. 15
  3. Cette affirmation, souvent reprise, est controversée. Voir : Arthur Cosyn, Laeken ancien et moderne, Inprimerie scientifique Charles Bulens, 1904, p. 79
  4. cité dans : Thierry Demey. Léopold II (1865-1909). La marque royale sur Bruxelles, Badeaux, 2009, p. 364
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