Rocquencourt (Yvelines)

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Rocquencourt
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Le Chesnay
Intercommunalité Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Jean-François PEUMERY
2014-2020
Code postal 78150
Code commune 78524
Démographie
Population
municipale
3 217 hab. (2011)
Densité 1 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 15″ N 2° 06′ 45″ E / 48.8375, 2.1125 ()48° 50′ 15″ Nord 2° 06′ 45″ Est / 48.8375, 2.1125 ()  
Altitude Min. 114 m – Max. 179 m
Superficie 2,78 km2
Localisation

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Rocquencourt

Rocquencourt est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, à six km environ au nord-ouest de Versailles et à 21 km à l'ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Rocquencourtois.

Le parc du bourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Rocquencourt dans les Yvelines
Locator Dot.png

Le territoire communal de Rocquencourt appartient à la plaine de Versailles, à une altitude moyenne de 130 mètres, adossé au nord au relief couvert par la forêt de Marly. Ce territoire est relativement réduit (C'est l'une des plus petites communes des Yvelines) et manque singulièrement d'unité. Il est occupé au sud-ouest par le domaine de Chèvreloup, contigu au parc de Versailles et qui héberge l'arboretum du même nom, couvrant environ la moitié de la commune ; au nord, il englobe la marge sud de la forêt de Marly, tandis que l'espace situé à l'est de la route nationale 186 est couvert par les grands ensembles résidentiels du Domaine et de Parly 2. La commune est traversée par de grandes infrastructures routières : l'autoroute A13, à 2×3 voies, dans le nord à la limite avec La Celle-Saint-Cloud, la route départementale 307 parallèle à l'autoroute, reliant Saint-Cloud à la vallée de la Mauldre, qui comporte 2×2 voies à la traversée de la commune, et la route nationale 186 orientée nord–sud (liaison Versailles–Saint-Germain-en-Laye), raccordée aux précédentes par deux échangeurs.

La partie urbanisée représente environ un quart de la superficie totale. Elle est constituée essentiellement d'immeubles d'habitations et de bureaux généralement de trois à cinq étages.

Le triangle de Rocquencourt, qui est l'échangeur des autoroutes A13 et A12, se situe en réalité dans la commune voisine de Bailly.

La commune de Rocquencourt est limitrophe de La Celle-Saint-Cloud au nord-est, du Chesnay à l'est, de Versailles au sud, de Bailly à l'ouest et de Louveciennes au nord.

Elle est drainée par le ru de Chèvreloup, affluent du ru de Gally, qui prend sa source dans le domaine de Chèvreloup.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous la forme latinisée Rocconis Curtum[Quand ?][réf. nécessaire], le domaine de Roccon, feudataire de Thierry III, roi de Neustrie, de Bourgogne et d'Austrasie au VIIe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rocquencourt

Les armes de Rocquencourt se blasonnent ainsi :

d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au chef du même chargé d'un roc de gueules mouvant du trait du chef.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rocquencourt sous Louis XIV (Manesson Mallet, 1702).

Le Chesnay dépendait de la paroisse de Rocquencourt quand en 1683, Louis XIV l'acheta pour l'enfermer dans le parc de Versailles.

Le château de Beauregard fut construit en 1786.

Article détaillé : Bataille de Rocquencourt.
Plaque commémorative de la bataille du 1er juillet 1815.

La dernière bataille des troupes impériales napoléoniennes eut lieu à Rocquencourt, le 1er juillet 1815, soit 13 jours après Waterloo et 9 jours après l'abdication de Napoléon Ier mais avant la signature de l'armistice, alors que les Prussiens avaient envahi la France. Elle fut le fait, à l'instigation du maréchal Davout, des généraux Exelmans et Piré et se traduisit par l'anéantissement d'une brigade prussienne et plus de 400 prisonniers.

En juillet 1951, le Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) s'installe dans des bâtiments pré-fabriqués, construits en trois mois environ par le génie militaire français, sur un emplacement dont la France avait fait don à l'OTAN. Il était situé au Camp Voluceau à Rocquencourt sur le site actuel de l'INRIA, jusqu'au 30 mars 1967[1].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
132 217 234 162 227 261 263 256 261
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
251 259 270 232 275 263 199 238 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
205 201 226 223 250 260 230 191 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
304 886 2 030 4 034 3 871 3 218 3 261 3 273 3 217
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 15,4 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 32,7 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 12,1 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 16,1 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 35,8 %).
Pyramide des âges à Rocquencourt en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,7 
11,6 
75 à 89 ans
12,5 
20,4 
60 à 74 ans
21,6 
20,7 
45 à 59 ans
22,3 
15,4 
30 à 44 ans
16,1 
17,5 
15 à 29 ans
13,7 
13,8 
0 à 14 ans
12,1 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commune résidentielle, Rocquencourt compte néanmoins la présence de la société Mercedes-Benz France, qui y possède son siège social, situé dans le Parc de Rocquencourt.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville ne possède pas de gare, cependant elle est desservie par plusieurs lignes des autobus versaillais Phébus.
Des pistes cyclables reliant Versailles à Bailly passent par Rocquencourt.

Culture[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1997, se tient, au théâtre de Rocquencourt (centre André-Malraux), le Festival d'humour et du Café-théâtre, renommé depuis tout simplement « Le Rocquencourt ».

Lieux et bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

L'horloge de Rocquencourt
Inscription sur le tympan de la voûte centrale : Reconnaissance éternelle des habitants de Rocquencourt à Monsieur FOULD PÈRE maire de la commune fondateur de l'école communale gratuite en 1839 et du monument de l'horloge en 1844.

L'horloge qui se trouve au bord de la RN 186, face à l'ancienne mairie, date de 1844. Elle a été offerte à la commune par le maire de l'époque, Beer Léon Fould, banquier à Paris et père du ministre de la deuxième République et du second Empire, Achille Fould.

Au no 30 de la route de Versailles (RN 186) à Rocquencourt, se trouve l'entrée de l'Arboretum de Chèvreloup, l'un des sites horticoles et botaniques les plus réputés d'Île-de-France.

Rocquencourt abrite, dans le camp Voluceau, dans les anciens bâtiments du quartier-général des Forces Alliées en Europe (SHAPE), le premier centre de l'INRIA ainsi que, depuis 1967, les services techniques de la Brigade de sapeurs-Pompiers de Paris. Avec un effectif total de deux cent vingt-deux personnes, ces services techniques ont pour mission de maintenir dans leur forme opérationnelle les huit cents véhicules de la Brigade. Ils ont aussi la mission de gérer, entretenir, réparer, contrôler, tester, stocker, répertorier, réformer et remplacer la multitude de matériels divers, tuyaux, échelles, lances, extincteurs, appareils respiratoires, pompes, pièces détachées, carburants, armes et munitions, outillage et machines, moteurs divers, produits d'extinction, oxygène, gaz carbonique et produits médicaux, matériel nucléaire et de décontamination, bref tout ce qui est indispensable à la Brigade pour le bon accomplissement de sa mission.

Rocquencourt et Le Chesnay ont un cimetière commun qui se trouve au Chesnay, près de l'église Saint-Germain. Le monument aux morts, à l'entrée de ce cimetière, est également commun aux deux communes. Rocquencourt n'a pas non plus d'église, la plus proche étant l'église Saint-Germain susdite.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Schönaich (Allemagne) depuis 2000

Galerie[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Films liés à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.inria.fr/40ans/codesource/pdf/codesource02.pdf
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Rocquencourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 mai 2011)
  5. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 mai 2011)
  6. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 1, Paris, Bourloton,‎ 1889, 622 p. (lire en ligne), p. 26