Jouy-en-Josas

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Jouy-en-Josas
Image illustrative de l'article Jouy-en-Josas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Versailles-Sud
Intercommunalité communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Jacques Bellier
2008-2014
Code postal 78350
Code commune 78322
Démographie
Population
municipale
8 211 hab. (2011)
Densité 810 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 08″ N 2° 10′ 04″ E / 48.7689, 2.1678 ()48° 46′ 08″ Nord 2° 10′ 04″ Est / 48.7689, 2.1678 ()  
Altitude Min. 77 m – Max. 179 m
Superficie 10,14 km2
Localisation

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Jouy-en-Josas

Jouy-en-Josas est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France.

Ses habitants sont appelés les Jovaciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Jouy-en-Josas dans les Yvelines
Locator Dot.png

Jouy-en-Josas est située à quatre kilomètres au sud-est de Versailles et à 19 km au sud-ouest de Paris, en plein cœur de la vallée de la Bièvre.
Près de la moitié du territoire, soit environ 500 hectares, est couvert de bois.

Les communes limitrophes en sont Vélizy-Villacoublay au nord-est, Bièvres (Essonne) à l'est, Saclay (Essonne) au sud, Toussus-le-Noble à l'extrême sud-ouest, Les Loges-en-Josas à l'ouest, Buc au nord-ouest et Versailles au nord-nord-ouest.

L'A86 borde le nord du territoire communal et par Paris avec la RN 118.

La ville est reliée à Versailles par le RER C grâce aux gares de Jouy-en-Josas, Vauboyen et Petit Jouy - Les Loges. Ces deux dernières ont la particularité d'être « à cheval » sur les communes de Jouy-en-Josas et de Bièvres ou des Loges-en-Josas. Ainsi pour la gare de Petit Jouy - Les loges, la maisonnette abritant le guichet est située sur la commune des Loges, les quais se situant sur la commune de Jouy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de « Jouy » comme la plupart des Jouy, Joué, Gouy, Gaugeac, etc. procède de l'archétype gallo-roman GAUDIACU, basé sur le nom de personne chrétien Gaudius (latin gaudium, gaudia, joie) et le suffixe -acum. Josas était le nom d'une ancienne circonscription ecclésiastique (archidiaconat) de l'évêché de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Si diverses découvertes attestent d'une présence gallo-romaine en divers lieux de la ville, les premières traces d'un village structuré remontent au IXe siècle. Grâce aux moines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, Jouy connut un développement rapide. Mais la population fut progressivement anéantie par les différentes guerres et épidémies. En 1466, on ne compte plus que trois maisons. À partir de cette date, Jouy devient une terre de seigneurs. Diverses familles s'étant illustrées par leur bonnes relations avec le roi se succèdent à la tête de la seigneurie tels Antoine d’Aquin, médecin personnel de Louis XIV, ou, dans les armes, comme son petit-fils Antoine-Louis de Rouillé, Secrétaire d’état à la Marine et aux Affaires étrangères sous Louis XV.

Buste d'Oberkampf dans le jardin de la mairie.

En 1759, Christophe-Philippe Oberkampf, entrepreneur d'origine allemande, s'installe à Jouy-en-Josas pour y implanter sa manufacture de toile de Jouy. Il en deviendra le premier maire en 1790. Le déclin de l'entreprise s'amorce en 1799 et surtout en 1815 avec la chute de Napoléon Ier puis la mort d'Oberkampf. La faillite sera consommée en 1843.
La devise d'Oberkampf était Recte et Diligenter qui signifie « Avec droiture et rapidité ». Elle a été reprise par la commune qui la fait figurer sous son blason.

La Fondation Cartier pour l'art contemporain s'est installée pendant un temps sur le territoire communal puis l'a quitté au profit de Paris.

La commune est aussi le siège de HEC Paris qui y a implanté son campus en 1964 au sud de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[1] puis en 2008 et 2010 « Ville Internet @@@@ »[2],[3].

Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc[modifier | modifier le code]

La Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc regroupe 11 communes, totalisant 163 466 habitants (dont 148 377 dans les Yvelines et 4200 dans l'Essonne). Les communes sont Bièvres, Bois d'Arcy, Buc, Les Loges-en-Josas, Toussus-le-Noble, Fontenay-le-Fleury, Rocquencourt, Jouy-en-Josas, Saint-Cyr-l'École, Versailles et Viroflay. La ville principale, Versailles, représente 56 % de la population totale.

Les compétences sont l'Aménagement du territoire avec l'élaboration d’un schéma de cohérence territoriale et le Développement économique. D'autres compétences optionnelles ont été rajoutées avec l'Environnement, le Logement : élaboration du programme local de l’habitat intercommunal, constitution de réserves foncières pour la construction de logements sociaux et le Transport avec l'élaboration d’un plan local de déplacement (PLD), organisation des transports urbains.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

À l'entrée de la ville

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 716 1 673 1 833 1 350 1 244 1 338 1 415 1 127 1 136
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 226 1 384 1 387 1 322 1 463 1 316 1 360 1 358 1 485
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 513 1 410 1 387 1 541 1 669 2 029 2 246 2 538 3 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 143 5 477 7 221 7 664 7 687 7 946 8 055 8 107 8 211
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 31 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 26,3 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 20,6 %).
Pyramide des âges à Jouy-en-Josas en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,1 
4,3 
75 à 89 ans
6,7 
11,7 
60 à 74 ans
12,8 
16,8 
45 à 59 ans
17,2 
18,2 
30 à 44 ans
18,2 
31,0 
15 à 29 ans
26,3 
17,8 
0 à 14 ans
17,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Jouy-en-Josas accueille sur son terrain des centres de recherche et de formation réputés comme HEC Paris, le CRC (Centre de recherche et d’études des chefs d’entreprise) et l'INRA (Institut national de la recherche agronomique).
  • Thales a également implanté un campus à Jouy-en-Josas pour aider à la transmission de savoirs et d'expériences entre les collaborateurs du groupe.
  • La ville accueille tous les commerces d'une ville française classique (boulangerie, banques, supérette, boucherie, etc.) ainsi que quelques entreprises artisanales. La zone d'activité du Petit Robinson attire des sociétés du tertiaire et des nouvelles technologies. De son côté, le Domaine de la Cour Roland est devenu un centre artisanal et sportif, sous forme de relais nature et/ou de gîtes d'étapes pour ceux qui aiment les grandes randonnées.
  • D'après les données de 1999, le taux de chômage était de seulement 5,4 %, contre un taux national de 12,9 %. Le niveau de vie moyen des ménages jovaciens est deux fois plus élevé que le niveau de vie moyen des ménages français (43 934 € / an pour un ménage à Jouy contre 20 363 € / an pour un ménage français moyen).
  • En 2004, 41 entreprises ont été créées à Jouy (1191e rang national). La ville comptait 400 entreprises, majoritairement dans le commerce aux entreprises (41 %) puis dans le commerce (20 %), l'éducation, la santé et l'action sociale (10 %) suivi des services aux particuliers (8,3 %) et de la construction (7,5 %). Le reste s'éparpille dans les secteurs restants.
  • En 2009, la ville est classée à la 54e place des communes les plus riches de France.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin
  • L'église catholique romane se caractérise par sa tour-clocher. Les plus anciennes parties datent du XIIIe siècle. À l'intérieur, on pourra admirer de très belles statues et sculptures dont une vierge du XIIe siècle. L'église conserve aussi un tableau du XIXe siècle : Le Christ soulageant les malheureux du peintre peu connu Félix Hullin de Boischevalier (1808-1889). L'orgue date du XIXe siècle et a été rénové en 2006.
  • La tombe de Christophe-Philippe Oberkampf
  • Le château de l'Églantine, édifié par le maréchal Canrobert et devenu musée de la toile de Jouy, au 54 de la rue Charles-de-Gaulle, expose certaines des toiles de Jouy, toiles imprimées sur coton, fabriquées jusqu'en 1977 dans la manufacture, aujourd'hui fermée, de la ville.
  • Le château de Vilvert fut construit pour le baron Cabrol de Monté, époux de Louise Mallet, petite fille d'Oberkampf, et maire de Jouy de 1868 à 1879. Le château servit d'ambulance pendant la guerre de 1870. Il est propriété de l'INRA depuis 1946 et ne peut être visité.
  • La maison de Léon Blum et de sa cousine et troisième épouse, Jeanne, qui s'installèrent à Jouy après la Seconde Guerre mondiale. La maison, appelée « le Clos des Metz », est sise au 4 de la rue Léon-Blum, sur le plateau des Metz et peut être visitée. Le bureau et la bibliothèque ont été conservés à l'identique. Léon Blum y passa cinq années avant de décéder en 1950.
  • Long Term Parking, œuvre d'Arman : tour de près de 20 mètres de haut constituée d'un entassement d'automobiles scellées dans du béton.

Institutions culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le Syndicat Intercommunal Jouy-Velizy (SIAJV) soutient l'association loi 1901 « Les Ateliers de la Cour Roland »[8]. Fondée il y a plus de 30 ans, l'association a installé ses ateliers sur l'emplacement des ruines de l'ancien château. Elle dispense chaque année des formations et des stages dans une vingtaine de métiers d'arts à plus de 1000 élèves de toute la région parisienne dans un cadre idéal.

Jouy-en-Josas dans les arts et la littérature[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

Personnalités contemporaines[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Jouy-en-Josas

Les armes de Jouy-en-Josas se blasonnent ainsi :

d’azur à la colonne d’argent sommée d’un coq du même, crêté et barbé de gueules, au chef du même chargé de trois quintefeuilles d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]