Jouy-en-Josas

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Jouy-en-Josas
L'hôtel de ville de Jouy-en-Josas.
L'hôtel de ville de Jouy-en-Josas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Versailles-Sud
Intercommunalité communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Jacques Bellier
2014-2020
Code postal 78350
Code commune 78322
Démographie
Gentilé Jovaciens
Population
municipale
8 251 hab. (2012)
Densité 814 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 08″ N 2° 10′ 04″ E / 48.7689, 2.167848° 46′ 08″ Nord 2° 10′ 04″ Est / 48.7689, 2.1678  
Altitude Min. 77 m – Max. 179 m
Superficie 10,14 km2
Localisation

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Jouy-en-Josas
Liens
Site web http://www.jouy-en-josas.fr

Jouy-en-Josas est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France.

Ses habitants sont appelés les Jovaciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Jouy-en-Josas dans les Yvelines
Locator Dot.png

Jouy-en-Josas est située à quatre kilomètres au sud-est de Versailles et à 19 km au sud-ouest de Paris, en plein cœur de la vallée de la Bièvre.
Près de la moitié du territoire, soit environ 500 hectares, est couvert de bois.

Les communes limitrophes en sont Vélizy-Villacoublay au nord-est, Bièvres (Essonne) à l'est, Saclay (Essonne) au sud, Toussus-le-Noble à l'extrême sud-ouest, Les Loges-en-Josas à l'ouest, Buc au nord-ouest et Versailles au nord-nord-ouest.

L'A86 borde le nord du territoire communal et par Paris avec la RN 118.

La ville est reliée à Versailles par le RER C grâce aux gares de Jouy-en-Josas, Vauboyen et Petit Jouy - Les Loges. Ces deux dernières ont la particularité d'être « à cheval » sur les communes de Jouy-en-Josas et de Bièvres ou des Loges-en-Josas. Ainsi pour la gare de Petit Jouy - Les loges, la maisonnette abritant le guichet est située sur la commune des Loges, les quais se situant sur la commune de Jouy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jouy est attesté sous la forme latinisée de Gaugiaco au début du Xe siècle[1], Gaugiacum au XIe siècle, puis Joi au XIIIe siècle, Joe, Jouy en 1466 et Joiacum in vall Galliæ en 1498[2].

Il procède, comme la plupart des Jouy, Joué, Gouy, Gaugeac, etc., du type toponymique gallo-roman GAUDIACU, basé sur le nom de personne chrétien Gaudius (latin gaudium, gaudia, joie), suivi du suffixe -acum[3], d'où le sens global de « propriété de Gaudius ».

Josas était le nom d'un des deux vicus composant l'ancien pays de Hurepoix, l'autre étant au nord-est le pays de Châtres (pagus Castrensis), nommé actuellement Arpajon. C'était une circonscription ecclésiastique, l'un des trois (archidiaconats) de l'évêché de Paris, attestée sous les formes latinisée Archidiaconus Josiacensis en 1352 et française Josays en 1525[4]. Les deux autres archidiacres étaient ceux de Paris et de Brie, ils occupaient les premiers rang du chapitre de la cathédrale, après le doyen et le grand chantre. L'archidiaconat de Josas comprenait lui-même deux doyennés, celui de Châteaufort et celui de Montlhéry.

Histoire[modifier | modifier le code]

Diverses découvertes attestent d'une présence gallo-romaine en divers lieux de la commune dont le nom est celui du possesseur romain d'un domaine à l'époque de Dioclétien: Gaudiacum*, domaine de Gaudius[1]. Le vocable de l'église qui est Saint Martin pourrait être la trace d'une fondation ancienne. La premières mention écrite de Gaugiaco remontent au début du IXe siècle[5], époque où cette terre dépendait de l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés dont les moines ont procédé au défrichement des terres. Cette église avait un chapitre en 1784, date où il décide d'abattre une statue de Saint Christophe.

Avec les guerres successives, la guerre de Cent Ans, puis la Peste noire, la population fut progressivement anéantie et en 1466, la paroisse ne comptait plus que trois feux. À partir de cette date, Jouy devient une terre laïque dont la seigneurie sera donnée à diverses familles s'étant illustrées par leurs services rendus au roi roi.

  • Jean Poncher, général des finances du Languedoc, de Dauphiné, puis de Provence, bailli d'Étampes, trésorier des guerres, est seigneur de Jouy en 1534. Son fils Nicolas Poncher, secrétaire du roi, lui succède comme bailli d'Étampe, devient vice-président de la Chambre des comptes, et n'ayant pas d'enfant, cède la seigneurie de Jouy en 1542.
  • Jean d'Escoubleau, capitaine des châteaux royaux de Tombelaine en Normandie (le Mont Saint-Michel), et de Plessis-Parc-les-Tours, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, était depuis 1533 maître de la garde-robe du roi François Ier, conseiller en ses conseils d'État et privé. En 1543, il habite le château qui a une forme de U avec trois galeries en terrasses le long de la cour. À sa mort en 1562, il est enterré dans un magnifique tombeau érigé pour lui, puis pour sa femme Antoinette de Brives, dame de Sourdis et de Jouy (1489-1580) dans l'église paroissiale et dont les statues sont conservés au Musée du Monument français. Son fils François d'Escoubleau (+1602), puis son petit-fils Charles d'Escoubleau (1588-1666) lui succèdent. Ils sont aussi seigneurs du Montcel. La terre de Jouy est érigée en comté en 1654 en sa faveur, et il le vend dix ans après.
  • Antoine d'Aquin (1629-1696), médecin personnel de Louis XIV, surintendant des eaux minérales de France, devient seigneur de Jouy de 1684 à 1701, date où il le revend à son gendre. Il n'est pas le premier médecin du roi possessionné à Jouy, puisque longtemps auparavant, dom Nicolas, médecin du roi, avait été prieur de Saint-Martin-en Josas[6]. Sa fille Marie-Angélique d'Aquin épouse en 1686 Louis-Roselin Rouillé (1655-1712), conseiller d'État, maître des requêtes, contrôleur général des postes du royaume qui fait reconstruire le château de Jouy par Robert de Cotte. Leur fils Antoine-Louis de Rouillé (1689-1761), est secrétaire d’état à la Marine (1751) et aux Affaires étrangères (1754-1757) de Louis XV. C'est dans le château de Jouy qu'a été signé le , du Traité de renversement des Alliances (appelé Traité de Jouy puis Traité de Versailles) qui unira la France à l’Autriche. Sa fille, Marie-Catherine de Rouillé, dame de Jouy, a épousé en 1749 Anne-François d'Harcourt (1727-1797), marquis de Beuvron, lieutenant-général des armées du roi pour la Normandie. Dernier seigneur de Jouy, c'est lui qui loue un moulin et des terres à Oberkampf pour y établir sa manufacture.
Buste d'Oberkampf dans le jardin de la mairie.

En 1759, Christophe-Philippe Oberkampf, entrepreneur d'origine allemande, s'installe à Jouy-en-Josas pour y implanter sa manufacture de toile de Jouy qui employa jusqu'à 1200 ouvriers[7]. Il en deviendra le premier maire en 1790. Le déclin de l'entreprise s'amorce en 1799 et surtout en 1815 avec la chute de Napoléon Ier puis la mort d'Oberkampf. La faillite sera consommée en 1843.
La devise d'Oberkampf était Recte et Diligenter qui signifie « Avec droiture et rapidité ». Elle a été reprise par la commune qui la fait figurer sous son blason.

La Fondation Cartier pour l'art contemporain s'est installée pendant un temps sur le territoire communal puis l'a quitté au profit de Paris.

La commune est aussi le siège de HEC Paris qui a implanté son campus en 1964 dans le château et dans son domaine, rachetés en 1955 à la famille Mallet par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris pour y installer son école et son campus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[8] puis en 2008 et 2010 « Ville Internet @@@@ »[9],[10].

Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc[modifier | modifier le code]

La Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc regroupe 11 communes, totalisant 163 466 habitants (dont 148 377 dans les Yvelines et 4200 dans l'Essonne). Les communes sont Bièvres, Bois d'Arcy, Buc, Les Loges-en-Josas, Toussus-le-Noble, Fontenay-le-Fleury, Rocquencourt, Jouy-en-Josas, Saint-Cyr-l'École, Versailles et Viroflay. La ville principale, Versailles, représente 56 % de la population totale.

Les compétences sont l'Aménagement du territoire avec l'élaboration d’un schéma de cohérence territoriale et le Développement économique. D'autres compétences optionnelles ont été rajoutées avec l'Environnement, le Logement : élaboration du programme local de l’habitat intercommunal, constitution de réserves foncières pour la construction de logements sociaux et le Transport avec l'élaboration d’un plan local de déplacements (PLD), organisation des transports urbains.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

À l'entrée de la ville.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 8 251 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 716 1 673 1 833 1 350 1 244 1 338 1 415 1 127 1 136
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 226 1 384 1 387 1 322 1 463 1 316 1 360 1 358 1 485
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 513 1 410 1 387 1 541 1 669 2 029 2 246 2 538 3 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
4 143 5 477 7 221 7 664 7 687 7 946 8 055 8 107 8 251
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 31 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 26,3 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 20,6 %).
Pyramide des âges à Jouy-en-Josas en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,1 
4,3 
75 à 89 ans
6,7 
11,7 
60 à 74 ans
12,8 
16,8 
45 à 59 ans
17,2 
18,2 
30 à 44 ans
18,2 
31,0 
15 à 29 ans
26,3 
17,8 
0 à 14 ans
17,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Jouy-en-Josas accueille sur son terrain des centres de recherche et de formation réputés comme HEC Paris, le CRC (Centre de recherche et d’études des chefs d’entreprise), Tecomah (l'école de l'environnement et du cadre de vie) et l'INRA (Institut national de la recherche agronomique).
  • Thales a également implanté un campus à Jouy-en-Josas pour aider à la transmission de savoirs et d'expériences entre les collaborateurs du groupe.
  • La ville accueille tous les commerces d'une ville française classique (boulangerie, banques, supérette, boucherie, etc.) ainsi que quelques entreprises artisanales. La zone d'activité du Petit Robinson attire des sociétés du tertiaire et des nouvelles technologies. De son côté, le Domaine de la Cour Roland est devenu un centre artisanal et sportif, sous forme de relais nature et/ou de gîtes d'étapes pour ceux qui aiment les grandes randonnées.
  • D'après les données de 1999, le taux de chômage était de seulement 5,4 %, contre un taux national de 12,9 %. Le niveau de vie moyen des ménages jovaciens est deux fois plus élevé que le niveau de vie moyen des ménages français (43 934 € / an pour un ménage à Jouy contre 20 363 € / an pour un ménage français moyen).
  • En 2004, 41 entreprises ont été créées à Jouy (1191e rang national). La ville comptait 400 entreprises, majoritairement dans le commerce aux entreprises (41 %) puis dans le commerce (20 %), l'éducation, la santé et l'action sociale (10 %) suivi des services aux particuliers (8,3 %) et de la construction (7,5 %). Le reste s'éparpille dans les secteurs restants.
  • En 2009, la ville est classée à la 54e place des communes les plus riches de France.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
  • L'église paroissiale Saint-Martin de Jouy est de style rustique et se remarque par sa tour-clocher. Elle a été reconstruite en 1545, mais l'arc triomphal et le clocher sont du XIIIe siècle. Elle possédait un chapitre. À l'intérieur, on peut admirer de très belles statues et sculptures, en particulier une grande vierge et l'enfant en bois polychrome du XIIe siècle, mentionnée au XVIe siècle comme objet du pèlerinage de « la Diège », francisation populaire de l'abréviation Dié Ge des mots : Dei genitrix; elle se trouvait dans la chapelle de la ferme de Viltain jusqu'à se destruction vers 1780; haute de 1,42 mètres, elle est voilée, couronnée, assise sur un siège (restitué) avec Jésus debout entre ses jambes, les pieds portés par deux anges; elle tient une rose à la main, tandis que l'enfant-Jésus bénit, selon la forme latine, le Monde dont il tient la boule dans la main gauche. elle a été restaurée par Viollet-Leduc; un groupe sculpté en pierre de Saint-Martin partageant son manteau. L'église conserve aussi un tableau du XIXe siècle : Le Christ soulageant les malheureux du peintre Félix Hullin de Boischevalier (1808-1889). L'orgue date du XIXe siècle et a été rénové en 2006.
  • La tombe de Christophe-Philippe Oberkampf.
  • Le château de l'Églantine, édifié par le maréchal Canrobert et devenu musée de la toile de Jouy, au 54 de la rue Charles-de-Gaulle, expose certaines des toiles de Jouy, toiles imprimées sur coton, fabriquées jusqu'en 1977 dans la manufacture, aujourd'hui fermée, de la ville.
  • Le château de Jouy appartenait en 1543 à Jean d'Escoubleau. Il comportant un corps d'hôtel sans doute en U puisqu'il est question de "trois galeries couvertes en terrasse le long de la cour du château". Il a été acquis en 1719 par le Marquis d'Asfeld, puis possédé par Antoine Louis Rouillé, fils aîné de Louis Rollin, conseiller, ministre de Louis XV, qui le légua à sa fille Marie Catherine, mariée au marquis de Beuvron. Il a alors connu une période faste jusqu'à la Révolution où il a été démoli, puis reconstruit au début des années 1800 par Armand Seguin, fournisseur aux armées, sur des plans de l'architecte Bienaimé. En 1841 il est acheté par le banquier James Mallet, épouc de Laure Oberkampf, qui y décède en 1868 et il est conservé dans la famille jusqu'à son acquisition en 1955 par la Chambre de commerce de Paris pour y établir le campus d'HEC.
  • Le château du Petit-Jouy.
  • Le château de Vilvert fut construit pour le baron Cabrol de Monté, époux de Louise Mallet, petite fille d'Oberkampf, et maire de Jouy de 1868 à 1879. Le château servit d'ambulance (c'est-à-dire de poste de secours) pendant la guerre de 1870. Il est propriété de l'INRA depuis 1946 et ne peut être visité.
  • Les Metz, plateau boisé culminant à 175 m au nord-ouest de la ville avec une vaste clairière prise sur la forêt domaniale de Versailles. On y trouve:
    • le quartier des Metz, anciennement de Mé, est un ancien hameau avec une chapelle disparue qui était située près de la maison de Léon Blum et qui est entouré par plusieurs lotissements, dont une partie a été aménagé sur l'ancien parc du château à partir de 1940.
    • le chalet des Metz, connu actuellement comme le château de Montebello. Il a été construit au XIXe siècle dans un style anglais par Alexandrine-Marthe Duboys d'Angers (1832-1875), alors mariée en secondes noces à Edmond de Vassart d'Hozier (1827-1889), ingénieur des Mines. Le domaine revient en 1898 à son fils d'un premier lit, le baron Maurice Delaire, comte de Cambacérès (1855-1906) qui le fait agrandir et le donne à sa fille, Madame Stanislas Lannes de Montebello (1876-1966). Le domaine est racheté en 1940 par Jean-Clément Daninos (frère de Pierre Daninos) fondateur de la société immobilière de Metz qui habite le château et qui lotit le parc. Entre 1977 et 1990, le rez-de-chaussé du château est aménagé par la municipalité pour servir de cadre au musée de la toile de Jouy, déplacé depuis au château de l'Églantine.
    • La maison de Léon Blum et de sa cousine et troisième épouse, Jeanne, qui s'installèrent à Jouy après la Seconde Guerre mondiale. La maison, appelée « le Clos des Metz », est sise au 4 de la rue Léon-Blum, sur le plateau des Metz et peut être visitée. Le bureau et la bibliothèque ont été conservés à l'identique. Léon Blum y passa cinq années avant de décéder en 1950.
  • Le château du Bois-du-Rocher,
  • Le château de Vauboyen,
  • La Cour Roland, ancien château disparu dont le domaine a été aménagé en base de loisirs.
  • Le golfe de La Boulie,
  • Ferme de Viltain. Donnée par le roi Charles V aux Célestins de Paris, il s'y trouvait une chapelle d'où provient la statue de la Vierge exposée aujourd'hui à l'église paroissiale. La chapelle ayant été pofannée et démolie en 1793, la fermière a caché la statue chez elle, puis donnée au curé.
  • Long Term Parking, œuvre d'Arman : tour de près de 20 mètres de haut constituée d'un entassement d'automobiles scellées dans du béton.

Institutions culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le Syndicat Intercommunal Jouy-Vélizy (SIAJV) soutient l'association loi de 1901 « Les Ateliers de la Cour Roland »[15]. Fondée il y a plus de trente ans, l'association a installé ses ateliers sur l'emplacement des ruines de l'ancien château. Elle dispense chaque année des formations et des stages dans une vingtaine de métiers d'arts à plus de 1000 élèves de toute la région parisienne dans un cadre idéal.

Jouy-en-Josas dans les arts et la littérature[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

Personnalités contemporaines[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Jouy-en-Josas

Les armes de Jouy-en-Josas se blasonnent ainsi :

d’azur à la colonne d’argent sommée d’un coq du même, crêté et barbé de gueules, au chef du même chargé de trois quintefeuilles d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 313a
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  4. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 240
  5. Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France, Larousse, 1963.
  6. AD Yvelines, E378.
  7. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 75
  8. Palmarès 2005 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  9. Palmarès 2008 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  10. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  13. « Évolution et structure de la population à Jouy-en-Josas en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011)
  14. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011)
  15. Ateliers de la Cour Roland.