Micheline Ostermeyer

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Micheline Ostermeyer Portail athlétisme
Maureen Gardner, Fanny Blankers-Koen, Micheline Ostermeyer 1950.jpg
Maureen Gardner, Fanny Blankers-Koen et Micheline Ostermeyer en 1950
Informations
Discipline(s) Lancer du poids, du disque, saut en hauteur
Période d'activité Années 1940
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance
Lieu Rang-du-Fliers
Décès (à 78 ans)
Lieu Bois-Guillaume
Taille 1,79 m
Poids 73 kg
Palmarès
Jeux olympiques 2 0 1

Micheline Ostermeyer, épouse Ghazarian, née le à Rang-du-Fliers, décédée le à Bois-Guillaume, est une ancienne athlète française, de 1,79 m pour 73 kg, et également une pianiste renommée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en France, elle passe sa jeunesse en Tunisie où elle apprend le piano. Devant ses capacités, elle revient en France pour entrer au Conservatoire avec l'aide de Lazare-Lévy. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle retourne en Tunisie où, grâce à un père sportif, elle découvre le sport, pratiquant le basket-ball et l'athlétisme. Dès la fin de la guerre, elle devient concertiste, obtenant le premier prix de piano au Conservatoire de Paris (« Je consacre cinq heures par jour au piano et cinq heures par… semaine au sport ! »).

En parallèle, elle pratique toujours le sport et participe aux Championnats du monde universitaires de 1947 (médaille d'or en hauteur et au poids) et aux Jeux de Londres en 1948. À ces derniers, elle remporte trois médailles, deux titres olympiques au lancer du poids et au lancer du disque, et une médaille de bronze au saut en hauteur. Elle est ainsi la première athlète française championne olympique. Seuls les quatre titres de Fanny Blankers-Koen l'empêchent de devenir la reine de ces Jeux.

Au disque, discipline qu'elle découvre trois semaines auparavant, elle progresse d'un mètre à chaque essai, pour terminer avec un lancer à 41,92 m. Cinq jours plus tard, elle gagne sa seconde médaille d'or en lançant, dès son premier essai, le poids à 13,75 m. Elle passe, également, 1,61 m pour obtenir la troisième place en hauteur[1].

Athlète complète, elle remporte treize titres de championne de France dans sept disciplines différentes, que ce soit dans des courses, lancers ou sauts (titres aux 60 m, 80 m, haies, 4 x 100 m, hauteur, poids, disque et pentathlon) et elle bat dix-neuf records de France (1 au 80 m haies, un en hauteur, dix au poids, quatre au disque et trois au pentathlon).

Elle sera également championne d'Afrique du Nord et du Liban en basket-ball.

Elle remporte deux nouvelles médailles de bronze aux championnats d'Europe de Bruxelles, sur 80 mètres haies et au lancer du poids en 1950, après ses médailles d'argent sur 100 m et au poids gagnées en 1946.

Elle arrête l'année suivante la compétition sportive après seulement neuf sélections en équipe de France A de 1946 à 1951 (elle sera également licenciée au Stade français en fin de carrière) pour se consacrer à la musique dans une carrière de concertiste, qu'elle exerce jusqu'à la fin de ses jours.

Elle passe les dernières années de sa vie à Grémonville (Seine-Maritime). Elle est immortalisée dans le geste du lancer du disque dans une statue en bronze de Jacques Gestalder érigée à l'INSEP.

Contrairement à une idée véhiculée, elle n'a aucun lien de parenté avec Victor Hugo. "Douce, paisible, effacée, à l'opposé de toutes celles qui jouent les stars après avoir gagné un titre ou deux". (André Halphen printemps 2003) (http://cdm.athle.com/upload/ssites/001059/redactionnels/michelineostermeyer16112009.pdf)

Elle était aussi la petite cousine de la journaliste québécoise Jocelyne Cazin née à Vire dans le Calvados en 1950.

Trophée Micheline Ostermeyer[modifier | modifier le code]

Trois ans après sa mort, en 2004, est créé le Trophée Micheline Ostermeyer[2]. Il est attribué chaque année par l'association Les amis de l'Insep à un sportif ou une sportive de haut niveau dont le parcours, comme celui de Micheline, s'inscrit dans une double réussite sportive et autre. Le trophée est une petite réplique de la statue de bronze sculptée par Jacques Gestalder, représentant Micheline lançant le disque, et érigée en bordure du stade d'athlétisme Gilbert Omnès de l'Insep.

Liste des lauréats[modifier | modifier le code]

2004 : Michel Jazy (athlète)
2005 : Yannick Noah (tennisman)
2006 : Isabelle Autissier (navigatrice)
2007 : Annie Famose (skieuse)
2008 : Alain Calmat (patineur artistique)
2009 : Stéphan Caron (nageur)
2010 : Jean-Claude Brondani (judoka)
2011 : Jean-Christophe Rolland (rameur)
2012 : Christine Janin (alpiniste)

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Chevalière de la Légion d'honneur, tardivement en 1992, grâce à l'intervention de Nelson Paillou (alors président du Comité national olympique français) pour réparer cet oubli.
  • Prix Guy Wildenstein de l'Académie des sports, en 1948.
  • Une rue porte son nom à côté du stade de France à Saint-Denis, à Buxerolles (Vienne 86), dans la banlieue de Poitiers ainsi qu'à Lorient (56) où elle fut durant de nombreuses années enseignante de piano à l’École nationale de Musique de Lorient.
  • Le complexe sportif de la ville de Rang-du-Fliers (sa ville de naissance) porte son nom
  • Le complexe sportif de la ville de Pierrelaye porte son nom.
  • Le nouveau gymnase de la ZAC Pajol- 22 ter rue Pajol, à Paris (18è) et le gymnase du lycée Paul-Robert de la ville de Les Lilas en Seine-Saint-Denis portent son nom. Inauguré en 1996, il est l’œuvre de l'architecte français Roger Taillibert qui a également bâti le lycée.
  • Le stade d'athlétisme de l'ACPO, à Ocquerre, porte son nom depuis mars 2014.

Plusieurs villes honorent le nom de cette sportive musicienne notamment en lui consacrant leur gymnase : Villeneuve-Tolosane, Houilles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Hymne à la concertiste », chronique publiée dans le quotidien L'Équipe du samedi 28 juillet 2012.
  2. http://www.achacunsoneverest-femmes.com/actualites/trophee-micheline-ostermeyer-_15.aspx

Lien externe[modifier | modifier le code]