Nicolas Vanier

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Nicolas Vanier, né le 5 mai 1962 au Sénégal, est un aventurier, écrivain et réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Vanier nait le 5 mai 1962 à Dakar au Sénégal alors que son père y fait son service militaire. Il grandit en Sologne dans un domaine de 125 hectares[Où ?] et habite désormais à Paris avec sa femme Diane et ses trois enfants (Montaine, Lou et Côme)[1] et qui est celle de son grand-père qui lui a fait découvrir la nature[2][pas clair]. Il fait ses études au lycée agricole de Montargis pour pouvoir succéder au grand-père décédé et aider la grand-mère à diriger le domaine de 125 hectares[3]. Il est lauréat de la fondation Zellidja.

Passionné par le Grand Nord dès l'adolescence, il commence ses expéditions en traversant à pied la Laponie en 1979 puis en 1982. En 1983, il s'attaque au Grand Nord québécois sur les traces des indiens Montagnais. Il explore plus avant le nord canadien en traversant la péninsule du Nouveau-Québec-Labrador avec des traîneaux à chiens. Cette exploration fera l'objet d'un premier ouvrage, Grand Nord et d'un documentaire télévisé pour Antenne 2[2].

Il parcourt en 1986 et 1987 les montagnes Rocheuses et l'Alaska, en trois étapes, avec les moyens de locomotion traditionnels de ces régions. Une partie est effectuée à cheval, partant du Wyoming jusqu'à la Colombie-Britannique. Douze chevaux suivent l'expédition, cinq servent de monture à l'équipe, composée de quatre hommes et une femme, les sept autres portent l'équipement. Cette première partie du voyage, faute d'expérience en matière de bât, fut pour grande partie effectuée à pied. La deuxième étape s'effectue avec des attelages de chiens de traîneau. Ne pouvant parvenir au but de cette étape (Dawson) car coincé par l'arrivée du printemps, Nicolas Vanier part seul pour atteindre cette ville. La troisième partie s'effectue sur l'eau, avec la descente du Yukon en radeau de sapin et le passage des lacs et rivières en canoë jusqu'au détroit de Béring.

En 1990 et 1991, il entreprend la traversée de la Sibérie, partant de Mongolie pour rejoindre l'océan Arctique, pour une expédition de 7 000 km. Soucieuse d'adopter les moyens de déplacement locaux, plus adaptés à ces voyages de l'extrême, son équipe utilise le cheval, le poney, le traîneau à chiens, les rennes et les canoës pour se déplacer.

En 1993, il retourne en Sibérie, où il partage le quotidien d'une famille d'éleveurs nomades évènes.

De 1994 à 1995, il entreprend avec sa femme et sa fille, Montaine, alors âgée d'un an et demi, un voyage d'un an à travers les Rocheuses et le Yukon jusqu'en Alaska. Ils commencent leur périple à cheval, passent l'hiver dans une cabane de bois qu'ils construisent eux-mêmes et finissent leur périple en traîneaux à chiens.

Tout au long de ses périples, Nicolas Vanier a développé pour les chiens de traîneau une passion et une expérience qu'il met à l'épreuve en 1996 en participant à la Yukon Quest, course de 1 600 km à travers le grand nord canadien et l'Alaska, réputée pour être la plus difficile au monde.

Pendant les années qui suivent, il se prépare à l'Odyssée blanche, un voyage de 8 600 km qu'il effectue en 1999 avec son équipe en traîneau à chiens. Il part de Skagway en Alaska pour arriver jusqu'à Québec moins de 100 jours plus tard. Il rencontre lors de ce voyage Norman Winther, qui jouera plus tard dans son film le Dernier Trappeur.

Nicolas Vanier a aussi, avec son coéquipier Alain Brenichot, créé au Québec, à 60 kilomètres du lac Saint-Jean, le Camp des écorces , camp de base qui propose des aventures dans le Grand Nord.

Il participe en 2000 à la mise en place de l'association Les Fauteuils glissants, qui a pour objet de rendre accessible aux personnes handicapées moteur la pratique de la randonnée en traîneaux à chiens dans le monde. En 2002 et 2003, il participe à plusieurs courses en traîneau à chiens, dont à nouveau la Yukon Quest.

En 2005, il participe au lancement dans les Alpes, sur le domaine skiable des Portes du Soleil et de la Haute-Maurienne-Vanoise, de la Grande Odyssée Savoie Mont Blanc, une course de chiens de traîneau, première de cette envergure en Europe. La cinquième édition a eu lieu en janvier 2009.

Il prépare pour l'hiver 2005/2006 l'Odyssée sibérienne, un périple de 8 000 km et de 4 mois à travers la Sibérie qu'il effectue à raison de 80 kilomètres par jour avec un attelage de dix chiens, d'Irkoutsk à Moscou. Le départ a lieu le 1er décembre 2005 sur les bords du lac Baïkal.

En 2008, il tourne en Sibérie, pour le film Loup, qui sort en salle en décembre 2009.

Nicolas Vanier est parrain de la Fondation IDEE dédiée aux épilepsies de l'enfant et de l'adolescent.

La course qu'il organise en Sibérie en 2008 est financée par Gazprom, de la neige est acheminée et disposée en tapis pour son arrivée sur la place Rouge.

Il annonce qu'après ce dernier voyage, il se consacrera désormais à la protection de la nature.

En 2008, il installe à Vassieux-en-Vercors une petite structure touristique, dans une grange datant d'avant la Révolution française, en bordure de forêt. En créant le Camp Nicolas Vanier, Nicolas Vanier souhaite partager son amour de la nature.

En juillet 2010, il présente à la demande du groupe immobilier Nexity un projet de tour "verte" dans le quartier de la Défense.

En septembre 2010, il essaie sur le circuit de Linas-Montlhéry un prototype de formule 1 électrique, la Peugeot EX1 (240 kW soit 350 ch) qui s'avère être une des voitures électriques les plus rapides au monde, capable de passer de 0 à 100 km/h en seulement 4,4 secondes.

À cette occasion, il déclare devant Xavier Peugeot, directeur du marketing et de la communication : « C'est un peu plus rapide que mes chiens de traîneau, cependant la Peugeot EX1 véhicule des valeurs qui me correspondent: je suis de ceux qui croient au génie humain, je suis de ceux qui pensent qu'on peut respecter l'environnement sans régresser ».

En 2011, il soutient officiellement le chef Raoni dans son combat contre le Barrage de Belo Monte.

Le film Belle et Sébastien, dont il est le réalisateur, sort dans les salles le 18 décembre 2013. C’est l’histoire d’une rencontre entre un enfant solitaire et un chien sauvage. L’histoire de Sébastien qui apprivoise Belle. Le récit d’un petit garçon à la recherche de sa mère, d’un vieil homme à la recherche de son passé, d’un résistant à la recherche de l’amour, d’une jeune femme en quête d’aventure, d’un lieutenant allemand à la recherche du pardon. L’histoire se déroule dans les Alpes au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Le tournage effectué en haute Maurienne Vanoise, s’étale sur trois périodes, presque une année entière.

Nicolas Vanier prépare une nouvelle expédition, du bord de l’océan Pacifique au plus grand lac du monde, le lac Baïkal. Plus de 5 000 km en traineau à chiens au cœur de la Sibérie, de la Mandchourie et de la Mongolie. L’objectif étant de relier le plus grand océan au plus grand lac du monde. L’odyssée Sauvage est sous le haut patronage de François Hollande. Le départ de Vanino est prévu pour le 20 décembre 2013. Cette expédition sera accompagnée d’un vaste programme d‘éducation au développement durable, notamment dans les écoles, auprès des plus jeunes.

En juillet 2014, le camp Nicolas Vanier de Vassieux-en-Vercors est placé sous le coup d'un arrêté de fermeture administrative. Il est dit par certains que c'est le mauvais état des chiens qui a motivé cette fermeture pourtant, c'est estimant les conditions de gardiennage insuffisantes, que le préfet de la Drôme a signé lundi 7 juillet 2014[4] un arrêté de fermeture administrative du camp ouvert en 2009[5]. La structure, qui proposait des activités nature avec des chiens de traîneaux, a fait l'objet de nombreux signalements d'éleveurs et de riverains. Ces dernières années, les pensionnaires ont tué et blessé des brebis et des agneaux. Nicolas Vanier n'était pas le gestionnaire de ce camp qui ne portait que son nom.

Point de vue de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages[modifier | modifier le code]

Chaque année, les adhérents de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages élisent le personnage qu’ils apprécient le plus ou le moins pour leurs actions vis-à-vis de la nature. Positif, le Trophée de plume 2012 revient à Paul Watson, le pacifique destructeur de baleiniers. Nicolas Vanier a reçu quant à lui le Trophée de plomb pour son attitude anti-écologique, les représentants de cette association lui reprochant la position qu'il a prise sur les loups dont les bergers sont victimes. Pour 65 % des adhérents de l’ASPAS, Nicolas Vanier se sert de l’image sympathique de l’explorateur pour suivre une carrière médiatique et opportuniste. Car derrière cette image se cache selon eux un fou de chasse, prenant des positions anti-écologistes révoltantes. Soutien au lobby des chasseurs de phoques, affirmations anti-scientifiques, comme dans son film « Le dernier trappeur » (« il n’y aurait pas tant d’animaux s’il n’y avait pas de chasseurs »…), conditions de tournage déplorables pour les bêtes sauvages et domestiques exploitées dans son film « Loup », construction d’un camp touristique sur une zone protégée du Vercors, attaques de ses chiens de traîneau sur des animaux[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages et documentaires
  • 1988 : Caravane
  • 1988 : Rivières ouvertes
  • 1988 : Partage des eaux (primé à diverses reprises)
  • 1989 : Documentaire sur la course des trappeurs au Labrador
  • 1997 : Un hiver de chiens
  • 2007 : Grande Odyssée 2007
Longs métrages

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]