Loi Duruy

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En France, la loi du 10 avril 1867 sur l’enseignement primaire dit Loi Duruy (du nom du député et ministre Victor Duruy) impose notamment l’ouverture d'une école de filles dans les communes de plus de cinq cents habitants (art. 1er).

Loi de 1867[modifier | modifier le code]

Elle comprend 22 articles portant sur des aspects très divers. L’article 8 fait référence l’article 36 de la loi Falloux et donne la possibilité pour les communes de créer une « imposition extraordinaire » (de quatre centimes contre trois centimes précédemment selon l’article 40 de la loi Falloux) tandis que l’article 16 indique que des « éléments de l’histoire et de la géographie de la France sont ajoutés aux matières obligatoires de l’enseignement primaire. »

Elle modère les effets de la loi Falloux qui a beaucoup contribué à transformer la question des rôles de l'État et de l'Église catholique romaine dans l'école en une lutte politique des Républicains laïcs et anticléricaux contre les catholiques qui appuient la politique pontificale de Pie IX (1864, condamnation d'une école affranchie de l'autorité de l'Église, par le Syllabus).

Loi de 1877[modifier | modifier le code]

Une seconde loi Duruy crée l’obligation pour toutes les communes de se doter d’un bâtiment destiné à accueillir l’école. Afin de rendre cette obligation réalisable, une caisse de cent vingt millions de francs est créée, avec soixante millions de subventions données par le ministère et soixante millions de prêts, au taux préférentiel de 3 % et avec une durée de remboursement fixée à 30 ans[1].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 38.