Louis-Antoine Jullien

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Louis-Antoine Jullien

alt=Description de l'image Louis-Antoine Jullien.jpg.
Nom de naissance Louis (George Maurice Adolphe Roch Albert Abel Antonio Alexandre Noé Jean Lucien Daniel Eugène Joseph-le-Brun Joseph-Barême Thomas Thomas Thomas-Thomas Pierre Arbon Pierre-Maurel Barthélémi Artus Alphonse Bertrand Dieudonné Emanuel Josué Vincent Luc Michel Jules-de-la-plane Jules-Bazin Julio César) Jullien
Naissance 23 avril 1812
Sisteron, Drapeau français Empire français
Décès 14 mars 1860 (à 47 ans)
Neuilly-sur-Seine, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur, chef d'orchestre
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Halévy

Louis-Antoine Jullien, né le 23 avril 1812 à Sisteron et mort le 14 mars 1860 à Neuilly-sur-Seine, est un compositeur et chef d'orchestre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Article sur le Quadrille des Huguenots de Jullien dans Le Menestrel en juin 1836.

Il est le fils d'un chef de musique d'harmonie, et se rend à Paris en 1833 pour étudier avec Halévy. Après de brèves études au Conservatoire de Paris qu'il quitte en 1833 sans diplôme, il acquiert rapidement une forte notoriété, à la fois pour ses nombreuses compositions de musique légère (quadrilles, polkas…) et aussi parce qu'il devient chef d'orchestre du Jardin turc, lieu de divertissement parisien de l'époque. Ses concerts sont véritablement mis en scène (coups de canon, feux d'artifice et autres excentricités multiples). Il dirige également dans de prestigieuses salles parisiennes (dont l'Opéra, à l'occasion des Bals de l'Opéra). Ses musiques de danses remportent un grand succès au Carnaval de Paris. Il est souvent considéré comme le rival de Philippe Musard, en son temps autre célèbre compositeur de musique festive de danses de Paris au XIXe siècle. Suite à des déboires financiers, il s'enfuit en Angleterre pour échapper à ses créanciers. Sa notoriété augmente encore. Il organise de nombreux et fameux « concerts promenades » à Londres et part en tournée dans tout le Royaume-Uni où il rencontre le succès.

Il dirige un temps la salle londonienne de Drury Lane où il fait venir Berlioz en 1847. Sa carrière se poursuit aux États-Unis où son succès est énorme. Ses « concerts monstres », mélange de musique classique et de musique légère assemblent des milliers de personnes malgré des critiques parfois fortes.

Outre sa musique légère, Louis-Antoine Jullien est également l'auteur d'un opéra à grande mise en scène, Pietro Il Grande, donné à Londres en 1852, qui lui vaut de féroces critiques tout en mettant ses finances en danger.

À la fin de sa vie, il sombre dans la folie et est interné dans un asile à Neuilly-sur-Seine où il meurt en 1860.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Faul, Louis Jullien : Musique, Spectacle et Folie au XIXe siècle, Atlantica, 2006, (ISBN 2-35165-038-7)
  • Theodore Baker et Nicolas Slonimsky (trad. Marie-Stella Pâris, préf. Nicolas Slonimsky), Dictionnaire biographique des musiciens [« Baker's Biographical Dictionnary of Musicians »], t. 2, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 1995 (réimpr. 1905, 1919, 1940, 1958, 1978), 8e éd. (1re éd. 1900), 4728 p. (ISBN 2-221-06787-8)
  • Joël-Marie Fauquet (direction) (préf. Joël-Marie Fauquet), Dictionnaire de la Musique en France au XIXe siècle, Paris, Fayard,‎ 2003, 1405 p. (ISBN 2-213-59316-7)
  • (en) Stanley Sadie (préf. Stanley Sadie), The Grave Concise Dictionary of Music, London, Macmillan,‎ 1995 (1re éd. 1988), 909 p. (ISBN 0-333-43236-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]