Sin City (film)

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Sin City

Description de l'image  SIN CITY (Film).png.
Titre québécois Une histoire de Sin City[1]
Titre original Sin City
Réalisation Robert Rodriguez
Frank Miller
avec la participation de
Quentin Tarantino
Scénario Frank Miller
Acteurs principaux
Sociétés de production Dimension Films
Troublemaker Studios
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action, thriller, policier
Sortie 2005
Durée 124 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sin City ou Une histoire de Sin City au Québec est un film américain sorti en 2005 et réalisé par Frank Miller et Robert Rodriguez avec une participation de Quentin Tarantino. C'est l'adaptation de la série de comics éponyme de Frank Miller.

Résumé[modifier | modifier le code]

Basin City[2], surnommée « Sin City », est la ville du vice et du péché. Dans cette métropole détruite par le crime évoluent trois personnages atypiques et marginaux : Marv (Mickey Rourke), un colosse tout juste sorti de prison ; Dwight McCarthy (Clive Owen) un homme à femmes au passé trouble ; John Hartigan (Bruce Willis), l'un des seuls policiers intègres de la ville.

Tout commence lorsqu'un homme (Josh Hartnett) rencontre une jeune femme (Marley Shelton) sur une terrasse. Il la charme en lui proposant une cigarette puis l'abat froidement. L'homme était en réalité un tueur à gages.

Hartigan, approchant de la retraite, traque Roark Jr (Nick Stahl), le fils d'un sénateur mais aussi un dangereux pédophile. Il vient d'enlever Nancy Callahan (Mackenzie Vega), une enfant de 11 ans. Après avoir assommé Bob (Michael Madsen), son coéquipier ripoux, Hartigan élimine les complices de Roark et coince celui-ci sur les quais. Là, il lui arrache l'oreille et l'avant-bras avec son revolver, avant de le priver de son sexe, son « arme la plus précieuse ». Hartigan est ensuite abattu par Bob, et laissé pour mort.

Après une nuit torride, Marv se réveille dans une chambre d'hôtel avec une prostituée de luxe, Goldie (Jaime King). Mais celle-ci est morte, tuée dans son sommeil. Peu de temps après, les policiers débarquent et Marv doit fuir. Il se réfugie chez Lucille (Carla Gugino), sa contrôleuse judiciaire homosexuelle. Décidé à venger la mort de Goldie, il erre à travers la ville, torturant et tuant le moindre truand pouvant le renseigner. Finalement, le curé malhonnête de la ville (Frank Miller) accuse le Cardinal Roark (le frère du sénateur dont le fils est pédophile) mais Marv ne le croit pas. Après l'avoir tué, il vole sa voiture quand, soudain, une jeune femme ressemblant à Goldie le renverse en voiture. Pensant halluciner, Marv poursuit sa quête de vengeance : il se rend dans une petite ferme isolée où habite Kevin (Elijah Wood), un cannibale psychopathe, assassin de Goldie. Mais il est fait prisonnier et découvre que Lucille aussi est prisonnière. Le tueur l'a mutilé mais la jeune femme a un moral d'acier. Après avoir vu Kevin partir dans une limousine, Marv s'évade avec Lucille. Les policiers arrivent, et Lucille assomme Marv pour éviter le bain de sang. Mais elle est tuée par les policiers. Laissant éclater sa colère, Marv massacre les forces de l'ordre et torture leur lieutenant qui lui apporte une confirmation : le cardinal Roark (Rutger Hauer) est impliqué dans le meurtre de Goldie. Marv met le cap sur la ville et tombe entre les mains du sosie de Goldie. Capturé, il est malmené par la jeune femme, qui s'avère être en fait la sœur jumelle de Goldie. S'associant finalement à Wendy et ses complices, il retourne chez Kevin, incendie sa ferme et massacre le cannibale. Enfin, il apporte la tête du psychopathe au cardinal avant de le tuer. Marv est abattu par les policiers qui investissent les lieux mais survit. Au commissariat, il signe des aveux le rendant responsable des meurtres de Roark, Kevin et de leurs victimes car on le menace de tuer sa mère s'il refuse et, après un procès expéditif, meurt sur la chaise électrique.

Jack « Jackie Boy » Rafferty (Benicio del Toro), un agent de police corrompu, tente de renouer avec son ex-compagne, Shellie (Brittany Murphy) une serveuse. Mais la jeune femme refuse de le laisser entrer, Jackie pouvant se montrer violent. Finalement, elle lui ouvre et Jackie la frappe. Mais alors qu'il se rend aux toilettes, il tombe sur Dwight, l'actuel petit ami de Shellie, qui le brutalise. Jackie et ses hommes partent et Dwight les poursuit jusque dans la vieille ville, aux mains de prostituées comme Dallas, Miho (Devon Aoki) ou Gail (Rosario Dawson), son seul véritable amour. Là-bas, Jackie menace une des filles, Becky (Alexis Bledel) avec un revolver en lui demandant de monter dans sa voiture. Miho, perchée sur un toit, tranche la main de Jackie avec une étoile shuriken puis descend dans la rue et tue ses comparses; puis alors que Jackie lui tourne le dos, Miho bouche le canon de son pistolet avec une pointe en métal. Ainsi, lorsqu'il tente d'abattre Dwight, son arme explose et la culasse s'enfonce dans son crâne. Après que Miho l'a achevé, les cadavres sont fouillés et Dwight découvre que Jackie était flic. Cette bavure, tout le monde le sait, entraînera une terrible guerre à Sin City. Miho débite ensuite les cadavres en morceaux pour les mettre dans le coffre, sauf celui de Jackie, que l'on assoit à côté de Dwight. Ils partent ensuite pour le marais, où les policiers ne chercheront pas les cadavres. En chemin, Dwight est victime de visions, voyant Jackie lui parler alors qu'il est mort. Soudain, un policier prend Dwight en chasse mais le laisse tout compte fait tranquille. Mais alors qu'il pousse la voiture, en panne d'essence, un tireur embusqué l'abat. Pendant ce temps, Gail est attaquée par Manute (Michael Clarke Duncan), l'homme de main de Wallenquist, le chef de la pègre. Au marais, Dwight se relève (la balle avait été arrêtée par la plaque de Jackie) et élimine les mercenaires venus le tuer. Secouru par Miho et Dallas, il échafaude un plan pour libérer Gail. Il récupère la tête de Jackie que les derniers mercenaires avaient coupé au cours d'un affrontement durant lequel Dallas est tuée. Dans la vieille ville, Gail découvre que Becky les a vendus à Manute. Dwight revient et conclut un marché avec Manute : la tête de Jackie contre Gail. Mais c'est en réalité une embuscade et les prostituées abattent Manute et ses hommes, mettant fin à la guerre.

Hartigan, hospitalisé, reçoit la visite du sénateur Roark (Powers Boothe), qui lui explique ce qu'il compte faire de lui : l'envoyer en prison en l'accusant des crimes sexuels dont son fils est responsable. Hartigan reçoit ensuite la visite de Nancy, et lui demande de l'oublier. Une fois remis sur pied, le policier est tabassé et enfermé pour qu'il avoue son crime. Nancy lui écrit tous les jeudis pendant huit ans en signant « Cordelia ». Mais un jour, plus de lettres.

Hartigan reçoit la visite d'un homme répugnant, à la peau dure et jaune, qui l'assomme. Lorsque Hartigan se réveille, il trouve une enveloppe, avec l'index d'une jeune fille à l'intérieur, qu'il identifie aussitôt comme devant appartenir à Nancy. Avouant les crimes dont on l'accuse pour en finir avec sa préventive, Hartigan est libéré et mène une enquête pour retrouver Nancy (Jessica Alba). Il finit par atterrir dans le bar où elle travaille comme strip-teaseuse. Il comprend alors que l'index dans l'enveloppe était un coup monté pour retrouver la fille. Mais elle le reconnaît et saute à son cou, ce qui les oblige à quitter les lieux sans attendre. S'enfuyant en voiture, ils sont poursuivis par l'affreux homme jaune qu'Hartigan parvient à toucher d'une balle. L'homme jaune s'enfuit après avoir perdu le contrôle de sa voiture, tandis qu'Hartigan et Nancy se réfugient dans un motel. Là, Nancy révèle à l'ex-policier qu'elle est amoureuse de lui. Mais il repousse ses avances. Plus tard, alors qu'il se douche, il est agressé par l'homme jaune, qui s'était caché à l'arrière de leur voiture. Hartigan finit par comprendre qui il est en écoutant sa voix : Roark Jr. Celui-ci, grièvement blessé, a dû subir un traitement aux hormones, changeant définitivement son apparence. Il est aujourd'hui devenu le Yellow Bastard. Capturant Nancy et Hartigan, il menace de torturer celle-ci, après avoir pendu Hartigan au bout d'une corde. Mais celui-ci, brisant une fenêtre, coupe sa corde à l'aide d'un bout de verre. Il interroge ensuite l'un des bandits venus récupérer son corps et qui lui apprend que le Yellow Bastard se trouve à la ferme des Roark, où habite Kevin. Hartigan se rend donc à la ferme et traque le Yellow Bastard, n'hésitant pas à tuer les policiers qui gardent la maison. Pendant ce temps, le Yellow Bastard torture Nancy dans la grange mais elle résiste. Blessé par les tirs des policiers et affaibli par un violent malaise cardiaque, Hartigan se rend dans la grange et voit le Yellow Bastard tenant Nancy en otage. Mimant un infarctus, il trompe la vigilance du pervers et le poignarde. À terre, il le désarme et lui arrache ce qui reste de ses parties génitales, avant de l'achever à coups de poings. Avant que Nancy ne rentre chez elle, il lui promet de faire plonger le sénateur. Mais il sait qu'il n'y arrivera pas : Roark voudra se venger et il s'en prendra forcément à Nancy. N'ayant plus le choix, Hartigan décide de mettre fin à ses jours et se tire une balle dans la tête. Ainsi, il empêche Nancy d'avoir des ennuis.

Becky, la prostituée qui avait vendu Gail à Manute, monte dans un ascenseur, à l'hôpital de Sin City. Un médecin se trouvant dans la cabine lui propose alors une cigarette, en l'appelant par son prénom; il s'avère n'être autre que le tueur à gages du début du film.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Robert Rodriguez était un fan du comic depuis des années :

« Je suis tombé raide dingue de Sin City dès la première page. Dans un magasin de BD, ces livres vous sautent à la figure parce qu'ils tranchent complètement visuellement. Ils ne ressemblent à rien de ce qui existe[4]. »

— Robert Rodriguez

Mais Frank Miller a toujours refusé que son œuvre soit adaptée au cinéma.

« Je pensais que ça ne pouvait pas marcher, et que l'industrie cinématographique serait incapable de traiter mes comics sans les transformer en quelque chose qu'ils ne sont pas. Je me suis cramponné à ce point de vue jusqu'à ce que ce type, Robert Rodriguez, commence à assiéger mon avocat, puis mon éditeur, puis à me traquer, moi… et en définitive, il m'a plu[4] ! »

— Frank Miller

Robert Rodriguez propose à Miller d'adapter plan par plan son comic :

« Je ne voulais pas faire le Sin City de Robert Rodriguez, mais celui de Frank Miller ! J'ai aimé que les dialogues ne sonnent pas comme des dialogues de film, que les visuels ne ressemblent à rien de ce qu'on peut voir au cinéma. Je savais qu'avec la technologie que j'avais déjà appris à utiliser, la mise en lumière, la photo, les effets visuels, c'était possible[4]. »

— Robert Rodriguez

Alors que Frank Miller reste toujours sceptique, Robert Rodriguez décide de tourner une scène test en studio chez lui à Austin avec Marley Shelton et Josh Hartnett, qui sera la scène d'introduction. Convaincu, Frank Miller s'attèle au scénario du film, en adaptant 3 volumes du comic : Sin City, Le Grand Carnage et Cet Enfant de salaud[4]. Cependant l'épilogue du film a été créé spécifiquement pour le film[5].

Très vite, Robert Rodriguez prend également la décision de faire figurer Frank Miller au générique en tant que coréalisateur. Pour cela, il est obligé de quitter la Directors Guild of America, ce qui lui fit perdre le droit de réaliser le film John Carter from Mars, d'après Edgar Rice Burroughs, pour lequel il avait pourtant signé.

Casting[modifier | modifier le code]

Johnny Depp devait faire partie d'une histoire du film, basée sur le volume L'Enfer en retour. Mais Robert Rodriguez décida finalement de ne pas l'inclure[6].

Le rôle de John Hartigan a été proposé à Michael Douglas, alors que Christopher Walken et Willem Dafoe se sont vus proposer le rôle du Sénateur Roark[5]. Robert Rodriguez a demandé à Steve Buscemi, qu'il a dirigé dans Desperado et Spy Kids 2, d'incarner Roark Jr quand il se « transforme » en Yellow Bastard, mais il n'a pas accepté[5].

Leonardo DiCaprio a refusé le rôle de Roark Jr alors que Kate Bosworth était le 1er choix pour le rôle de Gail. Anthony Michael Hall a été envisagé pour le rôle de Dwight, alors que Michael Madsen a failli jouer Marv mais est finalement Bob[5]. Adrien Brody a auditionné pour le rôle de Jackie Boy[5].

Pour le rôle de Lucille, les noms de Uma Thurman, Sarah Jessica Parker, Ashley Judd, Carrie-Anne Moss et Naomi Watts ont circulé, avant que Carla Gugino ne soit choisie[5].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné dans les studios de Rodriguez à Austin au Texas. Tout a été tourné sur fonds verts, avec seulement quelques accessoires réels.

Certains acteurs ont tourné des scènes séparément, comme par exemple la scène dans laquelle Marv affronte Kevin[5]. Cela a notamment permis d'organiser particulièrement le tournage. Ainsi, Brittany Murphy n'a eu qu'un seul jour de tournage alors qu'elle apparaît dans plusieurs scènes[5].

Quentin Tarantino est venu rendre visite à l'équipe le temps d'une journée. Il a dirigé la scène en voiture entre Clive Owen et Benicio del Toro[5]. Cette participation a rapporté au réalisateur 1 $ car Robert Rodriguez avait composé des morceaux pour la B.O. de Kill Bill volume 2 pour 1 dollar symbolique[5].

La scène d'introduction avec Marley Shelton et Josh Hartnett a été tournée en un jour, avant que Frank Miller ne donne son accord[5]. Cette scène devait le convaincre d'accepter le projet de Rodriguez.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Robert Rodriguez voulait à l'origine Hans Zimmer. Mais occupé par Batman Begins, Zimmer lui conseille ses amis John Debney et Graeme Revell[5]. Debney a déjà travaillé avec Rodriguez pour Spy Kids et Spy Kids 2 : Espions en Herbe.

Liste des titres
  1. Sin City (Rodriguez)
  2. One Hour to Go (Rodriguez)
  3. Goldie's Dead (Revell)
  4. Marv (Revell/Rodriguez)
  5. Bury the Hatchet (Revell)
  6. Old Town Girls (Revell/Rodriguez)
  7. The Hard Goodbye (Revell)
  8. Cardinal Sin (Revell/Rodriguez)
  9. Her Name is Goldie (Revell)
  10. Dwight (Debney)
  11. Old Town (Debney/Rodriguez)
  12. Deadly Little Miho (Debney/Rodriguez)
  13. Warrior Woman (Debney)
  14. Tar Pit (Debney)
  15. Jackie Boy's Head (Debney)
  16. The Big Fat Kill (Debney)
  17. Nancy (Rodriguez)
  18. Prison Cell (Rodriguez)
  19. Absurd (Fluke)
  20. Kiss of Death (Rodriguez)
  21. That Yellow Bastard (Rodriguez)
  22. Hartigan (Rodriguez)
  23. Sensemaya (Revueltas)
  24. Sin City End Titles (Rodriguez)

Réception[modifier | modifier le code]

Le film a rapporté 158 753 820 $ au box-office mondial (dont 74 103 820 $ aux États-Unis)[3]. Il a réalisé 1 220 000 entrées en France, 239 470 au Québec, 174 164 en Belgique et 118 101 en Suisse[8].

Il a obtenu un bon accueil critique, recueillant 78 % de critiques favorables, avec une note moyenne de 7,4/10 et sur la base de 237 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[9]. Il obtient un score de 74/100, sur la base de 40 critiques, sur Metacritic[10]. Le film figure dans le Top 250 du classement des films de l'Internet Movie Database, basé sur les votes du public, avec une note moyenne de 8,3/10[11]. En 2008, le magazine Empire l'a classé à la 274e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[12]. Les Cahiers du cinéma le classe au 8e rang de leur liste des meilleurs films de 2005[13].

En France, les critiques ont également été plutôt positives. Le Figaroscope évoque « un brillant exercice de style doublé d'un hommage virtuose au film noir », L'Écran fantastique « un film d'un genre nouveau, à la fois atypique, novateur et non reproductible », Paris Match un « Choc visuel, électrochoc sensoriel, exercice de style éblouissant », Brazil « un film très réussi quoiqu'un peu longuet par instants », Rolling Stone un « tourbillon visuel » fascinant et un « casting insensé », et Première trouve que « les qualités du film surpassent ses défauts » et qu'il « capture l'essence même du film noir en isolant ses éléments les plus représentatifs et en les amplifiant »[14]. Parmi les quelques critiques négatives, Le Nouvel Observateur estime que « les époustouflantes qualités formelles du film ne parviennent pas à masquer la faiblesse du scénario (trois histoires à la connexion peu convaincante) et une ambiguë apologie de la violence et de la loi du talion », Le Point trouve que Rodriguez n'arrive pas à la cheville de Tarantino et parle d'un « bric-à-brac d'épisodes pas toujours bien ficelés », et Les Inrockuptibles évoque « une copie un peu ridicule à force de surgonflette, faisant certes beaucoup de bruit mais totalement dépourvue de sensualité ou de mystère »[14].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[15].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Director's recut[modifier | modifier le code]

La version DVD « Sin City Director's recut », ou « 4 Histoires de Sin City » en France, propose un montage linéaire du film. L'histoire est ainsi restituée en 4 parties distinctes avec presque 15 minutes de scènes supplémentaires :

  • Le client a toujours raison (8 minutes)
  • Adieux sauvages (39 minutes) : une scène supplémentaire montre notamment la mère de Marv.
  • Cet enfant de salaud (45 minutes) : une scène supplémentaire montre Lucille, conseillère judiciaire de Marv, prêtant cette fois main forte à Hartigan. Un montage plus long de la scène dans la chambre d'hôpital de Hartigan montre d'autres visiteurs, dont sa femme.
  • Le Grand Carnage (43 minutes) : une scène montre Miho coupant en deux Manute

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Sin City est visuellement très fidèle au comics dont il est l'adaptation, dans un noir et blanc retravaillé numériquement et rehaussé par moments de quelques touches de couleurs. L'action est constamment outrée, ce qui permet au spectateur de se détacher un peu du spectacle de violence qui lui est présenté.
  • Tout comme Pulp Fiction, le film se déroule en plusieurs parties, le montage ne tenant pas compte de la chronologie des événements :
  1. Le tueur exécute une jeune femme sur une terrasse.
  2. John Hartigan sauve la jeune Nancy Callahan des griffes de Roark Jr.
  3. Marv traque les meurtriers de Goldie et tue les coupables.
  4. Dwight McCarthy aide les prostituées à tuer et faire disparaître le corps de Jackie Boy, puis il tue, avec l'aide des filles, ceux qui voulaient contrôler leur quartier.
  5. Hartigan, emprisonné pendant huit ans, est libéré et se met à la recherche de Nancy, la croyant en danger. Ce faisant, il la mène au Yellow Bastard (Roark Jr). Hartigan le tue, empêchant qu'il viole Nancy. À la fin, il se suicide pour éviter à Nancy d'avoir des ennuis.
  6. Une prostituée qui avait trahi les filles se retrouve dans un ascenseur avec le tueur.

Projet de suites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sin City : J'ai tué pour elle.

Peu de temps après la sortie du film, une suite est rapidement annoncée. Pour ce 2e volet, on parle d'abord d'adapter le comic A Dame To Kill For et on annonce dès lors Angelina Jolie et Johnny Depp en plus du casting original[16]. Cependant Sin City 2 tarde à se concrétiser, Robert Rodriguez se concentrant par exemple sur le 4e volet de la saga Spy Kids. En 2011, il confirme que le scénario est quasiment bouclé. Le film sera l'adaptation du 2e tome J'ai tué pour elle (A Dame To Kill For)[17] complété par deux histoires originales écrites par Frank Miller. Le film sortira en aout 2014.

Un 3e volet est également en projet, sans date précise à ce jour.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sin City sur Commeaucinéma

Quatre Histoires de Sin City - Director's Recut sur Commeaucinéma

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Dates de sortie et titres par pays sur IMDB
  2. Pendant le film, on voit sur le badge d'un policier ou sur une pancarte d'entrée de la ville que son véritable nom est Basin City ("basin" signifiant cuvette).
  3. a et b « (en) Sin City », Box Office Mojo (consulté en 14 février 2011)
  4. a, b, c et d Notes de production - Comme au cinéma
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Anecdotes - Internet Movie Database
  6. Secrets de tournage - AlloCiné
  7. (en) http://www.allmusic.com/album/r735000
  8. « Sin City », Lumière (consulté en 14 février 2011)
  9. « (en) Sin City » (consulté en 14 février 2011)
  10. « (en) Sin City », Metacritic (consulté en 14 février 2011)
  11. « Sin City », sur Internet Movie Database
  12. (en) « The 500 Greatest Movies of All Time », Empire (consulté le 26 mars 2011)
  13. « Classements Cahiers du cinéma », sur alumnus.caltech.edu (consulté le 17 janvier 2012)
  14. a et b « Sin City - Critiques Presse », AlloCiné (consulté en 14 février 2011)
  15. « (en) Awards for Sin City », Internet Movie Database
  16. [1] Angelina Jolie dans Sin City 2 ?] - AlloCiné
  17. Sin City 2 : c'est (enfin) parti ! - AlloCiné