Tsui Hark

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dans ce nom chinois, le patronyme, Tsui, précède le prénom.

Tsui Hark (徐克 en chinois, Xú Kè en hànyǔ pīnyīn, Cheui4 Hak1 en cantonais) né Tsui Man-kong, est un réalisateur hong-kongais né au Viêt Nam le (alors en Cochinchine française), à qui l'on doit notamment la série des Il était une fois en Chine avec Jet Li. Il est également producteur, acteur et scénariste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né au Viêt Nam, il étudie à Hong Kong, puis part aux États-Unis, au Texas dans les années 1970 pour étudier le cinéma. Il revient à Hong Kong en 1977. Il tourne d'abord des séries pour la télévision avant de passer au cinéma en 1979 avec The Butterfly Murders (un film de sabre, le Wu Xia Pian, très populaire dans le monde chinois), puis deux autres films : We're Going to Eat You et L'Enfer des armes. Ceux-ci, extrêmement agressifs et provocateurs, sont rejetés par le public. En 1981, il entre à la Cinema City du producteur Karl Maka pour tourner des films plus conventionnels mais qui marchent.

En 1983, Zu, les guerriers de la montagne magique est le film qui marque le tournant de sa carrière. Il marque également le renouveau du film de combat hong-kongais avec des combats spectaculaires, des experts en arts martiaux qui volent... Il essaie d'apporter des effets spéciaux qui tiennent la route comme dans les films occidentaux, mais le film, sorti trop tôt à son goût, ne va pas avoir un succès public. Il retourne donc au cinéma commercial.

Pour avoir son indépendance, il fonde sa propre maison de production, Film Workshop, en 1984. Il tourne de nouvelles œuvres importantes : Shanghai Blues et Peking Opera Blues. Il déborde d'idées et cherche notamment à remettre au goût du jour la culture chinoise. En tant que producteur, il s'attaque au polar avec Le Syndicat du crime en 1986, au film en costumes avec Histoires de fantômes chinois en 1987, au film de sabre avec Swordsman en 1990. Comme réalisateur, il renouvelle le film de kung-fu avec Il était une fois en Chine en 1991.

Il crée sa propre société d'effets spéciaux, Cinefex. Il s'entoure, malgré son caractère un peu despotique, de gens talentueux : les réalisateurs John Woo (avec qui il se brouille en 1990), Ching Siu-tung, Yuen Woo-ping, Kirk Wong, Ringo Lam, les acteurs Chow Yun-fat, Leslie Cheung ou Zhao Wen-zhou, sans oublier Jet Li (qui se brouillera aussi momentanément avec lui après Il était une fois en Chine 3 : le tournoi du Lion) et Brigitte Lin.

Dans le mitan des années 1990, la crise du cinéma n'a pas épargné Hong Kong et la Film Workshop. Tsui Hark s'est recentré sur ses propres réalisations. Il signe alors quelques-unes de ses œuvres majeures : Green Snake (1993) d'après la Légende du serpent blanc, The Lovers (1994) d'après la légende des amants papillons et The Blade (1995), remake plus ou moins avoué du classique de Chang Cheh pour la Shaw Brothers : La Rage du tigre. Puis il tente sa chance à Hollywood pour deux films mineurs avec Jean-Claude Van Damme. Il ne s'est pas fait aux méthodes américaines et est donc revenu à Hong Kong où il réalise une nouvelle œuvre majeure, Time and Tide.

Par la suite, il poursuit ses films liés à la culture chinoise en retournant une nouvelle version de Zu en 2001, La Légende de Zu, un film contenant une débauche d'effets spéciaux. En 2005, il adapte la nouvelle Seven Swordsmen from Mountain Tian, de Liang Yusheng avec Seven Swords.

En 2007, il réalise la première partie de Triangle; les deux autres parties étant réalisés par Ringo Lam et Johnnie To.

Tsui Hark a également collaboré à la réalisation d'un film d'animation : Histoire de fantômes chinois: The Tsui Hark Animation, dirigé par Andrew Cheng.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Après la création de Worshop Film, il devient également producteur

Acteur[modifier | modifier le code]

Empreintes sur l'avenue des stars à Hong Kong

Producteur[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Lisa Morton, The Cinema of Tsui Hark, McFarland & Co Inc, 2001, (ISBN 978-0786409907).
  • (en) Andrew Schroeder, Tsui Hark's Zu: Warriors from the Magic Mountain, Hong Kong University Press, 2004, (ISBN 978-9622096516).

Liens externes[modifier | modifier le code]