Jackie Brown

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Jackie Brown (boxeur)

Jackie Brown

Titre québécois Jackie Brown
Titre original Jackie Brown
Réalisation Quentin Tarantino
Scénario Quentin Tarantino
Acteurs principaux
Sociétés de production A Band Apart
Miramax Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Sortie 1997
Durée 154 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Jackie Brown est un film américain réalisé par Quentin Tarantino et sorti en 1997. C'est la première fois que le réalisateur adapte un roman à l'écran, en l'occurrence Punch créole (Rum Punch) d'Elmore Leonard.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Jacqueline « Jackie » Brown est une hôtesse de l'air. Pour arrondir ses fins de mois, elle sert de passeuse à un trafiquant d'armes, Ordell Robbie. Elle emporte dans ses bagages de l'argent liquide pour le compte de ce truand.

Un beau jour, un comité d'accueil l'attend à l'aéroport de Los Angeles : un agent de l'ATF accompagné d'un policier local. Ils espèrent obtenir son aide pour piéger le trafiquant. Jackie Brown monte alors un plan qui lui permettra de doubler tout ce beau monde durant le prochain transfert d'une somme de 500 000 dollars.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Après Reservoir Dogs et Pulp Fiction, Quentin Tarantino et Roger Avary acquièrent les droits de plusieurs romans d'Elmore Leonard : Les Fantômes de Detroit (Freaky Deaky), D'un coup, d'un seul (Killshot) et Punch créole (Rum Punk). Tarantino envisage alors de réaliser les adaptations des deux premiers et de confier la 3e à un autre réalisateur. Finalement, il change d'avis et souhaite se concentrer sur Punch créole[5]. Quentin Tarantino prend quelques « libertés » par rapport au roman original. Dans celui-ci, l'héroïne s'appelle Jackie Burke, c'est une femme blanche aux cheveux châtains et courts. Il a aussi changé le nom de certains personnages, supprimé certains passages, etc. D'abord hésitant, il présente son script à Elmore Leonard. Ce dernier le trouve génial et raconte que c'est surement la meilleure adaptation d'une de ses œuvres[5].

Casting[modifier | modifier le code]

Avant de jouer dans Jackie Brown, Pam Grier avait passé une audition pour Pulp Fiction pour le personnage de Jody, finalement incarné par Rosanna Arquette. Quant à Robert Forster, il avait passé l'audition de Reservoir Dogs pour le rôle de Joe Cabot, finalement attribué à Lawrence Tierney.

Pour le rôle de Max Cherry, plusieurs acteurs comme Paul Newman, Gene Hackman ou encore John Saxon étaient sollicités. Mais c'est finalement Robert Forster qui endossa le rôle.

Sylvester Stallone a été approché pour interpréter le personnage de Louis Gara. Mais il refuse et le rôle est finalement attribué à Robert De Niro.

Le personnage de l'agent des ATF, Ray Nicolette (joué par Michael Keaton), apparaît également dans une autre adaptation d'un roman d'Elmore Leonard, Hors d'atteinte (1998) de Steven Soderbergh. Michael Keaton reprend ainsi deux fois le même rôle dans deux films différents et ce malgré le fait que les deux films soient produits par deux studios différents. Ce personnage devait à l'origine être incarné par John Travolta ainsi que Hugh Dillon.

Dans une des scènes coupées au montage, on retrouve Laura Lovelace en serveuse dans un café. Elle jouait déjà un rôle similaire au début de Pulp Fiction, où elle servait du café aux personnages interprétés par Amanda Plummer et Tim Roth.

Tony Curtis apparaît à deux reprises chez Quentin Tarantino. Dans l'épisode Jusqu'au dernier souffle où il joue son propre rôle et dans un entretien télévisé où l'acteur évoque sa passion des femmes dans Jackie Brown.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu de mai à août 1997[1], entièrement en Californie (Carson, Compton, le Del Amo Fashion Center de Torrance, Hawthorne, Los Angeles et notamment son aéroport international, etc.)[6].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Jackie Brown:
Music from the Miramax Motion Picture

Bande originale par divers artistes
Sortie
Durée 51:06
Genre R&B, Soul, Funk, Rap
Producteur Quentin Tarantino
Lawrence Bender
Label Maverick Records
A Band Apart
Critique

Bandes originales par Quentin Tarantino

Liste des pistes[modifier | modifier le code]

  1. Across 110th Street de Bobby Womack – 3:48
  2. Beaumont's Lament (dialogue) – 0:50
  3. Strawberry Letter #23 des Brothers Johnson – 4:58
  4. Melanie, Simone and Sheronda (dialogue) – 0:32
  5. Who is He (And What Is He To You?) de Bill Withers – 3:12
  6. Tennessee Stud de Johnny Cash – 2:54
  7. Natural High de Bloodstone – 4:54
  8. Long Time Woman de Pam Grier – 2:52
  9. Detroit 9000 (dialogue) – 0:07
  10. (Holy Matrimony) Letter to the Firm de Foxy Brown – 3:26
  11. Street Life de Randy Crawford – 4:18
  12. Didn't I (Blow Your Mind This Time) des Delfonics – 3:21
  13. Midnight Confessions de the Grass Roots – 2:43
  14. Inside My Love de Minnie Riperton – 3:56
  15. Just Ask Melanie (dialogue) – 0:43
  16. The Lions and the Cucumber de the Vampire Sound Incorporation – 5:07
  17. Monte Carlo Nights d'Elliot Easton's Tiki Gods – 3:25

Autres chansons présentes dans le film[modifier | modifier le code]

Certaines chansons utilisées dans le film n'ont pas été incluses sur la bande son du film. Cela s'était déjà produit pour Pulp Fiction mais une version Deluxe Collector avait été éditée avec des titres supplémentaires. Si une édition semblable pour Jackie Brown n'a pas été annoncée, ces morceaux sont quand même listées dans le générique du film.

Crédits[modifier | modifier le code]

  • Quentin Tarantino et Lawrence Bender : producteurs exécutifs de l'album
  • Mary Ramos et Michele Huznetsky : consultants musicaux
  • Tom Baker : Mastering
  • Ann Karlin et John Katovsich : Coordinateurs musicaux

Réception[modifier | modifier le code]

Le film a rapporté 72 673 162 $ au box-office mondial, dont 39 673 162 $ aux États-Unis[7]. Il a attiré dans les salles de cinéma 1 329 998 spectateurs en France, 264 800 en Belgique et 147 306 en Suisse[8].

Il a reçu un bon accueil critique, recueillant 86 % de critiques positives, avec une note moyenne de 7,3/10 et sur la base de 69 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[9]. Il obtient un score de 64/100, sur la base de 23 critiques, sur Metacritic[10]. En 2008, le magazine Empire l'a classé à la 215e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[13].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Clins d’œil[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Jackie Brown possède l'empreinte caractéristique de son auteur, que ce soit dans la forme du film : l'usage des musiques, le montage non chronologique de certaines séquences, la multiplication des points de vue sur une même situation. Il en va de même pour le fond, ainsi Tarantino ne fait pas une adaptation stricte de l’œuvre d'Elmore Leonard, mais se la réapproprie complètement pour y distiller ses thèmes récurrents, ainsi que son hommage à la blaxploitation, notamment Foxy Brown, thème totalement absent du roman. L'histoire de cette hôtesse de l'air devient finalement un prétexte pour réaliser un film beaucoup plus personnel qu'il n'y paraît, et permet à Tarantino de transformer ses fantasmes en réalité, il a par exemple toujours rêvé de faire tourner Pam Grier (héroïne de nombreux films issus de la blaxploitation dans les années 1970).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Les chiffres sur l’Internet Movie Database
  2. Anneliese Fromont - rsdoublage.com
  3. Dans la version française, Robert De Niro n'est pas doublé par Jacques Frantz, sa voix française habituelle, mais par Sylvain Joubert, ancienne voix attitrée d'Al Pacino, notamment sur Le Parrain, Serpico et Scarface.
  4. Scène du répondeur. On reconnait la voix de Tarantino à 0:25, Vodkaster.com
  5. a et b (en) “Jackie Brown: How It Went Down”, Jackie Brown DVD, Miramax Home Entertainment
  6. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  7. « (en) Jackie Brown », The Numbers (consulté le 14 février 2011)
  8. « Jackie Brown », Lumière (consulté le 14 février 2011)
  9. « (en) Jackie Brown », Rotten Tomatoes
  10. « (en) Jackie Brown », Metacritic
  11. (en) « The 500 Greatest Movies of All Time », Empire (consulté le 26 mars 2011)
  12. « Classements Cahiers du cinéma », sur alumnus.caltech.edu (consulté le 17 janvier 2012)
  13. « (en) Awards for Jackie Brown », Internet Movie Database

Liens externes[modifier | modifier le code]