Kill Bill

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Kill Bill

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Titre québécois Tuer Bill
Réalisation Quentin Tarantino
Scénario Quentin Tarantino
Acteurs principaux
Sociétés de production Miramax Films
A Band Apart
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film d'action
Durée 111 minutes (volume 1)
136 minutes (volume 2)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Kill Bill (Tuer Bill au Québec) est un film d'action américain écrit et réalisé par Quentin Tarantino, sorti au cinéma en deux volets, respectivement en 2003 et 2004. Conçu à l'origine comme un seul film, il a été séparé en deux parties en raison de sa longueur (environ 4 heures pour les deux volets réunis). La vengeance est le thème principal de ce film, qui comporte de nombreux hommages au cinéma hongkongais d'arts martiaux, au chanbara japonais, aux films d'exploitation et au western spaghetti. L'histoire est présentée selon un style de narration non linéaire.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans la petite chapelle de Two Pines perdue au milieu du désert, à El Paso (Texas), alors que se déroule la répétition d'une cérémonie de mariage, des assassins surgissent et tirent impitoyablement et sans raison apparente sur toutes les personnes présentes. La Mariée, qui est enceinte, survit à ses blessures mais sombre dans le coma. Toutefois, la Mariée n'est pas une personne ordinaire. Autrefois tueuse à gages dans une organisation secrète, le Détachement International des Vipères Assassines, elle est une combattante hors pair. Sortant du coma quatre années plus tard, elle n'a plus qu'un seul but, se venger de ses anciens complices, dans lesquels elle a reconnu les assassins de Two Pines, et surtout, tuer Bill, leur chef, qui est également le père de l'enfant qu'elle portait et qu'elle croit avoir perdu suite à l'attaque dans la chapelle.

Kill Bill, volume 1[modifier | modifier le code]

La Mariée se rend chez son ancienne partenaire Vernita Green et s'engage dans un impitoyable combat qui n'est interrompu que par l'arrivée de Nikki, la fille de Vernita, âgée de quatre ans et demi. Les deux femmes conviennent de reprendre leur duel plus tard dans la soirée, mais Vernita tire sur la Mariée, qui riposte en lui lançant un couteau en pleine poitrine, la tuant sur le coup. Nikki, attirée par le bruit du coup de feu, découvre la scène. La Mariée lui dit qu'elle a tué sa mère pour une bonne raison mais qu'elle comprendra si Nikki vient se venger d'elle quand elle sera plus âgée.

Des flashbacks dépeignent ensuite l'arrivée du shérif local sur le lieu du massacre de la chapelle et sa constatation que la Mariée est encore en vie ; la tentative de meurtre d'Elle Driver, autre membre de la Détachement International des Vipères Assassines, sur la Mariée, dans le coma à l'hôpital, tentative interrompue par un coup de téléphone de Bill qui annule la mission ; la sortie du coma, quatre ans plus tard, de la Mariée, qui découvre avec horreur qu'elle n'est plus enceinte, et son évasion de l'hôpital.

La Mariée décide de se venger de ses anciens complices qui ont tué son fiancé et l'enfant qu'elle portait. Elle établit une liste des cinq personnes qu'elle doit tuer (O-Ren Ishii, Vernita Green, Budd, Elle Driver et Bill). Sa première cible est O-Ren Ishii, qui est entretemps devenue la reine de la pègre de Tokyo. Une séquence animée raconte l'histoire d'O-Ren Ishii en quatre parties : O-Ren à 9 ans assistant à l'exécution de ses parents, à 11 ans lors sa vengeance, lors du massacre à la chapelle, à 20 ans quand O-Ren est une tueuse déjà reconnue sur le plan international.

La Mariée commence par se rendre à Okinawa, où elle persuade Hattori Hanzo, célèbre forgeron désormais retiré, de lui forger un katana. Elle va ensuite à Tokyo où elle affronte dans un restaurant-club musical la garde rapprochée d'O-Ren Ishii, et notamment Gogo Yubari, sa garde du corps personnelle armée d'un manriki gusari modifié, et enfin, peu après, tout le gang d'O-Ren Ishii, « les 88 fous ». Elle tue ou blesse gravement tous ses adversaires sauf un adolescent qu'elle fesse avec son katana. Elle affronte ensuite O-Ren Ishii dans un duel au katana qu'elle finit par remporter en scalpant son adversaire. La Mariée interroge Sofie Fatale, lieutenant d'O-Ren Ishii, à qui elle a coupé un bras, pour qu'elle lui révèle où se trouvent les autres membres du Détachement International des Vipères Assassines en échange de la vie sauve. Le premier film se termine sur Bill demandant à Sofie Fatale si la Mariée sait que sa fille est encore en vie.

Le plan se décompose ainsi[1] :

  • Chapter One: 2
  • Chapter Two: The Blood-Splattered Bride
  • Chapter Three: The Origin of O-Ren
  • Chapter Four: The Man from Okinawa
  • Chapter Five: Showdown at House of Blue Leaves

Kill Bill, volume 2[modifier | modifier le code]

Le volume 2 s'ouvre sur l'arrivée de Bill à la chapelle de Two Pines (à El Paso, Texas), à la grande surprise de la Mariée, et une conversation s'engage entre eux deux, la Mariée confirmant à Bill, qui lui reproche sa soudaine disparition, qu'elle arrête définitivement le métier de tueuse à gages. Peu après, les autres membres de la Détachement International des Vipères Assassines arrivent sur les lieux et commencent le massacre.

Quatre ans plus tard, on retrouve Budd, le frère de Bill et également ancien partenaire de la Mariée, qui travaille désormais comme videur dans un club de strip-tease et que Bill avertit qu'il est le prochain sur la liste. La Mariée vient pour le tuer durant la nuit, mais Budd, sur ses gardes, la surprend et lui tire dessus au fusil à gros sel. Il téléphone ensuite à Elle Driver afin de lui vendre le katana de la Mariée pour la somme d'un million de dollars, et enterre vivante cette dernière à l'intérieur d'un cercueil.

Un flashback montre ensuite Bill et la Mariée, qui est alors aussi son amante, se rendant en Chine pour que la Mariée suive l'enseignement de Pai Mei, un légendaire maître d'arts martiaux aux méthodes très brutales. La Mariée suit alors un long et difficile apprentissage avec Pai Mei et finit par gagner son respect.

L'église, située dans le désert des Mojaves près de Lancaster (Californie), ayant servi de lieu de tournage pour la chapelle de Two Pines.

De retour au présent, la Mariée, enfermée dans son cercueil, utilise une technique que lui a appris Pai Mei pour se sortir de sa situation et finit par réussir à briser le cercueil à force de coups répétés avec sa main. Le matin suivant, Elle Driver arrive chez Budd, alors que la Mariée les surveille, et, lorsque Budd ouvre la mallette censée contenir son argent, il est mordu par un mamba noir dont le venin le tue en quelques minutes. Alors qu'Elle Driver s'en va, elle est attaquée par la Mariée (dont le véritable nom, Béatrix Kiddo, est alors révélé) et un féroce combat s'ensuit, à l'issue duquel la Mariée arrache l'œil restant d'Elle Driver avant de l'abandonner à son sort et au mamba noir resté à proximité.

Ayant finalement appris où Bill résidait, Béatrix Kiddo se rend chez lui et découvre avec stupéfaction que sa fille, appelée B. B., est vivante et a été élevée par Bill, son père. Tous trois passent la soirée ensemble, mais Bill injecte ensuite à Béatrix un sérum de vérité avant de lui poser des questions. On apprend ainsi, par un nouveau flashback, que Béatrix a décidé d'arrêter son métier d'assassin afin de protéger son enfant à naître. À la fin de leur conversation, Bill attaque Béatrix, mais celle-ci emploie une technique secrète de Pai Mei (qu'il n'a accepté d'enseigner qu'à elle) et qui tue sa victime, en lui faisant exploser le cœur. Bill fait ses adieux à Béatrix, s'en va et s'écroule mort après cinq pas. Béatrix, sa vengeance accomplie, s'en va alors en emmenant sa fille.

Le plan se décompose ainsi[2] :

  • Chapter Six: Massacre at Two Pines
  • Chapter Seven: The Lonely Grave of Paula Schultz
  • Chapter Eight: The Cruel Tutelage of Pai Mei
  • Chapter Nine: Elle and I
  • Last Chapter: Face to Face

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Kill Bill, volume 1[modifier | modifier le code]

Kill Bill, volume 2[modifier | modifier le code]

Sources doublage : VoxoFilm (VF)[3] et doublage.qc.ca (VQ)[4]

Bande originale[modifier | modifier le code]

Kill Bill Vol. 1[modifier | modifier le code]

  1. Nancy SinatraBang Bang (My Baby Shot Me Down) (1966)
  2. Charlie FeathersThat Certain Female
  3. Luis BacalovThe Grand Duel
  4. Bernard HerrmannTwisted Nerve
  5. Lucy Liu et Julie DreyfusQueen of the Crime Council
  6. The RZAOde to O-Ren Ishii
  7. Isaac HayesRun Fay Run
  8. Al HirtGreen Hornet
  9. Tomoyasu HoteiBattle Without Honor or Humanity
  10. Santa EsmeraldaDon't Let Me Be Misunderstood
  11. The 5.6.7.8'sWoo Hoo
  12. The RZACrane White Lightning
  13. Meiko KajiThe Flower of Carnage
  14. Gheorghe ZamfirThe Lonely Shepherd
  15. David Carradine et Uma ThurmanYou're My Wicked Life
  16. Quincy JonesIronside
  17. Neu!Super 16

Kill Bill Vol. 2[modifier | modifier le code]

  1. Uma ThurmanA Few Words from the Bride (0:42)
  2. ShivareeGoodnight Moon (4:03)
  3. Ennio MorriconeIl Tramonto (1:15)
  4. Charlie FeathersCan't Hardly Stand It (2:48)
  5. Lole y ManuelTu Mirá (4:00)
  6. Luis BacalovSummertime Killer (3:39)
  7. Alan Reeves, Phil Steele et Philip Brigham – The Chase (1:03)
  8. David Carradine et Uma ThurmanThe Legend of Pai Mei (2:06)
  9. Ennio MorriconeL'Arena (4:46)
  10. Johnny CashA Satisfied Mind (2:50)
  11. Ennio MorriconeA Silhouette of Doom (2:54)
  12. Malcolm McLarenAbout Her (4:49)
  13. David Carradine et Uma ThurmanTruly and Utterly Bill (0:47)
  14. ChingónMalagueña Salerosa (4:05)
  15. Meiko KajiUrami Bushi (3:33)
  16. Morceau caché : Wu-Tang ClanBlack Mamba (2:38) (apparaît à la fin de Urami Bushi, après une longue période de silence)

Production[modifier | modifier le code]

Les origines de Kill Bill remontent au tournage de Pulp Fiction, au cours duquel Quentin Tarantino et Uma Thurman ébauchent l'idée d'un film où elle jouerait une criminelle cherchant à se venger après avoir été laissée pour morte en robe de mariée[7]. Après la sortie de Jackie Brown, Tarantino s’octroie une longue pause et commence à travailler sur le scénario d'Inglourious Basterds. Mais, après avoir revu Uma Thurman, il décide d'accorder la priorité à un projet avec elle et écrit le scénario de Kill Bill[8]. La période d'écriture couvre pratiquement toute l'année 2000 et Tarantino regarde pendant cette période au moins un film de kung fu par jour ainsi que de nombreux anime et films de chanbara[9]. Le tournage doit initialement commencer en 2001 et certains décors commencent même à être construits. Mais, pendant le Festival de Cannes 2001, Thurman annonce à Tarantino qu'elle est enceinte et le réalisateur repousse le tournage car il souhaite à tout prix que ce soit elle qui interprète le personnage principal[8]. Warren Beatty, qui avait été initialement choisi pour jouer le rôle de Bill, se désengage alors du projet et est remplacé par David Carradine[10].

Uma Thurman accouche en janvier 2002 et commence l'entraînement au maniement du katana début mars[11]. Le tournage du film commence au mois de juin en Chine, pour les scènes avec Pai Mei mais aussi les intérieurs d'Okinawa et de la « Villa des feuilles bleues » (House of Blue Leaves), avant de se poursuivre après l'été au Japon[12]. Il se termine avec un retour en Amérique, au nord de Los Angeles et sur la côte ouest du Mexique[13],[14]. Les scènes de combats d'arts martiaux sont chorégraphiées par Yuen Woo-ping (Matrix, Tigre et Dragon…), qui apprend aux acteurs à travailler avec des câbles[15]. Il faut huit semaines pour tourner les 20 minutes de combat à la « Villa des feuilles bleues »[11].

À partir de la première demi-heure du volume 1, la partie traitant des origines d'O-Ren Ishii est présentée en anime japonais, faite par la société Production I.G (qui s'est notamment occupée de Ghost in the Shell) et dessinée avec un crayonné tremblotant donnant un ton particulier[16]. Tarantino écrit un scénario très détaillé de la séquence animée et travaille en collaboration avec les animateurs de Production I.G sur le storyboard[17].

Il est prévu au départ que Kill Bill ne forme qu'un seul film mais, pendant la phase de montage et en raison des difficultés rencontrées pour couper des scènes afin que le film soit ramené à une longueur raisonnable, Tarantino propose au producteur Harvey Weinstein de sortir le film en deux parties. Weinstein accepte avec enthousiasme et la décision de sortir deux films est prise en juillet 2003[18].

Accueil[modifier | modifier le code]

Kill Bill, volume 1 sort le 26 novembre 2003 et Kill Bill, volume 2 le 17 mai 2004. Le volume 2 est la même année présenté hors compétition au Festival de Cannes. Kill Bill, volume 1 rapporte 180 949 045 $ dans le monde entier[19] alors que Kill Bill, volume 2 rapporte quant à lui 152 159 461 $[20]. Les deux films ont donc rapporté au total 333 108 506 $ pour un budget cumulé de 60 000 000 $.

Le premier volet du film a attiré dans les salles 1 877 178 spectateurs en France, 248 752 en Belgique, 238 612 au Québec et 199 147 en Suisse[21], alors que le second volet a quant à lui réalisé 1 430 000 entrées en France, 218 261 au Québec, 193 394 en Belgique et 172 000 en Suisse[22]. En 2008, le magazine Empire a classé les deux volets, respectivement à la 325e et à la 423e place, dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[23].

Kill Bill a été bien accueilli par la critique, le volume 1 recueillant 85 % de critiques positives, avec un score moyen de 7,7/10 et sur la base de 222 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[24] et obtenant une note de 69/100, sur la base de 43 critiques, sur Metacritic[25], et le volume 2 recueillant 84 % de critiques positives, avec un score moyen de 7,7/10 et sur la base de 230 critiques collectées, sur Rotten Tomatoes[26] et obtenant une note de 83/100, sur la base de 42 critiques sur Metacritic[27]. Les Cahiers du cinéma classe Kill Bill, volume 2 au 9e rang de leur liste des meilleurs films de 2004[28].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[29],[30].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Kill Bill, volume 1[modifier | modifier le code]

Kill Bill, volume 2[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Kill Bill, volume 1[modifier | modifier le code]

  • Prix du cinéma européen : Prix Screen International en 2003.
  • Golden Globe de la meilleure actrice (Uma Thurman) en 2004.
  • Saturn Awards du meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur second rôle masculin (Sonny Chiba) et meilleur second rôle féminin (Lucy Liu) en 2004.
  • BAFTA Awards : meilleure actrice (Uma Thrman), meilleure musique, meilleur montage, meilleur son, meilleurs effets visuels en 2004.
  • Satellite Awards du meilleur scénario, meilleure direction artistique, meilleur son et meilleurs effets visuels en 2004.
  • Empire Awards : meilleur film et scène de l'année (pour la scène de The House of the Blue Leaves) en 2004.

Kill Bill, volume 2[modifier | modifier le code]

Inspirations[modifier | modifier le code]

Les deux films ont des ambiances différentes mais sont animés d'un esprit commun. Tarantino affirme qu'il y a six genres cinématographiques qui sont les principales inspirations de Kill Bill : chanbara, films de kung fu, gore, films épiques, western spaghetti et anime[31].

Le premier volume est un hommage avoué au chanbara, les films de sabre japonais, et est notamment très fortement inspiré, à travers le personnage d'O-Ren Ishii, de Lady Snowblood (1973)[32],[33]. Il est aussi inspiré par les séries d'action asiatiques des années 1970 (notamment La Rage du tigre) et il y a également des références directes à la série Baby Cart tirée du manga Lone Wolf and Cub. L'idée d'inclure une séquence animée dans le volume 1 a été inspirée à Tarantino par le film indien Aalavandhan (2001), où les scènes de violence sont représentées en séquences animées[34]. Lors du combat de la « Villa des feuilles bleues », la Mariée porte une combinaison jaune semblable à celle de Bruce Lee dans Le Jeu de la mort (1978) alors que les « 88 Fous » portent des masques noirs comme celui de Kato dans la série télévisée Le Frelon vert[35].

Le deuxième volume trouve ses sources d'inspirations dans le western spaghetti à la Sergio Leone (en allant jusqu'à reprendre dans la bande originale plusieurs thèmes musicaux d'Ennio Morricone) et dans les films de kung fu. Il y a beaucoup moins d'action et de violence que dans le premier volet mais la psychologie et les relations entre les personnages sont plus approfondies[36].

Parmi les autres références de Kill Bill se trouve le film de François Truffaut La mariée était en noir (1968). Dans ce film français, une femme voit son mari mourir le jour de leur mariage sous ses yeux, tué par une bande de cinq amateurs. Plusieurs années après, elle décide de se venger en retrouvant ces cinq personnages et en les tuant un par un, elle a une liste elle aussi dont elle raye les noms au fur et à mesure[37]. Une autre inspiration a été le film suédois Crime à froid (1974), histoire de la vengeance d'une femme muette et borgne, personnage qui a servi d'inspiration pour celui d'Elle Driver dans Kill Bill[38],[39].

Disponibilités DVD[modifier | modifier le code]

Chacun des deux films a fait l'objet d'un DVD séparé et il existe un coffret de luxe, intitulé Kill Bill: vol. I & II, réunissant les deux films, deux DVD de bonus, les bandes originales des deux films (deux CD audio) ainsi qu'un livret de cent pages et quelques photographies tirées du film.

Le DVD japonais contient la version intégrale et non coupée de Kill Bill: vol. I (4 à 5 minutes en plus par rapport à la version française[40]), où le combat entre la Mariée et les 88 Fous est en couleur. Des plans grand-guignolesques supplémentaires sont présents et le calvaire de Sofie Fatale dans le coffre est plus morbide. Enfin, un coffret japonais limité à 30 000 exemplaires regroupe la version japonaise de Kill Bill: vol. I, un tee-shirt représentant la Mariée, une figurine en Lego de la Mariée, un sabre miniature Hattori Hanzo avec socle de support, une affiche, etc.

Projets de suite[modifier | modifier le code]

En avril 2004, Quentin Tarantino a déclaré dans une interview qu'il projetait de réaliser le volume 3 dans 15 ans. Il montrerait l'histoire de Nikki, la fille de Vernita Green élevée par Sofie Fatale qui a récupéré l'argent de Bill, voulant venger la mort de sa mère tuée par Black Mamba dans le premier volume. Uma Thurman serait donc présentée sous forme de « méchante » et Ambrosia Kelley, qui aura grandi entre temps, d'« héroïne ». Quentin Tarantino espère ainsi avoir sa propre « trilogie des dollars » (en référence à Sergio Leone). Le film pourrait s'appeler Kill the Bride[41].

En juillet 2006, Quentin Tarantino annonça deux suites en animation japonaise : un prologue sur les relations de Bill et de Hattori Hanzo et une suite sur les aventures de la Mariée et de sa fille[42].

Lors de la promotion du film Django Unchained, Quentin Tarantino mentionne dans une entrevue qu'il n'y aura probablement pas de suite à Kill Bill[43].

Quentin Tarantino annonce en 2008 qu'il envisage de sortir en salle une version réunissant les deux volets qui serait intitulée Kill Bill: The Whole Bloody Affair. Cette version, la même que celle présentée en exclusivité au Festival de Cannes 2004, est à l'affiche d'un cinéma de Los Angeles pendant une semaine à partir du 27 mars 2011. La séquence d'animation présentant les origines d'O-Ren Ishii est sensiblement plus gore, de même que le combat de la Mariée contre les « 88 Fous », qui est entièrement en couleur. Sofie Fatale perd son deuxième bras, alors que le cliffhanger de la fin du volume 1 annonçant que l'enfant de la Mariée est encore en vie a été supprimé, tout comme la scène d'introduction du volume 2 où la mariée, au volant de sa voiture, résume les événements du précédent volet[44].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « The Quentin Tarantino Archives »
  2. « The Quentin Tarantino Archives »
  3. « Doublage français de Kill Bill », VoxoFilm (consulté le 12 avril 2014)
  4. « Doublage québécois de Tuer Bill », sur doublage.qc.ca (consulté le 12 avril 2014)
  5. (en) Stephen Thomas Erlewine, « Kill Bill, Vol. 1 [Original Motion Picture Soundtrack] », sur Allmusic (consulté le 9 avril 2014).
  6. (en) Stephen Thomas Erlewine, « Original Soundtrack Kill Bill, Vol. 2 [Original Motion Picture Soundtrack », sur Allmusic (consulté le 9 avril 2014).
  7. Charyn 2009, p. 139
  8. a et b Morsiani 2011, p. 88
  9. Morsiani 2011, p. 92
  10. Charyn 2009, p. 141
  11. a et b Charyn 2009, p. 142
  12. Morsiani 2011, p. 89
  13. (en) « Kill Bill: Vol. 1 film locations », sur movie-locations.com (consulté le 21 janvier 2013)
  14. (en) « Kill Bill: Vol. 2 film locations », sur movie-locations.com (consulté le 21 janvier 2013)
  15. Morsiani 2011, p. 89-90
  16. La séquence animée de Kill Bill, volume 1 sur CG Society
  17. Morsiani 2011, p. 103
  18. Morsiani 2011, p. 90
  19. (en) « Kill Bill, volume 1 », Box Office Mojo (consulté le 19 janvier 2013)
  20. (en) « Kill Bill, volume 2 », Box Office Mojo (consulté le 19 janvier 2013)
  21. « Kill Bill, volume 1 », sur base de données Lumière (consulté le 19 janvier 2013)
  22. « Kill Bill, volume 2 », sur base de données Lumière (consulté le 19 janvier 2013)
  23. (en) « The 500 Greatest Movies of All Time », Empire (consulté le 26 mars 2011)
  24. (en) « Kill Bill, volume 1 », Rotten Tomatoes (consulté le 19 janvier 2013)
  25. (en) « Kill Bill, volume 1 », Metacritic (consulté le 19 janvier 2013)
  26. (en) « Kill Bill, volume 2 », Rotten Tomatoes (consulté le 19 janvier 2013)
  27. (en) « Kill Bill, volume 2 », Metacritic (consulté le 19 janvier 2013)
  28. « Classements Cahiers du cinéma », sur alumnus.caltech.edu (consulté le 17 janvier 2012)
  29. (en) « Awards for Kill Bill, volume 1 », Internet Movie Database (consulté le 19 janvier 2013)
  30. (en) « Awards for Kill Bill, volume 2 », Internet Movie Database (consulté le 19 janvier 2013)
  31. Morsiani 2011, p. 91
  32. (en) Steve Rose, « Found: where Tarantino gets his ideas », The Guardian,‎ 6 avril 2004 (consulté le 3 décembre 2010)
  33. Charyn 2009, p. 149
  34. (en) Jha Subhash, « Quentin Tarantino inspired by Abhay », sur mid-day.com (consulté le 19 janvier 2013)
  35. Charyn 2009, p. 148 et 150
  36. Morsiani 2011, p. 114
  37. Morsiani 2011, p. 95
  38. (fr) « Anecdotes du film Crime à froid », sur Allociné (consulté le 17 juin 2013)
  39. (en) « Cult Classics: Thriller - A Cruel Picture », sur examiner.com (consulté le 19 janvier 2013)
  40. Kill Bill : Les différences entre les versions Japonaises et Internationales
  41. (en) Mary Kaye Schilling, « Total Tarantino », sur Entertainment Weekly (consulté le 4 avril 2012)
  42. (en) « Tarantino Confirms More Kill Bill », sur Bloody Disgusting (consulté le 17 juillet 2012)
  43. (en) Max Nicholson, « No Kill Bill 3 for Tarantino », sur IGN.com, IGN,‎ 12 décembre 2012 (consulté le 12 décembre 2012)
  44. (en) Germain Lussier, « Kill Bill: The Whole Bloody Affair has small changes that produce big results », sur slashfilm.com (consulté le 17 juillet 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alberto Morsiani, Quentin Tarantino : Film après film, scène après scène, une incursion dans les intrigues violentes du réalisateur le plus transgressif du nouveau cinéma américain, Gremese, coll. « Les grands cinéastes »,‎ 20 janvier 2011, 160 p. (ISBN 978-8873017202), p. 87-123
  • Jerome Charyn, Quentin Tarantino, Éditions Denoël,‎ 20 août 2009, 188 p. (ISBN 2-20725709-6), p. 137-160

Liens externes[modifier | modifier le code]

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