Inglourious Basterds

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Inglourious Basterds

Description de l'image  Inglourious Basterds - Logo.png.
Titre québécois Le Commando des bâtards
Titre original Inglourious Basterds
Réalisation Quentin Tarantino
Scénario Quentin Tarantino
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
The Weinstein Company
A Band Apart
Zehnte Babelsberg
Visiona Romantica
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Film de guerre
Uchronie
Sortie 2009
Durée 148 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Inglourious Basterds ou Le Commando des bâtards (au Québec) est un film de guerre uchronique germano-américain écrit et réalisé par Quentin Tarantino, sorti en 2009. L'histoire se déroule en France durant la Seconde Guerre mondiale et narre la vengeance d'une jeune Juive, Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent), dont la famille a été assassinée par les nazis ainsi que les plans d'un commando de soldats juifs Alliés (les Bâtards) menés par le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt), envoyés en Europe occupée pour éliminer le plus de nazis possibles, qu'ils s'appliquent à scalper, avant de s'attaquer avec succès à leurs dirigeants.

Tarantino a commencé à écrire le scénario du film plus de dix ans avant sa sortie mais, ayant des difficultés à le terminer, a réalisé Kill Bill et Boulevard de la mort avant d'achever ce projet de longue date. Le film a été tourné en France et en Allemagne à la fin de l'année 2008. Présenté pour la première fois en compétition officielle au Festival de Cannes 2009, le film a été un succès commercial et critique et a reçu de multiples récompenses, notamment à travers l'acteur Christoph Waltz, qui a été honoré de nombreux prix pour son interprétation d'un officier SS.

Le titre du film est un hommage au titre anglophone d’Une poignée de salopards (The Inglorious Bastards, 1978), un film de guerre italien réalisé par Enzo G. Castellari, qui s'inspirait lui-même en partie des Douze salopards[1] (1967). Si le film de Tarantino a été, par erreur, annoncé comme un remake de celui de Castellari[2], les deux long-métrages ont des scénarios très dissemblables[3]. Le titre du film de Tarantino se distingue de l'original par deux fautes d'orthographe volontaires (Inglourious Basterds), lesquelles jouent également sur les accents, qui sont un élément de l'œuvre.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans la France occupée, Shosanna Dreyfus, une jeune Juive, assiste à l’exécution de sa famille par le colonel SS Hans Landa. Mais elle parvient à s’échapper et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité, devenant propriétaire d’un cinéma de quartier.

Pendant ce temps, le lieutenant Aldo Raine recrute un petit groupe de soldats juifs américains pour terroriser les troupes d’occupation allemandes. Très vite connus sous le nom des « Bâtards », s'appliquant à scalper leurs ennemis, Raine et ses hommes sont amenés à faire équipe avec Bridget von Hammersmark, une actrice allemande qui est aussi agent double pour les services secrets britanniques. Ils doivent tenter d’assassiner les principaux dirigeants du Troisième Reich, réunis pour la première d’un film de propagande, La Fierté de la Nation. C’est alors qu’ils croisent la route de Shosanna, qui mène sa propre vendetta. Elle met le feu au cinéma parisien le soir de la première, tandis que le commando organise de son côté un attentat visant les dignitaires nazis présents.

Résumé[modifier | modifier le code]

Note : sauf mention contraire, les précisions citées ici sont issues du script officiel du film, disponible en ligne[4].

  • Chapitre 1 : Il était une fois… dans la France occupée par les nazis[C 1].

Pendant l'occupation de la France, en 1941, une voiture allemande s'approche d'une ferme tenue par Perrier LaPadite (Denis Ménochet) et ses filles près de Nancy. Le colonel Hans Landa (Christoph Waltz) de la SS, surnommé « Le Chasseur de Juifs » interroge alors le fermier à propos de rumeurs faisant état d'une famille de Juifs qui serait cachée dans les environs. Après avoir fait pression sur lui, Landa lui extorque l'aveu qu'il cache bien cette famille de Juifs chez lui, puis ordonne à ses hommes de faire feu en direction du plancher où ils sont cachés. Toute la famille est assassinée, à l'exception de la fille aînée, Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent), que Landa laisse finalement s'échapper, estimant qu'elle n'est plus une menace.

  • Chapitre 2 : Inglourious Basterds.

Au printemps 1944, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) du 1er Détachement du service spécial met sur pied un commando de huit soldats juifs-américains destinés à être parachutés derrière les lignes ennemies, afin de terroriser les soldats allemands. Opérant de manière furtive, ils prennent des groupes en embuscade et massacrent systématiquement les soldats de la Wehrmacht, sans oublier de les scalper. Ils sont connus sous le nom des « Bâtards » et ont pour politique de ne pas faire de prisonnier. Cependant, un soldat est reçu par Adolf Hitler (Martin Wuttke) et lui narre l'embuscade dans laquelle est tombée sa compagnie. Il raconte au Führer le sauvage assassinat d'un sergent à la batte de baseball par l'un des Bâtards, Donny Donowitz (Eli Roth), surnommé l'« Ours juif », et la raison pour laquelle ils lui ont laissé la vie sauve afin qu'il puisse témoigner auprès de ses supérieurs, après lui avoir gravé au couteau une croix gammée sur le front.

  • Chapitre 3 : Une soirée allemande à Paris[C 2].

En juin 1944, Shosanna a changé d'identité pour s'appeler Emmanuelle Mimieux et elle est devenue propriétaire d'un cinéma à Paris. Elle rencontre par hasard un soldat allemand féru de cinéma nommé Fredrick Zoller (Daniel Brühl). Elle apprend plus tard qu'il est un franc tireur dont les exploits militaires l'ont fait connaître et ont été mis en valeur dans un film de propagande nazi, La Fierté de la Nation. Zoller, très attiré par Shosanna, convainc le Docteur Joseph Goebbels (Sylvester Groth) d'organiser la première du film dans le cinéma de celle-ci. Shosanna réalise rapidement que la présence de nombreux hauts dignitaires nazis lui donne une opportunité de venger sa famille et elle décide, avec l'aide de son fiancé Marcel (Jacky Ido), d'organiser l'incendie de son cinéma à l'aide des nombreuses pellicules au nitrate, extrêmement inflammables, qu'elle y stocke. Alors qu'elle est conduite de force devant Goebbels, Shosanna voit réapparaître le colonel Landa, affecté à la protection de la soirée, sans que l'on soit certain qu'il l'ait reconnue.

  • Chapitre 4 : Operation Kino.

Archie Hicox (Michael Fassbender), lieutenant de l'armée britannique, est convoqué par le général Ed Fenech (Mike Myers) afin qu'il participe à l’Operation Kino (« Opération cinéma » en français), organisée par une espionne au service des Britanniques, la célèbre actrice allemande Bridget von Hammersmark (Diane Kruger). L'opération, montée à la suite de l'annonce de l'organisation de la première de La Fierté de la Nation à Paris qui réunirait de nombreux officiels nazis, a pour objectif d'y infiltrer Hicox et deux des Bâtards, chacun parlant un allemand parfait, qui se feraient passer pour des officiers de la Wehrmacht amis de Von Hammersmark. Leur point de rendez-vous, fixé dans une taverne d'un petit village situé à quelques kilomètres de Paris, tourne mal en raison de la présence fortuite d'un groupe de soldats allemands et du major Dieter Hellstrom (August Diehl), de la Gestapo, qui remarque l'étrange accent et la façon de commander à boire de Hicox, le seul des conspirateurs n'étant pas né en Allemagne. Leur impasse mexicaine, puis leur affrontement, se solde par la mort de toutes les personnes présentes, à l'exception de Von Hammersmark, qui est blessée à la jambe dans la fusillade. Lorsque Raine l'interroge, il apprend que, contrairement à ce qui était prévu, Hitler a l'intention d'assister également à la première et il décide de remplacer les Bâtards morts par lui-même, Donny Donowitz et Omar Ulmer (Omar Doom (en)), se faisant passer pour des amis italiens de l'actrice. Landa enquête sur les lieux du massacre et retrouve une chaussure de femme et un autographe dédicacé par Von Hammersmark pour un soldat allemand.

  • Chapitre 5 : Vengeance en très gros plan[C 3].

Au cours de la première, Landa fait essayer à Von Hammersmark la chaussure qu'il a trouvée et, désormais convaincu qu'elle est une traîtresse, l'étrangle. Il fait ensuite arrêter Raine, ainsi qu'un des Bâtards, Smithson Utivich (B.J. Novak), Donowitz et Ulmer ayant déjà pris place dans la salle, les chevilles cerclées d'explosifs. Il propose à Raine de se rendre et de ne pas intervenir contre leur tentative d'attentat au cinéma, en échange de l'immunité et d'une retraite dorée aux États-Unis ainsi que de la citoyenneté américaine, assurée par un officier (Harvey Keitel) via une radio.

Au cinéma, alors que le film est en train d'être projeté, Zoller s'éclipse et va rencontrer Shosanna dans la cabine de projection. Celle-ci le repousse une nouvelle fois et, alors qu'il s'irrite de son attitude, elle lui tire dessus à plusieurs reprises, mais il arrive à l'abattre également, avant de mourir. À la quatrième bobine, un film enregistré par Shosanna est projeté à l'écran, informant les personnes présentes qu'elles vont être tuées par une Juive. Au même moment, et après avoir condamné les sorties, Marcel allume un tas de films au nitrate cachés derrière l'écran, qui flambe presque instantanément et met le feu au cinéma tout entier. Ulmer et Donowitz, s'étant échappés de la salle avant qu'elle ne soit fermée, accèdent à la loge où sont placés Hitler et Goebbels et les fusillent avant de tirer au hasard sur la foule paniquée, jusqu'à ce que les détonateurs placés dans leurs explosifs se déclenchent et soufflent l'ensemble du cinéma.

Landa et un opérateur radio conduisent Raine et Utivich jusqu'aux lignes américaines et, conformément à l'accord passé, ils se rendent. Utivich menotte Landa pendant que Raine abat l'autre homme, à l'indignation du colonel. Conformément à sa répulsion à voir un nazi quitter son uniforme, et écœuré à l'idée que Landa s'en sorte si facilement, Raine lui grave profondément une croix gammée sur le front.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous proviennent de l'Internet Movie Database.

Distribution[modifier | modifier le code]

Eli Roth, Mélanie Laurent et Lawrence Bender
Eli Roth, Mélanie Laurent et Lawrence Bender (producteur) à la première du film en .
Source et légende : Version française (V. F.) sur le site d’AlterEgo (la société de doublage[9])

Production[modifier | modifier le code]

Le projet[modifier | modifier le code]

Quentin Tarantino
Quentin Tarantino, réalisateur et scénariste du film.

Quentin Tarantino a écrit le scénario d’Inglourious Basterds, ayant dans l'idée de réaliser, plus de dix ans avant sa sortie, un western spaghetti se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale[10]. En effet, selon les dires d'Uma Thurman, il aurait commencé à l'écrire après le tournage de Pulp Fiction, juste avant de réaliser Jackie Brown[11]. Considéré par Tarantino comme son chef-d’œuvre, « la meilleure chose que j'ai jamais écrite[C 4],[12] », le script met en scène son « film d'une bande de gars en mission[C 5] », comme Les Douze Salopards (The Dirty Dozen), Quand les aigles attaquent (Where Eagles Dare) et Les Canons de Navarone (The Guns of Navarone)[13], qu'il cite comme faisant partie de ses sources d'inspiration[14].

Quentin Tarantino déclare que l'écriture du scénario lui a pris deux ans, mais que le volume du récit devenait trop important : « j'ai donc écrit une autre histoire avec les mêmes personnages, sur les mêmes thèmes[14] ». Cependant, le nouveau scénario n'avait toujours pas de fin[15] et il décide de réaliser d'abord Kill Bill, dont les deux parties sont sorties respectivement en 2003 et 2004[16]. Après la sortie de ces films, Tarantino s'intéresse à nouveau à son scénario et à l'idée d'en faire une mini-série, mais abandonne rapidement cette option pour revenir à un long métrage mélangeant deux intrigues : un groupe de Juifs américains déterminés à éliminer le plus de Nazis possible et une jeune femme juive voulant venger la mort de sa famille[C 6],[17]. Il prévoit de commencer la production du film en 2005, mais elle est retardée pour des raisons d'emploi du temps, notamment sa participation au projet du diptyque Grindhouse avec Robert Rodriguez, pour lequel il réalise Boulevard de la mort (Death Proof) en 2007[18].

Début 2008, certaines sources parlent d'un film en deux parties[19], alors que Tarantino annonce un pitch sensiblement différent du scénario final, présenté comme un remake d’Une poignée de salopards (Quel maledetto treno blindato) : « de dangereux criminels s'évadent lorsque des Nazis attaquent le convoi dans lequel ils étaient transportés. Ils décident de s'échapper vers la Suisse et doivent combattre les Alliés et les Nazis pour arriver à bon port[19] ». Finalement, au cours de l'été de la même année, il achève ce qui sera la version finale de son scénario[19], découpée en cinq chapitres, chacun ayant son propre « look » et dont le ton est chaque fois différent[20].

« Avec des soldats américains, des paysans français et la Résistance française et les troupes allemandes d'occupation dans une sorte de no man's land, cela va être mon western spaghetti, mais avec l’iconographie de la Seconde Guerre mondiale[C 7]. »

— Quentin Tarantino[10]

La forme du film est uchronique, et le chef maquilleur, Greg Nicotero, explique que « l'idée de départ est contenue dans les premières lignes du script : « Il était une fois dans la France occupée... », il s'agit d'une fable, une fable racontée à la manière de Quentin Tarantino. C'est une fable qui vous entraîne le long d'un chemin tout à fait unique dès les premières scènes[20]. »

Le film s'appelait à l'origine Inglorious Bastards mais le titre est changé quelques jours avant le début du tournage en Inglourious Basterds, pour le différencier du titre anglophone d’Une poignée de salopards, The Inglorious Bastards[11], un film de guerre italien sorti en 1978[21] réalisé par Enzo G. Castellari et avec Bo Svenson, qui font tous les deux une apparition dans Inglourious Basterds. À propos de l'orthographe du titre, Tarantino indique simplement que la prononciation anglophone (américaine) du mot Bastards (« bâtards » et « salauds » en français) ressemble plus à Basterds : /ˈbæstɝd/[22]. Il ne commente pas la faute dans le mot Inglourious (littéralement « peu glorieux »), correctement orthographié Inglorious[22], se contentant de répondre que c'est une « prononciation à la Quentin Tarantino[C 8],[23] », avec une « touche Basquiat-esque[23]. »

Le scénario terminé est finalement donné à son producteur Lawrence Bender le . Le tournage du film débute le en Allemagne, soit seulement 14 semaines après le « jour de la publication » (jour de diffusion du scénario final), impliquant une préproduction étonnamment rapide pour un film de cette ampleur[20],[24], et il s'achève fin décembre en France.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Enzo G. Castellari
Enzo G. Castellari, réalisateur d’Une poignée de salopards en train de signer une affiche du film en 2009.

De nombreuses rumeurs précédant la production du film évoquent la participation de Sylvester Stallone, Tim Roth[19], Michael Madsen[25] ou encore Arnold Schwarzenegger.

Après l'abandon de Tim Roth[19] pour le rôle du colonel Hans Landa, Tarantino envisage d'offrir le rôle à Leonardo DiCaprio[26], mais il préfère engager un acteur germanophone pour ce personnage. Il choisit l'acteur autrichien Christoph Waltz, alors inconnu du grand public : « J’ai dit à mes producteurs que j’avais peut-être écrit un rôle injouable. J’ai dit que je ne voulais pas faire ce film si je ne trouvais pas le parfait Landa, je préférais publier le scénario, que faire un film où le personnage serait moins bon que sur le papier. Quand Christoph est arrivé et a auditionné le lendemain, il m’a rendu mon film[C 9],[27] ! »

Pour le rôle d'Aldo Raine, Tarantino avait pensé à Brad Pitt[23], qui a rapidement accepté d'intégrer la distribution du film ; Pitt et Tarantino souhaitaient travailler ensemble depuis longtemps, et attendaient le bon projet[28]. Le rôle de Donny Donnowitz, l'« Ours juif », interprété par Eli Roth, est initialement attribué à Adam Sandler, approché par Tarantino avant de décliner l'offre en raison du tournage du film Funny People en 2009[29]. Roth a déjà travaillé avec Tarantino en réalisant la fausse bande-annonce Thanksgiving pour le projet Grindhouse de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez[30]. Tarantino, à son tour, a produit ses films Hostel et Hostel, chapitre II. L’acteur-réalisateur Eli Roth a de plus réalisé le film dans le film, La Fierté de la Nation (Stolz der Nation en allemand, Nation’s Pride en anglais), qui met en scène Frederick Zoller, le personnage incarné par Daniel Brühl[31]. Ce mini-film a nécessité 300 figurants et 3 jours de tournage et sur les 5 minutes 30 qu'il dure, seules quelques bribes apparaissent dans Inglourious Basterds[32].

Le personnage du soldat Omar Ulmer est interprété par Omar Doom (en), ami de Tarantino depuis 1998, qui l'a toujours encouragé à devenir acteur[33], et l'a appelé deux semaines avant le début du tournage pour qu'il auditionne pour le rôle[34]. Parmi les autres membres des Bâtards, Gerold Hirschberg (Samm Levine) devait initialement être interprété par l’acteur américain David Krumholtz[35] et le personnage d'Andy Kagan (Paul Rust) a été ajouté après que Tarantino a rencontré Rust[36]. Til Schweiger et Gedeon Burkhard interprètent respectivement les rôles des deux seuls Bâtards germanophones, Hugo Stiglitz et Wilhelm Wicki, et l'acteur et scénariste de The Office, B.J. Novak intègre le casting des Bâtards en août 2008[37].

Simon Pegg doit à l'origine tenir le rôle du lieutenant britannique Archie Hicox, mais en raison d'un emploi du temps surchargé, notamment par sa participation à l'adaptation des aventures de Tintin par Steven Spielberg[38], il est remplacé par Michael Fassbender[39]. Tarantino approche sans succès l'actrice Nastassja Kinski pour le rôle de Bridget Von Hammersmark, allant jusqu'à se déplacer en Allemagne pour la rencontrer[40]. Il engage finalement Diane Kruger pour tenir ce rôle[41].

Rod Taylor, qui était officiellement à la retraite de sa carrière d'acteur, accepte d'apparaître dans le film pour une scène lorsque Tarantino lui offre le rôle de Winston Churchill[42]. Taylor a d'abord proposé d'engager Albert Finney à sa place, mais consent à participer en raison de ce qu'il appelle la « passion » de Tarantino[42]. Mike Myers, interprète du général Ed Fenech, est un fan de Tarantino, et a proposé ses services, notamment en raison du fait que ses parents faisaient partie des forces armées britanniques[43]. Myers a utilisé une version de la Received Pronunciation pour exprimer le dialecte d'un officier, et a adopté l'attitude d'un homme qui « en a marre de cette guerre et qui pense que si le lieutenant Hicox peut la terminer, tant mieux parce que le pays est en ruines »[C 10],[44].

Plusieurs acteurs font des caméos dans le film. Enzo G. Castellari apparaît brièvement dans le rôle d'un officier nazi, alors qu'il avait déjà fait un caméo dans son propre film intitulé Inglorious Bastards en anglais (Une poignée de salopards ou Quel maledetto treno blindato en version originale), mais il était alors dans la SS et avait un rang différent, alors qu'il est général dans la Wehrmacht dans le film[45]. Bo Svenson, acteur principal du film de Castellari, est brièvement aperçu dans le rôle d'un colonel américain dans le « film dans le film » La Fierté de la Nation[46]. Quentin Tarantino apparaît également plusieurs fois dans le film : il est le premier nazi scalpé par les Bâtards ; dans le film dans le film, Stolz der Nation, on peut l'entendre dire « Il faut détruire cette tour[C 11],[35] ! » ; et ce sont ses mains qui étranglent Bridget Von Hammersmark à la place du colonel Landa[47]. Enfin, les acteurs Samuel L. Jackson et Harvey Keitel, ayant participé à plusieurs films de Tarantino, peuvent être entendus, le premier étant le narrateur, et le second un officier américain de l'Office of Strategic Services avec qui Landa négocie sa reddition[48].

Certains personnages ont été coupés au montage. Le premier est celui de Mrs. Himmelstein (interprétée par Cloris Leachman), une vieille femme juive habitant à Boston qui boit le thé avec Donny Donowitz, à qui elle signe la batte de baseball[49]. Tarantino a dit qu'il utiliserait peut-être les images dans une éventuelle préquelle. Le second est le personnage d'Ada Mimieux, interprétée par Maggie Cheung[50]. Femme d'une grande beauté, elle est la propriétaire d'un cinéma parisien, le Gamaar. Pour la présentation du film au Festival de Cannes 2009, Tarantino a coupé les scènes où apparaissait Cheung[51] en raison de sa durée (le film présenté dure alors h 28). De plus, certaines sources expliquent qu'il ne voulait pas vexer la présidente du jury Isabelle Huppert, qui a auditionné pour le rôle[52], mais n'a finalement pas tourné de scène[53]. Pour sa sortie en salles, le film n'a cependant pas été remonté, et Maggie Cheung n'apparaît pas dans le film, même s'il a été un temps question de le remonter pour une durée totale de h 48[54].

Tournage[modifier | modifier le code]

Studios Babelsberg
Le film a été tourné en partie aux Studios Babelsberg.

Tarantino s'associe avec la Weinstein Company pour la production de son film, et son producteur fétiche Lawrence Bender participe également, via la société de production A Band Apart de Bender et Tarantino. En juillet 2008, Tarantino et les producteurs exécutifs Harvey et Bob Weinstein accélèrent le programme de production afin que le film soit terminé pour le Festival de Cannes 2009, où le film est finalement sélectionné en compétition officielle[55]. The Weinstein Company distribue le film aux États-Unis, et signe un accord avec Universal Pictures pour financer le reste du film et pour la distribution internationale[56],[57].

Le tournage se déroule en France et en Allemagne, et commence en octobre 2008 aux Studios Babelsberg à Potsdam en Allemagne (dont le département de production a participé au financement du film)[58]. D'autres lieux de tournage incluent Bad Schandau dans la Saxe, près de la frontière tchèque, le Bistrot La Renaissance au croisement de la rue Championnet et la rue du Poteau à Paris dans le 18e arrondissement de Paris (pour la scène avec Mélanie Laurent et Daniel Brühl au café)[59] et le fort d'Hahneberg, près de Berlin, pour la majeure partie du chapitre 2. Les studios Babelsberg sont utilisés à trois reprises, pour les intérieurs de la ferme des LaPadite, le bar La Louisiane du chapitre 4, scène dont le tournage a nécessité trois semaines, et les intérieurs du cinéma de Shosanna, dont l'incendie final a exigé l'emploi de 160 cascadeurs[60].

La ville de Nadine, théâtre du quatrième chapitre du film, est imaginaire. Si on se réfère aux indications données dans le film au lieutenant Hicox avant sa mission[N 4], elle se situerait dans le département de l'Oise. Un arrêt sur image au moment où la ville apparaît sur la carte permet de la situer entre Crépy-en-Valois et Dammartin-en-Goële, soit à l'endroit exact de la ville de Nanteuil-le-Haudouin. D'ailleurs, toujours à partir du même arrêt sur image, on note que le réalisateur n'a pas pris le soin d'ôter le mot « Haudouin » de la carte[N 4].

Le réalisateur allemand Tom Tykwer participe à la traduction en allemand des dialogues anglais du film[61]. Tarantino engage la costumière Anna Sheppard qui avait déjà travaillé sur des projets traitant de la Seconde Guerre mondiale, comme La Liste de Schindler, Le Pianiste ou la mini-série Frères d'armes[62] et David Wasco comme chef décorateur associé à Tarantino depuis Reservoir Dogs[62]. Wasco part pour Berlin immédiatement après son entrevue avec Quentin Tarantino et Lawrence Bender pour des repérages et engage une équipe locale pour toute la durée du tournage[62]. Il s'inspire de salles de cinéma californiennes pour les décors de celle que tient Shosanna à Paris[62], appelé « Gamaar » à la suite d'une erreur de typographie d'un cinéma où Tarantino allait étant enfant, le Garmar à Montebello[14]. Il doit également contrôler la crédibilité des décors et accessoires : les affiches de films de l'époque ne peuvent pas toutes être utilisées puisque nombre d'entre eux ont été interdits par les Nazis, notamment ceux avec Lilian Harvey, actrice allemande haïe par Joseph Goebbels, ministre de la propagande[14]. Wasco trouve des projecteurs de cinéma qui fonctionnent toujours, et Tarantino tient à utiliser de vraies pellicules au nitrate[62], utilisées comme élément scénaristique dans le film.

Les comédiens Eli Roth et Omar Doom (en) ont été légèrement blessés lors de la scène de l'incendie du cinéma. Grâce à l'intervention rapide des pompiers du plateau de tournage, la structure ne s'est pas effondrée et les acteurs ont pu en sortir indemnes[30]. Roth a affirmé qu'ils avaient « presque été incinérés » au cours de la scène, où les décors étaient supposés brûler à 400 °C, alors qu'ils se sont consumés à plus de 1 200 °C. De plus, il explique que la croix gammée n'était pas supposée tomber, puisqu'elle était suspendue à des câbles d'acier, mais l'acier s'est liquéfié sous la chaleur[63].

Promotion et sortie[modifier | modifier le code]

affiche du film
Affiche du film sur un cinéma à Londres.

Le premier teaser du film est diffusé à l'occasion de l'émission Entertainment Tonight, sur la chaîne CBS, le 10 février 2009[64], avant d'être projeté dans les cinémas américains la semaine suivante[65]. Cette bande-annonce comporte des extraits du discours que tient Aldo Raine à son commando à propos de leur mission, entrecoupé d'autres scènes du film, ainsi que la phrase « Once Upon a Time in Nazi-Occupied France »[66] (« Il était une fois, dans la France occupée par les Nazis »), faisant référence aux westerns spaghetti de Sergio Leone et qui a failli être le titre du film avant que Tarantino ne change d'avis (la conservant néanmoins pour le nom du premier chapitre du film)[67].

Inglourious Basterds est projeté pour la première fois le en compétition officielle au festival de Cannes. Tarantino procède à un ultime montage au mois de juin, ajoutant certaines scènes qui n'ont pu être intégrées pour Cannes faute de temps[68]. Le film est ensuite présenté en avant-première mondiale à Berlin le 28 juillet, et à Montréal lors du festival FanTasia le 29 juillet. En effet, Tarantino a été intégré au programme initial une semaine avant la clôture du festival, le rallongeant ainsi d'un jour. Il sort en France, en Belgique, en Suisse et au Royaume-Uni le et aux États-Unis deux jours plus tard.

Dans certains pays (comme en France ou en Allemagne), la croix gammée apparaissant sur l’affiche du film a été supprimée et remplacée par un trou causé par une balle. Cela est dû à des lois interdisant d’afficher une croix gammée autrement qu’à des fins de représentation historique. Ces lois ne s'appliquent cependant pas aux œuvres d'art et seules les affiches publicitaires, et non le film, ont ainsi été censurées[69],[67].

Personnages[modifier | modifier le code]

Les Bâtards (The Basterds)[modifier | modifier le code]

Brad Pitt
Brad Pitt, interprète du Lieutenant Aldo Raine, commandant des Bâtards.

Lieutenant Aldo Raine « Aldo l’Apache » (« Aldo the Apache »), interprété par Brad Pitt

Originaire du Tennessee, Aldo a un fort accent et un grand débit de paroles, et un physique de hillbilly des Appalaches, accentué par ses origines amérindiennes, d’où son surnom d’« Aldo l’Apache ». Obsédé par la vengeance et par la lutte contre le racisme[14], il commande le commando des Basterds, composé de huit soldats juifs américains, avec pour mission de « tuer du nazi ». Lors de sa première apparition dans le film, dans un subtil hommage au sketch de George Carlin, The Indian Sergeant, il ordonne à ses hommes de lui rapporter 100 scalps nazis chacun. Le film n’y fait pas allusion, mais il porte au cou une cicatrice qui fait penser qu’il aurait survécu à un lynchage.

Il est l’un des principaux personnages du film, décrit dans le script comme « un hors-la-loi volubile en roue libre[C 12] », dans la même veine que Jules Winnfield (Samuel L. Jackson) dans Pulp Fiction[70]. Son nom fait référence à l'acteur Aldo Ray, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, dont la carrière d'acteur lui a valu d'apparaître dans plusieurs films de guerre comme Le Cri de la victoire (1955) ou Qu'as-tu fait à la guerre, papa ? (1966), ainsi qu'à Charles Rane, un personnage du film Légitime Violence (1977)[71]. Bien qu'il soit le chef du groupe, il est le seul non-Juif, qui veut « transformer l'antinazisme en guerre sainte[14] ».

Sergent Donny Donowitz « L’Ours Juif » (« The Bear Jew »), interprété par Eli Roth

Adjoint du lieutenant Raine, Donowitz est un homme immense originaire de Boston, « chasseur de nazis à la batte de baseball[C 13] », surnommé par les nazis « L’Ours Juif »[72], et tellement craint que certains d'entre eux l'assimilent à un golem vengeur invoqué par les Juifs. Tarantino a confirmé que le sergent Donowitz était le père du personnage du producteur Lee Donowitz, qui apparaît dans True Romance[67].

Hugo Stiglitz, interprété par Til Schweiger

Psychopathe taciturne d’origine allemande, spécialiste du couteau, Feldwebel (adjudant) de la Wehrmacht, il a assassiné treize officiers allemands. Attrapé et torturé par la Gestapo, il est envoyé à Berlin pour servir d’exemple. Mais les Bâtards organisent son évasion et l’incorporent dans leurs rangs. Son nom fait référence à l’acteur de séries B mexicain des années 1970, Hugo Stiglitz[73]. Il est, avec Wilhelm Wicki, le seul germanophone du commando.

Wilhelm Wicki, interprété par Gedeon Burkhard

Juif austro-allemand[74], il a émigré aux États-Unis avant les persécutions, et s'est fait engager dans l'armée américaine. Il fait office de traducteur lors des interrogatoires menés par Aldo. Le nom Wilhelm Wicki est un mélange entre les noms des réalisateurs Georg Wilhelm Pabst et Bernhard Wicki.

Les autres Bâtards

  • Soldat Smithson Utivich « Le Minus » (« The Little Man »), interprété par B.J. Novak
  • Soldat Omar Ulmer, interprété par Omar Doom (en)
  • Soldat Gerold Hirschberg, interprété par Samm Levine
  • Soldat Andy Kagan, interprété par Paul Rust
  • Soldat Michael Zimmerman, interprété par Michael Bacall
  • Soldat Simon Sakowitz, interprété par Carlos Fidel

Les Britanniques[modifier | modifier le code]

Michael Fassbender
Michael Fassbender, interprète du Lieutenant Archie Hicox.

Lieutenant Archie Hicox, interprété par Michael Fassbender

Critique de films avant le début de la guerre pour le magazine Cinéma et cinéastes (Films and Filmmakers), il est un élégant et beau lieutenant de l'armée britannique, décrit dans le script en ces termes : « Hicox entre, on dirait George Sanders jeune »[14]. Il parle parfaitement allemand, mais se trahira à cause de son accent et de sa façon d'indiquer de la main le chiffre trois (à l'anglo-saxonne et non à l'allemande). C'est l'un des principaux protagonistes du film, bien qu'il ne soit présenté qu'au milieu du film et uniquement au cours du chapitre 4 : Operation Kino. Tarantino explique que « sans qu’il en soit la transposition exacte, il peut faire penser à Graham Greene : l’homme débuta comme critique avant de s’engager dans les commandos[14]. »

Général Edward Fenech, interprété par Mike Myers

Esprit supérieur légendaire de l'état-major britannique, il organise un complot pour l'assassinat de l'état-major nazi[75]. À l’opposé du lieutenant Hicox, il est décrit par Tarantino comme un George Sanders vieux[14]. Le nom du personnage, Ed Fenech, est un hommage à l’actrice franco-italienne Edwige Fenech[76]. Il prend ses ordres du Premier ministre Winston Churchill, interprété par Rod Taylor.

Les Français[modifier | modifier le code]

Mélanie Laurent
Mélanie Laurent, interprète de Shosanna.

Shosanna Dreyfus, interprétée par Mélanie Laurent

Une jeune Française juive en cavale. Seule survivante du massacre de sa famille alors que celle-ci était cachée sous le plancher d’une maison de fermier, elle émigre à Paris et devient gérante d’un cinéma sous le nom d’Emmanuelle Mimieux. Pour créer le personnage, Tarantino s'est inspiré de celui de l'espionne interprétée par Dita Parlo dans Salonique, nid d'espions (1937), alors que son nom renvoie à l'actrice Yvette Mimieux[76]. Il estime que « Shosanna a toujours été un personnage principal[C 14] » au cours du film[22]. Tarantino avait au départ l’idée d’en faire une « Jeanne d’Arc juive » : « Elle était bien plus bad ass, elle balançait des cocktails Molotov et tirait à la carabine sur les camions nazis, elle s’échappait par les toits. Finalement j’ai transféré ce personnage sur la Mariée de Kill Bill […]. J’ai fait de Shosanna un personnage plus réaliste. C’est une survivante, pas une bad ass[14]. » Elle est fiancée à un homme appelé Marcel, interprété par Jacky Ido. Pour la préparer à son rôle, Tarantino l'a faite travailler comme projectionniste au New Beverly Cinema de Los Angeles[71].

Perrier LaPadite, interprété par Denis Ménochet joue un fermier dans la campagne française ; il cache une famille de Juifs sous son plancher.

Les Allemands et les Nazis[modifier | modifier le code]

Christoph Waltz
Christoph Waltz, interprète du colonel SS Hans Landa.

Colonel SS (Standartenführer) Hans Landa « Le Chasseur de Juifs » (« The Jew Hunter »), interprété par Christoph Waltz

Officier du service de renseignements (SD) de la SS, Hans Landa est un homme cultivé, subtil et polyglotte, maniant avec autant d’aisance l’anglais, le français et l’italien en plus de l’allemand. Envoyé en France, il est rapidement surnommé « Le Chasseur de Juifs » en raison de son habileté à localiser les Juifs cachés. Gentleman, il mène ses interrogatoires autour d’une table, et, sur un ton badin et poli, il parvient à transformer une conversation de routine en cul-de-sac devant lesquels ses victimes ne peuvent qu’avouer.

Landa est le personnage principal du film, qualifié de héros par Tarantino lorsqu’il explique : « Le film montre qu’à la fin, l’Histoire retiendra que le héros de cette aventure, c’est Hans Landa - c’est son plan, il en est le héros, il recevra la Légion d’honneur américaine, etc. Mais l’Histoire ne dira rien de Shosanna[14]. »

Diane Kruger, interprète de Bridget von Hammersmark.

Bridget von Hammersmark, interprétée par Diane Kruger

Star de cinéma populaire en Allemagne et espionne pour les Britanniques, elle est à l’origine de l’Opération Kino.

Caporal (Gefreiter) Fredrick Zoller, interprété par Daniel Brühl

Jeune héros de guerre arrogant de la Wehrmacht, devenu célèbre en Allemagne pour ses faits d’armes : il a tué près de 300 soldats ennemis à lui seul alors qu’il était retranché au sommet d’un clocher dans une petite ville d’Italie. Joseph Goebbels, ministre de la propagande et second personnage le plus influent du Troisième Reich, voit l’avantage qu’il pourrait tirer d’une telle histoire pour sa mission de propagande, et il réalise un film sur le nouveau héros allemand, La Fierté de la Nation (Stolz der Nation)[77]. Zoller pourrait être l’analogue allemand du héros américain de la Seconde Guerre mondiale Audie Murphy, avec qui il partage des similitudes dans leurs faits d'armes et dans le fait qu’un film a été réalisé sur leurs exploits (L'Enfer des hommes pour Murphy).

Major (Sturmbannführer) Dieter Hellstrom, interprété par August Diehl

Officier en uniforme de la Gestapo, il se trouve dans la taverne choisie par Bridget Von Hammersmark comme point de rendez-vous avec les Bâtards germanophones. Il est particulièrement entraîné à reconnaître les accents.

Personnages réels

Bande originale[modifier | modifier le code]

Quentin Tarantino’s Inglourious Basterds: Motion Picture Soundtrack

Bande originale par Artistes divers
Sortie
Durée 37:14
Genre Rock, musiques de film
Label Maverick Records / Warner
Critique

Bandes originales par Quentin Tarantino

Tarantino voulait initialement qu'Ennio Morricone compose la bande originale de son film[11]. Cependant, celui-ci était indisponible en raison de sa participation à la composition de la musique du film de Giuseppe Tornatore, Baarìa[82]. Tarantino décide cependant d'intégrer huit morceaux créés par Morricone dans le film, dont quatre disponibles sur le CD de la bande originale commercialisée.

La bande originale intègre d'autres morceaux issus de différents genres musicaux, comme le western spaghetti, le R&B et le rock, souvent utilisés précédemment dans des films. C'est la première bande originale de Tarantino à ne pas intégrer des dialogues du film. Le titre d'ouverture de La Fierté de la Nation est Titoli de Angelo Francesco Lavagnino, tiré du film Les Derniers Jours de Pompéi (1959).

Liste des titres de la bande originale commercialisée[modifier | modifier le code]

Produite par Quentin Tarantino et Lawrence Bender, Pilar Savone et Holly Adams, la bande originale du film est sortie le aux États-Unis.

Liste des titres
No Titre Compositeur(s) Durée
1. The Green Leaves of Summer Nick Perito 1:55
2. The Verdict (Dopo La Condanna) Ennio Morricone 1:13
3. White Lightning (Main Title) Charles Bernstein 2:54
4. Slaughter Billy Preston 2:49
5. The Surrender (La resa) Ennio Morricone 4:47
6. One Silver Dollar (Un Dollaro Bucato) Gianni Ferrio 2:02
7. Davon geht die Welt nicht unter Zarah Leander 2:05
8. The Man with the Big Sombrero Samantha Shelton & Michael Andrew 1:49
9. Ich wollt, ich wär ein Huhn Lilian Harvey & Willy Fritsch 2:44
10. Main Theme from Dark of the Sun Jacques Loussier 3:10
11. Cat People (Putting Out Fire) David Bowie 4:10
12. Tiger Tank Lalo Schifrin 1:17
13. Un amico Ennio Morricone 2:35
14. Rabbia e tarantella Ennio Morricone 3:53

Titres présents dans le film[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Loin d'être un film sur la Seconde Guerre mondiale, qui sert ici simplement de cadre à l'action et dont le déroulement est grandement travesti, Inglourious Basterds est avant tout un film qui traite de la place occupée dans la vie par le cinéma et le langage. Tous les principaux acteurs du film ont la même nationalité que les personnages qu'ils interprètent (à l'exception de Michael Fassbender, acteur germano-irlandais jouant un personnage britannique) et, dans la version originale, les dialogues sont indifféremment en anglais, en français ou en allemand (ainsi qu'en italien à l'occasion d'une courte scène) suivant les situations et les personnages concernés. À une seule occasion, quand le colonel Hans Landa interroge le fermier LaPadite, des personnages dont l'anglais n'est pas la langue natale ont une discussion dans cette langue et c'est pour une raison d'ordre dramatique et non pour le confort du spectateur anglophone[83]. Tarantino explique à ce sujet au cours d'une interview : « Dans toutes les projections cannoises, quand il dit au fermier LaPadite : « Je parle si mal français que cela me gênerait de continuer dans cette langue, pourrait-on passer à l’anglais pour le reste de la conversation ? », les gens ont ri, parce qu’ils ont présumé qu’il s’agissait d’une convention pour passer du français à l’anglais. […] Mais à la fin de la scène, on comprend pourquoi il le fait. Cela fait partie de sa technique d’interrogatoire : il veut, premièrement, déstabiliser LaPadite en lui interdisant de parler sa langue maternelle et, deuxièmement, pouvoir parler des Juifs cachés sous le plancher sans qu’ils comprennent ce qu’il dit »[14].

Comme souvent dans les films de Quentin Tarantino, mais tout particulièrement dans celui-ci, les dialogues constituent le cœur du film. Dans chacun des cinq actes, un personnage tente de soutirer des informations à un autre par le biais du langage en procédant à des interrogatoires directs ou plus ou moins déguisés[84]. Pour Julien Hairault, de la revue Versus, ce parti pris de Tarantino d'internationaliser les dialogues lui permet de fondre son goût pour le langage dans la narration et d'aborder les thèmes des différences entre les nationalités et de la manipulation du langage dans un but de travestissement : un Britannique tente de se faire passer pour un Allemand et des Américains pour des Italiens[85]. Plus qu'un moyen de communication, le langage est ici présenté comme une arme et c'est par sa bonne, ou sa mauvaise, utilisation que se décide le succès ou l'échec des personnages[83].

Le film est truffé de références cinématographiques et plusieurs des personnages principaux ont un rapport direct avec le cinéma (Mélanie Laurent interprète une propriétaire de cinéma, Diane Kruger une célèbre actrice, Daniel Brühl un soldat amateur de cinéma qui interprète son propre rôle dans un film et Michael Fassbender un officier britannique critique de cinéma dans le civil). Les influences principales concernent le western et plus particulièrement le style des western-spaghetti tels que réalisés par Sergio Leone qu'apprécie particulièrement Tarantino et auxquels il fait souvent référence dans ses propres œuvres : lors de l'acte I, d'ailleurs nommé « Il était une fois… dans la France occupée par les Nazis », le méchant rend une visite menaçante au fermier, transposition modernisée d'une scène récurrente de ce genre de films ; par ailleurs plusieurs morceaux d'Ennio Morricone sont utilisés dans la bande originale. Une autre référence de ce film est le cinéma allemand des années 1920 et 1930 (Georg Wilhelm Pabst et Leni Riefenstahl sont notamment cités). De manière évidente, le genre du film de guerre est à la base même d’Inglourious Basterds : le « commando des bâtards » est la version de Tarantino des Douze Salopards et le titre du film lui-même reprend celui en anglais d'un film de guerre italien d'Enzo G. Castellari. Enfin, le dernier acte du film se déroule en grande partie dans un cinéma où Shosanna Dreyfus exécute sa vengeance en mettant le feu à des pellicules en nitrate. Le cinéma est donc au centre de l'action et est utilisé de différentes manières, et c'est en quelques sorte la puissance du cinéma qui permet de vaincre les nazis et de modifier le cours de l'histoire[83],[76]. Le cinéma est aussi le lien qui unit les personnages du film au-delà de leurs affiliations idéologiques[86]. Tarantino glisse également dans son film quelques attaques contre la façon dont les réalisateurs sont relégués au second plan par l'industrie du cinéma hollywoodien (quand Mélanie Laurent dit à Daniel Brühl : « En France, nous respectons les réalisateurs ») et contre les blockbusters (films à gros budget) américains formatés pour plaire au plus grand nombre (quand les spectateurs nazis rugissent d'approbation devant le film de propagande projeté au cinéma)[85].

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film est un succès commercial, rapportant 321 455 689 $ au box-office mondial, dont 120 540 719 $ aux États-Unis et au Canada, pour un budget de 70 millions de dollars[6]. Cela en fait le film de Tarantino ayant réalisé le plus de recettes (sans tenir compte de l'inflation, Pulp Fiction le dépasse en correction des recettes en fonction de l'inflation[87]), ainsi que le 19e plus gros succès commercial de l'année 2009[88]. Il réalise 2 834 807 entrées en France[89], 487 000 en Belgique, 329 546 au Québec et 272 607 en Suisse[90].

Voici un tableau résumant les principaux résultats enregistrés au box-office par le film[91] :

Box-office mondial par pays du film Inglourious Basterds (par ordre décroissant)
Pays Box-office Pays Box-office Pays Box-office
Drapeau des États-Unis + Drapeau du Canada 120 540 719 $ Drapeau du Mexique Mexique 5 514 816 $ Drapeau de la Finlande Finlande 2 248 461 $
Drapeau de la France France 24 978 026 $ Drapeau de la Belgique Belgique 5 339 232 $ Drapeau de la Grèce Grèce 2 171 294 $
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 23 585 703 $ Drapeau de la Suède Suède 5 186 536 $ Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 2 135 174 $
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 16 439 434 $ Drapeau du Brésil Brésil 5 050 972 $ Drapeau de la Turquie Turquie 1 925 299 $
Drapeau de l'Espagne Espagne 15 418 489 $ Drapeau de l'Autriche Autriche 4 508 064 $ Drapeau de la République tchèque République tchèque 1 573 071 $
Drapeau de l'Italie Italie 13 380 924 $ Drapeau de la Norvège Norvège 4 184 347 $ Drapeau de la Hongrie Hongrie 1 320 254 $
Drapeau de l'Australie Australie 12 328 181 $ Drapeau de la Pologne Pologne 3 272 227 $ Drapeau de Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1 238 584 $
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 6 874 289 $ Drapeau du Danemark Danemark 2 599 606 $ Drapeau de l’Argentine Argentine 1 216 394 $
Drapeau du Japon Japon 6 604 511 $ Drapeau du Portugal Portugal 2 308 565 $ Drapeau du Chili Chili 900 805 $
Drapeau de la Russie Russie 5 981 035 $ Drapeau d’Israël Israël 2 255 778 $ Venezuela Venezuela 855 911 $

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film a été de façon générale bien accueilli par la critique, recueillant 88 % de critiques favorables, avec un score moyen de 7,7/10 et sur la base de 259 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes[92]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 69/100, sur la base de 36 critiques collectées[93]. Il figure dans les 250 meilleurs films du classement de l'Internet Movie Database, basé sur les votes du public, avec une note de 8,4/10[94]. Les Cahiers du cinéma le classe au troisième rang de leur liste des meilleurs films de 2009[95].

Roger Ebert, du Chicago Sun-Times, évoque « un film de guerre audacieux » qui démontre une fois de plus que Tarantino est « un réalisateur de délices chimériques » et qui est servi par un remarquable trio d'acteurs (Christoph Waltz, Brad Pitt et Mélanie Laurent)[96]. Pour Mick LaSalle, du San Francisco Chronicle, c'est le « meilleur film de Tarantino », à la fois « jubilatoire » et « profondément triste » et qui est plus qu'un « pastiche irrévérencieux ». LaSalle loue également l'interprétation de Waltz, Laurent et Diane Kruger[97]. Richard Corliss, de Time, met en avant les dialogues « souvent admirablement intenses » et le jeu de Waltz, Laurent et Kruger, qui sont « l'âme du film » et estime que Tarantino a dupé tous ceux qui s'attendaient à un film de guerre hollywoodien en réalisant le « film européen le plus grandiose et le plus fou de l'année »[98]. Claudia Puig, de USA Today, évoque une « audacieuse réécriture de l'histoire » pleine de rythme qui « accroche immédiatement » et se termine de façon « gore et éclatante »[99].

Pour Chris Hewitt, de Empire, c'est un film tranchant et qui devient de plus en plus drôle en approchant du dénouement tout en réservant des dialogues emplis de tension (notamment la scène d'ouverture et celle dans le bar La Louisiane). Seul le troisième chapitre est selon lui trop bavard et nuit au rythme de l'histoire[100]. Lisa Schwartzbaum, d’Entertainment Weekly, lui donne la note de B, évoquant un « monde cartoonesque » et une « fantaisie fiévreuse » dominée par l'interprétation de Waltz[101]. Pour Ty Burr, du The Boston Globe, c'est un divertissement parfois brillant mais superficiel fait par « un réalisateur doué qui se glorifie de n'avoir rien à dire »[102].

Pour Manohla Dargis, du New York Times, le film comporte quelques scènes et dialogues marquants mais est « interminable » et présente le défaut d'avoir pour principal intérêt le personnage de nazi joué par Waltz, qui n'a pas de rival à l'écran et est présenté de manière aussi séduisante que la violence est meurtrière[103]. Ann Hornaday, du Washington Post, estime que « Tarantino ne cherche pas à raconter une histoire authentique ou crédible » mais utilise la Seconde Guerre mondiale « comme contexte pour son entreprise actuelle de la réutilisation cinématographique », ce qui prive le film « de substance et de signification »[104].

En France, le film a été globalement accueilli favorablement, obtenant une moyenne de 3,6 étoiles sur 5 pour les critiques de la presse sur le site Allociné[105]. Jean-Pierre Andrevon, de L'Écran fantastique, évoque une « œuvre au scénario bétonné, portée par un art de la mise en scène au cordeau » ; pour Grégory Valens, de Positif, Tarantino renouvelle le genre du film de guerre et procède à « une réinvention de l'Histoire, entre Lubitsch et Guitry »[105] ; Jacques Morice, de Télérama, loue ce « concentré magistral de Tarantino », hommage au cinéma où l'on se « bat surtout avec des mots » et porté par un « Christoph Waltz, très savoureux en génie du mal »[106] ; Jean-Luc Douin, du Monde, estime que Tarantino poursuit la démarche qui a fait son style, « miner les genres hollywoodiens par le fun, réinventer le monde par le cinéma bis », et qui est « jouissive quand il la maîtrise totalement », ce qui est le cas avec cette version remontée après Cannes. Le journaliste pose néanmoins la question : « Si jubilatoire que soit ce dynamitage des faits, restent des questions éthiques, possibles objets de débats à venir. Jusqu'où peut aller le sacrilège historique et à quels risques ? »[107] ; pour Gérard Delorme, de Première, le réalisateur, « plus inspiré que dans ses deux précédents films », « use de ses dialogues pour faire monter la sauce » et « le film trouve un rythme idéal » dans sa seconde moitié[108] ; Philippe Azoury, de Libération, évoque un film qui « est un défi lancé à Hollywood », une parodie où l'on reste « bouche bée devant un scénario qui a, à ce point, perdu toute ascendance non cinéphilique » et où « tout est présenté d'emblée comme faux, abracadabrant, ridicule, d'un comique déplacé, aux variations grotesques », salue au passage une « Diane Kruger épatante » et conclut en écrivant que « ce qui aurait pu n’être chez [Tarantino] qu’une tocade est en passe de devenir le motif majeur de son œuvre foutraque »[109] ; et Fabrice Leclerc, de Studio Ciné Live, s’enthousiasme devant ce « délire savoureux », cette « déclaration d'amour au cinéma » de Tarantino qui est « sûrement son film le plus léger à ce jour » mais « aussi le plus abouti en termes de mise en scène, le plus tenu et le plus accompli » depuis Pulp Fiction et qui bénéficie de « dialogues brillamment tricotés » et d'un « casting d'enfer »[110].

Parmi les critiques plus mitigées, Carlos Gomez, du Journal du dimanche, estime que « Tarantino s’amuse à faire du cinéma et ça se sent » mais que « pour la première fois, on note des signes clairs d’essoufflement de son inspiration »[105] ; Pascal Mérigeau, du Nouvel Observateur, évoque un film à la fois « puéril et brillant, drôle et lassant, superficiel et vertigineux »« Tarantino n'innove plus guère, il suit les mêmes recettes, mais ce sont les siennes, et il est le seul à savoir les exécuter »[111] ; et pour Éric Libiot, de L'Express, le film alterne tout le long entre des scènes formidables, comme celle où le « colonel nazi interroge un paysan français », « Vingt minutes magistrales » avec « dialogues en montée dramatique impeccable, mise en scène tendue, jeu exemplaire » et d'autres frustrantes, comme celle « où ces salopards de héros (Brad Pitt et sa clique) investissent un cinéma rempli de Nazis » « séquence sans risques, suspense de garde-meubles, minimum syndical »[112]. Et du côté des critiques négatives, Fausto Fasulo, du magazine Impact, juge que « Tarantino, dont le sérieux n’est visible que dans les brillantes premières minutes […] laisse très rapidement place à une succession de saynètes au comique bavard, tournées dans des décors de carton-pâte rendant instantanément caduque toute velléité de réalisme historique » ; et pour Gaël Golhen, de Première, le film est « navrant, théorique et vide, globalement soporifique et surtout sans chair », « ni plus ni moins qu’une série Z indigne qui ne se soucie même plus de son public »[105].

Distinctions[modifier | modifier le code]

L’équipe du film à Cannes en 2009
L’équipe du film au festival de Cannes 2009.

Le film a reçu de nombreuses récompenses et Christoph Waltz a été particulièrement honoré pour son interprétation, puisqu'il a remporté le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes 2009 mais aussi l'Oscar, le Golden Globe et le British Academy Film Award du meilleur acteur dans un second rôle, pour ne citer que les prix les plus prestigieux. Le film a également été en compétition officielle pour la Palme d'or au festival de Cannes et a reçu (en plus des prix remportés par Waltz) sept nominations à la 82e cérémonie des Oscars, trois à la 67e cérémonie des Golden Globes et cinq à la 63e cérémonie des BAFTA Awards.

Voici un tableau récapitulant les principales récompenses et nominations obtenues par le film. Pour une liste plus complète, se référer à l'Internet Movie Database[113].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
2009
Festival de Cannes Prix d'interprétation masculine[114] Christoph Waltz
Satellite Awards Meilleur acteur dans un second rôle[115] Christoph Waltz
2010 Oscars du cinéma Meilleur acteur dans un second rôle[116] Christoph Waltz
Golden Globes Meilleur acteur dans un second rôle[117] Christoph Waltz
BAFTA Awards Meilleur acteur dans un second rôle[118] Christoph Waltz
Screen Actors Guild Awards Meilleur acteur dans un second rôle[119] Christoph Waltz
Meilleure distribution[119]
Saturn Awards Meilleur film d'action, d'aventures ou thriller[113]
Critics Choice Awards Meilleur scénario original[120] Quentin Tarantino
Meilleur acteur dans un second rôle[120] Christoph Waltz
Meilleure distribution[120]
Empire Awards Meilleur acteur[121] Christoph Waltz
Prix David di Donatello Meilleur film étranger[113]
Goldene Kamera Meilleure actrice internationale[113] Diane Kruger
Prix Sant Jordi du cinéma Meilleur film étranger[113]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Nommé(es)
2009
Festival de Cannes Sélection officielle - en compétition pour la Palme d'or[114] Quentin Tarantino
Satellite Awards Meilleure photographie[115] Robert Richardson
2010
Oscars du cinéma Meilleur film[116]
Meilleur réalisateur[116] Quentin Tarantino
Meilleur scénario original[116] Quentin Tarantino
Meilleure photographie[116] Robert Richardson
Meilleur montage[116] Sally Menke
Meilleur montage de son[116] Wylie Stateman
Meilleur mixage de son[116] Michael Minkler, Tony Lamberti et Mark Ulano
Golden Globes Meilleur film dramatique[117]
Meilleur réalisateur[117] Quentin Tarantino
Meilleur scénario[117] Quentin Tarantino
BAFTA Awards Meilleur réalisateur[118] Quentin Tarantino
Meilleur scénario original[118] Quentin Tarantino
Meilleure photographie[118] Robert Richardson
Meilleur montage[118] Sally Menke
Meilleure direction artistique[118] David Wasco et Sandy Reynolds-Wasco
Screen Actors Guild Awards Meilleure actrice dans un second rôle[119] Diane Kruger
Directors Guild of America Awards Meilleur réalisateur[122] Quentin Tarantino
Saturn Awards Meilleure actrice[113] Mélanie Laurent
Meilleure réalisation[113] Quentin Tarantino
Meilleur scénario[113] Quentin Tarantino
Meilleur acteur dans un second rôle[113] Christoph Waltz
Meilleure actrice dans un second rôle[113] Diane Kruger
Meilleurs costumes[113] Anna B. Sheppard
Critics Choice Awards Meilleur film[120]
Meilleur réalisateur[120] Quentin Tarantino
Meilleure photographie[120] Robert Richardson
Meilleur montage[120] Sally Menke
Meilleure direction artistique[120] David Wasco
Meilleurs costumes[120] Anna B. Sheppard
Meilleur film d'action[120]
Empire Awards Meilleur film[113]
Meilleure actrice[113] Mélanie Laurent
Meilleur réalisateur[113] Quentin Tarantino
Meilleur thriller[113]
MTV Movie Awards Meilleur méchant[123] Christoph Waltz

Sortie vidéo[modifier | modifier le code]

Inglourious Basterds est sorti en DVD et en disque Blu-ray le 15 décembre 2009 en région 1[124] et le 5 janvier 2010 en région 2[125]. La version en DVD comporte en bonus des scènes coupées ou alternatives ainsi que le film dans le film La Fierté de la nation (les scènes tournées par Eli Roth constituent un court-métrage d'une durée de 6 minutes[126]), alors que la version en blu-ray compte en plus une interview de Quentin Tarantino et de Brad Pitt par le journaliste Elvis Mitchell, une interview de l'acteur Rod Taylor, le making-of de La Fierté de la nation, un documentaire en forme de bêtisier sur le tournage et un autre sur Une poignée de salopards d'Enzo G. Castellari[127]. En octobre 2011, les ventes DVD ont déjà rapporté plus de 60 000 000 $, et ce uniquement aux États-Unis[128].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En France, le film est interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles.
  2. Le R signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés pour pouvoir assister à la projection du film.
  3. Au Québec, la projection du film est déconseillée aux mineurs de moins de 13 ans.
  4. a et b Chapitre 4 : Operation Kino. 1:08:40.

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. Citation originale : « Once upon a time in… Nazi occupied France »
  2. Citation originale : « German Night in Paris »
  3. Citation originale : « Revenge of the Giant Face »
  4. Citation originale : « Some of the best writing I've ever done. »
  5. Citation originale : « Bunch-of-guys-in-a-mission film. »
  6. Citation originale : « Instead of airing it on the big screen, he intended to treat his fans to something new and turn it into a mini-series. [...] The World War II movie is based around two storylines: a group of Jewish-American soldiers determined to take down as many Nazis as possible and a young Jewish woman trying to seek revenge for the death of her family. »
  7. Citation originale : « I'm going to find a place that actually resembles, in one way or another, the Spanish locales they had in spaghetti westerns – a no man's land. With US soldiers and French peasants and the French resistance and German occupation troops, it was kind of a no man's land. That will really be my spaghetti Western but with World War II iconography. But the thing is, I won't be period specific about the movie. I'm not just gonna play a lot of Édith Piaf and Andrews Sisters. I can have rap, and I can do whatever I want. It's about filling in the viscera. »
  8. Citation originale : « Quentin Tarantino spelling. »
  9. Citation originale : « I told my producers I might have written a part that was un-playable," Tarantino said. "I said, I don't want to make this movie if I can't find the perfect Landa, I'd rather just publish the script than make a movie where this character would be less than he was on the page. When Christoph came in and read the next day, he gave me my movie back. »
  10. Citation originale : « I'm fed up with this war and if this dude can end it, great because my country is in ruins. »
  11. Citation originale : « I implore you, we must destroy that tower! »
  12. Citation originale : « A voluble, freewheeling outlaw. »
  13. Citation originale : « Baseball bat-swinging Nazi hunter. »
  14. Citation originale : « Shosanna was always a main character. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brad Pitt film Inglourious Basterds to premiere at Cannes Film Festival, The Daily telegraph, 2 avril 2009
  2. Tarantino, la légende numérique, Le Monde, 13 mai 2009
  3. Movie Answer Man, site de Roger Ebert, 17 février 2010
  4. (en) « Script d’Inglourious Basterds », sur The Internet Movie Script Database,‎ juillet 2008 (consulté le 25 septembre 2011)
  5. « Affiche québécoise », sur l'Hebdo Cinéma de Canal+ (consulté le 9 septembre 2011)
  6. a et b « Inglourious Basterds », sur Box Office Mojo (consulté le 9 septembre 2011)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (en) Robert Von Dassanowsky, Quentin Tarantino's Inglourious Basterds: A Manipulation of Metacinema, Continuum Intl Pub Group,‎ 2012 (ISBN 1441138218)
  • Alberto Morsiani, Quentin Tarantino : Film après film, scène après scène, une incursion dans les intrigues violentes du réalisateur le plus transgressif du nouveau cinéma américain, Gremese, coll. « Les grands cinéastes »,‎ 20 janvier 2011, 160 p. (ISBN 978-8873017202), p. 139-150

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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