Uchronie

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Dans la fiction, l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. « Uchronie » est un néologisme du XIXe siècle fondé sur le modèle d’utopie, avec un « u » négatif et « chronos » (temps) : étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas. On utilise également l’anglicisme « histoire alternative »[1] (alternate history). L'histoire contrefactuelle et l'uchronie se distinguent par la prééminence donnée soit à l'événement déclencheur (histoire contrefactuelle), soit à ses suites fictives (uchronie). Lorsqu’elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l’uchronie est directement associée au genre de la science-fiction.

L’auteur d’une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. À partir d’un événement modifié, l’auteur crée un effet domino (terme anglo-saxon couramment utilisé : effet papillon) qui influe sur le cours de l’Histoire. Cette volonté de changer le cours de l’histoire pour imaginer ce qu’elle aurait pu être rappelle la phrase de Blaise Pascal : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » (Pensées, 90).

Régis Messac, dans sa revue Les Primaires donne, en 1936, de l’uchronie cette définition : « Terre inconnue, située à côté ou en dehors du temps, découverte par le philosophe Renouvier, et où sont relégués, comme des vieilles lunes, les événements qui auraient pu arriver, mais ne sont pas arrivés »[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot est inventé par Charles Renouvier, qui s’en sert pour intituler son livre Uchronie, l’utopie dans l’histoire, publié pour la première fois en 1857. L’« Uchronie » est donc un néologisme du XIXe siècle fondé sur le modèle d’utopie (mot créé en 1516 par Thomas More pour servir de titre à son célèbre livre, Utopia), avec un « u » privatif et, à la place de « topos » (lieu), « chronos » (temps). Étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas.

Définition[modifier | modifier le code]

Le mot « uchronie » est absent de la plupart des dictionnaires. Il est présent dans le Petit Larousse illustré de 1913 mais également dans le Nouveau Larousse Universel de 1948. Disparu des Petit Robert et Petit Larousse et il ne réapparaît dans celui-ci qu'en 2005.

Selon l'inventeur du terme, Charles Renouvier, l'auteur d'une uchronie écrit l'histoire, non telle qu'elle fut, mais telle qu'elle aurait pu être, à ce qu'il croit[3].

Le dictionnaire Larousse du XIXe siècle donne la définition suivante :

UCHRONIE (n.f.) : utopie appliquée à l’histoire ; histoire refaite logiquement telle qu’elle aurait pu être[4].

Le Trésor de la langue française informatisé donne une définition plus large, adoptée notamment par le critique Raymond Trousson : « Époque fictive ; évocation imaginaire dans le temps[5] ». Cette acception trop large de l'uchronie, qui peut inclure toute la littérature d'anticipation, est critiquée (par exemple, par Hinrich Hudde[6]).

Une définition assez globale, pourrait être celle-ci :

« Récit se déroulant dans un monde en tout point similaire au nôtre jusqu’à un certain événement, qui, lui, diffère de ce qui s’est produit tel que nous le connaissons. C’est ce qu’on appellera par la suite, événement divergent. Ce roman devra, par ailleurs, s’intéresser de manière substantielle à cette nouvelle Histoire. »

Cette définition écarte, sans totalement les exclure, les récits de voyages dans le temps et de mondes parallèles, malgré des liens étroits avec l’uchronie.

Les anglophones n'utilisent que très rarement uchrony ou uchronia ; les équivalents les plus courants en langue anglaise sont alternate history (histoire alternative) ou alternate world (monde alternatif).

Historique[modifier | modifier le code]

Le plus ancien exemple connu d'uchronie apparaît dans Histoire de Rome depuis sa fondation de Tite-Live (Livre IX, sections 17-19). Il évoque l'hypothèse qu’Alexandre le Grand ait lancé sa conquête à l'Ouest plutôt qu’à l'Est ; il aurait attaqué Rome au IVe siècle av. J.-C.

En 1659, Michel de Pure publie Épigone, histoire du siècle futur[7].

La première œuvre entièrement uchronique semble avoir été le roman de Louis Napoléon Geoffroy-Château, juge au tribunal civil de Paris, Napoléon et la conquête du monde, 1812-1832 (1836)[8]. Dans ce livre, Geoffroy-Château postule que Napoléon aurait fui Moscou avant le désastreux hiver 1812. Pour l'auteur, l'empereur aurait eu assez de forces militaires pour conquérir le monde.

En langue anglaise, la première uchronie littéraire connue est une nouvelle de l'Américain Nathaniel Hawthorne, P.'s Correspondence (1846) (« La correspondance de P. », traduction d'Alexandra Lefebvre, dans le recueil « Le Hall de l'Imagination », Éditions Allia, Paris, 2006), qui passe pour fou, raconte ses rencontres avec des personnalités littéraires et politiques anglaises d'un 1845 différent de notre 1845 (années 1840), où toutes ces figures sont déjà mortes. Lord Byron n'est pas disparu en héros de la lutte pour l'indépendance grecque, mais est devenu un vieux nobliau obèse, conservateur farouche faisant expurger et censurer sa propre poésie, et abandonnant Moore à la misère et à la mort. Robert Burns vit toujours, mais un peu gâteux. Walter Scott est paralysé et sénile, William Wordsworth vient de mourir. Percy Bysshe Shelley, rescapé de la noyade au large de La Spezzia, est devenu un anglican dévot : il écrit de la littérature pieuse et prépare l'édition d'une Preuve philosophico-religieuse du christianisme. John Keats se consacre à la composition d'une épopée de l'avenir de l'humanité. Napoléon Bonaparte, âgé de 70 ans, revenu de Sainte-Hélène où le climat l'a irrémédiablement diminué, erre seul dans les rues de Londres, déchu, oublié de tous. Edmund Kean, le fameux acteur shakespearien, mort même dans cet univers, se produit néanmoins encore à Drury Lane, mais seulement dans le rôle du fantôme de Hamlet.

En 1876, Charles Renouvier publie son Uchronie (l'utopie dans l'histoire) : esquisse historique apocryphe du développement de la civilisation européenne tel qu'il n'a pas été, tel qu'il aurait pu être. Ce récit uchronique, remarquable en soi, est censé être l'œuvre d'un hérétique de « notre » XVIIe siècle, condamné au bucher par l'Inquisition ; il est encadré par des textes présentant cet auteur imaginaire et de documents associés, dans une structure emboîtée.

« Il s'agit de l'histoire d'un certain moyen âge occidental que l'auteur fait commencer vers le premier siècle de notre ère et finir dès le quatrième, puis d'une certaine histoire moderne occidentale qui s'étend du cinquième au neuvième. Mais cette histoire, mêlée de faits réels et d'événements imaginaires, est en somme de pure fantaise, et la conclusion de ce livre singulier s'éloigne on ne peut plus de la triste vérité. L'écrivain compose une uchronie, utopie des temps passés. Il écrit l'histoire, non telle qu'elle fut, mais telle qu'elle aurait pu être, à ce qu'il croit, et il ne nous avertit ni de ses erreurs volontaires, ni de son but. Uchronie (l'utopie dans l'histoire) : esquisse historique apocryphe du développement de la civilisation européenne tel qu'il n'a pas été, tel qu'il aurait pu être[9]… »

Dans cette œuvre, la divergence avec notre histoire se produit au IIe siècle, à Rome, sous Marc Aurèle ; l'issue différente d'une intrigue de cour incite l'empereur stoïcien à radicaliser sa politique anti-chrétienne et à exclure les chrétiens de la citoyenneté. Le christianisme ne devient pas religion d'état conquérante et agressive sous Constantin Ier mais se développe chez les Barbares, sous une forme plus douce et plus évangélique. Au XVIe siècle, l'Europe hérite d'une histoire pacifiée, où l'église a paisiblement infiltré un empire plus stable et durable ; la Réforme protestante violente et les Guerres de religion n'ont pas eu lieu.

Le premier roman anglais est Aristopia de Castello Holford (1895). Holford imagine que les premiers colons de Virginie ont découvert une montagne d'or, qui leur aurait permis de bâtir une société utopique en Amérique du Nord.

Plusieurs autres œuvres uchroniques paraissent ponctuellement à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

Cependant, le travail majeur suivant fut certainement, en 1931, la parution d'une anthologie d'« histoires alternatives » (selon la dénomination anglaise) par l'historien britannique, Sir Johan Squire et titrée If It Had Happened Otherwise (S'il avait eu lieu autrement). C'est un recueil de textes écrits par de grands professeurs d'histoire des universités d'Oxford et de Cambridge. On y trouve par exemple :

  • Si les Maures avaient gagné en Espagne…
  • Si Louis XVI avait eu un atome de fermeté…
  • Si Napoléon avait gagné…
  • Un texte de Winston Churchill : Si Lee avait gagné la bataille de Gettysburg qui a pour cadre la guerre de Sécession. Churchill imagine un historien sudiste vivant dans un monde où les Confédérés sudistes ont gagné ; cet historien imaginant ce que serait le monde si les Nordistes avaient gagné. Ce texte est donc une mise en abyme de l'uchronie qui sera répétée dans les mêmes termes par Ward Moore dans son roman Bring the Jubilee (en français Autant en emporte le temps, Denoël, Présence du Futur) puis par Philip K. Dick dans Le Maître du Haut Château. Dick décrit un monde moderne où la Seconde guerre mondiale a été gagnée par les forces de l'Axe.

L'uchronie devint populaire petit à petit grâce aux magazines américains publiant des nouvelles de science-fiction. En décembre 1933, Astounding Stories publie Ancestral Voices (Les voix ancestrales) de Nat Schachner, puis Sidewise in Time de Murray Leinster. Leinster complexifie les changements historiques : dans son univers, les pays commercent avec leurs analogues du passé et du futur. Le point de vue est celui du héros, un professeur d’université, qui voyage de monde en monde pour découvrir ce qui serait advenu du monde si tel événement avait été différent. Dans la même période des années 1930 se développent les histoires de voyage dans le temps.

Le genre de l'uchronie connaît un boom commercial depuis la fin des années 1980 avec plusieurs auteurs prolifiques (Harry Turtledove, Harry Harrison et Kim Stanley Robinson) et deux auteurs qui éditent des anthologies de récits uchroniques (Gregory Benford et Mike Resnick).

Turtledove a développé plusieurs séries de romans :

  • Le Sud gagne la guerre de Sécession à cause d'un incident entre le Nord et la Grande-Bretagne qui décide de prendre parti (volume initial How Few Remain puis trilogies ou tétralogies The Great War, American Empire, et Settling Accounts)
  • La Terre est envahie par des extra-terrestres en 1942 (séries Worldwar et Colonization puis volume de conclusion Homeward Bound)
  • L'Amérique n'a pas été colonisée par les êtres humains pendant la préhistoire. De nos jours, des mammouths et des espèces préhumaines y ont donc survécu.

Daniel S. Larangé étudie le phénomène d'uchronie dans le cadre de la théorie des mondes possibles. L'uchronie permettrait de passer à une théorie des mondes multiples au regard du principe de l'effet domino. Elle conforterait la théologie de l'histoire qui suppose la présence d'une raison dans la destinée des événements et des actions humaines qu'ils impliquent. Une pareille représentation prouverait à quel point l'homme est devenu un être de récits, qui se nourrit d'histoires et produit constamment autour de lui un environnement « historique ». Il en vient donc à identifier les récits uchroniques, qui reconstruisent l'histoire, à des discours spirituels qui expriment les craintes et les espérances d'une société à un moment donné[10]. En ce sens, l'homme est bien un-être-pour-le-livre (zum Buch sein), selon l'expression formée par Emmanuel Levinas et repris par Edmond Jabès. En 1995 est créé le Sidewise Award for Alternate History, du nom de l'histoire de Murray Leinster.

Enfin, Bernard Deloche utilise également le terme d'uchronie pour déterminer le rapport au temps des musées. À travers les processus de sélection du patrimoine (et donc des œuvres), forcément partiaux et subjectifs, les musées écrivent l'histoire à travers le prisme de l'exceptionnel et d'objets témoins sacralisés. L'uchronie est ici vue comme une forme de rapport à l'histoire[11].

Procédés uchroniques[modifier | modifier le code]

Point de divergence[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Événement divergent en uchronie.

Le moment où l’histoire réelle et l’histoire uchronique divergent est appelé « Point de divergence ». Ces points de divergence sont souvent liés à des événements symboliques d'une période de l'histoire.

Par exemple, dans Le Maître du Haut Château de Dick, c’est l’assassinat de Franklin Roosevelt à Miami en 1933 qui fait basculer l’intrigue dans la fiction. Les États-Unis ne parviennent pas à sortir de la grande dépression et restent figés dans leur neutralité face à Hitler. Le Royaume-Uni est conquis.

La théorie du multivers postule que des points de divergence surviennent à chaque instant, créant sans cesse des univers parallèles (exemple : si les dinosaures n’avaient pas disparu, si l’Empire romain n’avait pas disparu, etc.)

Œuvres uchroniques par média[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Uchronie en littérature.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Uchronie au cinéma.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Uchronie en jeux vidéo.

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Uchronie en bandes dessinées.

Uchronie à l’intérieur d’un univers fictif[modifier | modifier le code]

Pour varier les intrigues de leur série, certains scénaristes imaginent des variations de type uchronique à l’intérieur de l’univers fictif qu’ils animent.

  • DC Comics a créé la série Elseworlds, permettant de développer des uchronies de fiction par rapport à ses héros. Red Son en est un exemple.
  • Dans l'univers Marvel, la série What if ? donnait lieu à chaque numéro à l’histoire d’une nouvelle uchronie à partir d'événements marquants.
  • Mark Millar (scénariste), Superman: Red Son, bande dessinée : et si la capsule transportant Kal-L bébé avait atterri en territoire soviétique et non au Kansas. L'univers DC regorge de ce type d’histoire, généralement publiées sous le label Elseworlds.
  • Don Rosa, Si Donald n’existait pas ? (The Duck who never was), bande dessinée, 1994 : que seraient devenus les habitants de Donaldville si Donald n'était pas né ?
  • Dans Star Wars : Infinities, un événement marquant de chaque film (de la trilogie originale, donc les épisodes 4-5-6) n'a pas lieu, et l'auteur nous en dévoile les conséquences.

Jeux de rôles[modifier | modifier le code]

L'uchronie est étrangement rare dans le jeu de rôle. Cela tient sans doute au fait qu'elle occupe une place mixte entre l'historique, qui a ses charmes, et le fantastique débridé, qui attire la plupart des joueurs. Bien que de nombreux jeux de rôle occultes contemporains soient basés sur une « histoire secrète », ce ne sont pas des uchronies.

  • Dans Khaos 1795, les députés les plus radicaux ont instauré la Terreur. Fouquier-Tinville est dans cette dystopie le grand-prêtre d’un culte secret dévoué à une mystérieuse entité ténébreuse : un œil de feu au-dessus de l’Observatoire de Paris. La présence de l’entité altère les lois physiques naturelles pour créer un monde fantastique et oppressant.
  • Deadlands est une uchronie dans laquelle, en 1863, un chaman indien réveille la magie des Manitou pour sauver son peuple, ce qui bouleverse l'Histoire américaine (en particulier, le Sud gagne son indépendance).
  • Mega est le seul jeu qui ait fait un usage intensif de l'uchronie, la plupart de ses univers parallèles en étant.
  • Dans Retrofutur, un contact mental extraterrestre en 1860 amène tous les dirigeants de la planète à s'engager dans la voie d'un progrès technologique forcené et d'une unification politique globale. Seules la Russie et l'Inde britannique y échappent. En 1953, le monde est régi par des Agences toutes-puissantes tirées de 1984 ; Albert Einstein allume la flamme de la Résistance en prouvant que les Étrangers sont incompatibles avec la relativité générale.
  • La Terre creuse repose sur l'uchronie classique de la victoire de l'Axe, mais se situe mille ans après.
  • Tigres volants débute en 1989 sur une Troisième Guerre mondiale assez surprenante, dans laquelle la Chine attaque le Japon, puis les États-Unis, avant de trahir l'URSS et de prendre Moscou en trois jours ; la suite de son histoire est tout aussi spéciale. Mais le jeu se déroulant au XXIIIe siècle, cela compte peu.
  • Dans Crimson Skies, à la suite de la prohibition et de la Grande Dépression de 1929, les États-Unis sont morcelés en plusieurs confédérations et ne réalisent pas les travaux d'infrastructures routières pour relier les grandes viles du continent. Dans les années 1930, l'utilisation des dirigeables est la meilleure façon d'effectuer des transports de marchandises, mais permet aussi l'apparition de la piraterie aérienne.
  • Hellywood propose de jouer dans une ville imaginaire, Heaven Harbor, où en 1942 s'est ouvert un passage vers les Enfers d'où sont sortis des créatures non humaines appelées les Cornus : des succubes au très fort sex-appeal, des golems d'une très grande force, des séraphins aux ailes diaphanes et même des morts-vivants. Sept ans ont passés et les cornus issus des Enfers sont finalement intégrés à la société et souffrent de racisme et de discrimination… Aux Éditions John Doe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En français, être devant une alternative signifie faire face à deux possibilités ; ainsi, être devant deux alternatives implique quatre choix possibles et non deux. Une chose est dite alternative, comme le courant, quand elle change d'un état à un autre, quand son état alterne. C'est pourquoi le terme « histoire alternative » est à éviter.
  2. Régis Messac, Voyage en Uchronie, Propos d’un utopien, Les Primaires no 83, novembre 1936.
  3. Charles Renouvier, Uchronie (l'utopie dans l'histoire) : Esquisse historique apocryphe du développement de la civilisation européenne tel qu'il n'a pas été, tel qu'il aurait pu être, Paris, La Critique philosophique,‎ 1876, XVI-413 p. (lire en ligne), III.
  4. Dictionnaire Larousse du XIXe siècle, cité par J. Van Herp, L’Histoire imaginaire,  éd. Recto-Verso, Bruxelles, 1984.
  5. Lire en ligne.
  6. Hinrich Hudde, « L'An 2440 de Louis-Sébastien Mercier » in Maurice de Gandillac et Piron Catherine, Le Discours utopique : Colloque de Cerisy, Union Générale d'Édition, Publications du centre culturel de Cerisy-la-Salle,‎ 1978, p. 250.
  7. Épigone, histoire du siècle futur (1659), édition établie par Lise Leibacher-Ouvrard et Daniel Maher, Québec, Les Presses de l'Université Laval, 2005
  8. Première édition anonyme (mais attribuée à Delloye) et à compte d'auteur, Napoléon et la conquête du monde — 1812 à 1832 — Histoire de la Monarchie universelle,  éd. Desauche, Paris, 1836, in-8° ; deuxième édition : Napoléon apocryphe — 1812-1832 — Histoire de la conquête du Monde et de la Monarchie universelle, Paulin, Paris, 1841, in-18° ; réédition avec préface de Jules Richard, La Librairie Illustrée, Paris, 1896.
  9. Charles Renouvier, Uchronie (l'utopie dans l'histoire) : esquisse historique apocryphe du développement de la civilisation européenne tel qu'il n'a pas été, tel qu'il aurait pu être., Paris, La Critique Philosophique, 1876, p. II.
  10. Daniel S. Larangé, L'Esprit de la Lettre : Pour une sémiotique des représentations du spirituel dans la littérature française des XIXe et XXe siècles, Paris, L'Harmattan, 2009 (Ouverture philosophique), p. 409-424.
  11. Mythologie du Musée, Bernard Deloche Le Cavalier Bleu, coll. « MythO ! » avril 2010, 96 p., 10,3 × 20 cm, (ISBN 978-2846703123).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]