Philippe Berthelot

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Philippe Berthelot à Washington en 1921 avec Jean Jules Jusserand (à gauche) et Aristide Briand (à droite).

Philippe Berthelot, né à Sèvres le 9 octobre 1866 et mort à Paris le 22 novembre 1934, est un diplomate français.

Fils du chimiste et homme d'État Marcellin Berthelot, frère d'André, de René[1] et de Daniel Berthelot, il est l'une des figures les plus marquantes du Quai d'Orsay du début du XXe siècle. Après avoir dirigé le cabinet du ministre des Affaires étrangères, il est nommé secrétaire général du ministère. Il est mis en disponibilité pour raison de santé en février 1933, et Alexis Leger connu en poésie sous le pseudonyme de Saint-John Perse lui succède à ce poste.

Outre son activité de diplomate éminent, qui a fait de lui l'âme de la politique étrangère de la France dans la première moitié de l'entre-deux-guerres, Philippe Berthelot est connu pour ses nombreuses amitiés artistiques et littéraires. Il a notamment favorisé la carrière de Paul Claudel, Saint-John Perse, Jean Giraudoux, Paul Morand.

Ce dernier, qui lui voue une grande admiration, écrit dans Venises que Berthelot mena seul la politique étrangère de la France entre 1914 et 1918, en « refusant de mettre les pieds à l’Élysée », ce que ne lui pardonnera pas Raymond Poincaré.

Il est l'un des principaux acteurs du scandale de la Banque Industrielle de Chine (en), qui, en 1922, lui vaut une condamnation à dix ans d'exclusion de la fonction publique. Le président de la banque était son frère André Berthelot. Il est réintégré en 1925[2].

Philippe Berthelot s'adonne aussi, avec son frère Daniel, à la poésie, réalisant notamment Alexandre à Persépolis, 330 av. J.-C., un sonnet aux rimes en « omphe » et en « eus ».

Il est le héros à la fois craint et admiré de Lulu (Lucien Bodard) qui a 10 ans lorsque sa mère et lui arrivent à Paris, venant directement de Chine, où Albert Bonnard, son père, est consul.Dans son roman," Anne-Marie",Lucien Bodard le nomme André Masselot.

Références[modifier | modifier le code]

  1. cf Note de bas de page
  2. Article de www.herodote.net

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Barré :
    • Le Seigneur-Chat Philippe Berthelot, Plon, Paris, 1988
    • Philippe Berthelot : L'éminence grise, Plon, Paris, 1998
  • Auguste Bréal :
    • Philippe Berthelot, Gallimard, Paris, 1937