Henry Houssaye

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Henry Houssaye

Henry Houssaye, né à Paris le et mort à Paris le , est un historien, critique d'art et critique littéraire français.

Sa vie et son œuvre[modifier | modifier le code]

Fils de l’écrivain Arsène Houssaye, alors inspecteur général des musées de province, Henry Houssaye fit ses premières études au lycée Henri-IV et termina son instruction sous la direction particulière du poète Philoxène Boyer. Il voulait d'abord être peintre, mais un voyage en Grèce qu'il entreprit en 1868 nourrit son intérêt précoce pour l’histoire de la Grèce antique, dont il fit le sujet de plusieurs ouvrages : Histoire d’Apelles (1867) ; L’Armée dans la Grèce antique (1867) ; Histoire d’Alcibiade et de la République athénienne, depuis la mort de Périclès jusqu’à l’avènement des trente tyrans (1873) ; Le Premier Siège de Paris, an 52 avant l’ère chrétienne (1876) ; d’articles comme : Le Nombre des citoyens d’Athènes au Ve siècle avant l’ère chrétienne (1882) ; L’Ostracisme à Athènes (1883) ; La Loi agraire à Sparte (1884) ; et de deux recueils d’essais : Athènes, Rome, Paris, l’histoire et les mœurs (1879) et Aspasie, Cléopâtre, Théodora (1889).

De retour en France lors de la guerre franco-prussienne de 1870, il servit comme sous-lieutenant et comme officier d'ordonnance et fut fait chevalier de la Légion d'honneur pour s'être distingué dans plusieurs batailles. Après la guerre, il se consacra totalement à son œuvre historique et critique. Il aborda l’histoire, particulièrement l’histoire militaire, de Napoléon Ier avec 1814 (1888), qui n’eut pas moins de 46 éditions. Il publia ensuite 1815, ouvrage monumental en trois parties (publiées en 1893, 1899 et 1905) qui s’appuie sur la quasi-totalité des sources alors disponibles et comporte un appareil critique extrêmement abondant.

Journaliste, il collabora à de nombreux périodiques auxquels il donna des articles d’archéologie, d’histoire et de littérature : L'Artiste, La Presse, la Revue du XIXe siècle (sous le pseudonyme de Georges Werner), La Revue française, la Gazette des beaux-arts, Le Journal des Débats.

Il fut élu à l’Académie française en 1894.

Selon André de Fouquières, « il avait épousé une Américaine qui tenait fort à ce qu’on l’appelât comtesse Henry Houssaye[1]. »

Henry Houssaye habita d’abord l’hôtel particulier de son père 39 avenue de Friedland (8e arrondissement) avant de s’installer 50 avenue Victor-Hugo (16e arrondissement).

Jugements[2][modifier | modifier le code]

  • Anatole France : « Chez M. Henry Houssaye, pas de phrases, point de paroles vaines et ornées. Partout la vérité des faits et l'éloquence des choses. »
  • Jules Simon : « Je rends justice à cette étude savante, à cette exposition claire et complète où l'auteur laisse parler les faits sans y mêler aucune réflexion, et dans laquelle cependant on lit sa pensée à chaque page. »
  • Ferdinand Brunetière : « Précision des renseignements, choix heureux des détails, netteté de l'ordonnance, juste proportion des parties, vigueur enfin du style, tout concourt à faire de ces livres comme un tableau dont la sévère beauté n'a d'égale que la solidité de l'instruction qu'on en tire. »

Œuvres[3][modifier | modifier le code]

  • Histoire d’Apelles (1867)
  • L’Armée dans la Grèce antique (1867)
  • Histoire d’Alcibiade et de la République athénienne, depuis la mort de Périclès jusqu’à l’avènement des trente tyrans (1873, 3 vol.)
  • Le Premier Siège de Paris, an 52 avant l’ère chrétienne (1876)
  • Athènes, Rome, Paris : l’histoire et les mœurs (1879)
  • L’Art français depuis dix ans (1882)
  • Les Hommes et les Idées (1886)
  • 1814, histoire de la Campagne de France (1888)
  • Le Salon de 1888 (1888)
  • Aspasie, Cléopâtre, Théodora (1889)
  • 1815 (1893-1905, 3 vol.)
  • La Charge, tableau de bataille (1894)
  • Napoléon homme de guerre (1904)
  • La Garde meurt et ne se rend pas. Histoire d’un mot historique (1907)
  • Iéna et la campagne de 1806 (1912, posthume)
  • La Patrie guerrière (1913, posthume)
  • Le Dernier Jour de Napoléon à la Malmaison (29 juin 1815), pièce en un acte (1914, posthume)
  • La Vieille Garde impériale (1932, posthume)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André de Fouquières, Mon Paris et ses Parisiens, 1953, p. 37.
  2. Cités pas Joseph Uzanne, Figures contemporaines tirées de l’Album Mariani, Librairie Henri Floury, Paris, vol. II, 1896.
  3. C’est à tort que l’Académie française lui attribue deux romans posthumes (Henry Houssaye n’a écrit aucun roman) – Terre de haine (1963) et Un baiser sur le Rhin (1964) – et que Wikipédia faisait de lui aussi l’auteur de la comédie Printemps (1945), qui sont l’œuvre d’un autre Henry Houssaye (1912-1970), fils de Charles Houssaye qui dirigea l’agence Havas de 1914 à 1940, sans parenté avec l’académicien.

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