1940 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1940 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

L'hiver 1939-1940 est particulièrement froid, contrastant avec un printemps, un automne et un été chaud.

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

Avril[modifier | modifier le code]

  • 3 avril : condamnation à des peines de 2 à 5 ans de prison pour les 44 anciens députés communistes jugés à Paris.
  • 9 avril : les Alliés s'engagent à venir au secours de la Norvège.
  • 13 avril : échec de l’expédition de Narvik.
  • 14 avril : débarquement du corps expéditionnaire franco-britannique à Namsos (Norvège).
  • 28 avril : débarquement d'un corps expéditionnaire français à Narvik (Norvège).

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

Prisonniers français et britanniques lors du "mini-Dunkerque" à Veules-les-Roses
Les troupes allemandes à Paris
  • 1er juin : blocage des salaires.
  • 3 juin :
    • fin de l'opération Dynamo : 224 686 Britanniques et 121 445 soldats français et belges ont été évacués vers le Royaume-Uni. La RAF assure un minimum de couverture aérienne pour cette opération et abat à cette occasion 140 appareils de la Luftwaffe. Les Britanniques ne perdent dans le même temps que 80 avions ;
    • opération Paula de la Luftwaffe qui bombarde les environs de Paris, les aérodromes en particulier. 254 morts et 652 blessés à Paris.
  • 4 juin : fin de l’évacuation des troupes françaises et britanniques acculées autour de Dunkerque. Depuis le 28 mai, plus de 300 000 hommes ont pu s’embarquer, malgré les attaques allemandes.
  • 5 juin :
    • remaniement ministériel : Le général Charles de Gaulle est nommé sous-secrétaire d’État à la Guerre et à la Défense nationale. Il multiplie dès lors les navettes entre Londres et Paris pour tenter de décider les Britanniques à soutenir leur effort en France ;
    • les forces françaises sont incapables de résister sur la Somme et sur l’Aisne à la poussée allemande du 5 juin. À cette occasion, la chasse française abat 40 appareils allemands pour 15 avions perdus.
  • 6 juin : la ligne de défense française s'appuyant sur la Somme et sur l'Aisne ne peut tenir, devant les panzers qui, ayant fini de "nettoyer" Dunkerque, renouvellent vers le sud leurs attaques "en pointe", là où des troupes françaises épuisées les attendent "en ligne". La défaite française est maintenant inéluctable.
  • 7 juin : le front est brisé.
  • 8 juin :
    • le front français est totalement disloqué. Début du débat en France, pour ou contre la poursuite de la guerre ? L'exode des civils Français du Nord vers le Sud s'intensifie. Paris "se vide" en cinq jours ;
    • appel désespéré du général Vuillemin pour obtenir un appui aérien des Britanniques et cela sans succès ;
    • transfert d'une escadrille britannique au Mans puis arrivée en France dans l'après-midi de deux escadrilles supplémentaires. Les autorités britanniques rappellent à leurs alliés français que 12 escadrilles de chasse et 8 de bombardiers opèrent en France et sur la Manche depuis le Royaume-Uni.
  • 9 juin : les Allemands atteignent Rouen. Bombardement d'Évreux.
  • 10 juin :
  • 10-13 juin : opération Cycle ; évacuation des troupes alliées depuis Le Havre.
  • 11 juin :
  • 12 juin : 50 000 soldats alliés encerclés à Saint-Valery-en-Caux doivent se rendre faute de munitions, après s'être battus pendant deux jours pour tenter de protéger des embarquements, sous le feu de Rommel qui leur a coupé la route de la Seine.
  • 13 juin :
    • Paris, vidée de ses habitants, est déclarée "ville ouverte". Tout combat y est interdit. Cet interdit ne concerne que Paris intra-muros et le harcèlement des troupes allemandes se poursuit en banlieue malgré les protestations des autorités allemandes ;
    • la rumeur court à Bordeaux, où s'installe le gouvernement, que Paris est aux mains des communistes. Georges Mandel, ministre de l'Intérieur, passe même un appel téléphonique à ce sujet au Préfet de police de Paris, Langeron, resté en poste dans la capitale. Ce dernier dément la rumeur.
  • 14 juin :
    • les Allemands entrent à Paris, déclarée ville ouverte ; la ligne de progression allemande va de Provins à Rambouillet en passant par Corbeil, nettement au sud de Paris ;
    • à 7 h 30 du matin, signature d'un cessez-le-feu à Paris, sous la menace de bombardements ;
    • confiscation de tous les drapeaux français au fronton des édifices, remplacés par des drapeaux à croix gammée. Même les drapeaux historiques des Invalides sont saisis ;
    • après une protestation des conseillers municipaux de Paris, le drapeau géant à croix gammée qui flottait depuis le matin sous l'Arc de triomphe est retiré dans la soirée ;
    • aucune parution de journaux à Paris. Pour informer les quelques habitants encore présents, des voitures diffusent des messages par haut-parleur qui commencent ainsi : « Les troupes allemandes occupent Paris » ;
    • toute circulation est désormais interdite dans Paris entre 21 heures et 5 heures du matin ;
    • Paris se met à l'heure de Berlin ;
    • premier défilé de troupes allemandes sur l'avenue des Champs-Élysées. Ce rituel sera désormais quotidien afin de bien rappeler aux Parisiens qu'ils sont occupés ;
    • suicide du neurochirurgien parisien Thierry de Martel qui préfère la mort à l'occupation. Le cas n'est pas isolé à Paris ;
    • le gouvernement français s'installe à Bordeaux ;
    • le gouvernement polonais quitte Angers.
  • 15 juin : le sous-lieutenant français Pierre Le Gloan abat cinq appareils italiens au cours d'une mission.
  • 15 - 25 juin : opération Ariel. Évacuation des forces alliées depuis les ports de l'ouest de la France.
  • 15 - 16 juin : démission de Paul Reynaud, qui n’a pu obtenir des États-Unis une promesse d’engagement militaire et a vu repoussée par le Conseil des ministres une proposition d’union franco-britannique.
  • 16 juin :
    • Philippe Pétain devient président du Conseil après la démission de Paul Reynaud et forme le gouvernement ;
    • les troupes allemandes parviennent à enfoncer le système fortifié de la ligne Maginot ;
    • évacuation vers l'Afrique du Nord de tous les avions français ayant le rayon d'action nécessaire à ce voyage. 800 appareils militaires rejoignent l'Afrique du Nord. C'est la fin de la bataille de France pour les aviateurs.
  • 17 juin :
    • à 12 h 30, heure de Paris, Pétain déclare qu’il faut cesser le combat avec l’appui de Pierre Laval. Cet appel est évidemment largement relayé par les Allemands : « C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat » ;
    • de Gaulle part pour Londres avec un ordre de mission de Paul Reynaud. Il est reçu par Winston Churchill ;
    • le RMS Lancastria est coulé à Saint-Nazaire par l'aviation allemande, faisant des milliers de victimes.
  • 18 juin :
    • en réplique à l'appel de Pétain qui appelle à la fin des combats, le Général de Gaulle lance son Appel du 18 Juin. C'est l'acte fondateur de la France libre ;
    • la version imprimée de l'appel de Pétain est modifiée : "c'est d'un cœur serré que je vous dis qu'il faut TENTER DE cesser le combat", car la formulation orale a complètement désorienté les combattants, alors que l'armistice est encore loin d'être signé.
    • La flotte française basée à Brest quitte le port. Les navires ne pouvant pas appareiller se sabordent.
    • Le gouvernement décide le transfert du stock d'eau lourde aux alliés.
  • 19 juin :
  • 20 juin :
    • occupation de Nantes, de Vichy et de Lyon ;
    • début de l'offensive italienne à la frontière française facilement repoussée par une armée française pourtant en infériorité numérique ;
    • entrée en vigueur de l'ordonnance allemande régissant les devoirs des Français occupés ;
    • bombardement allemand de Bordeaux ;
    • Étienne Achavanne sabote la base aérienne de Boos, près de Rouen, occupée par les Allemands.
    • plusieurs dizaines de soldats sénégalais prisonniers (104 tués, 37 blessés, 856 disparus) sont exécutés par la division SS Totenkopf à Chasselay.
Le , Hitler (la main au côté), accompagné de hauts dignitaires nazis et de ses généraux, regardant la statue du maréchal Foch avant le début des négociations de l’armistice, signé le lendemain en son absence.
Adolf Hitler à Paris le 23 juin.

Juillet[modifier | modifier le code]

  • Otto Abetz, responsable des Affaires étrangères auprès du Militärbefehlshaber ordonne de saisir tous les musées de Paris et de province.

Août[modifier | modifier le code]

  • 2 août :
    • le général de Gaulle est condamné à mort par contumace par le tribunal militaire de la 13e région militaire française siégeant à Clermont-Ferrand ;
    • rationnements sévères en France ;
    • ultimatum japonais à l'amiral Decoux, gouverneur français d'Indochine.
  • 5 août : l’ambassade du Reich à Paris est confiée à Otto Abetz.
  • 7 août :
    • l'Alsace et la Lorraine sont placées sous l'autorité d'un Gauleiter, c'est-à-dire, pratiquement, rattachés au Reich ;
    • accord entre De Gaulle et Churchill sur l'organisation des forces de la France libre. Un pacte est alors scellé entre Churchill et De Gaulle. Par l'accord des Chequers, le Royaume-Uni s'engage à sauvegarder « l'intégrité de toutes les possessions françaises et à la restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France ».
  • 8 août :
  • 13 août :
  • 16 août : les Allemands expulsent les Juifs de Lorraine vers la zone libre[1].
  • 26 août : le Tchad rallie la France libre du général de Gaulle.
  • 27 août :
    • le Cameroun rallie la France libre du général de Gaulle;
    • le gouvernement de Vichy abroge le décret-loi Marchandeau du 21 avril 1939 prévoyant des poursuites « lorsque la diffamation ou l'injure, commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée, aura eu pour but d'exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants »[1].
    • « raid » des policiers français dans les librairies pour confisquer quelque 20 000 livres, des exemplaires des 147 ouvrages mis à l'index par la Propagande nazie en application de la « liste Bernhard ».
  • 28 août : le Congo rallie la France libre du général de Gaulle.
  • 29 août :

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

  • Parution des premiers numéros des journaux de la résistance français tels Pantagruel, L'Université Libre, Notre Droit, Libre France, La Révolution française, En Captivité, L'Homme Libre, notamment.

Novembre[modifier | modifier le code]

  • Publication du premier numéro du journal résistant français Liberté de François de Menthon.
  • Réouverture des salles de spectacle, des théâtres et des cinémas.

Décembre[modifier | modifier le code]

Naissances en 1940[modifier | modifier le code]

Décès en 1940[modifier | modifier le code]

  • x

Économie[modifier | modifier le code]

  • Dette à 200 % du PIB.
  • Déficit public à 10 % du PIB.
  • Inflation à 18 %.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Sami Dassa, Vivre, aimer avec Auschwitz au cœur, Éditions L'Harmattan, (ISBN 9782747525305, présentation en ligne)
  2. a et b Yves Durand, HISTOIRE DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE, Éditions Complexe, (ISBN 9782870277409, présentation en ligne)
  3. texte de l'ordonnance
  4. Premier statut des juifs