Oubangui-Chari

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Oubangui-Chari

1903-1958

Drapeau
Drapeau de la France
Blason
Armoiries
Description de cette image, également commentée ci-après
Oubangui-Chari en 1910. Le territoire ne correspond qu’à la partie sud-est de l’actuelle République centrafricaine.
Informations générales
Statut Colonie (1906-1947)
Territoire d'outre-mer (1947-1958)
Capitale Bangui
Superficie
Superficie 700 000 km2
Histoire et événements
Décret de création du poste de Bangui
Création du Territoire de l'Oubangui-Chari
Proclamation de la République centrafricaine

Entités précédentes :

Entités suivantes :

L’Oubangui-Chari est un territoire français en Afrique centrale entre 1903 et 1958. Colonie, puis territoire d'outre-mer de la République française en 1947, il devient, sous le nom de République centrafricaine (RCA), un État membre de la Communauté en 1958, avant d'accéder à l’indépendance le 13 août 1960.

Histoire[modifier | modifier le code]

La colonisation de l'Oubangui-Chari a commencé avec l'établissement de l'avant-poste Bangui en 1889. Le territoire appelé Oubangui-Chari en 1904 est formé de la réunion de la région du Haut-Chari et des territoires du Haut-Oubangui. Le territoire est contesté par le Sultan d’Égypte. Après la défaite des forces égyptiennes, la France établit une administration coloniale dans ce territoire en 1903. En 1898, la mission militaire du commandant Marchand tente d'incorporer l'actuel Sud-Soudan au territoire de l'Oubangui-Chari, mais la mission se heurte aux forces de l'armée Britannique, à Fachoda, et se voit contrainte de faire demi-tour .

Le « Territoire de l’Oubangui-Chari » est créé par le décret du , portant organisation du Congo français et dépendances[1]. Le « Territoire de l'Oubangui-Chari » est administré, par délégation du commissaire général au « Congo français et dépendances », par un administrateur civil portant le titre de « délégué permanent » et résident à Bangui.

Le décret du , portant réorganisation des possessions du Congo français et dépendances[2], unit le « Territoire de l'Oubangui-Chari » au « Territoire militaire du Tchad » et les érige en « Colonie de l’Oubangui-Chari-Tchad, » dont le chef-lieu est Fort-de-Possel. Le , un décret transfère le chef-lieu à Bangui.

En 1910, il devient l’un des territoires de la fédération de l’Afrique-Équatoriale française (AEF), avec le Tchad, le Moyen-Congo et le Gabon, tout d’abord en tant que territoire unifié sous le nom « Oubangui-Chari-Tchad », puis en tant que colonie autonome en 1915.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

En 1924, la colonie est divisée en 11 circonscriptions et 24 subdivisions. Ce découpage n'a jamais été fixe et fait l'objet d'un nombre considérable de rectifications. À la suite de la réforme Renard[3], la région de l'Oubangui-Chari est divisée en 6 départements, la région du Tchad en 4 départements entre 1935 et 1937.

En 1935, la région de l'Oubangui-Chari compte 6 départements, dont deux s'étendent sur le sud-ouest de l'actuel Tchad.

Département Chef-lieu Subdivisions et Postes de Contrôle Administratif
1 Haute-Sangha-M'poko Bangui Berbérati, Boali, Boda, Carnot, Damara, Mbaïki, Ngotto
2 Oubangui-Ouaka Bambari Alindao, Dékoa, Fort-Sibut, Fort-Crampel, Les Mouroubas, Grimari, Mobaye, Ippy
3 Mbomou Bangassou Birao, Bria, Ouadda, Yalinga, Bakouma, Foroumbala, Ouango, Rafaï, Zémio, Djemah
4 Ouham-Pendé Bozoum Baboua, Baïbokoum, Batangafo, Bocaranga, Bouar, Bouca, Paoua
5 Logone Moundou Bongor, Doba, Laï, Kélo, Léré, Flanga
6 Chari-Bangoran Fort-Archambault Koumra, Moïssala, Ndélé

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décret du , portant organisation du Congo français et dépendances, publié au Journal officiel de la République française du  : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5492365f/f35.image
  2. Décret du , portant réorganisation des possessions du Congo français et dépendances, publié au Journal officiel de la République française du  : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5492906n/f45.image
  3. Décrets du 5 juin et 30 août 1934, Journal Officiel du 15 octobre 1934 p. 802

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Route reliant Bangui à Batangafo (1924)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Toussaint-Eugène Agoumara, Guerres et politique coloniale : le cas de l'Oubangui-Chari (1870-1956), Université Toulouse 2, 1998, 796 p. (thèse de doctorat d'Histoire)
  • Maurice Amaye, Les Missions catholiques et la formation de l'élite administrative et politique de l'Oubangui-Chari de 1920 à 1958, Université d'Aix-en-Provence, 1985, 2 vol., 876 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire des pays d'outre-mer)
  • Jean-Joël Brégeon, Un rêve d'Afrique : administrateurs en Oubangui-Chari : la Cendrillon de l'Empire, Denoël, Paris, 1998, 327 p. (ISBN 2-207-24724-4)
  • Félix Éboué, Les peuples de l'Oubangui-Chari. Essai d'ethnographie, de linguistique et d'économie sociale, Comité de l'Afrique française, Paris, 1933, 104 p.
  • Maurice Guimendego, Les populations du Centre-Est de l'Oubangui-Chari (actuelle Centrafrique) face à l'implantation coloniale française, 1900-1945 : contribution à l'étude des résistances anticoloniales, École des hautes études en sciences sociales, Paris, 1999, 2 vol. (thèse de doctorat d'Histoire)
  • Emmanuel Kouroussou Gaoukane, La Justice indigène en Oubangui-Chari (1910-1940), Université d'Aix-en-Provence, 1985, 386 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire des pays d'outre-mer)
  • Claude Liauzu (dir.), « Oubangui-Chari (Centrafrique) », in Dictionnaire de la colonisation française, Larousse, Paris, 2007, p. 513-514 (ISBN 978-2-03-583343-3)
  • Pierre Mollion, Sur les pistes de l'Oubangui-Chari au Tchad : 1890-1930 : le drame du portage en Afrique centrale, L'Harmattan, Paris, 1992, 272 p. (ISBN 2-7384-0785-4)
  • Apollinaire Oratchi, L'Organisation postale et la radiodiffusion en Oubangui-Chari et Tchad de 1889 à 1970, Université Aix-Marseille 1, 1986, 471 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire contemporaine)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]