1958 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1958 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

Avril[modifier | modifier le code]

Mai[modifier | modifier le code]

  • 8 mai : alors qu’il s’apprête à rentrer en métropole, Lacoste, ministre-résident en Algérie, s’adresse aux généraux français : « Méfiez-vous. N’acceptez rien contre votre honneur. Attention à un Diên Biên Phu diplomatique. » Le pouvoir civil n’a plus de représentant à Alger.
  • 9 mai : le Président de la République René Coty désigne Pierre Pflimlin comme président du Conseil. Il doit être investi le 13 mai.
  • 13 mai : putsch d'Alger. L’immeuble du gouvernement général - le « G.G. » - à Alger est investi par les manifestants. Le général Jacques Massu constitue un Comité de Salut Public à Alger pour maintenir l'Algérie française, qui exige la création en France d’un gouvernement d’exception. Début de la crise de mai 1958.
  • 14 mai :
    • début du gouvernement Pierre Pflimlin (MRP). L’Assemblée nationale lui accorde sa confiance en pleine nuit (274 voix contre 129) ;
    • le président René Coty ordonne à l’armée d’Algérie de rester sous l’autorité du gouvernement : il n’est pas obéi.
  • 15 mai : à Alger, le général Salan, poussé par Léon Delbecque, vice-président du Comité de Salut Public, crie : « Vive de Gaulle ! », repris par la foule massée devant le « G.G. ».
  • 15 mai : le général de Gaulle se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République.
  • 16 mai : l’Assemblée nationale instaure l’État d’urgence. Les pouvoirs spéciaux en Algérie sont renouvelés.
  • 19 mai : conférence de presse du général de Gaulle : il prévient qu’il ne reviendrait pas au pouvoir « selon les rites habituels » et déclare : « Moi seul, je peux sauver la France. » Il rassure en déclarant : « Pourquoi voulez vous qu'à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ?».
  • 21 mai : le parlementaire Georges Bidault (M.R.P.) annonce son ralliement au général de Gaulle.
  • 22 mai : Antoine Pinay annonce son ralliement au général de Gaulle.
  • 24 mai : des comités de salut public sont constitués en Corse à l’instigation d’envoyés d’Alger.
  • Dans la nuit du 26 au 27 mai : rencontre entre De Gaulle et Pflimlin à Saint-Cloud.
  • 27 mai : le général de Gaulle se démarque des nombreuses velléités putschistes de certains militaires français et traite de « braillards d’Alger » les hommes du 13-mai.
  • 28 mai :
  • 29 mai : alors que pèse la menace d’un putsch de l'armée, le général Charles de Gaulle accepte de former le gouvernement.

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

  • 12 juillet : construction à Pierrelatte d'une usine de séparation isotopique de l'uranium.
  • 31 juillet : Hausse fiscale de 50 milliards de francs. L’impôt sur les sociétés est majoré d’une contribution exceptionnelle de 2 % sur les bénéfices de 1957. Le taux de la TVA est porté de 24 à 27,5 % sur les spiritueux et les travaux immobiliers, ce qui produit 7,5 milliards de francs. La taxe sur les carburants est également majorée de 7,5 milliards de francs. Une contribution exceptionnelle de 10 % est établi sur les plus hauts revenus.

Août[modifier | modifier le code]

  • 20 août :
    • tournée du général de Gaulle en Afrique. À Brazzaville il fait un discours permettant aux territoires africains de se retirer de la « communauté » en votant contre la ratification de la nouvelle Constitution au référendum ;
    • en Algérie, la direction du FLN est purgée par les dirigeants de l’ALN.

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

  • 23 et 30 novembre : élections législatives. Large victoire de la droite (UNR), fort recul des communistes. L’UNR remporte plus de 20 % des voix et 198 députés au second tour aux dépens des socialistes (44 sièges), des radicaux (23) et des communistes (10). Les modérés obtiennent 133 sièges. Sur 480 élus, plus de 400 sont des nouveaux députés.

Décembre[modifier | modifier le code]

  • 9 décembre : session inaugurale du premier parlement de la Ve République. Jacques Chaban-Delmas est élu président de l’Assemblée nationale et Gaston Monnerville, président du Sénat.
  • 21 décembre : Charles de Gaulle est élu président de la République et de la Communauté française au suffrage indirect avec 77,5 % des voix, il succède à René Coty le 8 janvier 1959 (fin en 1969).
  • 27 décembre : Vote par la chambre du Plan Pinay-Rueff d'assainissement financier.
    • Dévaluation de 17,5 % et création du nouveau franc.
    • Institution du référé fiscal et création de sections fiscales dans les tribunaux administratifs
    • Lancement d'un emprunt national indexé à 3,5 % sur l'or, net d'impôt. Il rapportera 325 milliards de francs.
    • Mesures de désinflation : fin temporaire de l'indexation des salaires sur l'inflation (sauf pour le SMIG), libéralisation des prix industriels et commerciaux.
    • Coupes dans le programme de financement du logement par l'Etat. L'épargne des ménages est mise à contribution pour remplacer les aides publiques, avec l’octroi d’avantages fiscaux.
    • Recettes évaluées à 5 227 milliards de francs
      • 4 418 milliards de francs de recettes fiscales.
      • Majoration d'impôts de 300 milliards de francs :
        • Le taux de l’impôt sur les sociétés est porté à 50 %. Suppression des prélèvements exceptionnels perçus en 1957. La charge fiscale pesant sur les sociétés s’accroît de 78 milliards de francs.
        • Les droits d'accise sont majorés de 93 milliards de francs (taxe unique sur les vins, le droit de circulation sur les vins et le droit de consommation sur les alcools). Le taux normal de la TVA passe à 20 %. En revanche, le taux majoré est abaissé à 25 % (L’échelle des taux s’établit donc à 25, 20, 10 et 6 %). Le bénéfice tiré de ces dispositions est évalué à 88 milliards de francs. La hausse de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est plus modeste. Le taux de la taxe proportionnelle est porté de 18 à 22 % (de 5 à 5,5 % pour le taux réduit). Les allocations de salaire unique et de mère au foyer cessent d’être exonérées de la surtaxe progressive. Le régime des signes extérieurs de richesse est perfectionné. L’ensemble de ces mesures rapporte environ 50 milliards de francs. La taxe sur les viandes, la taxe sur les appareils de télévision et la taxe à l’essieu sont enfin relevées de 10 %.
    • Dépenses établies à 5 490 milliards de francs
      • 3 100 milliards de francs pour les dépenses sociales et les dépenses de fonctionnement de l'Etat (intérieur, justice, instruction...)
      • 800 milliards de francs affectés aux investissements publics : la loi établit une distinction entre le logement social financé par l’État et le logement « privé» financé par l’épargne, ce qui permet une économie sur le budget d'environ 250 milliards de francs.
      • 1 600 milliards de francs affectées aux dépense militaires.
    • Baisse de 10 % des tarifs douaniers avec les pays de la CEE.
  • 30 décembre : ordonnance réformant le système hospitalier français. Création des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) et de la profession de médecins hospitaliers universitaires, travaillant à temps plein à l’hôpital. Nomination du chef de service à partir d’un recrutement national commun, par arrêté conjoint du ministre de la Santé et de l’Education nationale. Renforcement des pouvoirs de contrôle des directeurs d’hôpital et introduction de représentants la Sécurité sociale sont introduits au sein de la commission administrative médicale.
  • 31 décembre : création de l’Assedic (Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce).

Économie & société[modifier | modifier le code]

  • L'assurance automobile devient obligatoire.
  • Création du régime de l'Assurance chômage des salariés (Unedic et Assedic).
  • 15,2 % d'inflation.
  • Excédent commercial au 4e trimestre.
  • 263 milliards de francs de déficit public (2,5 % du PIB).
  • La dette de l'Etat atteint 32 % du PIB.
  • 2,5 % de croissance annuelle.
  • La télévision équipe un peu moins de 10 % des foyers, mais les Français disposent de 10,5 millions de récepteurs radios.
  • Le taux de natalité est encore supérieur à 18 ‰, un taux qui correspond à environ 810 000 naissances par an. Entre 1946 et 1958, le nombre des jeunes âgés de moins de 15 ans a augmenté de plus de 30 %. Il en résulte une explosion des effectifs à scolariser. Ce sont les enfants du baby-boom.
  • 460 000 hommes sont engagés en Algérie.
  • Les dépenses militaires représentent 6,1 % du PIB

Culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article connexe : 1958 en littérature.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films français sortis en 1958[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Film français sorti en 1958.

Autres films sortis en France en 1958[modifier | modifier le code]

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Naissances en 1958[modifier | modifier le code]

Décès en 1958[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]