1917 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1917 du calendrier grégorien.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Hausse de l'inflation à 42 %
  • PIB à 275 milliards de francs
  • Le déficit public atteint un son plus haut niveau, avec 57,8 milliards de francs (21 % du PIB).
  • Les recettes fiscales se montent à 242,8 milliards de francs.
  • Réformes fiscales : taxe sur les paiements et sur les ventes d’objets de luxe.
  • Les « quatre vieilles » contributions sont dévaluées au rang d’impôts locaux et remplacées comme impôt national par l’impôt sur le revenu, impôt cédulaire frappant sept catégories de revenus (revenus fonciers, bénéfices industriels et commerciaux, revenus agricoles, revenus des professions non commerciales, traitements et salaires, pensions et rentes viagères, revenus des valeurs mobilières, revenus des créances).

Événements[modifier | modifier le code]

  • 16 janvier : sous l'action du ministre socialiste Albert Thomas, l’État institue un salaire minimum fixé par décision ministérielle dans les usines de guerre[1].
  • 17 janvier : décret Albert Thomas qui prévoit un arbitrage obligatoire dans les conflits du travail pour les entreprises dépendant des marchés de l'État[2].
  • 15 février : loi obligeant à assurer les risques français en France et établit un contrôle partiel de la réassurance, notamment pour l'empêcher de transmettre aux nations ennemies des renseignements sur les installations industrielles et portuaires.
  • 17 février : arrêté de création d'un Comité d'études par Charles Benoist afin de réfléchir aux buts de guerre territoriaux de la France et de ses alliés européens. La première séance de travail du Comité se tient à la Sorbonne le 28 février.
  • 24 février : victoire alliée sur l’Ancre (Somme) : les Allemands battent en retraite devant les Britanniques.
  • Début juillet : les soldats du corps expéditionnaire russe en France se mutinent. La mutinerie sera écrasée dans le sang.
  • 24 juillet, 3 août et 5 septembre[7] : circulaires d'Albert Thomas adressées aux contrôleurs de la main d’œuvre relatives à l’élection de délégués ouvriers dans les ateliers des usines de plus de cinquante salariés travaillant pour la défense nationale[2].
  • 31 juillet : loi qui poursuit la réforme fiscale induite par l'introduction de l'impôt sur le revenu. Ce texte annonce la transformation à compter de 1918 des contributions foncières, mobilières et sur les portes et fenêtres ainsi que celle de la patente en impôts locaux, et détaille les différentes catégories de revenus sur lesquels le nouvel impôt sera assis. 4 impôts cédulaires sont créés en plus des 2 autres (l'impôt foncier des propriétés bâties et des propriétés non bâties, l'impôt sur le revenu des valeurs mobilière, l'impôt sur les traitements et salaires, l'impôt sur les bénéfices de l'exploitation agricole, l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, l'impôt sur les bénéfices des professions non commerciales). Chacun ces six impôts cédulaires est par conséquent imposé une nouvelle fois par l'Impôt Général sur le Revenu (IGR) à taux de 12,5 % (pour les revenus supérieurs à 25 000 F).
    • l'impôt foncier des propriétés bâties et des propriétés non bâties : 12,5 + 3,75 = 16,25 %
    • l'impôt sur le revenu des valeurs mobilières : 6 + 12,5 = 18,5 %
    • l'impôt sur les traitements et salaires : 3,75 + 12,5 = 16,25 %
    • l'impôt sur les bénéfices de l'exploitation agricole : 3,75 + 12,5 = 16,25 %
    • l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux : 4,5 + 12,5 % = 17,0 %
    • l'impôt sur les bénéfices des professions non commerciales : 3,75 + 12,5 = 16,25 %
  • La réforme institut également le principe d’amortissement comptable des investissements. Les entreprises sont autorisées à déduire chaque année du bénéfice une fraction des investissements et donc à réduire en partie leur charge fiscale. Cette mesure va grandement favoriser le développement de l'industrie dans les années 1920.
  • 19 septembre : les derniers mutins russes de La Courtine se rendent.
  • 28 septembre : décret confiant la surveillance des opérations d'assurance et de réassurance auxquelles se livrent les entreprises, à un service de la surveillance des opérations de réassurance et d'assurance directes et à un corps nouveau, celui des commissaires-contrôleurs de la réassurance, distinct des deux autres.

Culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article connexe : 1917 en littérature.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films français sortis en 1917[modifier | modifier le code]

  • x

Autres films sortis en France en 1917[modifier | modifier le code]

  • x

Naissances en 1917[modifier | modifier le code]

Décès en 1917[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel Jousse, Les hommes révoltés : Les origines du réformisme en France, Fayard, (ISBN 9782213688190, présentation en ligne)
  2. a et b Xavier Vigna, L'espoir et l'effroi : Luttes d'écritures et luttes de classes en France au XXe siècle, La Découverte, (ISBN 9782707193476, présentation en ligne)
  3. a et b Historique des changements d'heure pour : Paris (France)
  4. Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France : De la guerre de Cent Ans à nos jours, Agone, (ISBN 9782748903027, présentation en ligne)
  5. Évelyne Morin-Rotureau, Collectif, Combats de femmes 1914-1918. Les Françaises, pilier de l'effort de guerre, Autrement (ISBN 9782746738409, présentation en ligne)
  6. a b c d et e Jean-Louis Robert, Les ouvriers, la patrie et la révolution : Paris 1914-1919, Presses Univ. Franche-Comté, (ISBN 9782251605920, présentation en ligne)
  7. Journal des transports, vol. 40, (présentation en ligne)
  8. Jean-Michel Guieu, Gagner la paix. 1914-1929, Le Seuil (ISBN 9782021303643, présentation en ligne)
  9. Nadine Poulet-Gibot Leclerc, Droit administratif : sources, moyens, contrôles, Éditions Bréal, (ISBN 9782749507934, présentation en ligne)
  10. Laurent Dornel, « L’appel à la main-d’œuvre étrangère et coloniale pendant la Grande Guerre : un tournant dans l’histoire de l’immigration ? », Migrations Société, vol. 6, no 156,‎ , p. 51-68 (présentation en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]